ISBN : 2020385805
Éditeur : Seuil (2000)


Note moyenne : 4.15/5 (sur 133 notes) Ajouter à mes livres
La réussite d'un premier roman se mesure souvent à son originalité, à l'effet de surprise. Mais si la surprise est bien présente à travers ce beau texte de Maxence Fermine, elle se manifeste par des voies inattendues : discrétion,... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par sylvaine, le 26 décembre 2011

    sylvaine
    Premier roman de Maxence Fermine ce texte m'a ravie.Roman, vraiment? Long poème en prose me semble mieux approprié .Japon ,ile de Hokkaido, Yuko , fils d'un prêtre shintoiste , choisit de devenir poète.La Neige qui recouvre fréquemment ces terres du nord du Japon est pour lui une source d'inspiration .Il compose ses haiku ,petits poèmes japonais riches de leurs trois vers et dix-sept syllabes.Pas une de plus.
    Avant de rejoindre la cour impériale ,il se doit de parfaire sa formation et traverse tout le Japon pour rejoindre Soseki, grand poète et peintre afin de recevoir son enseignement..
    En un texte très court ;Maxence Fermine nous emporte dans un autre univers.Son écriture épurée , ce monde de poésie où la beauté prime sur tout et l'amour sur le reste m'ont émerveillée .En lisant ce livre je me suis offert quelques heures de Paradis.
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    Critique de qualité ? (21 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 25 mai 2011

    cicou45
    Bref roman très facile à lire puisque les chapitres sont extrêmement courts et l'écriture d'une fluidité ensorcelante. L'histoire se déroule au Japon à la fin du XIX ème siècle et le jeune Yuko d écide de s'initier à l'art du haïku grâces aux leçons et conseils du maître Soseki. le titre du roman fait allusion à une jeune française, funambule de métier et immigré au Japon, qui tombera follement amoureuse de Soseki, amour qui sera d'ailleurs partagé puisque ce dernier l'épousa. Qu'adviendra-t-il de cet amour, sera -t-il plus fort que la mort ?
    Roman très puissant puisqu'il a=borde à la fois les thèmes de l'art, de l'amour mais aussi de la vie et de la mort. Premier roman de Maxence Fremine qui, de mon humble avis, fut une véritable réussite. Les mots sont glissants, tels ceux que l'on rencontre dans les haïkus et pourtant remplis de réflexion philosophique. À découvrir !
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par fee-tish, le 03 décembre 2011

    fee-tish
    Un court livre de 96 pages, comme une éloge à la Neige. La Neige comme élément naturel, parfois éphémère, parfois pérenne. La Neige comme un tableau blanc vierge sur lequel on peut tout imaginer. La Neige également comme un environnement de conservation éternelle.
    Ce roman philosophique, nous parle de Japon, d'art, d'haïku, de Neige et surtout d'amour.
    Yuko commence sa compréhension de la nature par l'art des haïku, ces courts poèmes de trois lignes et de dix-sept syllabes. Il nous en livre plusieurs, dont le sens n'est pas toujours très clair, puisqu'il se révèle avant tout aux "âmes poétiques". de là, Yuko début un cheminement qui va lui faire rencontrer Soseki, un maître qui doit lui apprendre la couleur ; ses haïku étant très beaux mais sans relief.
    Mais plus que l'art, Soseki va lui ouvrir les yeux pour à la fois s'ouvrir aux autres et découvrir l'amour. L'amour comme moteur artistique et spirituel.
    Ce roman est écrit dans un style très poétique, presque musical. L'auteur nous livre une fable pleine de beauté.
    J'ai beaucoup aimé la qualification de la Neige, presque une personnification parfois.
    Que dire de plus sur un si petit livre ? Il faut le lire pour le découvrir vraiment !
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 24 mai 2011

    brigittelascombe
    C'était en avril 2010, un vendredi, journée repos, journée plaisir, journée promenade aussi, une balade hebdomadaire que je m'octroie histoire de m'aérer un peu. Giens. Presqu'ile du presque bout du monde.
    La paix qui nimbe tout et vous étreint. Regard posé vers l'infini. Ce jour là, face à la mer, face au mistral j'ai lu 'Neige'. J'ai lu et j'ai vécu 'Neige' dont la trame se déroule au Japon, pour sa beauté à l'état pur, pour sa poésie.
    Bijou ciselé de main de maître, limpide comme une eau de source, une fleur de cerisier, un simple haïku, une pleine lune, un sein laiteux, une plume d'ange,un flocon léger.
    Un livre à lire et à relire, où l'auteur parle de la fragilité des êtres et des choses. Un livre où le maître dit à l'élève dont l'inspiration est 'Neige' et rien d'autre.
    "La couleur est en toi, la lumière est en toi, liées à la beauté de l'âme. du néant extirpe la quintessence de l'Art"
    Et lorsqu'au mot fin j'ai levé la tête, j'ai pris l'azur du ciel, le bleu mauve de la mer aux vaguelettes d'argent, j'ai pris le vert de Porquerolles qui se pavanait à l'horizon,j'ai pris la lumière du paysage tissée de fils d'or pour les engranger dans ma tête...mais ils y étaient déjà
    Alors,j'ai marqué ce jour d'une simple pierre blanche laissée sur mon chemin.
    L'essentiel c'est d'y croire pas vrai?
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Zazette97, le 04 juin 2011

    Zazette97
    "Neige" est le premier roman de l'écrivain français Maxence Fermine, paru en 1999.
    L'auteur nous emmène dans le Japon du 19ème siècle, à la rencontre de Yuko Akita, un jeune homme de 17 ans qui décide, contre la volonté de son père prêtre, de préférer la poésie à l'armée ou à la religion.
    Deux mots gouvernent alors le quotidien de Yuko : haikus (courts poèmes de 3 vers et de 17 syllabes) et Neige.
    Au printemps, alors que Yuko achève son 77ème haiku consacré à la Neige, le poète officiel de la cour lui rend visite et découvre avec émerveillement les écrits de Yoko.
    Seule ombre au tableau : ses poèmes manquent de couleur.
    Yoko reste inflexible. Fermement décidé à faire lire à l'empereur 10 000 syllabes exclusivement dédiées à la Neige, le jeune homme se donne 7 ans avant de franchir le seuil du palais impérial.
    Le poète de la cour revient au printemps suivant et réussit à le convaincre de rendre visite à Soseki, celui qui fut son maître et sera celui de Yoko...
    A son contact, Yoko prend conscience que ce vieillard aveugle a beaucoup plus de choses à lui apprendre qu'il ne le croyait et que lui aussi a un jour aimé une femme. Une funambule prénommée... Neige.
    Un roman de circonstance vu les conditions climatiques actuelles... Moi qui d'ordinaire ai toujours aimé la Neige et sa façon si singulière d'embellir les paysages même les plus sinistres, j'avoue avoir passé toute la semaine à pester contre cette même mélasse, cause de pieds paralysés, de robi-nez et de pètage de tronche à répétition (répétition signifiant bien entendu ici "plusieurs fois", je n'ai pas l'ambition de figurer dans le prochain "Holiday on ice" ni même dans le bêtisier de "Videogag" d'ailleurs...).
    Bref. C'est donc confortablement assise contre le radiateur, loin de tout danger, que j'ai découvert avec plaisir ce court roman de Maxence Fermine.
    Si vous n'aimez pas la Neige ( je veux dire même au chaud chez vous), passez directement votre chemin car ce récit est bel et bien une ode à la poudreuse (évidemment, l'auteur s'abstient de mentionner les aspects décrits par ma catastrophique personne...).
    Il est également question d'une belle histoire d'amour ou plutôt de deux histoires d'amour croisées mais je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher votre bon plaisir.
    Mais plus que cela, "Neige"est également un petit conte philosophique qui invite le lecteur à prendre son temps, à se regarder vivre, à contempler la nature et ce qu'elle a à lui offrir, à réfléchir à l'art qui ne se trouve pas seulement dans les musées mais tout autour de lui ou mieux, en lui.
    A l'image des haikus dont il est question dans tout le roman, l'auteur nous offre ici un court roman aux phrases concises et aux chapitres espacés, une tentative de saisir cette Neige si éphémère et l'occasion de laisser au lecteur le temps de la réflexion tandis que la magie opère.
    J'ai retrouvé dans "Neige" cette même poésie qui m'avait tant plue dans "Soie" d'Alessandro Baricco.
    Si vous n'avez encore lu ni l'un ni l'autre, n'attendez plus! Voilà deux lectures assurément magnifiques!

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2010/01/neige-maxence-fermine.html
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Citations et extraits

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  • Par MarcBibliotheca, le 03 novembre 2009

    En vérité, le poète, le vrai poète, possède l'art du funambule. Écrire, c'est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d'un poème, d'une oeuvre, d'une histoire couchée sur un papier de soie. Écrire, c'est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre. Le plus difficile, ce n'est pas de s'élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de sa plume, sur le fil du langage. Ce n'est pas non plus d'aller tout droit, en une ligne continue parfois entrecoupée de vertiges aussi furtifs que la chute d'une virgule, ou que l'obstacle d'un point. Non, le plus difficile, pour le poète, c'est de rester continuellement sur ce fil qu'est l'écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur du rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu'un instant, de la corde de son imaginaire. En vérité, le plus difficile, c'est de devenir un funambule du verbe.
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  • Par Neigeline, le 04 mars 2009

    Ecrire, c'est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d'un poème, d'une oeuvre, d'une histoire couchée sur un papier de soie. Ecrire, c'est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre. Le plus difficile ce n'est pas de s'élever du sol et de tenir en équilibre aidé du balancier de sa plume, sur le fil du langage. Ce n'est pas non plus d'aller tout droit, en une ligne continue parfois entrecoupée de vertiges aussi furtifs que la chute d'une virgule, ou que l'obstacle d'un point. Non, le plus difficile, pour le poète, c'est de rester continuellement sur ce fil qu'est l'écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur du rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu'un instant, de la corde de son imaginaire. En vérité, le plus difficile, c'est de devenir le funambule du verbe.
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  • Par moune, le 13 septembre 2010

    En vérité, le poète, le vrai poète, possède l'art du funambule. Écrire, c'est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d'un poème, d'une oeuvre, d'une histoire couchée sur un papier de soie. Écrire, c'est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre. Le plus difficile, ce n'est pas de s'élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de sa plume, sur le fil du langage. Ce n'est pas non plus d'aller tout droit, en une ligne continue parfois entrecoupée de vertiges aussi furtifs que la chute d'une virgule, ou que l'obstacle d'un point. Non, le plus difficile, pour le poète, c'est de rester continuellemnt sur ce fil qu'est l'écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur du rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu'un instant, de la corde de son imaginaire. En vérité, le plus difficile, c'est de devenir un funambule du verbe.
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  • Par MarcBibliotheca, le 03 novembre 2009

    - La poésie n'est pas un métier. C'est un passe-temps. Un poème, c'est une eau qui s'écoule. Comme cette rivière.
    Yuko plongea son regard dans l'eau silencieuse et fuyante. Puis il se tourna vers son père et lui dit :
    -C'est ce que je veux faire. Je veux apprendre à regarder passer le temps.
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  • Par Florel, le 12 avril 2011

    Neige était devenue funambule par souci d’équilibre. Elle, dont la vie se déroulait comme un fil tortueux, entrelacé de nœuds que nouaient et dénouaient la sinuosité du hasard et de la platitude de l’existence, excellait dans l’art subtil et périlleux consistant à évoluer sur une corde raide.

    Elle n’était jamais aussi à l’aise que lorsqu’elle marchait à mille pieds au dessus du sol. Droit devant elle. Sans jamais s’écarter d’un millimètre de sa route.

    C’était son destin.

    Avancer pas à pas.

    D’un bout à l’autre de la vie.
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