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> Dominique Edouard (Traducteur)

ISBN : 2253122769
Éditeur : Le Livre de Poche (2008)


Note moyenne : 3.48/5 (sur 29 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Quand Edith Lavery, jeune roturière pleine d'ambition, conquiert le cœur d'un des célibataires les plus enviables de l'aristocratie anglaise, le comte Charles Broughton, elle et sa mère ne retiennent plus leur joie. Une fois devenue comtes... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par tynn, le 02 avril 2015

    tynn
    Snob: qui affecte et admire les manières, les opinions en vogue dans les milieux qui passent pour distingués, et qui méprise tout ce qui n'est pas issu de ces milieux ( Larousse)
    Bruissements feutrés dans les salons de la gentry: la belle roturière Edith Lavery va épouser lord Charles Broughton, riche célibataire assez falot mais courtisé par toutes les familles aristocratiques de filles à marier.
    Sentiment amoureux ou opportunisme? La nouvelle comtesse va-t-elle être capable d'assumer son choix dans une société où on ne lui pardonnera rien d'inconvenant.
    J'ai dégusté cette friandise aigre douce "so British", vision amusante, navrante et immorale d'un microcosme régi par des règles immuables, vase clos pétri de convenances et d'autosatisfaction.
    Avant de nous charmer avec la série Downton Abbey, Julien Fellowes produit cette satire d'une société qu'il connait bien, nous en explique les codes, les subtilités de langage et d'attitudes. C'est délicieusement subversif, et sans doute moins caricatural que l'on croit.
    Les personnages ont la condescendance typiquement britannique de cette classe sociale qui subsiste envers et contre toute forme d'évolution sociétale. Ils sont comiques à force d'être détestables. Des mises en scènes insultantes et cruelles, de l'impolitesse flagrante, un "chaud et froid" permanent qui s'autorise avec le plus parfait mépris des individus. Les choses essentielles ne sont jamais dites mais sous entendues, un mode de fonctionnement contraignant pour l'ignorant, amusant pour l'observateur.
    Du vitriol en coupe de cristal! L'auteur n'est à court de perfidies pour personne, à l'image de son engouement pour Paris, peuplé de français désobligeants.
    Sans doute un fond de vérité, non?
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    • Livres 4.00/5
    Par Rebus, le 28 août 2014

    Rebus
    Edith est une jeune femme anglaise plutôt jolie et vive, sans talent particulier, mais qui a de grandes ambitions. Elle réussit à faire un beau mariage avec le comte Charles Broughton . Très vite, elle s'ennuie, dans le manoir de sa campagne anglaise, entre un mari certes prévenant mais sans fantaisie et une belle-mère très à cheval sur sa position dans le monde… le personnage d'Edith ne m'a pas semblé au premier abord très sympathique : elle est plutôt pragmatique et sait ce qu'elle veut. Les sentiments sont secondaires, mais ses failles et faiblesses en ont fait un personnage attachant. Charles, quant à lui, reste empêtré par sa bonne éducation.
    Cette vie trop tranquille est chamboulée par le tournage d'un film dans le domaine : l'arrivée de l'équipe et surtout des acteurs vient pimenter cette vie dorée mais anachronique qu'Edith pense si monotone.
    Julian Fellowes nous plonge dans l'univers désuet de l'aristocratie anglaise, égratignant leurs us et coutumes (ah cette manie des surnoms, j'ai adoré) et leur haute opinion d'eux-mêmes. Il n'hésite pas non plus à se moquer des pauvres sujets bourgeois, qui essaient tant bien que mal (plutôt mal d'ailleurs) à se faire ouvrir les portes de ce monde prestigieux.
    Deux points de vue sont donnés : celui du narrateur, acteur de métier, appartenant à une famille d'aristocrate et ami de la belle Edith, qui nous apporte un regard extérieur très intéressant , et celui d'Edith, qui nous donne l'éclairage nécessaire sur ses actes et pensées.
    Les personnages sont bien campés, l'ironie est omni-présente , parfois féroce, l'ambiance est so british.
    Un bon moment de lecture.
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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 26 mars 2015

    Woland
    Quel délicieux petit livre, écrit impeccablement, dans ce style pince-sans-rire si purement britannique qu'on a l'impression d'ingurgiter tasse de thé raffiné sur tasse de thé raffiné pendant qu'on le lit ! On se voit aussi assis sous une tonnelle, au soleil, dans un jardin anglais du plus pur style et, avec un peu d'imagination, on se croirait presque transporté dans les années trente même si l'intrigue de ce roman est tout ce qu'il y a de plus contemporaine.
    Bon, d'accord, ce n'est pas du Wodehouse mais, croyez-moi, il faut se lever sacrément tôt pour imaginer des tantes Dahlia et Augusta, sans oublier des Pongo Twistleton, des Bertram Wooster et un seul mais irremplaçable Jeeves ! Et encore ne dis-je rien, vous le remarquerez, de l'univers complètement loufoque du château de Blandings avec son Impératrice !
    En fait, j'ai lu "Snobs" en deux temps car son intrigue, légère, mi-figue, mi-raisin, ne s'accorde guère avec les pages qu'un autre Britannique, Anthony Beevor, a écrites sur la guerre d'Espagne. L'intrigue, donc, disais-je, c'est un peu Quasi-Cendrillon qui rencontre le Prince-Pas-Très-Charmant-Mais-Supportable et qui l'épouse. Quasi-Cendrillon, c'est Edith Lavery, une jeune fille charmante, jolie, pétillante, intelligente même mais qui n'appartient en rien à la gentry. le Prince-Pas-Très-Charmant-Mais-Supportable, c'est Charles, comte Broughton, qui, lui, est né avec une cuillère d'argent dans la bouche, pas mal de gentillesse dans le coeur, la hauteur certaine de sa caste quand il se croit attaqué (ou lorsqu'il se sent en position de faiblesse, car il est assez timide) et quelques menues choses dans le cerveau. Il n'est pas bête, non, ce n'est pas ce que je veux dire : un peu lent, peut-être. Il aime la vie à la campagne - c'est l'une des rares choses qui soulèvent son enthousiasme dans l'existence et dont il pourrait parler des heures jusqu'à ce que vous lui demandiez grâce - il dit toujours merci à sa jeune femme après un rapport sexuel, il adore sa mère, lady Dont-Je-Ne-Me-Rappelle-Plus-Le-Nom mais dont je n'oublierai pas le surnom : "Googie", il aime aussi son père et il se plie religieusement aux impératifs mondains. A part ça, il n'a rien d'un playboy. Mais que voulez-vous, il a un nom, des ancêtres et de la fortune. Pas si sot que cela, il souhaiterait trouver une épouse à son goût, pas nécessairement dans sa caste. Depuis les écarts que se sont autorisés les princes royaux, la petite noblesse britannique peut, elle aussi, se permettre quelques écarts, by Jove !
    Charles tombe amoureux d'Edith. Celle-ci tombe surtout amoureuse du style de vie qu'il symbolise. Et puis, en femme pratique mais en jeune femme , elle pense qu'il changera certainement, qu'ils se découvriront plus de goûts communs, une "pétillance" commune, un sens de l'humour aussi féroce chez l'un que chez l'autre ...
    Alors, l'inévitable se produit. Très vite, Edith, qui ne parvient pas à vrai dire à s'habituer aux remerciements que lui transmet solennellement son époux après chaque rapport conjugal (j'avoue que ça m'aurait posé problème, à moi aussi, pas à vous, les filles ? Quid Quid ), s'ennuie et se lasse. Elle tombe dans les bras de Simon, l'Acteur-Beau-Gosse-Au-Physique-Romantique (une sorte de Hugh Grant au temps de sa douce jeunesse, si j'ai bien compris). Et elle quitte Charles et sa comté - tout à fait comme elle laisserait tomber deux vieilles chaussettes de chez Marks-&-Spencer - pour s'enfuir avec lui. Simon, vous comprenez, il est beau, il a de l'esprit, il connaît plein de potins, et en plus, il ne la remercie pas après qu'ils ont fait l'amour. Si remerciements il devait y avoir, on peut même dire que ce serait plutôt Simon qui s'attendrait à ce qu'Edith lui en fît ...
    Ensuite ...
    Ensuite, je vous laisse à votre lecture. Mais sachez que tout se termine bien, que le Beau-Gosse-Romantique part, avec sa femme (oui, il était marié) à Hollywood et qu'Edith et Charles ...
    Un petit livre charmant, je le répète, délicieusement écrit au-delà la traduction, avec une ironie fine et sans aucune prétention, que je recommande à tous ceux qui veulent se délasser sans se casser la tête et sans voir intervenir le personnage, lui aussi très intéressant en son temps, du Tueur-Qui-Tue-Tout-Ce-Qui-Bouge - un personnage que la surenchère dont il est actuellement victime commence à rendre, il faut bien le dire, assez ennuyeux et aussi peu crédible que possible. ;o)
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    • Livres 3.00/5
    Par KRISS45, le 21 octobre 2014

    KRISS45
    A chacun son snobisme et ne sommes-nous pas tous le snob de quelqu'un ?
    Julian Fellowes que l'on connait pour Gosford Park et Downtown Abbey évolue dans deux mondes : celui de la gentry britannique et celui du spectacle.
    Il est donc bien placé pour décrypter et croquer les faiblesses de ces deux univers . Dans "Snobs", avec un regard distancié, critique mais indulgent, il met en scène une jeune roturière ambitieuse qui entre par la grande porte du mariage dans le monde fossilisé de l'aristocratie. Une fois le but atteint, la vie n'est pas vraiment glamour pour notre héroïne et c'est alors que l'auteur déploie tout son talent parfaitement maîtrisé pour les rebondissements.
    Affaire à suivre.
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    • Livres 4.00/5
    Par Magdalae, le 05 juin 2013

    Magdalae
    Edith Lavery a 27 ans et ne cache pas ses ambitions de faire un beau mariage, loin de la femme moderne et carriériste des années 1990. Grâce au narrateur, elle va faire la connaissance du comte Charles Broughton, un des célibataires les plus convoités de l'aristocratie anglaise et elle va rapidement lui mettre la corde au cou malgré les réticences à peine voilés de la mère de Charles, lady Uckfield, de voir son fils héritier épouser une simple roturière. Loin de devenir uen Cendrillon moderne après avoir été la coqueluche des magazines à son mariage, Edith déchante vite: la vie de château à Broughton n'est pas aussi excitante que prévu, se lassant vite des parties de chasse, des réunions de comité et des thés de bienfaisance sous bonne garde de sa charmante belle-mère. Son quotidien ne lui offre aucune consolation, pas même Charles qui s'avère être un piètre amant, laissant l'ennui s'installer. Alors, quand le tournage d'une série s'installe à Broughton, l'arrivée des acteurs amène toutes sortes de tentations. Après avoir lutté pour arriver là où elle voulait, parmi les privilégiés, Edith va t-elle risquer de tout perdre ?
    J'étais curieuse de lire ce roman de Julian Fellowes, le scénariste de Dowton Abbey et de Gosford Park, pour retrouver cet univers de la haute-société britannique qui semble le passionner (en en faisant lui-même partie par alliance) et pour juger de ses talents d'écriture autrement que sur petit-écran.
    Sans être un roman de haute volée littéraire, Snobs est un roman de grande qualité notamment dans sa caractérisation des personnages et dans la représentation toute en nuance qu'il offre de la gentry anglaise. Je suis aussi passionnée que lui par ce milieu et son évolution à travers les siècles confrontée à la modernité, à la première guerre mondiale comme dans Dowton Abbey ou Parade's End mais je ne crois pas avoir lu ou vu avant Snobs une oeuvre sur la noblesse britannique qui se passe de nos jours ou plutôt dans les années 90. Snobs met non seulement cette société en perspective avec ses propres difficultés à tenir son rang face à la banqueroute de la plupart des familles nobles qui n'hésitent pas à vendre leurs demeures pour en faire des restaurants ou des gîtes huppés mais aussi avec la société anglaise en entier qui ne répond pas aux mêmes règles ni aux mêmes valeurs et où la réussite et les privilèges ne sont pas hérités à la naissance mais acquis en montant l'échelle sociale.
    Pour mener à bien cette satire, il fallait au roman un bon point de vue et il est justement occupé par le narrateur dont on ne connait pas l'identité exacte mais qu'on peut facilement identifier à une sorte d'alter ego de Julian Fellowes. Ce narrateur est un personnage intermédiaire qui jongle entre la haute-société, les anciens d'Eton, le monde des clubs privés et des débutantes dans lequel il est né et le monde actuel en étant un acteur qui connait les milieux où le désir de réussite est roi. En étant à la fois à l'aise dans l'un et l'autre milieu, il échappe au snobisme de la haute-société délibérément ouverte aux seuls initiés mais aussi à l'envie et à la curiosité mal placée de ceux qui n'appartiennent pas à ce "club privé" de la noblesse mais qui meurent d'envie d'en faire partie, à n'importe quel prix.
    Ce qui est dénoncé, c'est le décalage entre un monde où tout est gagné (du moins en apparence), où l'on vit dans la facilité, l'aisance en suivant les mêmes habitudes et en s'adonnant aux mêmes centres 'intérêts qu'à l'époque édouardienne, et un monde où tout est à gagner, où il faut fructifier ses talents et réussir pour devenir quelqu'un.
    Le juste milieu, entre le pur snobisme et l'envie, c'est le personnage d'Edith qui l'incarne en passant par différents stades d'appréciation du milieu dans lequel elle apprend à vivre, plus ou moins difficilement. J'ai eu un peu de mal à m'identifier à elle ou même de comprendre ses choix tellement elle est aux antipodes à l'image que je me fais de la femme à son/notre époque : indépendante et s'offrant la réussite par son travail et non plus par le mariage. Edith n'est pas du tout dans cette optique et, d'une certaine manière, en avouant vouloir réussir par la voie la plus facile, elle est moins hypocrite que d'autres personnages. Ce n'est pas forcément un personnage antipathique mais juste plus déterminée qu'elle le croit par le rêve de faire partie de ce monde privilégié héritant des aspirations de sa mère qui partage l'envie d'autres personnages d'appartenir à la haute-société, c'est-à-dire de ne pas être exclu du cercle fermé.
    A coté de la satire sociale, Snobs a une belle réflexion sur l'amour et sur le mariage non seulement entre classes sociales différentes mais tout simplement de la place de l'amour dans le mariage.
    En plus du narrateur qui a un potentiel de sympathie assez grand, le personnage de la belle-mère d'Edith, lady Uckfield est peut-être la plus grande réussite de ce roman. Je suis surement parasitée par Downton Abbey en l'ayant tout de suite identifiée à la comtesse Dowager mais elle a une telle présence dans le roman que vous ne pourrez qu'aimer la détester. Vu la place assez grande du monde des acteurs dans Snobs, lady Uckfield est surement la plus grande des comédiennes en jouant à merveille son rôle de prêtresse d'une noblesse en perdition tout en respectant les règles élémentaires de politesse et d'hospitalité d'une parfaite maîtresse de maison, sans se gêner de mépriser les uns et les autres à sa guise sans être démasquée, sauf par le narrateur.


    Lien : http://la-bouteille-a-la-mer.blogspot.fr/2013/06/snobs-julian-fellow..
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Citations et extraits

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  • Par Rebus, le 28 août 2014

    - Merci, ma chérie.
    Une des habitudes les plus exaspérantes de Charles était de la remercier après l'amour, comme si elle lui avait simplement apporté une tasse de thé. Evidement, à ce stade de leur histoire, elle ne se doutait pas qu'il s'agissait d'une habitude.
    Elle hésita à répondre : "Je t'en prie, c'est moi..."

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  • Par Magdalae, le 02 juin 2013

    Le désir, l'état qu'on appelle communément "être amoureux" est une forme de folie. Une distorsion de la réalité tellement incroyable qu'elle devrait, en toute justice, nous rendre capables de comprendre les autres formes d'aliénation mentale avec la compassion de compagnons d'infortune. Et pourtant, nous le savons tous, cette exaltation si intense soit-elle, dure rarement, pour ne pas dire jamais. Contrairement à la croyance populaire, le désir n'est pas non plus le garant d'une relation plus profonde et justifiée, il existe bien sûr des gens mariés qui restent amoureux toute leur vie. Mais généralement, lorsqu'un couple est vraiment bien assorti, il fonctionne grâce à une chaleureuse et interdépendante amitié, enrichie d'attirance physique.
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  • Par Magdalae, le 02 juin 2013

    This was Lady Uckfield. She was always careful to address strangers, especially those younger than herself, as 'Mr' and 'Miss' or by their correct title. The main reason for this, indeed the reason for her whole vocabulary, was to underpin her image of herself as a miraculous survival of the Edwardian age in modern England. She liked to think that in her behaviour and manner people had a chance to see how things were done in the days when they were done properly. How matters would have been managed by Lady Desborough or the Countess of Dudley or the Marchioness of Salisbury or any of the other forgotten fin de siècle beauties who made their lives their art, which consequently perished with them.
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  • Par Magdalae, le 02 juin 2013

    Comment s'épanouir personnellement quand on n'a ni talent, ni don d'aucune sorte à explorer ? Est-on vraiment à blâmer de vouloir vivre parmi les privilégiés ? Est-ce si répréhensible de préférer la belle vie quand on ne sait rien faire de ses dix doigts ?

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  • Par Petit-caillou, le 19 janvier 2015

    La meilleure façon de composer avec un outsider fauteur de troubles est de l'absorber. Il suffit d'en faire un converti zélé pour qu'il devienne immédiatement plus catholique que le pape.

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