ISBN : 291393935X
Éditeur : Oxymore (2004)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 46 notes) Ajouter à mes livres
Une boutique de tatouage où l'on emploie des encres un peu spéciales. Une aire d'autoroute qui devient un refuge à la nuit tombée. Une ligne de métro où l'on fait d'étranges rencontres. Un restaurant grec dont la patronne se nomme Circé. Une maison italienne où deux enf... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par facteur84, le 12 mars 2011

    facteur84
    J'ai été attiré par cet auteur lors de mes recherches hasardeuses pour me mettre sous la dent de nouvelles plumes. Premier recueil de nouvelles, c'est aussi le premier livre que j'ai choisit de lire de cet auteur, pour voir justement sa capacité à écrire différentes histoires et à nous les faire partager.
    Mélanie Fazi s'est fait connaître par ses écrits fantastiques à la frontière de la réalité et du surnaturel. C'est un genre, une niche, qui est un peu oublié de nos jours.
    Ce recueil présente une dizaine de nouvelles. Elles sont les récits de différents héros ou anti - héros à qui il arrive plusieurs péripéties plus ou moins tragiques et plus ou moins normales.
    Mais dans la réalité, ou même quand on lit Mélanie Fazi, comment discerner ce qui est banal du surnaturel ? Où est le seuil de la réalité quand un tatouage peu changer une vie, ou quand un fantôme, porteur de message, hante votre maison ? Cela dépend de chacun… Ces histoires commencent comme un récit classique. le surnaturel, ou si le mot est trop fort, la chose peu banale, l'élément insolite, fait son apparition très finement, sans que l'on sen rendre compte, et qui finit par être normal quand on lit. Ses mots, ses explications, son empathie nous enveloppent pour que nous ne soyons pas pris de peur, pour nous faire partager et nous habituer à son monde. Comme on dit : l'homme repousse toujours ce qu'il lui fait peur. Tous ces éléments font que l'auteur, pourtant jeune, possède un style bien à elle et reconnaissable de suite. Elle tisse sa toile et nous en enveloppe lentement mais sûrement. Elle nous explique par quelques mots bien choisit, sans toutefois nommer les choses. A nous de comprendre ce que l'on a envie…
    Mis à part une ou deux nouvelles, auquel je ne me suis pas attaché, toutes m'ont plus et j'y suis rentré dedans. Pourtant elles sont toutes différentes.
    Cela ne fait aucun doute que c'est un auteur que je vais suivre du mieux que je peux. J'ai encore envie de me laisser emporter par ses histoires. D'ailleurs un roman entier m'attend d'elle : « Arlis des forains ».
    Je ne saurais que trop vous conseiller de découvrir ses écrits.
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  • Par Merenwen, le 26 mai 2009

    Merenwen
    Un livre que je n'ai pas encore fini, et pour cause : en lisant la première nouvelle, la plongée était tellement vertigineuse que je n'ai rien pu lire durant deux semaines. L'intensité, la poésie des mots, la trame particulière, le désir palpable, la frustration d'en vouloir plus... la liste pourrai être encore longue et pourtant elle ne décrit pas assez le sentiment qui vous prend du plus profond de vous même à la lecture de cette nouvelle. Presque un syndrome de Stendhal. Mieux vaut prendre son temps pour lire ce livre, parce qu'avec, l'expression dévorer un livre prend tout son sens : manger les mots, savourer, digérer, penser en reprendre, croire être rassasié et au bout du compte ne plus penser qu'à ça. Devenir dépendant. Ayant écouté mes instincts, je suis passée ensuite à Mémoire des herbes aromatiques et je me suis régalée. Mais là encore il faut prendre le temps, on n'en ressort pas indemne. J'ai hâte de lire la suite, et je sens déjà l'excitation me prendre à la simple idée de tenir le livre entre les main, le souvenir d'avoir été totalement ébranlée en le lisant, dans un autre monde le temps de la lecture et l'allégresse qui suit. Jamais un livre n'a autant bouleversé mes sens et m'a permis de sentir mon environnement de cette façon. Et j'en n'ai lu que deux nouvelles...
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    • Livres 4.00/5
    Par vallery73, le 12 juin 2009

    vallery73
    Un livre classé nouvelle, mon deuxième de ce style. Cette fois je ne suis pas déçue. Mélanie Fazi a une façon d'écrire ces recueils de manière soignés et envoutante. Elle nous transporte dans une ambiance mystérieuse, inquiétante et étrange. Serpentine est à la fois bien écrit mais surtout bouleversant.
    Dix recueils fantastiques, mais ce livre n'est pas que pour les lecteurs de fantastique, il y a surement une lecture qui comme moi vous donnera de forte émotion.
    Après la lecture de Serpentine, je n'étais pas sure de bien saisir, j'étais dans le doute. Élégie m'a profondément touché et saisie (peut-être parce que je suis une mère), mais j'ai ressentie la douleur et le désarroi de ce texte. Rêves de cendre et Matilda deux textes très touchant et poignant, a mon avis il ne faudrait pas être un ado en mal de vivre au moment de cette lecture.
    Au total 10 recueils qui ont un petits quelques choses d'étranges et de terrifiants qui ne vous laisseront pas indifférents. Au programme une gamme d'émotions troublantes qui changeront à chacun des textes.
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    • Livres 4.00/5
    Par Senora, le 11 septembre 2008

    Senora
    Dans chacune de ces nouvelles, l'ambiance glisse de la réalité au surnaturel et l'on a parfois l'impression que le côté fantastique vient de l'imagination du personnage plutôt que de l'histoire en elle-même.
    Une des nouvelles que j'ai beaucoup aimées est "Nous reprendre à la Route". On y découvre les mystères d'une simple aire d'autoroute, endroit où l'on ne fait que passer mais qui peut pourtant être un lieu peuplé de personnes dont on ne soupçonne pas ou plus l'existence...
    Ce recueil, tout comme l'écriture de son auteur, est magnifique!
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par maltese, le 24 juillet 2011

    maltese
    "Serpentine" est le premier recueil de nouvelles de Mélanie Fazi.
    On y trouve 10 histoires fantastiques aux tons différents dans lesquelles les fantômes et autres esprits sont en nombre
    J'avoue une préférence pour "Mémoire des herbes aromatiques" et la façon dont est revisitée la mythologie grecque; "Petit théâtre de rame" et ses points de vue qui se relaient; ainsi que pour "Ghost town blues" et ses vampires particuliers.
    A prolonger avec l'autre recueil de l'auteur (à ce jour), "Notre-Dame-aux-écailles", que j'estime d'un cran supérieur à celui-ci.
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Citations et extraits

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  • Par Pamw, le 14 février 2009

    4ème de couverture:
    Une boutique de tatouage où l'on emploie des encres un peu spéciales. Une aire d'autoroute qui devient un refuge à la nuit tombée. Une ligne de métro où l'on fait d'étranges rencontres. Un restaurant grec dont la patronne se nomme Circé. Une maison italienne où deux enfants croisent un esprit familier... Tels sont les décors du quotidien où prennent racine ces dix nouvelles. Dix étapes, et autant de façades rassurantes au premier abord... mais qui s'ouvrent bientôt sur des zones plus troubles. Car les lieux les plus familiers dissimulent souvent des failles, écho de ces fêlures que l'on porte en soi. Il suffit de si peu, parfois, pour que tout bascule...
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  • Par TwiTwi, le 07 juin 2010

    C'est triste, une maison vide, triste et fragile. Une coquille creuse qu'on menace de briser en marchant dessus. Ils avaient vu une maison qu'on vidait comme on dépouille un cadavre encore chaud, sans pudeur aucune, avant que l'esprit quitte le corps pour de bon. [Le faiseur de pluie]
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  • Par TwiTwi, le 07 juin 2010

    Gare de l'Est. Je n'aime pas cette station. Les murs orange, c'est d'un malsain. Et puis cet escalier planté au milieu du quai. Je n'aime pas les escaliers, on ne sait jamais trop où ils mènent, et celui-là je ne l'ai jamais emprunté. [Petit théâtre de rame]
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par TwiTwi, le 07 juin 2010

    Certains soirs, je t'ai enlacé pour coller l'oreille contre ton épiderme. J'ai cru entendre palpiter juste sous l'écorce, presque à portée de main. Comme autrefois, dans une autre vie, quand le souffle de Benjamin dans notre lit me gardait éveillée. J'ai cru entendre deux cœurs jumeaux battre au ralenti contre mon oreille. Mais j'ai pu me tromper. [Élégie]
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  • Par TwiTwi, le 07 juin 2010

    Dans la cheminée, les flammes se rapprochaient et s'éloignaient, encore et encore. Je les écoutais crépiter, distraitement, occupée à balancer mes jambes dans le vide. J'étais encore trop petite pour toucher le sol. Je me sentais si bien, dans la chaleur des flammes. Un peu engourdie, comme dans les minutes qui précèdent le sommeil, celles qui gomment le contour des choses et abolissent le temps. Leur lumière m'imprégnait, s'infiltrait jusque dans les os. Calée tout au fond du fauteuil, bras posés sur les accoudoirs, c'est ainsi que je l'ai vu. [Rêves de cendre]
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