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ISBN : 2246857333
Éditeur : Grasset (24/08/2016)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.33/5 (sur 1187 notes)
Résumé :
En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (389) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
16 septembre 2016
C'est une pépite !
Je partage pleinement l'enthousiasme de l'ensemble des critiques pour ce livre. Un peu hésité à le lire craignant un autre livre sur une enfance en Afrique comme ceux d'Alain Mabanckou ou de Calixthe Beyala, ou un autre sur le génocide rwandais, mais lu les premières pages sur Amazon, vite décidée, .....ça saute aux yeux, Gaël Faye est un talent.
Petit Pays, c'est le Burundi vu par le regard d'un enfant de dix ans.
Gaby et Ana, frère et soeur ,d'un papa français et d'une maman rwandaise ,d'origine Tutsi, exilée au Burundi....années 90, une enfance burundaise à Bujumbura, fêlée par la séparation des parents.
Une enfance au goût de mangues sucrées,/ bercée de musique,assis sur la banquette d'une carcasse de Combi Volkswagen sur un terrain vague,/ dans une nature exubérante,foisonnante d'orchidées sauvages, de bougainvilliers, d'immenses kapokiers,/ à passer un week-end à dormir chez les pygmées,/ à descendre la rivière Muha sur un radeau en tronc de bananier.....
Une enfance qui passera en un éclair du paradis à l'enfer......la mort devenant le visage banal du quotidien......
Les livres, des fleurs dans ce paysage cramé, qu'il rencontre grâce à la bibliothèque d'une voisine grecque sera " le bunker de son imaginaire", son exutoire.
Gaël Faye tient la violence relativement à distance ,nous épargnant les vrais détails de l'horreur du génocide ( ref.Murambi le livre des ossements- Boubacar Boris Diop). Mais on ressent terriblement sa nostalgie d'un monde à jamais disparu, dans les décombres des haines ethniques (" L'Afrique quel gâchis!"). Tellement d'actualité, non ?

Un langage simple, visuel, original, plein de malice et douce, malgré la rudesse des circonstances, qui reflète pleinement les sensations et nous fait sourire......les mots me manquent....j'ai adoré ! le livre et Gaby ! et j'ai terminé la gorge nouée....
"Le génocide est une marée noire, ceux qui ne s'y sont pas noyés sont mazoutés à vie."
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carre
11 octobre 2016
Quelle gifle ! Quand l'innocence, la joie de vivre de l'enfance s'efface d'un coup devant la barbarie des hommes.
« Petit pays » raconte ce passage avec un sens de la narration absolument bouleversant. (« Il était comme nous, un simple enfant qui faisait comme il pouvait dans un monde qui ne lui donnait pas le choix »).
Le roman commence comme une ode joyeuse à l'enfance (les bêtises, les amis, l'insouciance) puis petit à petit des brides de conversation, les murmures des adultes laissent deviner que la folie des hommes est en marche. « Il y a des choses qu'on ne devrait jamais voir dans une vie », trois mois de folie meurtrière, la soif du sang pour éliminer « les cafards » Tutsis. le roman de Gaël Faye, nous met à hauteur de l'adolescent qu'il était à cette époque, il nous renvoie le génocide rwandais à notre scandaleux silence de nos gouvernants tel un boomerang, le retour n'en est que plus culpabilisant et bouleversant.
« Petit Pays », un grand livre.
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AudreyT
07 septembre 2016
Burundi, 1993. Alors que les élections présidentielles apportent l'espoir d'une démocratie, ce petit pays tombe sous le poids de la haine, de la mort et des massacres. Gaby est le jeune fils d'un expatrié français et d'une élégante rwandaise exilée. Il coule des jours heureux au coeur de son impasse, entouré de ses amis. Il va chercher longtemps à se cacher la réalité, il ne veut pas choisir son camp, mais il devra comme tout le monde faire le deuil de sa vie d'avant, tirer un trait sur son enfance et perdre son innocence...
Gaël Faye signe avec ce premier roman un livre magnifique... le chant de l'enfance, de l'insouciance murmure à nos oreilles et côtoye avec justesse ce terrible génocide. Il écrit comme il chante : les mots résonnent, scandent un amour sans borne pour son pays, tentent de panser des plaies à jamais ouvertes et nous content avec talent l'histoire d'un peuple meurtri...
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palamede
30 octobre 2016
Né au Burundi, d'une mère rwandaise et d'un petit français du Jura, Gaby connait à Bujumbura les joies d'une enfance libre et heureuse. Il vadrouille dans son quartier, entouré de sa bande de copains, quand il ne part pas en randonnée avec son père à la rencontre des pygmées, découvrant la douceur des collines et la beauté des lacs.
Mais le début de la fin de ce bonheur s'annonce quand le jeune garçon assiste simultanément aux disputes de ses parents et aux prémices d'une guerre civile qui oppose Hutus et Tutsis, bientôt suivie du génocide rwandais. Une vague de violence inouïe qui durera plus d'une décennie après avoir gagné d'autres pays.
L'histoire de Gaby est celle du métissage, de l'exil, du racisme, des méfaits de la colonisation, d'une lutte ethnique fratricide qui prend aux tripes et indigne. C'est une partie de la vie de Gaël Faye racontée avec poésie, pudeur, nostalgie et tendresse qui émeut et laisse pantois devant l'immense talent de ce jeune musicien.
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Josephine2
14 septembre 2016
Longtemps, l'enfance le poursuivra,
Longtemps, il continuera d'ignorer ce qui se passe,
Longtemps, il espérera ne pas être confronté à l'horreur,
Longtemps, il échappera à l'enfer grâce aux livres,
Longtemps, il voudra retrouver l'enfance,
Trop vite, l'horreur l'atteindra,
Trop vite, sa famille sera touchée au coeur,
Trop vite, ses amis et domestiques seront rattrapés par l'ignominie,
Trop vite, il succombera à la haine, malgré lui,
Trop vite, il quittera son pays et son enfance,
Trop vite, trop vite, la vie se poursuivra et il reviendra dans son pays de son enfance,
Enfin, son enfance le rattrapera,
Est-ce pour le mieux ou le pire ? à voir.
Un magnifique livre. Lisez-le !
C'est l'histoire d'un petit garçon qui voulait être comme tous les autres petits garçons du monde. Continuer à vivre une enfance heureuse, entourée de son père, sa soeur, sa mère, ses copains. Rien de plus normal en somme ! On se croirait dans « la guerre des boutons ».
Mais malheureusement, l'orage gronde, et gonfle. Lorsqu'il éclatera, plus aucune humanité n'existera. Tout sera effacé. Il neigera sur Bujumbura, sur l'Afrique, les flocons recouvriront tout. Les hippopotames glisseront sur le lac Tanganyika devenu patinoire.
Comment peut-on sortir de ce marasme sans séquelle ? On ne peut pas. Comment fait-on pour simplement vivre ? On se réfugie, pour Gaby, dans les livres.
Encore une fois, ne passez pas à côté. Lisez-le !
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Les critiques presse (6)
Actualitte12 octobre 2016
Gaël Faye, livre un récit spontané sur la tragédie. Nul besoin d'expliquer son origine, de se perdre en analyses précises, l'histoire témoigne de l'absurdité de la guerre avec une évidence abrupte.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LesEchos12 octobre 2016
Gaël Faye n'a pas vécu tous les événements qu'il raconte, mais il rapporte de façon déchirante ce que le petit garçon qu'il était a pu soupçonner, ressentir ou éprouver.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LaLibreBelgique28 septembre 2016
Petit pays", est magnifique, tant par l’écriture que par ce qu’il raconte.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Telerama21 septembre 2016
Jeune compositeur et interprète de rap, Gaël Faye s'impose d'emblée, magnifiquement, avec ce premier roman, largement autobiographique.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress07 septembre 2016
Rien n'échappe à Gaël Faye, qui dépeint tout en finesse le racisme ambiant au Burundi, les bruits de la capitale, la moiteur des "cabarets", "ces petites cabanes sans lumières, où, à la faveur de l'obscurité, on venait prendre une bière chaude" et surtout le climat électrique et morbide du pays dans les années 1990.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro02 septembre 2016
Un livre lumineux sur un sujet difficile (...) Il semble écouter ce que dit le silence.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (394) Voir plus Ajouter une citation
PaojitoPaojito25 avril 2017
Les grandes vacances, c'est pire que le chômage.
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mariecloclomariecloclo22 avril 2017
Je voulais me lover dans un trou de souris, me réfugier dans une tanière, me protéger du monde au bout de mon impasse, me perdre parmi les beaux souvenirs, habiter de doux romans, vivre au fond des livres.
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PlumettePlumette21 avril 2017
–Impossible. Le quartier est encerclé. Je ne peux pas prendre le risque de sortir avec les enfants. J’ai pris ma décision. Je vais prier avec eux, puis je vais les cacher dans le faux plafond, ensuite j’irai chercher de l’aide. Mais je préfère te dire adieu maintenant. C’est mieux comme ça. Nous avons peu de chances de nous en sortir, cette fois-ci. Ils nous haïssent trop. Ils veulent en finir une bonne fois pour toutes. Cela fait trente ans qu’ils parlent de nous supprimer. C’est l’heure pour eux de mettre leur projet à exécution. Il n’y a plus de pitié dans leurs cœurs. Nous sommes déjà sous terre. Nous serons les derniers Tutsi. Après nous, je vous en supplie, inventez un nouveau pays. Je dois te laisser. Adieu ma sœur, adieu... Vivez pour nous... j’emporte avec moi ton amour...
+ Lire la suite
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mariecloclomariecloclo22 avril 2017
J'ai vécu mes plus belles années à Kamenge sans m'en rendre compte, car sans cesse, je pensais au jourd 'après, espérant que demain serait mieux qu'hier. Le bonheur ne se voit que dans le rétroviseur. Le jour d'après ? Regarde-le, il est là. A massacrer les espoirs, à rendre l'horizon vain, à froisser les rêves.
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PlumettePlumette21 avril 2017
Gaby c’est mon nom. De toute façon tout a un nom. Les routes, les arbres, les insectes... Mon quartier, par exemple, c’est Kinanira. Ma ville c’est Bujumbura. Mon pays c’est le Burundi. Ma sœur, ma mère, mon père, mes copains ils ont chacun un nom. Un nom qu’ils n’ont pas choisi. On naît avec, c’est comme ça. Un jour, j’ai demandé à ceux que j’aime de m’appeler Gaby au lieu de Gabriel, c’était pour choisir à la place de ceux qui avaient choisi à ma place. Alors pourras-tu m’appeler Gaby, s’il te plaît ? J’ai les yeux marron donc je ne vois les autres qu’en marron. Ma mère, mon père, ma sœur, Prothé, Donatien, Innocent, les copains... ils sont tous lait au café. Chacun voit le monde à travers la couleur de ses yeux. Comme tu as les yeux verts, pour toi, je serai vert.
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