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ISBN : 4621002260
Éditeur : Le Livre qui parle (01/05/2012)
Édition audio (Voir tous les livres audio)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 647 notes)
Résumé :
"C'était une nuit de pleine lune, on y voyait comme en plein jour. Une armée de nuages aussi cotonneux que des flocons vint masquer le ciel. Ils étaient des milliers de guerriers blancs à prendre possession du ciel. C'était l'armée de la neige."

Au Japon, à la fin de XIXe siècle, le jeune Yuko s'adonne à l'art difficile du haïku. Désireux de perfectionner son art, il traverse les Alpes japonaises pour rencontrer un maître. Les deux hommes vont alors n... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (158) Voir plus Ajouter une critique
marina53
20 juin 2013
★★★★★
★★★★★
Yuko est un jeune de 17 ans qui a deux passions dans la vie: les haïku et la neige, ce qui ne plait guère à son père. Pour pouvoir les assouvir, il fait ses poèmes sur le thème de la neige, rien que de la neige. Tenant tête à son père qui veut que son fils fasse autre chose dans la vie, il lui promet de n'écrire que 77 haïku pendant 6 mois de l'année et de ne rien faire le reste du temps. Un jour, le poète officiel de la cour vient voir le père de Yuko et ce dernier lui fait lire les haïku de son fils. Il est tout simplement émerveillé devant tant de beauté et de talent mais se demande pourquoi ils ne parlent que de neige et de blanc et pense donc qu'ils manquent de couleur. Au printemps suivant, il revient accompagné d'une très belle femme. Lui expliquant que ses poèmes manquent de couleur, il lui demande si Yuko sait également peindre, danser, calligraphier et composer. Suite à une réponse négative du jeune homme, il lui propose d'apprendre la couleur auprès du grand maître Soseki. Quelle n'est pas sa surprise de constater que ce dernier est aveugle! de grandes et belles surprises attendent le jeune homme...
Premier roman de Maxence Fermine et quel roman! C'est beau, tendre, lyrique, frais, apaisant, touchant et floconneux. A l'instar des haïku, ce roman est une véritable prose qui se lit d'une traite. le charme et le calme japonais se font bien ressentir. L'auteur nous livre une oeuvre qui traite de l'amour, de la passion, de la jeunesse et de la vieillesse tout en délicatesse et légèreté comme un flocon de neige. Tout cela ajouté à une écriture presque magique, ensorcelante, travaillée, riche et épurée. Ce roman est un véritable conte qui invite le lecteur à regarder passer le temps...
Pur comme la Neige...
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manU17
17 avril 2012
★★★★★
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Un moment de grâce…
Voilà ce que m'inspire la lecture de Neige, le premier roman de Maxence Fermine. Je devrais dire LES lectures car je l'ai lu plusieurs fois et je le relirai encore, c'est certain. Je le garde sur ma table de chevet pour pouvoir à l'occasion en relire quelques passages.
De la poésie…
J'y ai découvert l'art difficile du haïku que je ne connaissais pas. le haïku est un petit poème de trois vers respectivement de cinq, sept et cinq syllabes. Je n'ai qu'une envie maintenant le découvrir encore davantage. de plus, l'écriture de Maxence Fermine est pleine de poésie. Elle n'est que poésie, finesse, délicatesse, raffinement, subtilité... Une écriture épurée, aérienne, belle, en écho à la pureté de la neige, à la beauté de Neige
De la découverte…
On accompagne Yuko Akita à la découverte « des couleurs de la neige ». Il fait aussi une découverte plus concrète qui donne tout son sens à sa quête initiatique et surtout à sa rencontre avec le vieux poète Soseki. Ces deux-là étaient fait pour se rencontrer et chacun apportera à l'autre ce qu'il attendait…
De la réflexion…
Ce petit livre m'a beaucoup fait réfléchir. Tout y est source de questionnement, réflexion, de méditation peut-être… A chaque page, on y trouve moult citations sur lesquelles on voudrait s'arrêter. Chaque phrase est subtilement choisie. On est emporté, on se laisse bercer par le texte par sa simplicité… Comme une évidence…
Et ensuite, pour moi, le plus dur restait à faire, vous parler de ce livre. Que vais-je en dire ? Comment vais-je le dire ? Comment en parler ? Comment donner envie ? Comment vous convaincre que vous devez le lire, que vous ne le regretterez pas, qu'au minimum vous allez passer un agréable moment de lecture ?
Donc autant être bref, en un mot, non plutôt en deux : lisez-le !

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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rabanne
23 octobre 2016
★★★★★
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Un magnifique petit roman-conte, emprunt d'une grande sagesse, de poésie et de sensualité.
Un récit qui nous propulse au coeur du 19e siècle nippon. Trois vers et dix-sept syllabes composent un haïku. Yuko a trouvé sa voie, il veut maitriser cet art. La neige deviendra sa muse, initiatrice, obsédante, charnelle...
La fluidité et la maîtrise de la plume m'ont envoûtée. Alors que, dans le même genre, Soie de Barrico m'avait laissée sur ma faim, Neige m'a profondément touchée.
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palamede
09 janvier 2017
★★★★★
★★★★★
J'avais adoré Soie d'Alessandro Baricco,
pour les mêmes raisons j'ai aimé Neige, profondément.
Leur douceur, leur sensibilité, leur poésie enveloppante en font des oeuvres qui laissent une trace tenace,
des instants de lecture hors du temps,
beaux et sereins,
qui suspendent tout le reste.
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Cricri124
19 février 2017
★★★★★
★★★★★
"La poésie n'est pas un métier. C'est un passe-temps. Un poème, c'est une eau qui s'écoule. Comme cette rivière. Yuko plongea son regard dans l'eau silencieuse et fuyante. Puis il se tourna vers son père et lui dit : C'est ce que je veux faire. Je veux apprendre à regarder passer le temps."
Dans le japon du XIXème siècle, alors que son père voulait que Yuko devienne prêtre ou militaire comme la tradition familiale l'exige, Yuko s'obstine: il veut "apprendre à regarder passer le temps" et se dédier à ses 2 passions, les haïkus et la neige.
"La neige est un poème. Un poème qui tombe des nuages en flocons blancs et légers."
Remarqué par le poète officiel de l'empereur, il observe cependant que ses haïkus manquent de couleur. Il lui suggère alors de se rendre auprès du grand maître Soseki pour perfectionner son art. Un voyage qui lui réservera bien des surprises et des émotions.
Un conte très court mais féérique. le parcours initiatique de ce jeune poète de 17 ans à la recherche de la perfection absolue de son art scintille de mille cristaux de glace. L'écriture délicatement poétique et imagée, irradie de pureté et d'une blancheur immaculée qui se colorent d'amour. Elle déploie les ailes de l'imagination et nous fait planer en suspension hors du temps. Un très agréable moment de détente.
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Citations & extraits (170) Voir plus Ajouter une citation
Eve-YesheEve-Yeshe18 mars 2017
C’est dans le noir le plus profond que Soseki a peint la blancheur, à découvert la pureté. Ensuite, il a découvert que la vraie lumière et les vraies couleurs demeurent à jamais intrinsèquement liées à la beauté de l’âme.
Commenter  J’apprécie          280
Eve-YesheEve-Yeshe17 mars 2017
La poésie est avant tout la peinture, la chorégraphie, la musique et la calligraphie de l’âme. Un poème est un tableau, une danse, une musique et l’écriture de la beauté tout à la fois. Si tu désires devenir un maître, il te faudra posséder le don d’artiste absolu.
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scriptascripta15 mars 2017
Et ils s'aimèrent l'un et l'autre
Suspendus sur un fil
De neige.
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leluezleluez14 octobre 2012
En vérité, le poète, le vrai poète, possède l’art du funambule. Écrire, c’est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d’un poème, d’une œuvre, d’une histoire couchée sur un papier de soie. Écrire, c’est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre. Le plus difficile, ce n’est pas de s’élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de sa plume, sur le fil du langage. Ce n’est pas non plus d’aller tout droit, en une ligne continue parfois entrecoupée de vertiges aussi furtifs que la chute d’une virgule, ou que l’obstacle d’un point. Non, le plus difficile, pour le poète, c’est de rester continuellement sur ce fil qu’est l’écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur du rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu’un instant, de la corde de son imaginaire. En vérité, le plus difficile, c’est de devenir un funambule du verbe.
+ Lire la suite
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MarcBibliothecaMarcBibliotheca03 novembre 2009
En vérité, le poète, le vrai poète, possède l'art du funambule. Écrire, c'est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d'un poème, d'une oeuvre, d'une histoire couchée sur un papier de soie. Écrire, c'est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre. Le plus difficile, ce n'est pas de s'élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de sa plume, sur le fil du langage. Ce n'est pas non plus d'aller tout droit, en une ligne continue parfois entrecoupée de vertiges aussi furtifs que la chute d'une virgule, ou que l'obstacle d'un point. Non, le plus difficile, pour le poète, c'est de rester continuellement sur ce fil qu'est l'écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur du rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu'un instant, de la corde de son imaginaire. En vérité, le plus difficile, c'est de devenir un funambule du verbe.
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