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Critiques sur Le Joueur (14)


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    • Livres 5.00/5
    Par diborde le 20/04/2012


    Très belle oeuvre de Dostoievski un peu méconnue mais d'autant plus intéressante. L'auteur nous fait part de la passion maladive d'un joueur de roulette et de ces dérives. Dostoievski ayant été addicte au jeu à une période de sa vie, il s'agit en quelque sorte d'une autobiographie de son addiction. Il analyse la psychologie d'un joueur à merveille et du cercle pernicieux qui découle du jeu.
    Il s'agit d'un livre à conseiller à toutes les personnes de son entourage qui font du jeu une maladie afin d'éviter ce fléau.

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Lordius le 31/10/2011


    Ce roman de Fédor Dostoïevski, écrivain russe connu surtout pour « Crime et châtiment » et « L'Idiot » est paru en 1866. Contrastant par la taille sinon par le « poids » avec les deux pavés cités, Le joueur est un court roman qui se lit bien. Une qualité précieuse pour une œuvre du XIXème siècle, quand on songe à la lourdeur indigeste de « grands » auteurs comme Balzac, Flaubert Stendhal ou Marie Shelley (Frankenstein).
    le roman possède deux thèmes principaux. L'addiction au jeu d'argent (la roulette), expérience de l'auteur. Mais aussi l'amour, l'amour romantique du XIXème siècle où les hommes tombaient facilement amoureux et ne semblaient pas dévorés outre mesure par le désir charnel. On peut regrouper ces deux thèmes : la passion, dévorante, dangereuse, destructrice.
    Au début, le narrateur ne souffre que d'une passion, mais qui le tourmente pas mal : il est très épris d'une jeune femme, qu'il semble pourtant peu connaître. L'amour est aveugle, dit-on et Dostoïevski l'illustre bien : la fille est inconstante, calculatrice, dissimulatrice et surtout folle. D'ailleurs ses nerfs lâchent, elle tombe malade.
    On se dit tant mieux pour le narrateur. Hélas ! Ne pouvant vivre sans obsession, il sombre dans la passion du jeu. Son besoin d'amour se métamorphose. Au diable le frustrant amour sentimental ! Fi de la mortifiante chasteté ! Il s'adonne aux joies du sexe avec une demi-mondaine qu'il entretient par ses gains au jeu.
    Dans la dernière partie, la plus sombre, le roman flirte avec le nihilisme. le narrateur n'a que faire de l'argent qu'il gagne au jeu. Vite, il le dépense pour avoir une raison de jouer. Jouer pour rester libre (vivre sans travailler), jouer pour le frisson, le courage de « risquer sa vie ». Quand il ne joue pas, il s'ennuie. Quand il joue, il risque la prison pour dette. L'amour, l'argent ne l'intéressent plus. Reste le plaisir de gagner, de faire sauter la banque, de vaincre le hasard.


    Lien : http://lordius1er.blogspot.com/2011/10/critique-litteraire-le-joueur..

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par hove le 17/07/2011


    Alexeï Ivanovitch, le personnage principal du roman est Dostoïevski à une période où l'auteur est accro au jeu. L'aspect autobiographique est aussi présent dans la relation qu'Alexeï entretient avec Polina, qui n'est autre que Pauline Souslova, la maîtresse de Dostoïevski à cette époque. L'essentiel des scènes (hormis l'escapade d'Alexeï avec Mlle Blanche à Paris) se déroulent dans des villes d'eau allemandes et le roman tourne autour de la passion amoureuse qui entoure notamment Polina et ses nombreux prétendants mais aussi et surtout autour de la passion du jeu qui se pratique à cette époque essentiellement dans ces casinos où la haute bourgeoisie se retrouvent. L'auteur traite de cette maladie du jeu avec un réalisme qui saisi le lecteur et lui donne envie de se joindre à ces personnages hypocrites et hypnotisés par le gain et de participer à leur côté à une partie de roulette (ce fût mon cas). Dans cet environnement où russes, français et anglais se côtoient on note que Dostoïevski, tout en catégorisant à outrance chacune des nationalités représentée fait preuve d'un esprit critique à l'égard de son peuple tout en prônant leur caractère passionnel à l'opposé de celui des français qu'il juge vaniteux et calculateur et des anglais trop sérieux. Une œuvre brillante et drôle qui m'a fait découvrir un univers dans lequel il me tarde de me replonger.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par litolff le 23/10/2011


    Bof, bof... il faut attendre 80 pages et l'arrivée triomphante de la "baboulinka" pour que ça commence enfin à être un peu intéressant... A part Alexis Ivanovitch, amoureux "esclave" de Pauline, le seul moteur qui anime tous les personnages est l'argent : les florins, les frédéricks, les roubles, l'or et les francs, on jongle d'une monnaie à l'autre, et le jeu qui permet d'acquitter ses dettes, de ne pas mourir dans le ruisseau et qui finit par prendre toute la place. J'ai eu du mal à me passionner !

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Yourievitch le 01/01/2011


    La descente dans l'addiction au jeu. Un livre recommandé pour aider les thérapeutes à combattre l'addiction chez leurs patients.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 1.00/5
    Par ttcil le 08/07/2011


    Je l'ai lu par obligation, j'ai subit ma lecture, je suis contente de l'avoir lu, ça c'est fait.

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par mondedereve le 20/04/2010


    Une belle image du jeu, et du rapport que les joueurs entretiennent avec.

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par lnbsi le 08/07/2009


    Alexis Ivanovitch est le précepteur des enfants d'un Général russe qui est amoureux d'une des plus grandes arnaqueuses françaises. Alexis de son côté est amoureux de Paulina, la belle-fille du Général qui elle ne semble pas être très attirée par lui. Tout ce petit monde ainsi que quelques autres forment un groupe assez hétéroclite. Ils n'ont chacun pour unique but que de trouver le plus rapidement possible de l'argent qu'ils dépensent bien plus vite qu'ils ne le gagnent. le jeu serait-il la meilleure solution? (Clickez sur le lien pour lire la suite).


    Lien : http://aufildeslivres.over-blog.com/article-6318928.html

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Flavio_Conti le 14/05/2012


    Certes, ce n'est pas Crime et châtiment. Mais c'est fluide, ça se lit bien, c'est profond, ça entraine à la réflexion, et puis quelle belle peinture de la Russie des Tsars, la vraie, loin du clinquant d'Anna Karénine.

    Dostoïevsky est pour moi un génie, l'autre génie, avec Kafka.

    critique de qualité ? (0 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par ferdinandcretin le 18/11/2011


    Dommage que Dostoïevski détesta autant les français. Ce qui rassure, c'est qu'il semblait en être jaloux!

    critique de qualité ? (0 votes positifs)






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