> Jean-Luc Piningre (Traducteur)

ISBN : 2266131303
Éditeur : Pocket (2005)


Note moyenne : 3.7/5 (sur 43 notes) Ajouter à mes livres
En 1932, au cœur des territoires vierges de la Sierra Madre, un chasseur de pumas fait une bien étrange capture : celle de la Nina Bronca, jeune femme appartenant à l'une des dernières tribus apaches vivant à l'état " sauvage " dans les montagnes. Exposée aux yeux de to... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 21 octobre 2011

    LiliGalipette
    1999, Ned Giles, vieux photographe, revient sur l'année 1932. Il était alors un toute jeune homme d'à peine 17 ans. Tenté par l'aventure, il s'engage dans une expédition mexico-américaine qui part à la recherche d'un petit garçon enlevé trois ans plus tôt par les Apaches. Armé de son appareil photo, il veut saisir toute la grandeur de cette expédition. Dans des carnets, il note au fil des jours ses expériences et ses réflexions. C'est alors que son chemin croise celui d'une jeune Bronco Apache, la nina bronca, capturée par un chasseur de fauves : « cette enfant indomptée, différente, était issue d'une race d'hommes beaucoup plus ancienne, comme un vestige de temps immémoriaux. » (p. 33) Tout à l'exaltation de sa découverte de la photographie et plein de la fougue de la jeunesse, il ne pense d'abord qu'à prendre la vérité entre ses plaques et il fait de la nina bronca un portrait dont la réalité brutale fait sensation : « la nina bronca, pauvre petite créature affamée, lovée en position fœtale sur les dalles en pierre d'une cellule mexicaine, son corps nu traversé par l'ombre des barreaux qui dessine sur elle l'uniforme d'un forçat. » (p. 177)
    L'expédition prend alors un autre visage : échanger la jeune Apache contre le fils Huerta enlevé par la tribu de la jeune sauvage. Ned Giles, accompagné d'une jeune anthropologue, de deux éclaireurs apaches, d'un fils de bonne famille et d'un majordome, entre en territoire indien, dans la Sierra Madre, pour ce qu'il pense être une aventure plaisante et humaniste. Mais pour les Apaches, la violence est une pratique quotidienne. Devant le recul de leurs terres et face à la politique anti-indien du gouvernement américain, ils mènent une vie de paria dans une rancheria isolée dans un défilé perdu. le Peuple se meurt, le Pouvoir disparait et la culture ne peut survivre qu'en se mêlant. La loi des Apaches est simple : tuer pour vivre ou mourir. Une fois en territoire indien, les Blancs et les Mexicains ont peu de chance. « Tu ne comprends donc pas que, lorsqu'on arrive ici, il n'y a plus de retour possible ? » (p. 270) Pour Ned Giles et ses amis, il s'agit donc de survivre.
    Les Bronco Apaches sont déjà une légende en 1932. On les dit magiciens, démons et sans pitié. Ils ne font pas tout à fait partie du monde des hommes et la nina bronca en est l'exemple parfait : « Elle planait, flottait comme un oiseau. Plus qu'une d'une autre race, elle était issue d'un ordre différent. » (p. 361) le savoir des Apaches est pétri de nature et de connaissances millénaires. Avec un rare talent de conteur, Jim Fergus nous entraîne sur les pas des derniers vrais sauvages du Nouveau-Monde, là où le Far West porte bien son nom. Ce roman présente une expérience humaine hors du commun qui s'inscrit dans la lignée des mythes. La légende des Apaches commence à disparaître, comme celle des derniers hommes de valeur : Jim Fergus les saisit au vol et les préserve pour longtemps.


    Lien : http://www.desgalipettesentreleslignes.fr/archives/2011/10/21/224291..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Aela, le 12 juillet 2011

    Aela
    Un récit captivant qui se lit d'une traite, et qui nous emmène au cœur du Nouveau-Mexique et du Mexique, dans les années 1880 à 1930, au cœur des guerres opposant les Apaches d'un côté et les Mexicains et Américains de l'autre côté. Des guerres intestines, avec des pseudo-acalmies et des retombées qui vont durer donc jusqu'au début du 20ème siècle. le héros est le photographe Ned Giles, qui, accompagné d'une anthropologue, d'un étudiant et de deux éclaireurs apaches, va participer à une mission très dangereuse dont le but est d'une part, de ramener une jeune Apache à sa tribu et d'autre part, de retrouver un jeune garçon mexicain disparu depuis plusieurs années, dont on pense qu'il a été enlevé par les Apaches.
    C'est donc un récit plein d'aventures et d'émotion. Les héros doivent vivre au contact des Apaches pendant plusieurs mois et c'est l'occasion de découvrir une autre culture, un autre monde. Les échanges entre les protagonistes seront difficiles en raison de l'âpreté de la guerre et des intérêts en jeu mais cette confrontation entre deux peuples est très riche.
    C'est le deuxième livre de Jim Fergus, dont on avait pu apprécier l'excellent « Mille Femme blanches ». L'auteur montre encore une fois toute sa passion pour l'histoire des Indiens d'Amérique. Ce livre s'appuie sur un fait authentique et sur des recherches poussées sur les peuples concernés.
    On ressort bouleversé à la fin de ce livre, tant la fascination est grande de découvrir un peuple dont on sait peu de choses, tant il a été « desservi » par l'Histoire officielle.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par mariech, le 07 octobre 2011

    mariech
    L'histoire de la traque des derniers Apaches sur le territoire Mexicain et surtout la capture de la Nina Bronca , une jeune Apache sauvage, qui ne connaît rien à la civilisation et qui est considérée comme une bête sauvage plutôt que comme un être humain .
    J'ai apprécié le fond historique , le choc de cultures , les exactions terribles de part et d'autre qui entraînent haine et esprit de vengeance à n'en plus finir ; la critique de la société , quand Tobby , l'homosexuel , qui ne s'en cache pas bien au contraire , raconte que son père le préfère mort sur le chant d'honneur .
    Les préparatifs de l'expédition sont presque hilarants , les Américains ont l'impression d'aller en Safari , toutes ces choses font que j'ai quand même quelques points positifs sur ce livre car l'auteur essaye d'être objectif dans la description des personnages . J'avoue que les premières pages ne m'ont pas plu et que j'ai lu certaines pages en diagonale , mais pour tout ce que j'ai décrit précédemment , je suis quand même contente de l'avoir lu , une lecture détente qu'il faut prendre pour ce qu'elle est .
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par BRIGITTEB, le 08 novembre 2011

    BRIGITTEB
    J'avais adoré Mille Femmes blanches, il y a plusieurs années de cela. "La Fille sauvage" me parait aujourd'hui plus fade, plus romancé, mais peut-être ai-je changé et mes goûts aussi. Ce livre reste un grand plaisir de lecture en même temps qu'un témoignage sur le peuple des Apaches exterminé par les Blancs qui les considéraient comme des sauvages. On se plaît à (re) découvrir une culture disparue qui loin d'être sauvage apparaît aujourd'hui comme une leçon de sagesse dans un monde à la dérive...
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Iluze, le 30 septembre 2010

    Iluze
    Pendant quasi tout ce roman, j'ai eu l'impression d'être à côté de la plaque. Je n'arrivais pas à m'émouvoir de ce qui se passait dans ce livre. Je ne m'ennuyais pas mais je n'étais pas plus enchantée que ça de retrouver chaque soir Ned, la niña, Tolley l'homosexuel, Margaret l'anthropologue et tous les autres. J'ai trouvé ces personnages un peu caricaturaux. Je vous les présente en mil : Ned est le héros de l'histoire, jeune photographe en quête d'aventure et avec une naïveté d'enfant. Bref, le jeune premier. A côté, Tolley est un riche américain homosexuel. C'est une vrai tata... Ben oui difficile de dire autrement. Margaret a toujours son point de vue scientifique a posé vu qu'elle est anthropologue. Il y a aussi les scouts Joseph et Albert des apaches "convertis" et l'anglais au service de tout ce personnel.

    J'ai aussi eu un peu de mal avec le style. Je ne sais trop dire pour quoi mais il ne facilite pas la lecture rapide comme je l'aime. C'était donc plutôt lent et c'est peut-être pourquoi j'ai eu du mal à rentrer dans le roman.

    L'histoire met aussi longtemps à démarrer. Durant la première moitié, il ne se passe vraiment rien. Mais voilà que 50 pages à la fin -il était vraiment temps- j'accroche enfin. Je veux absolument savoir ce qui se passe. Je suis enfin dedans ! Mais voilà, la fin est déjà là et elle n'est pas vraiment à mon goût.

    C'est donc un avis en demi-teinte que je dresse ici. Ce livre qui m'a laissé indifférente pendant 300 pages se transforme en chouette roman pour les 50 dernières. Ce n'est donc pas un franc succès. J'ai entendu dire que Milles femmes blanches est meilleur. J'ai envie de m'en faire ma propre idée...

    Lien : http://iluze.over-blog.com/article-jim-fergus-la-fille-sauvage-58014..
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Citations et extraits

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  • Par Thaleia, le 22 mai 2012

    Il ne restait plus que la niña et moi. Elle me regarda d’un air hésitant, puis vit le groupe qui s’éloignait.
    Je dis : « Vete. Vete con ellos …
    - ¿ No vienes conmigo, marido mío ?
    - No puedo. Je ne peux pas.
    - ¿ Porque no ?
    Je dis : » Ven conmigo. »
    […]
    Elle leva les yeux en direction des coups de feu et les reposa sur moi. Elle hocha tristement la tête : « No puedo » dit-elle. (p.428-429)
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  • Par Thaleia, le 21 mai 2012

    Vous arrivez chez nous , Oeil-Blanc, avec vos armées, vos fusils, vos canons. Vous nous volez nos terres, vous massacrez tous les Indiens qui encombrent votre route et vous parquez ce qui reste dans les réserves. Et ensuite vous nous demandez de nous battre loyalement?
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  • Par Thaleia, le 21 mai 2012

    Big Wade prétend que, contrairement au photographe, l'appareil ne peut pas mentir. Que celui qui s'en sert n'a qu'une seule responsabilité :la vérité. (p.171)
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  • Par LiliGalipette, le 21 octobre 2011

    « La nina bronca, pauvre petite créature affamée, lovée en position fœtale sur les dalles en pierre d’une cellule mexicaine, son corps nu traversé par l’ombre des barreaux qui dessine sur elle l’uniforme d’un forçat. » (p. 177)
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Aela, le 12 juillet 2011

    Daalk’ida ‘aguudza’ – il y a bien longtemps. Elle rêve que Tze-gu-juni, sa tante, est en train de la laver pour la cérémonie de la puberté, qu’elle lui chante les chants rituels d’une voix douce et basse. Femme-Peinte-en-Blanc, mère de tous les Apaches. Cinq mille ans et deux cents générations plus tôt, tu es déjà parmi nous, à la fois homme et femme, enfant et aïeule, chasseur et mère nourricière, vêtue des peaux épaisses des mastodontes, tandis que nous glissons dans le blizzard sur les plaines gelées de Sibérie.
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Jim Fergus présente son roman Marie-Blanche .
Jim Fergus présente son roman Marie-Blanche, à paraître aux éditions Pocket le 3 mai 2012.








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