Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Dominique Edouard (Traducteur)

ISBN : 2253122769
Éditeur : Le Livre de Poche (2008)


Note moyenne : 3.41/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Quand Edith Lavery, jeune roturière pleine d'ambition, conquiert le cœur d'un des célibataires les plus enviables de l'aristocratie anglaise, le comte Charles Broughton, elle et sa mère ne retiennent plus leur joie. Une fois devenue comtes... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (6)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Rebus, le 28 août 2014

    Rebus
    Edith est une jeune femme anglaise plutôt jolie et vive, sans talent particulier, mais qui a de grandes ambitions. Elle réussit à faire un beau mariage avec le comte Charles Broughton . Très vite, elle s'ennuie, dans le manoir de sa campagne anglaise, entre un mari certes prévenant mais sans fantaisie et une belle-mère très à cheval sur sa position dans le monde… le personnage d'Edith ne m'a pas semblé au premier abord très sympathique : elle est plutôt pragmatique et sait ce qu'elle veut. Les sentiments sont secondaires, mais ses failles et faiblesses en ont fait un personnage attachant. Charles, quant à lui, reste empêtré par sa bonne éducation.
    Cette vie trop tranquille est chamboulée par le tournage d'un film dans le domaine : l'arrivée de l'équipe et surtout des acteurs vient pimenter cette vie dorée mais anachronique qu'Edith pense si monotone.
    Julian Fellowes nous plonge dans l'univers désuet de l'aristocratie anglaise, égratignant leurs us et coutumes (ah cette manie des surnoms, j'ai adoré) et leur haute opinion d'eux-mêmes. Il n'hésite pas non plus à se moquer des pauvres sujets bourgeois, qui essaient tant bien que mal (plutôt mal d'ailleurs) à se faire ouvrir les portes de ce monde prestigieux.
    Deux points de vue sont donnés : celui du narrateur, acteur de métier, appartenant à une famille d'aristocrate et ami de la belle Edith, qui nous apporte un regard extérieur très intéressant , et celui d'Edith, qui nous donne l'éclairage nécessaire sur ses actes et pensées.
    Les personnages sont bien campés, l'ironie est omni-présente , parfois féroce, l'ambiance est so british.
    Un bon moment de lecture.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 24         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par KRISS45, le 21 octobre 2014

    KRISS45
    A chacun son snobisme et ne sommes-nous pas tous le snob de quelqu'un ?
    Julian Fellowes que l'on connait pour Gosford Park et Downtown Abbey évolue dans deux mondes : celui de la gentry britannique et celui du spectacle.
    Il est donc bien placé pour décrypter et croquer les faiblesses de ces deux univers . Dans "Snobs", avec un regard distancié, critique mais indulgent, il met en scène une jeune roturière ambitieuse qui entre par la grande porte du mariage dans le monde fossilisé de l'aristocratie. Une fois le but atteint, la vie n'est pas vraiment glamour pour notre héroïne et c'est alors que l'auteur déploie tout son talent parfaitement maîtrisé pour les rebondissements.
    Affaire à suivre.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 17         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Magdalae, le 05 juin 2013

    Magdalae
    Edith Lavery a 27 ans et ne cache pas ses ambitions de faire un beau mariage, loin de la femme moderne et carriériste des années 1990. Grâce au narrateur, elle va faire la connaissance du comte Charles Broughton, un des célibataires les plus convoités de l'aristocratie anglaise et elle va rapidement lui mettre la corde au cou malgré les réticences à peine voilés de la mère de Charles, lady Uckfield, de voir son fils héritier épouser une simple roturière. Loin de devenir uen Cendrillon moderne après avoir été la coqueluche des magazines à son mariage, Edith déchante vite: la vie de château à Broughton n'est pas aussi excitante que prévu, se lassant vite des parties de chasse, des réunions de comité et des thés de bienfaisance sous bonne garde de sa charmante belle-mère. Son quotidien ne lui offre aucune consolation, pas même Charles qui s'avère être un piètre amant, laissant l'ennui s'installer. Alors, quand le tournage d'une série s'installe à Broughton, l'arrivée des acteurs amène toutes sortes de tentations. Après avoir lutté pour arriver là où elle voulait, parmi les privilégiés, Edith va t-elle risquer de tout perdre ?
    J'étais curieuse de lire ce roman de Julian Fellowes, le scénariste de Dowton Abbey et de Gosford Park, pour retrouver cet univers de la haute-société britannique qui semble le passionner (en en faisant lui-même partie par alliance) et pour juger de ses talents d'écriture autrement que sur petit-écran.
    Sans être un roman de haute volée littéraire, Snobs est un roman de grande qualité notamment dans sa caractérisation des personnages et dans la représentation toute en nuance qu'il offre de la gentry anglaise. Je suis aussi passionnée que lui par ce milieu et son évolution à travers les siècles confrontée à la modernité, à la première guerre mondiale comme dans Dowton Abbey ou Parade's End mais je ne crois pas avoir lu ou vu avant Snobs une oeuvre sur la noblesse britannique qui se passe de nos jours ou plutôt dans les années 90. Snobs met non seulement cette société en perspective avec ses propres difficultés à tenir son rang face à la banqueroute de la plupart des familles nobles qui n'hésitent pas à vendre leurs demeures pour en faire des restaurants ou des gîtes huppés mais aussi avec la société anglaise en entier qui ne répond pas aux mêmes règles ni aux mêmes valeurs et où la réussite et les privilèges ne sont pas hérités à la naissance mais acquis en montant l'échelle sociale.
    Pour mener à bien cette satire, il fallait au roman un bon point de vue et il est justement occupé par le narrateur dont on ne connait pas l'identité exacte mais qu'on peut facilement identifier à une sorte d'alter ego de Julian Fellowes. Ce narrateur est un personnage intermédiaire qui jongle entre la haute-société, les anciens d'Eton, le monde des clubs privés et des débutantes dans lequel il est né et le monde actuel en étant un acteur qui connait les milieux où le désir de réussite est roi. En étant à la fois à l'aise dans l'un et l'autre milieu, il échappe au snobisme de la haute-société délibérément ouverte aux seuls initiés mais aussi à l'envie et à la curiosité mal placée de ceux qui n'appartiennent pas à ce "club privé" de la noblesse mais qui meurent d'envie d'en faire partie, à n'importe quel prix.
    Ce qui est dénoncé, c'est le décalage entre un monde où tout est gagné (du moins en apparence), où l'on vit dans la facilité, l'aisance en suivant les mêmes habitudes et en s'adonnant aux mêmes centres 'intérêts qu'à l'époque édouardienne, et un monde où tout est à gagner, où il faut fructifier ses talents et réussir pour devenir quelqu'un.
    Le juste milieu, entre le pur snobisme et l'envie, c'est le personnage d'Edith qui l'incarne en passant par différents stades d'appréciation du milieu dans lequel elle apprend à vivre, plus ou moins difficilement. J'ai eu un peu de mal à m'identifier à elle ou même de comprendre ses choix tellement elle est aux antipodes à l'image que je me fais de la femme à son/notre époque : indépendante et s'offrant la réussite par son travail et non plus par le mariage. Edith n'est pas du tout dans cette optique et, d'une certaine manière, en avouant vouloir réussir par la voie la plus facile, elle est moins hypocrite que d'autres personnages. Ce n'est pas forcément un personnage antipathique mais juste plus déterminée qu'elle le croit par le rêve de faire partie de ce monde privilégié héritant des aspirations de sa mère qui partage l'envie d'autres personnages d'appartenir à la haute-société, c'est-à-dire de ne pas être exclu du cercle fermé.
    A coté de la satire sociale, Snobs a une belle réflexion sur l'amour et sur le mariage non seulement entre classes sociales différentes mais tout simplement de la place de l'amour dans le mariage.
    En plus du narrateur qui a un potentiel de sympathie assez grand, le personnage de la belle-mère d'Edith, lady Uckfield est peut-être la plus grande réussite de ce roman. Je suis surement parasitée par Downton Abbey en l'ayant tout de suite identifiée à la comtesse Dowager mais elle a une telle présence dans le roman que vous ne pourrez qu'aimer la détester. Vu la place assez grande du monde des acteurs dans Snobs, lady Uckfield est surement la plus grande des comédiennes en jouant à merveille son rôle de prêtresse d'une noblesse en perdition tout en respectant les règles élémentaires de politesse et d'hospitalité d'une parfaite maîtresse de maison, sans se gêner de mépriser les uns et les autres à sa guise sans être démasquée, sauf par le narrateur.


    Lien : http://la-bouteille-a-la-mer.blogspot.fr/2013/06/snobs-julian-fellow..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par majolo, le 04 novembre 2014

    majolo
    ​Edith, jeune anglaise jolie et spirituelle n'a pas de carrière ni de projet, si ce n'est celui de faire un grand mariage. Elle y parvient assez facilement en épousant Charles , comte Broughton, contre l'avis de sa future belle-mère, Lady Uckfield. Car celle-ci prévoit avec lucidité ce qui arrivera: Charles est un bon garçon, riche, sérieux et attentionné, mais terriblement prévisible, qui ne saurait contenter une jeune femme moderne et vive telle qu'Edith.
    Ce livre est un bijou! Il a tout pour (me) plaire: une belle écriture, un esprit mordant et l'humour so british qui me régale.
    Julian Fellowes, l'auteur du fameux "Dowton Abbey", sait comme personne dépeindre l'aristocratie anglaise: son cynisme, sa morgue, sa classe aussi, ses intrigues et l'envie qu'elle ne manque pas de susciter, même chez nous les frenchies. J'adore.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par letitbe, le 07 septembre 2010

    letitbe
    un livre qui se laisse lire sans déplaisir. Une analyse pertinente et acide de la haute-société, des personnages croqués avec subtilité. Une agréable surprise.

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

> voir toutes (4)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Rebus, le 28 août 2014

    - Merci, ma chérie.
    Une des habitudes les plus exaspérantes de Charles était de la remercier après l'amour, comme si elle lui avait simplement apporté une tasse de thé. Evidement, à ce stade de leur histoire, elle ne se doutait pas qu'il s'agissait d'une habitude.
    Elle hésita à répondre : "Je t'en prie, c'est moi..."

    Commenter     J’apprécie          2 16         Page de la citation

  • Par Magdalae, le 02 juin 2013

    Le désir, l'état qu'on appelle communément "être amoureux" est une forme de folie. Une distorsion de la réalité tellement incroyable qu'elle devrait, en toute justice, nous rendre capables de comprendre les autres formes d'aliénation mentale avec la compassion de compagnons d'infortune. Et pourtant, nous le savons tous, cette exaltation si intense soit-elle, dure rarement, pour ne pas dire jamais. Contrairement à la croyance populaire, le désir n'est pas non plus le garant d'une relation plus profonde et justifiée, il existe bien sûr des gens mariés qui restent amoureux toute leur vie. Mais généralement, lorsqu'un couple est vraiment bien assorti, il fonctionne grâce à une chaleureuse et interdépendante amitié, enrichie d'attirance physique.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par Magdalae, le 02 juin 2013

    This was Lady Uckfield. She was always careful to address strangers, especially those younger than herself, as 'Mr' and 'Miss' or by their correct title. The main reason for this, indeed the reason for her whole vocabulary, was to underpin her image of herself as a miraculous survival of the Edwardian age in modern England. She liked to think that in her behaviour and manner people had a chance to see how things were done in the days when they were done properly. How matters would have been managed by Lady Desborough or the Countess of Dudley or the Marchioness of Salisbury or any of the other forgotten fin de siècle beauties who made their lives their art, which consequently perished with them.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par Magdalae, le 02 juin 2013

    Comment s'épanouir personnellement quand on n'a ni talent, ni don d'aucune sorte à explorer ? Est-on vraiment à blâmer de vouloir vivre parmi les privilégiés ? Est-ce si répréhensible de préférer la belle vie quand on ne sait rien faire de ses dix doigts ?

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
3,50 € (neuf)
3,48 € (occasion)

   

Faire découvrir Snobs par :

  • Mail
  • Blog

Autres livres de Julian
Fellowes(1) > voir plus

> voir plus

Lecteurs (45)

> voir plus

Quiz