ISBN : 2253112283
Éditeur : Le Livre de Poche (2005)


Note moyenne : 3.62/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Un jeune guitariste de blues est le témoin -et l’acteur- d’une partie de billard historique qui oppose à Chicago le champion invisible Willi Hope et le terrible Al Capone. Chaque coup marqué est scandé, soutenu par les accords du blues, jusqu’à un point quasiment imposs... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par Nanne, le 02 août 2010

    Nanne
    Trois rendez-vous pour raconter trois univers, dans trois villes mythiques des États-Unis – Chicago, New-York, Las Vegas -, à trois périodes charnières du 20ème Siècle. "Billard blues" raconte des histoires de billard, de poker sur fond de blues, de jazz, dans des clubs semi-clandestins ou des casinos pour milliardaires.Chicago, Noël 1930, au « Billard Blues Club ». Pour bien jouer le blues, il faut avoir des tripes, la bonne couleur de peau, un passé d'esclave dans le Sud des États-Unis et surtout porter tout le poids de la mélancolie de ces lieux. Si tu possèdes ses trois éléments en toi, alors tu peux jouer le blues, lui faire rendre toute la beauté, la puissance, la violence de l'existence. le joueur de blues du Billard blues Club détient tout cela, et plus encore. Pensez donc. Noir, sans diplômes, sans argent. Encore un inconnu à cette date. Chicago était sa seule planche de salut pour jouer le blues comme il le ressentait, le vivait. Parce que le blues, c'était sa vie. Il arrive parfois que dans son métier de musicien on partage des instants d'exception grâce au blues et à une partie de billard.

    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2010/08/around-midnight.html
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    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison, le 01 février 2012

    le_Bison
    Parfois, il ne faut pas grand-chose au bonheur des gens. Quelques notes de blues, et cela change la vie. Affalé sur mon tabouret fétiche du « Billard Blues », j'assiste à une partie de billard mémorable entre deux vraies légendes, Willie Hoppe et al Capone. Chicago, année 30, le whisky de contrebande et le coup fumeux du Diamond Drink… Une guitare vient combler l'atmosphère du club. Cela pourrait être celle de Muddy Waters, de Sonny Boy Williamson ou de Lightnin' Hopkins… Peu importe, le blues est là et déchire l'âme qui sommeille en moi pendant que je m'enfile pintes de bières et shots de whisky frelaté. C'est ce qu'il faut retenir de cette histoire ? La vie est faite de blues, mais pour bien la comprendre, il faut ressentir le soleil brûler votre peau dans les champs de coton et ainsi ressentir la mélancolie de l'esclave qui s'échappe de sa misère en prenant sa guitare et en jouant sa complainte sur trois accords. Alors la vie devient belle, émouvante et libre ! Et ce soir, en repensant à cette partie de billard, je me sers un verre de bourbon et j'écoute… John Lee Hooker !

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=1334
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    • Livres 4.00/5
    Par lisalor, le 12 octobre 2010

    lisalor
    Je ne savais pas quand j'ai commencé ce livre que c'était des nouvelles, je n'en suis pas trop friande mais finalement j'ai passé un bon moment de lecture. Un retour dans les années 30 sur fond de blues, de poker et de billard au temps de la prohibition, des jeux d'argent et des gros cigares

    Lien : http://lisalor.loulou.over-blog.com/article-billard-blues-de-maxence..
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Citations et extraits

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  • Par le_Bison, le 01 février 2012

    Le jazz. Voilà la raison principale de la vie de Max Coleman. Il l’avait dans le sang. Pourtant il était blanc, pas noir, ni même afro-américain ou métis. Tout ce qu’il y a de plus blanc. Et cependant il avait un sens terrible du phrasé musical, beaucoup d’originalité dans ses improvisations et un swing éblouissant.
    Le swing. Voilà le maître mot. Sans le swing, le jazz n’existerait probablement pas. C’est ce qui balance, ce qui vous force à claquer des doigts, à danser, à vivre la musique comme seul le jazz sait le faire.
    Le sax, le jazz et le swing. Les trois moteurs de la vie de Coleman. Sans oublier l’alcool. Avec ça on peut vraiment commencer.
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  • Par Nanne, le 02 août 2010

    Et voilà, ça commence tous les soirs comme ça, avec un air de blues, un morceau de Muddy Waters, de Big Bill Broonzy, de Sonny Boy Williamson, de Lightnin'Hopkins ou d'un autre grand, peu importe, mais toujours et uniquement du blues ! Parce que, ici, ce n'est pas la simple arrière-salle d'un club de billard à la noix, non, mais un lieu magique, tout au bout de la route du blues, à Chicago, au Septième Ciel de la musique noire, quelque part dans l'univers infini de la vraie vie, là où la musique se joue à tous les coins de rues … Et on y vient d'abord pour écouter du blues ! Pas n'importe quel blues. Juste celui qui arrache les tripes et fait couler les larmes, celui qui vous tient debout et vous fiche par terre en même temps. Le blues qui vient du Sud, de Louisiane, du Mississippi, et qui est remonté lentement vers le Nord, de guitare en harmonica, au rythme lancinant de ses douze mesures, passant par Memphis, Nashville, Saint-Louis et Chicago !
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  • Par Morriszapp, le 11 août 2009

    Tout ce qu’on peut supposer, c’est qu’elle [la mélancolie] est née sous le ciel lointain du Mississipi. Et qu’il lui faut pour grandir une peau noire, et aussi une vie d’esclave brûlée au soleil des champs de coton. Alors, oui, un matin l’esclave s’arrête là, en plein milieu de son labeur, s’assoit par terre, prend une guitare ou Dieu sait quel instrument, et se met à psalmodier toute l’étendue de sa misère, ce truc indéfinissable, cette complainte sur trois accords, une harmonique constante sur un rythme à quatre temps. Que soudain de jouer ça, sa vie n’est plus de la tristesse, non, la tristesse c’était plutôt ce qu’il ressentait avant, quand il travaillait dans le champ de coton, mais de la mélancolie, déjà du blues, de la beauté, quoi ! (p. 13)
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  • Par le_Bison, le 01 février 2012

    Pas n’importe quel blues. Juste celui qui arrache les tripes et fait couler les larmes, celui qui vous tient debout et vous fiche par terre en même temps. Le blues qui vient du Sud, de Louisiane, du Mississipi, et qui est remonté lentement vers le Nord, de guitare en harmonica, au rythme lancinant de ses douze mesures passant par Memphis, Nashville, Saint Louis et Chicago !
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  • Par le_Bison, le 01 février 2012

    Quand tu possèdes la musique, tu possèdes tout. Le blues, c’est un don du ciel, quelque chose qui coule dans tes veines, qui te nourrit et te remplit l’âme.
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