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Noces de sang : Suivi de La maison de Bernarda Alba3Ajouter à mes livres
Noces de sang
Lorca s'inspire d'un fait divers relaté en juillet 1928. Mais c'est seulement en 1931 qu'il commencera à composer sa pièce. Il la termine au cours de l'été 1932. Créée le 8 mars 1933 à Madrid où elle remporte un grand succès, acclamée pendan... > voir plus
La Maison de Bernada Alba
Drame qui dénonce la condition de la femme dans un village traditionaliste.
Les héroïnes sont uniquement des femmes - à savoir Bernarda, ses cinq filles, sa mère, servantes, domestiques et villageoises.
Bernarda vient d'enterrer son deuxième mari et a décidé d'imposer huit de deuil à quatre de ses filles, la première étant issue d'un autre mariage.
Pepe le Romano, un jeune et beau garçon, s'est fiancée à Angustias, l'aînée des filles. C'est la plus riche (de par son père), la plus veille et la plus laide. Or, Pepe le Romano est attiré pas Adela, la plus jeune. Cette dernière va se révolter contre son sort et s'opposer à sa mère qui veut les garder enfermées.
Belle pièce sur les femmes; comme il leur est difficile de lutter contre le poids des traditions, d'en secouer le joug.
Noces de sang
Histoire d'un amour impossible, d'une passion irrésistible.
Le Fiancé va se marier, il a réussi à convaincre sa Mère de demander la main de la Fiancée. La Mère a déjà perdu son mari et son premier fils, assassinés tous les deux. La Fiancée est résolue à se marier avec le Fiancé même si elle doit rester enfermée entre les quatre murs de sa maison et ne plus regarder que lui.
Léonardo, son premier fiancé est aujourd'hui marié et père. le jour des noces, il est le premier à se présenter. Malgré leurs serments, ils ne pourront se résigner et s'enfuiront ensemble. Poursuivis par tous les invités de la noce, la Mère et le Fiancé, ils seront retrouvés et les noces finiront dans un bain de sang.
Magnifique drame sur un amour impossible dans un petit village andalou où nul n'est à l'abri des regards. Une partie des dialogues dans cette pièce sont de très beaux poèmes de Garcia Lorca.
Voisines, avec un couteau,
Un tout petit couteau,
Il était écrit qu'un certain jour,
Entre deux et trois heures,
Les deux hommes de l'amour s'entre-tueraient.
Avec un couteau,
Un tout petit couteau
Qui tient à peine dans la main.
Mais pénètre finement
Dans les chairs surprises
Et s'arrête à l'endroit
Où tremble enchevêtrée
La racine obscure des cris.
Non. Je ne me tairai pas. Peut-on me ramener ton père? Ton frère? Il y a le bagne. Qu'est-ce que c'est, le bagne? On y mange, on y fume. Tandis que mes morts sont pleins d'herbe, sans parole, en poussière, des hommes qui étaient comme des géraniums. Les assassins, eux, ils sont au bagne, tout guillerets, ils regardent les bois.
Voilà trente ans que je lave ses draps; trente ans que je mange ses restes; que je passe des nuits blanches
quand elle tousse et des jours entiers à épier les voisins par la fente de la porte pour tout lui rapporter. Aucun secret l'une pour l'autre, et pourtant je la maudis! Que les clous de la douleur l'aveuglent!
Des carrelages vernis à l'huile, des placards, des sellettes, des lits d'acier... pour nous faire ravaler notre bile à nous autres qui moisissons dans des huttes de torchis avec une assiette et une cuillère. Ah! si nous pouvions tous disparaître un jour, et qu'on en parle plus!