ISBN : 2070349705
Éditeur : Editions Gallimard (2008)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 30 notes) Ajouter à mes livres
Exilé en Australie, Paul Osbone apprend le suicide de son ami Fitzgerald : le chef de la police d'Auckland aurait abattu un chaman maori soupçonné de meurtres atroces, avant de se donner la mort. Or, non seulement le cadavre du chaman n'a jamais été retrouvé, mais Fitzg... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par annie, le 15 janvier 2009

    annie
    curiosité de lecture : les maoris
    mes curiosités de lecture...
    C'est un besoin pour moi d'en savoir un peu pus en lisant... particulièrement lorsqu'il s'agit de cultures différentes.
    Alors en ce moment, c'est les Maoris. Juste un cours survol... et quelques liens.



    L'histoire d'Aotearoa se raconte en deux temps
    Avant l'arrivée des Pakehas ( les Maoris ont appelé les européens blancs " Pakehas ")
    Entre 800 et 1200 : Arrivée en Nouvelle Zélande des canoes en provenance de Hawaiki ( quelque part entre Tahiti et Hawaï)
    925 : Arrivée du grand navigateur maori KUPE en provenance de Hawaiki. C'est sa femme Hine te Taparangi qui va appeler cette terre : AOTEAROA "pays du long nuage blanc ". Il retournera en Polynésie pour annoncer la bonne nouvelle aux autres.
    1150 : Arrivée du légendaire navigateur Maori TOI à WHakatane en provenance de Hawaiki.
    HAWAIKI : est un endroit légendaire en Polynésie Française qui est à la fois l'endroit de leur provenance mais aussi le paradis où vont les Maoris après leur mort
    1350 : Arrivée de la « Grande Migration » de canoes Maoris en provenance de Hawaiki
    Après l'arrivée des Pakehas :
    1642 : le Hollandais Abel TASMAN est en vue de la côte ouest de la Nouvelle-Zélande. Il la baptise « Nouvelle-Zélande » d'après le nom d'une province hollandaise appelée Zeeland. Il sera violemment repoussé par les Maoris.
    1769 : l'Anglais Thomas COOK arrive en Nouvelle-Zélande. Il plante le drapeau anglais sur la terre maorie. Les Maoris sont environ 125000 habitants






    Le Marae est un endroit sacré chez les Maoris.
    C'est le centre de la culture maori.
    C'est à la fois une maison commune et le terrain qui se trouve devant.
    C'est l'endroit où l'on célèbre les mariages, les naissances, les enterrements et où on accueille les invités importants.
    Il est construit en bois, décoré de sculptures en bois qui racontent l'histoire de leurs ancêtres.
    A l'intérieur, il y a des photos des anciens.
    Sur les murs il y a des panneaux en jonc tressé (tukutuku)
    Il y a des rites à suivre lorsqu'on arrive dans un marae. Cette cérémonie s'appelle le powhiri.
    Une femme qui accueille les visiteurs chante en maori. Celle qui arrive lui répond.
    Les anciens font des discours en maori.
    Puis il y a des chants et des danses.
    Ensuite il y a le hongi.
    Après tout cela seulement, on peut rentrer à l'intérieur du marae. Il faut enlever ses chaussures à l'intérieur du marae par respect

    Le Hongi
    C'est la manière maorie traditionnelle respectueuse de se saluer.
    On se met debout face à l'autre, on appuie front contre front et nez contre nez.
    Les femmes et les filles entre elles peuvent se faire une bise seulement à côté de la bouche.



    Le Haka
    C'est la danse de guerre des Maoris (qui précédait une bataille)
    C'est celle que les joueurs de rugby de la Nouvelle-Zélande exécutent avant leur match pour faire peur à l'autre équipe.
    Chaque tribu a son Haka.
    Le plus connu est celui de Te Rauparaha, grand chef maori du 18/19e siècle
    :Ka mate, ka mate : C'est la mort, c'est la mortKa ora, Ka ora : C'est la vie, c'est la vieKa mate, ka mate : C'est la mort, c'est la mortKa ora, ka ora : C'est la vie, c'est la vieTenei te tangata puhuruhuru : C'est l'homme cheveluNana i tiki mai wHakawhiti te ra : Qui a fait de nouveau briller le soleilUpane, upane : Vers le haut, vers le hautupane, kaupane : Vers le haut, vers le cielWhiti te ra : le soleil brille









    La création du monde : une légende maorie
    Au début, il n'y avait rien.
    De ce vide est sorti Rangi-Nuit (le père-ciel) et Papa (la mère-terre).
    Ils étaient collés ensemble dans un long baiser.
    Entre eux, il y avait l'obscurité.
    Rangi-Nuit et Papa eurent six enfants qui étaient des dieux :
    le dieu des vents et des tempêtes,
    le dieu de la mer,
    le dieu de la forêt,
    le dieu de la nature sauvage,
    le dieu de la guerre
    et le dieu des plantes.
    Ils voulurent se lever et décoller le ciel et la terre. Mais ils n'y arrivèrent pas.
    Tane, le dieu des forêts, se coucha par terre et avec ses pieds commença à repousser le ciel de toutes ses forces.Le ciel commença à s'éloigner un peu.
    Le dieu des vents et des tempêtes décida de rejoindre son père le ciel en déclenchant une énorme tempête.
    La lumière arriva enfin. Mais Rangi-Nuit était inconsolable et pleura longtemps.
    Ses larmes devinrent des rivières, des fleuves et des mers.
    Rangi-Nuit pleure encore, ses larmes sont les gouttes de rosée que l'on trouve le matin.
    Papa soupire de tristesse, ce sont les nuages de brumes que l'on aperçoit encore
    La Reine des Maoris
    Elle s'appelle Te Atairangikaahu
    Les Maoris l'appellent Reine Te Ata.
    La Reine d'Angleterre lui a donné le titre de « Dame ».C'est la première reine maorie.
    Les autres étaient des rois.
    Son père était le 5e roi maori. Il n'avait pas de garçon. Alors, c'est sa fille aînée qui est devenue reine.
    Elle habite près de Hamilton et lutte pour une égalité entre les Maoris et les Pakehas.
    elle est décédée le 15 août 2006

    Le coquillage Paua
    C'est un grand coquillage que l'on pêche dans l'océan Pacifique.
    Les Maoris mangent sa chair et conservent les coquilles.
    A l'intérieur, la coquillage présente des reflets bleus.
    On l'utilise pour les sculptures en bois des maraes ou autres. Il représente les yeux de ces statues.
    On fabrique aussi des bijoux pour les femmes. Il est également utilisé comme cendrier chez les Maoris.









    Le jade Pounamu
    Le jade est une pierre verte sacrée chez les Maoris.
    On le trouve principalement dans l'ïle du Sud.
    Avec le jade, on fabrique des bijoux et des pendentifs qui portent bonheur chez les Maoris.
    Chaque pendentif a une signification différente.
    On fabrique aussi le « mere », une sorte d'arme porté par les hommes.
    Kai moana symbôlise la paix, la chance, la prospérité et la bonne santé
    le tiki est le nom donné au premier homme sur la terre.
    Il y a une légende maorie qui raconte pourquoi il y a plusieurs sortes de jade.
    C'est celle de Tamutea et de ses trois femmes qui ont été transformées en jade.
    le disque, il représente la continuité. Il n'ya ni début ni fin. Continuité et totalité.
















    Arts

    Masques






























    tatouages

    http://www.5-continents.org/nivo2/maoris/mao_nz.html
    http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C4%81ori_(Nouvelle-Z%C3%A9lande)
    *

    http://history-nz.org/frindex.html
    *

    http://www.antipodes-travel.com/presentation_maoris.php

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    • Livres 2.00/5
    Par annie, le 15 janvier 2009

    annie
    D'origine maorie, Jack Fitzgerald s'était engagé dans la police suite aux disparitions inexpliquées de son épouse et de sa fille sur une île de Nouvelle-Zélande.
    L'annonce de son suicide, après la mort d'un chaman indigène aux pratiques occultes effroyables, ne convainc pas son ancien bras droit.
    Osborne, spécialiste de la question maorie, revient sur les traces de son ami et par la même occasion sur son propre passé.
    Hana, celle qu'il appelle " ma femme " et qu'il connaît depuis l'enfance, croise de nouveau sa route. Les disparitions continuent.
    Une réalité glaçante se dessine. Au pays du Utu, la vengeance comme les gènes, se transmet dans le sang...
    Utu a été récompensé en 2005 par le prix Michel Lebrun et par le prix Sang d'Encre avant de recevoir en 2006 le prix polar SNCF dans la catégorie roman français.
    À noter que Utu est la suite, ou le prolongement, de Haka, bien que, selon les notes de l'auteur, les deux romans puissent se lire indépendamment
    Plutôt pas en bon état Paul Osborne lorsqu'il émerge d'une nuit sans mémoire sur la plage de Bondi Beach, non loin de Sydney. Il rejoint tant bien que mal le meublé qu'il occupe dans un quartier plutôt mal famé pour découvrir que l'attend là une vieille connaissance : Gallaher, arrivé tout droit de Nouvelle-Zélande pour lui annoncer, d'une part, le suicide de son ex-collègue Fitzgerald après l'issue désastreuse d'une traque menée contre un tueur en série du côté d'Auckland et lui proposer, d'autre part, de reprendre du service afin d'éclairer cette affaire restée en suspens.
    Osborne a été flic, le bras droit de Fitzgerald, mais voilà dix mois qu'il a remis son insigne et qu'il tente de s'oublier en Australie. Pour autant, il sait bien que son collègue et ami ne se serait jamais suicidé. C'est l'occasion de rentrer au pays...
    Ambiance sombre et lourde ; on n'est pas au pays des enfants de chœur avec Caryl Férey.
    Il nous présente d'emblée un personnage, Paul Osborne, dur, bourru, muré dans un silence dont on ne connait pas la cause ; un individu prisonnier d'une histoire qu'il traîne au fond de lui en solitaire, s'assommant à coup d'alcool et de drogues diverses et variées.
    Un classique me direz vous, mais le propre de l'auteur est de rendre son narrateur, non pas sympathique, mais plutôt attirant. On a très vite envie de savoir ce qui se trame dans cet esprit torturé.
    Alors les pièces du puzzle se mettent en place petit à petit, le présent se mêle au passé et la personnalité de Paul Osborne s'éclaire peu à peu lorsqu'on découvre par bribes, quelques facettes de son histoire personnelle :
    Vous êtes mon père, insista Paul. Je voulais juste qu'on...
    Te fatigue pas, coupa le maçon. Va bien falloir que tu te mettes ça dans le crane : j'ai pas besoin de fils.
    Ses mots étaient des couteaux.
    Désolé mon gars...
    Mais si Osborne reprend du service, c'est aussi pour mener l'enquête, pas simplement pour se regarder le nombril, et Caryl Férey fait preuve d'une imagination fertile pour construire une intrigue sophistiquée qui, sans jamais faiblir, va nous faire approcher quelques pendants de l'histoire néo-zélandaise, celle des colons anglais comme celle des maoris.
    Après les guerres, les spoliations, les tentatives de repentance et de réconciliation nationale, les affaires reprennent leur droit, le cynisme est à l'ordre du jour et la logique néolibérale, comme partout, sans entrave, trace sa voie. Sauf qu'au pays des longs nuages blancs, chez les maoris, peuple de culture guerrière, certains pratiquent encore l'art du Utu, la vengeance.
    Une galerie de personnages à l'épaisseur consistante entoure le non moins présent Paul Osborne, sorte d'illuminé, d'halluciné, fonctionnant à l'adrénaline tout autant qu'à d'autres substances. La tension est sans cesse palpable dans ce roman et Caryl Férey la maintient à niveau sans coup férir.
    Il y a dans son écriture, sèche, comme des lambeaux de poésie sombre qui viennent, tels des éclairs, zébrer son texte, fulgurants.
    Biographie de l'auteur
    Caryl Férey, né en 1967, s'est imposé avec la publication de Haka et Utu, enquêtes consacrées aux Maoris de Nouvelle-Zélande, comme l'un des espoirs confirmés du thriller français.
    *
    Note :
    Pour en savoir un peu plus, voir l'article précédent sur Caryl Férey.
    *
    Egalement :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Caryl_F%C3%A9rey
    *
    http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article2079
    *
    http://www.polarnoir.fr/livre.php?livre=liv377
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    • Livres 4.00/5
    Par DocteurPlatoche, le 04 février 2011

    DocteurPlatoche
    Pas grand-chose à ajouter par rapport aux autres critiques, très fouillées, des autres Babéliens. Juste pour dire que cela fait plaisir d'être décoiffé par un polar français. Ferey s'est bien documenté sur le sujet Maori (bon, y a certains passages qui font un peu exposé, mais pas grave, ça reste intéressant), mais ce sont quelques scènes très noires - dans le cimetière par exemple - et une narration mordante qui m'ont charmé. L'intrigue policière ? On finit par s'en foutre un peu, comme dans tout bon polar. le héros n'est pas attachant et puis, il ne veut pas s'attacher. Il est sur le fil du rasoir et il se taillade méchamment la gueule. Il a déjà trop vécu pour ne pas foncer dans le mur et on le suit volontiers.
    Je valide, je conseille et je recommande.
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    • Livres 3.00/5
    Par EmiLIT, le 24 juillet 2010

    EmiLIT
    Utu signifie vengeance dans la langue des Maoris. De vengeance il en sera beaucoup question dans ce thriller.
    Paul Osborne débarque de Nouvelle Zélande en provenance d'Australie après 11 mois d'absence. Son supérieur et ami Jack Fitzgerald vient de se suicider après avoir réussi à trouver le tueur qui sévissait depuis des mois Malcolm Kirk. Kirk était le pantin d'un activiste dément, Zinzan Bee. Fitzgerald peu avant sa mort avait annoncer l'avoir lui aussi tué, seulement son corps est introuvable.
    Paul Osborne veut savoir la vérité, il ne croit pas au suicide de son ami. Cet homme aux yeux jaunes et à l'étrange séduction enquête et découvre peu à peu des choses étonnantes...
    Il part aussi à la recherche de son propre passé, notamment de sa "femme" Hana, injustement traitée par lui et violenter par les autres.
    Dans cette histoire, tout se croise, tout est lié.
    Sur fond de politique, de magouilles financières mais aussi d'Histoire et de traditions Maoris remises au goût du jour, Férey nous propose une plongée dans l'enfer.
    Ce livre fait suite au précédent, Haka mais peut-être lu séparément sans problèmes.
    Une intrigue bien ficelée, des personnages bien campés et surtout un grand effort sur l'histoire de la Nouvelle-Zélande font la force de ce thriller ethnico-policier. le roman mélange magouilles de politiques, industriels sans scrupules et activistes-extrémistes complètement déjantés de la cause Maorie.
    Paul Osborne slalome à travers tout cela, ange de la mort, la plupart du temps complètement défoncé, sans repères et qui pourtant réussira petit à petit à dénouer le fil.
    Un peu moins violent que Haka même si les descriptions de têtes coupées ne sont pas très ragoutantes je vous l'accorde, Utu est un thriller rythmé qui est surtout intéressant à lire de part l'arrière plan historique.


    Lien : http://l-ivresque-des-livres.over-blog.com/article-utu-de-caryl-fere..
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    • Livres 4.00/5
    Par choupynette, le 22 février 2010

    choupynette
    Non, Utu, ce n'est pas un roman sur le Rwanda. Utu, en Maori, cela veut dire vengeance. Et ce roman de Caryl Ferey, qui fait suite à Haka, et se déroulant au Pays du long nuage blanc (la Nouvelle-Zélande donc) est un concentré de vengeance, en effet. (Attention: spoilers pour ce roman, et Haka)
    Paul Osborne, spécialiste de la question maorie, a émigré an Australie. C'est là-bas, sur une plage, saoul, drogué, une vraie loque, donc, que la police vient le trouver: il doit retourner à Auckland pour aider la police à trouver le fin mot de l'enquête menée par son ancien patron Jack Fiztgerald, mort (suicidé) ainsi que tous les protagonistes de l'enquête sur un meurtrier en série apparemment d'origine Maori. Osborne va avoir bien du mal à comprendre les tenants et les aboutissants de cette investigation, les meurtriers semblant s'être évaporés. Un chef maori a disparu, mais pas moyen de trouver son corps, ni la preuve qu'il soit vivant ou mort d'ailleurs. Aidé d'une jeune légiste anglaise, il va tenter le tout pour le tout afin de prouver que Fitzgerald ne s'est pas suicidé et qu'il était bel et bien sur la piste du tueur. Mais Osborne a mis le doigt dans un engrenage infernal, et son amour d'adolescence, une Maori, est mêlée à l'affaire. Passé et présent s'entremêlent, pour la plus grande confusion de notre enquêteur.
    Dans cette suite, Ferey n'y va pas par quatre chemins, et c'est franchement violent. Osborne est violent. Mais c'est tout l'univers que nous décrit Ferey qui semble être pourri. Viol, torture, cancer, meurtre, j'en passe et des meilleures. Dans cette violence pourtant, rien n'est gratuit, même si la scène de plusieurs pages dans le club échangiste m'ont donné l'impression d'avoir été écrites pas tant comme une pièce de plus du puzzle, mais plutôt comme un moyen de choquer un peu plus le lecteur.
    La suite à l'adresse ci-dessous

    Lien : http://ya-dla-joie.over-blog.com/article-35308803.html
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Citations et extraits

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  • Par MissAlfie, le 10 juin 2011

    Vous croyez peut-être, vous les Occidentaux, que les peuples primitifs sont broyés par la culture dominantes, c'est-à-dire la vôtre, mais nous n'avons pas disparu : non seulement nous continuons à penser sans vous, mais nous continuons à penser sur vous. Je suis partie en Europe pour décrocher vos diplômes et tenter de modifier votre approche de l'homme, vos fameuses sciences humaines, pour forcer la discipline à changer, transformer vos regards dominateurs et vous obliger à parler de nous en partenaires des temps modernes et non pas pour se conformer à vos canons civilisateurs... Civilisateurs ! s'emporta-t-elle. Combien de temps faudra-t-il vous le dire ? Vous avez conquis les peuples premiers comme on mate un animal sauvage : vos explorateurs, vos grands découvreurs, vos soi-disant héros ont pillé non seulement nos ressources économiques mais aussi notre art, notre culture même ! Vos musées sont pleins de nos biens les plus sacrés, vous avez volé noter histoire, nos langues, nos coutumes, pour imposer votre mode de vie, vos cultes, votre culture, vos clowneries d'adolescents attardés, ce que vous appellerez vos valeurs.
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  • Par MissAlfie, le 10 juin 2011

    Fendant l'air de leur massue, les hommes débordèrent les femmes sur leurs ailes. Langue protubérante, pupilles dilatées, ils frappèrent leurs cuisses et le sol, ils le frappèrent encore, jusqu'à le faire trembler : leur langue se contorsionnait, leurs yeux semblaient vouloir jaillir de leurs orbites, et les cris rauques expulsés de leur poitrine allaient de perdre dans le bush. Frissonnant de rage, poings levés vers le ciel qui n'y pouvait rien, les Maoris brandissaient leur colère comme si les nuages pouvaient reculer sou l'impact, ils jetaient leur violence à la face d'un monde révolu, et leur impuissance comme un dernier défi. Les massues fusèrent dans l'air étouffant, ils continuèrent de massacrer le sol de leurs pieds nus et leurs pupilles roulaient dans la transe, à s'en déchirer le blanc des yeux.
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  • Par MissAlfie, le 10 juin 2011

    En dotant la société maorie de dieux multiples, les ancêtres avaient apporté un agencement du monde adapté à un mode de vie. Ils relataient l'opposition primordiale entre le ciel et la terre, la vie et la mort, l'ici et l'au-delà, le noa et le tapu, l'ordinaire et le sacré. Ainsi les Maoris définissaient la place de l'homme dans un environnement hostile les condamnant à un âpre combat, une logique d'affrontement continu et inévitable entre les êtres humains. Ce principe du conflit était généré par le recours inévitable au utu, la vengeance, comme seule solution à l'avanie : l'affrontement était en quelque sorte validé par les ancêtres-dieux.
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  • Par kilitou, le 18 août 2010

    Au début ce fut plutôt facile : on rentrait dans la chair comme dans du beurre, mais très vite ça devenait un cauchemar, un cauchemar bien réel. La scie bourdonnait, des particules d'os ripaient sous la lame [...]; en crevant l'artère fémorale le sang lui gicla au visage si bien qu'il en fut bientôt recouvert; c'était tiède.
    [...]
    Elle était là, sous l'arbre en fleurs où poussait la lune.
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  • Par DocteurPlatoche, le 04 février 2011

    Une fois sur le trottoir, Osborne se sentit décoller. L'électricité grimpait dans son corps, tous ses muscles tendus, aux aguets : sombre miracle, il était de nouveau d'attaque.
    Le cauchemar pouvait recommencer.
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Videos de Caryl Férey

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Vidéo de Caryl Férey

Caryl Férey publie le livre pour enfants « Krotokus 1er » chez Pocket jeunesse. Cet auteur de polars sait aussi bien manier la plume pour glacer d'effroi les adultes que pour enchanter les petits ! Grand voyageur, il aime à raconter des histoires et nous confie que l'écriture pour les enfants est pour lui une forme de récréation.
Son livre « Krotokus 1er » est à mettre entre toutes les mains : une fable qui a pour héros le lion Krotokus, roi tyran de Croland. Ce dernier doit marier son fils dans un délai très court pour qu'il puisse lui succéder, sinon il risque de voir organiser des élections... Le problème, c'est que son fils Pupus n'a que faire du pouvoir !
Caryl Férey nous parle de cette histoire et de sa collaboration avec Christian Heinrich, qui a illustré ce conte.








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