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Dominique Edouard (Traducteur)
ISBN : 2253122769
Éditeur : Le Livre de Poche (2008)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 40 notes)
Résumé :

Quand Edith Lavery, jeune roturière pleine d'ambition, conquiert le cœur d'un des célibataires les plus enviables de l'aristocratie anglaise, le comte Charles Broughton, elle et sa mère ne retiennent plus leur joie. Une fois devenue comtesse Broughton, elle ne tarde pas à se lasser des interminables parties de chasse et des thés de bienfaisance chapeautés par sa terrible belle-mère, Googie. C'est alors qu'elle tombe... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
tynn
tynn02 avril 2015
  • Livres 4.00/5
Snob: qui affecte et admire les manières, les opinions en vogue dans les milieux qui passent pour distingués, et qui méprise tout ce qui n'est pas issu de ces milieux ( Larousse)
Bruissements feutrés dans les salons de la gentry: la belle roturière Edith Lavery va épouser lord Charles Broughton, riche célibataire assez falot mais courtisé par toutes les familles aristocratiques de filles à marier.
Sentiment amoureux ou opportunisme? La nouvelle comtesse va-t-elle être capable d'assumer son choix dans une société où on ne lui pardonnera rien d'inconvenant.
J'ai dégusté cette friandise aigre douce "so British", vision amusante, navrante et immorale d'un microcosme régi par des règles immuables, vase clos pétri de convenances et d'autosatisfaction.
Avant de nous charmer avec la série Downton Abbey, Julien Fellowes produit cette satire d'une société qu'il connait bien, nous en explique les codes, les subtilités de langage et d'attitudes. C'est délicieusement subversif, et sans doute moins caricatural que l'on croit.
Les personnages ont la condescendance typiquement britannique de cette classe sociale qui subsiste envers et contre toute forme d'évolution sociétale. Ils sont comiques à force d'être détestables. Des mises en scènes insultantes et cruelles, de l'impolitesse flagrante, un "chaud et froid" permanent qui s'autorise avec le plus parfait mépris des individus. Les choses essentielles ne sont jamais dites mais sous entendues, un mode de fonctionnement contraignant pour l'ignorant, amusant pour l'observateur.
Du vitriol en coupe de cristal! L'auteur n'est à court de perfidies pour personne, à l'image de son engouement pour Paris, peuplé de français désobligeants.
Sans doute un fond de vérité, non?
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Rebus
Rebus28 août 2014
  • Livres 4.00/5
Edith est une jeune femme anglaise plutôt jolie et vive, sans talent particulier, mais qui a de grandes ambitions. Elle réussit à faire un beau mariage avec le comte Charles Broughton . Très vite, elle s'ennuie, dans le manoir de sa campagne anglaise, entre un mari certes prévenant mais sans fantaisie et une belle-mère très à cheval sur sa position dans le monde… le personnage d'Edith ne m'a pas semblé au premier abord très sympathique : elle est plutôt pragmatique et sait ce qu'elle veut. Les sentiments sont secondaires, mais ses failles et faiblesses en ont fait un personnage attachant. Charles, quant à lui, reste empêtré par sa bonne éducation.
Cette vie trop tranquille est chamboulée par le tournage d'un film dans le domaine : l'arrivée de l'équipe et surtout des acteurs vient pimenter cette vie dorée mais anachronique qu'Edith pense si monotone.
Julian Fellowes nous plonge dans l'univers désuet de l'aristocratie anglaise, égratignant leurs us et coutumes (ah cette manie des surnoms, j'ai adoré) et leur haute opinion d'eux-mêmes. Il n'hésite pas non plus à se moquer des pauvres sujets bourgeois, qui essaient tant bien que mal (plutôt mal d'ailleurs) à se faire ouvrir les portes de ce monde prestigieux.
Deux points de vue sont donnés : celui du narrateur, acteur de métier, appartenant à une famille d'aristocrate et ami de la belle Edith, qui nous apporte un regard extérieur très intéressant , et celui d'Edith, qui nous donne l'éclairage nécessaire sur ses actes et pensées.
Les personnages sont bien campés, l'ironie est omni-présente , parfois féroce, l'ambiance est so british.
Un bon moment de lecture.
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LePamplemousse
LePamplemousse27 février 2016
  • Livres 4.00/5
Edith rêve d'épouser un noble, cette jeune anglaise, qui a été bercée par les contes de fées et les ambitions démesurées de sa mère, aspire à rencontrer un homme riche, avec un nom à particule de préférence, afin de devenir sa femme.
Mais que fait donc un aristocrate de ses journées à notre époque, à part figurer dans le Bottin Mondain ?
Et bien ces braves gens gèrent leurs domaines, organisent des galas de charité et autres réceptions de bienfaisance, ils reçoivent des amis pour les week-ends, vont à la chasse à courre, boivent du champagne ou vont aux champs de courses, et surtout ils échangent des nouvelles de toutes leurs connaissances, d'autres aristocrates riches avec lesquels ils s'ennuient régulièrement.
L 'histoire se passe en Angleterre dans les années 90 et nous est racontée par un ami d'Edith, un acteur, qui sera le témoin privilégié de sa rencontre avec un gentleman fortuné, et de son ascension fulgurante au sein de cette classe sociale très fermée.
Edith est une jeune ambitieuse mais elle est suffisamment intelligente pour en être pleinement consciente et ne pas faire croire autre chose à ses proches ou à ses nouvelles relations.
J'ai adoré le style infiniment caustique de l'auteur qui se moque de ses personnages, que ce soit les nobles « de souche » qui méprisent les nouveaux riches, ou ces derniers, qui eux, ne peuvent s'empêcher de vouloir imiter les autres, tout en les trouvant maniérés et ridicules.
Les acteurs et les aristocrates sont les cibles privilégiées de l'auteur dans cette histoire mais la société dans son ensemble est sondée, car les préjugés, la bêtise, le mépris et les faux-semblants ne sont pas l'apanage de ces deux milieux.
J'ai passé un moment très agréable avec souvent un sourire aux lèvres durant ma lecture.
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Woland
Woland26 mars 2015
  • Livres 4.00/5
Quel délicieux petit livre, écrit impeccablement, dans ce style pince-sans-rire si purement britannique qu'on a l'impression d'ingurgiter tasse de thé raffiné sur tasse de thé raffiné pendant qu'on le lit ! On se voit aussi assis sous une tonnelle, au soleil, dans un jardin anglais du plus pur style et, avec un peu d'imagination, on se croirait presque transporté dans les années trente même si l'intrigue de ce roman est tout ce qu'il y a de plus contemporaine.
Bon, d'accord, ce n'est pas du Wodehouse mais, croyez-moi, il faut se lever sacrément tôt pour imaginer des tantes Dahlia et Augusta, sans oublier des Pongo Twistleton, des Bertram Wooster et un seul mais irremplaçable Jeeves ! Et encore ne dis-je rien, vous le remarquerez, de l'univers complètement loufoque du château de Blandings avec son Impératrice !
En fait, j'ai lu "Snobs" en deux temps car son intrigue, légère, mi-figue, mi-raisin, ne s'accorde guère avec les pages qu'un autre Britannique, Anthony Beevor, a écrites sur la guerre d'Espagne. L'intrigue, donc, disais-je, c'est un peu Quasi-Cendrillon qui rencontre le Prince-Pas-Très-Charmant-Mais-Supportable et qui l'épouse. Quasi-Cendrillon, c'est Edith Lavery, une jeune fille charmante, jolie, pétillante, intelligente même mais qui n'appartient en rien à la gentry. le Prince-Pas-Très-Charmant-Mais-Supportable, c'est Charles, comte Broughton, qui, lui, est né avec une cuillère d'argent dans la bouche, pas mal de gentillesse dans le coeur, la hauteur certaine de sa caste quand il se croit attaqué (ou lorsqu'il se sent en position de faiblesse, car il est assez timide) et quelques menues choses dans le cerveau. Il n'est pas bête, non, ce n'est pas ce que je veux dire : un peu lent, peut-être. Il aime la vie à la campagne - c'est l'une des rares choses qui soulèvent son enthousiasme dans l'existence et dont il pourrait parler des heures jusqu'à ce que vous lui demandiez grâce - il dit toujours merci à sa jeune femme après un rapport sexuel, il adore sa mère, lady Dont-Je-Ne-Me-Rappelle-Plus-Le-Nom mais dont je n'oublierai pas le surnom : "Googie", il aime aussi son père et il se plie religieusement aux impératifs mondains. A part ça, il n'a rien d'un playboy. Mais que voulez-vous, il a un nom, des ancêtres et de la fortune. Pas si sot que cela, il souhaiterait trouver une épouse à son goût, pas nécessairement dans sa caste. Depuis les écarts que se sont autorisés les princes royaux, la petite noblesse britannique peut, elle aussi, se permettre quelques écarts, by Jove !
Charles tombe amoureux d'Edith. Celle-ci tombe surtout amoureuse du style de vie qu'il symbolise. Et puis, en femme pratique mais en jeune femme , elle pense qu'il changera certainement, qu'ils se découvriront plus de goûts communs, une "pétillance" commune, un sens de l'humour aussi féroce chez l'un que chez l'autre ...
Alors, l'inévitable se produit. Très vite, Edith, qui ne parvient pas à vrai dire à s'habituer aux remerciements que lui transmet solennellement son époux après chaque rapport conjugal (j'avoue que ça m'aurait posé problème, à moi aussi, pas à vous, les filles ? Quid Quid ), s'ennuie et se lasse. Elle tombe dans les bras de Simon, l'Acteur-Beau-Gosse-Au-Physique-Romantique (une sorte de Hugh Grant au temps de sa douce jeunesse, si j'ai bien compris). Et elle quitte Charles et sa comté - tout à fait comme elle laisserait tomber deux vieilles chaussettes de chez Marks-&-Spencer - pour s'enfuir avec lui. Simon, vous comprenez, il est beau, il a de l'esprit, il connaît plein de potins, et en plus, il ne la remercie pas après qu'ils ont fait l'amour. Si remerciements il devait y avoir, on peut même dire que ce serait plutôt Simon qui s'attendrait à ce qu'Edith lui en fît ...
Ensuite ...
Ensuite, je vous laisse à votre lecture. Mais sachez que tout se termine bien, que le Beau-Gosse-Romantique part, avec sa femme (oui, il était marié) à Hollywood et qu'Edith et Charles ...
Un petit livre charmant, je le répète, délicieusement écrit au-delà la traduction, avec une ironie fine et sans aucune prétention, que je recommande à tous ceux qui veulent se délasser sans se casser la tête et sans voir intervenir le personnage, lui aussi très intéressant en son temps, du Tueur-Qui-Tue-Tout-Ce-Qui-Bouge - un personnage que la surenchère dont il est actuellement victime commence à rendre, il faut bien le dire, assez ennuyeux et aussi peu crédible que possible. ;o)
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KRISS45
KRISS4521 octobre 2014
  • Livres 3.00/5
A chacun son snobisme et ne sommes-nous pas tous le snob de quelqu'un ?
Julian Fellowes que l'on connait pour Gosford Park et Downtown Abbey évolue dans deux mondes : celui de la gentry britannique et celui du spectacle.
Il est donc bien placé pour décrypter et croquer les faiblesses de ces deux univers . Dans "Snobs", avec un regard distancié, critique mais indulgent, il met en scène une jeune roturière ambitieuse qui entre par la grande porte du mariage dans le monde fossilisé de l'aristocratie. Une fois le but atteint, la vie n'est pas vraiment glamour pour notre héroïne et c'est alors que l'auteur déploie tout son talent parfaitement maîtrisé pour les rebondissements.
Affaire à suivre.
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
RebusRebus28 août 2014
- Merci, ma chérie.
Une des habitudes les plus exaspérantes de Charles était de la remercier après l'amour, comme si elle lui avait simplement apporté une tasse de thé. Evidement, à ce stade de leur histoire, elle ne se doutait pas qu'il s'agissait d'une habitude.
Elle hésita à répondre : "Je t'en prie, c'est moi..."
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MagdalaeMagdalae02 juin 2013
Le désir, l'état qu'on appelle communément "être amoureux" est une forme de folie. Une distorsion de la réalité tellement incroyable qu'elle devrait, en toute justice, nous rendre capables de comprendre les autres formes d'aliénation mentale avec la compassion de compagnons d'infortune. Et pourtant, nous le savons tous, cette exaltation si intense soit-elle, dure rarement, pour ne pas dire jamais. Contrairement à la croyance populaire, le désir n'est pas non plus le garant d'une relation plus profonde et justifiée, il existe bien sûr des gens mariés qui restent amoureux toute leur vie. Mais généralement, lorsqu'un couple est vraiment bien assorti, il fonctionne grâce à une chaleureuse et interdépendante amitié, enrichie d'attirance physique.
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BelledenuitBelledenuit20 juillet 2015
- Tu ne vas donc jamais me demander si je suis heureuse ? dit Edith, d’un ton provocant.
- Non.
- Eh bien, je vais te le dire quand même, dit-elle en coupant un bouton de rose à peine éclos pour l’accrocher à la boutonnière de ma chemise. En fait, je suis assez heureuse.
Je ne lui demandai pas ce qu’elle voulait dire exactement. J’étais content de la savoir assez heureuse. Assez, c’est déjà beaucoup plus que la plupart des gens dans mon carnet d’adresses.
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MagdalaeMagdalae02 juin 2013
This was Lady Uckfield. She was always careful to address strangers, especially those younger than herself, as 'Mr' and 'Miss' or by their correct title. The main reason for this, indeed the reason for her whole vocabulary, was to underpin her image of herself as a miraculous survival of the Edwardian age in modern England. She liked to think that in her behaviour and manner people had a chance to see how things were done in the days when they were done properly. How matters would have been managed by Lady Desborough or the Countess of Dudley or the Marchioness of Salisbury or any of the other forgotten fin de siècle beauties who made their lives their art, which consequently perished with them.
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MagdalaeMagdalae02 juin 2013
Comment s'épanouir personnellement quand on n'a ni talent, ni don d'aucune sorte à explorer ? Est-on vraiment à blâmer de vouloir vivre parmi les privilégiés ? Est-ce si répréhensible de préférer la belle vie quand on ne sait rien faire de ses dix doigts ?
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Vidéo de Julian Fellowes
Je vous retrouve pour mon Bookhaul du mois de Décembre ! Découvrez toutes les nouvelles histoires qui ont rejoints ma bibliothèque ! Plus de vidéos : https://goo.gl/03Vjvg
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? Iconne - Natoo : http://goo.gl/aLqa5k
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Merci pour tout !
Emilie ?
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