> Maurice Edgar Coindreau (Traducteur)
> Albert Camus (Préfacier, etc.)

ISBN : 2070386252
Éditeur : Gallimard (1993)


Note moyenne : 4.29/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Sanctuaire, l'un des romans les plus célèbres de Faulkner, racontait l'aventure scandaleuse d'une jeune collégienne américaine, Temple Drake, séquestrée dans une maison close par un gangster dégénéré, Popeye. Elle était libérée par l'arrestation de son «protecteur», con... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par chartel, le 02 août 2008

    chartel
    Ce roman est construit en deux parties bien distinctes : l'une fidèle au roman, très proche du conte, sorte de récit (d'une merveilleuse beauté littéraire) des origines aux évolutions et mutations progressives de La Ville de Jefferson (cela semble évident pour un roman de Faulkner !), comté de Yoknapatawpha, Etat de Mississippi, Etats-Unis d'Amérique ; l'autre se rapprochant du théâtre (l'ensemble est organisé en trois actes), où des personnages dialoguent dans un lieu et un cadre bien délimités, souvent des lieux symboliques de la puissance du droit : tribunal, bureau du gouverneur, prison. Ces deux parties intercalées successivement permettent de confronter un drame particulier, celui à la fois de Temple Drake jeune bourgeoise blanche et Nancy Mannigoe sa domestique noire, deux femmes qui rencontrées dans un bordel de Memphis sont rattrapées par leurs passés (voir le roman "Sanctuaire"), aux transformations d'un territoire et d'une société dans lesquels ont grandi les personnages.
    Mais plus que l'histoire de ces deux femmes "Requiem pour une nonne" est une évocation nostalgique d'une société rurale et pionnière qui a disparu sous les coups de boutoir du progrès technique, de l'industrialisation et de l'urbanisation venus de la côte Nord-Atlantique. Ce qui fait la force de ce tableau, c'est qu'il nous est présenté sans complaisance, Faulkner ne cherchant pas à idéaliser ce passé révolu, bien au contraire. Ce magistral chant funèbre est un témoignage d'amour envers cette communauté d'hommes et de femmes ayant foulé cette terre du Mississippi, des premiers Peaux-Rouges chassés au bout du compte remplacés par les "carpetbaggers", ces vautours yankees venus du Nord après la Guerre de Sécession, aux Noirs, les nègres, immanquablement soumis aux riches Blancs par l'esclavage d'abord, leur indigence ensuite.

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Citations et extraits

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  • Par chartel, le 01 août 2008

    Et il n’y aurait plus un seul bandit de la vieille souche, de la vielle tradition sanglante des Hare, des Mason et de ces fous de Harpe ; Murrel lui-même, héritier, apothéose en un seul homme de ce trio, Murrel qui avait converti son héritage de simple rapacité, de goût du sang en un rêve sanglant d’empire de hors-la-loi, était fini, avait disparu […] mis en échec et dépouillé non par l’homme, mais par le Progrès, par une barrière impénétrable de moralité de classe moyenne qui lui refusa même la dignité de l’exécution que l’on doit au bandit, préférant le marquer au fer rouge à la main comme un pickpocket du temps d’Elisabeth – si bien qu’il ne resta plus qu’à la vieille prison, en souvenir des temps anciens, que la ressource de garder, enfermé entre ces quatre murs, l’esclave fugitif pendant la petite heure, la petite minute qui lui restait encore, cependant que le temps, la terre, la nation, le sol américain tournoyait vite, plus vite, toujours plus vite, vers l’abîme où les précipitait leur destinée.
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  • Par chartel, le 01 août 2008

    Quelqu’un à qui parler, cet être dont, semble-t-il, nous avons tous besoin, que nous voulons tous, qui nous est nécessaire à tous, non pour que la conversation soit possible, ni même pour que cet être soit toujours de notre avis, mais simplement pour qu’il y ait là quelqu’un qui nous écoute tranquillement. C’est tout ce que les gens demandent, en réalité, tout ce dont ils ont vraiment besoin ; j’entends, pour se conduire convenablement, pour éviter de s’exaspérer mutuellement. Ce qu’on appelle défauts d’adaptation, troubles qui, nous dit-on, engendrent les incendiaires, les satyres, les assassins, les voleurs et autres ennemis de la société, ne sont pas en réalité des défauts d’adaptation ; ils proviennent simplement du fait que les futurs assassins ou voleurs n’ont eu personne qui voulût bien les écouter.
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  • Par Aleex, le 03 novembre 2011

    (...) avec un architecte parisien qui était en train de créer à Sutpen's Hundred, quelque chose qui ressemblait à une aile de Versailles entrevue dans un cauchemar gothique liliputien (...).
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Vidéo de William Faulkner

Les carnets de route de François Busnel, France 5 Rencontre avec Dean Faulkner Le Sud des Etats-Unis fut celui de l'esclavage et des grandes plantations, du Ku Klux Klan et des chrétiens fondamentalistes. Mais elle est aussi le berceau du jazz et du blues. François Busnel se rend à Fripp Island, en Caroline du Sud, pour y rencontrer Pat Conroy. Puis il rejoint Memphis, dans le Tennessee où il retrouve l'auteur de polars Ace Atkins. De là, il se rend en voiture à Oxford, dans le Mississippi, où William Faulkner avait élu domicile, en 1931. A Oxford vit également le romancier Tom Franklin. Il rencontre aussi Thomas H. Cook, auteur de polar natif du Sud. Arrivé à La Nouvelle Orléans, l'écrivain Eddy Harris entraîne François Busnel dans les quartiers détruits par l'ouragan Katrina. Dans un bayou proche de La Nouvelle-Orléans, François Busnel rencontre John Biguenet, écrivain américain d'origine acadienne.











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