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ISBN : 4621002260
Éditeur : Le Livre qui parle (2012)

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Note moyenne : 4.05/5 (sur 451 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"C'était une nuit de pleine lune, on y voyait comme en plein jour. Une armée de nuages aussi cotonneux que des flocons vint masquer le ciel. Ils étaient des milliers de guerriers blancs à prendre possession du ciel. C'était l'armée de la neige."

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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 20 juin 2013

    marina53
    Yuko est un jeune de 17 ans qui a deux passions dans la vie: les haïku et la Neige, ce qui ne plait guère à son père. Pour pouvoir les assouvir, il fait ses poèmes sur le thème de la Neige, rien que de la Neige. Tenant tête à son père qui veut que son fils fasse autre chose dans la vie, il lui promet de n'écrire que 77 haïku pendant 6 mois de l'année et de ne rien faire le reste du temps. Un jour, le poète officiel de la cour vient voir le père de Yuko et ce dernier lui fait lire les haïku de son fils. Il est tout simplement émerveillé devant tant de beauté et de talent mais se demande pourquoi ils ne parlent que de Neige et de blanc et pense donc qu'ils manquent de couleur. Au printemps suivant, il revient accompagné d'une très belle femme. Lui expliquant que ses poèmes manquent de couleur, il lui demande si Yuko sait également peindre, danser, calligraphier et composer. Suite à une réponse négative du jeune homme, il lui propose d'apprendre la couleur auprès du grand maître Soseki. Quelle n'est pas sa surprise de constater que ce dernier est aveugle! de grandes et belles surprises attendent le jeune homme...
    Premier roman de Maxence Fermine et quel roman! C'est beau, tendre, lyrique, frais, apaisant, touchant et floconneux. A l'instar des haïku, ce roman est une véritable prose qui se lit d'une traite. le charme et le calme japonais se font bien ressentir. L'auteur nous livre une oeuvre qui traite de l'amour, de la passion, de la jeunesse et de la vieillesse tout en délicatesse et légèreté comme un flocon de Neige. Tout cela ajouté à une écriture presque magique, ensorcelante, travaillée, riche et épurée. Ce roman est un véritable conte qui invite le lecteur à regarder passer le temps...
    Pur comme la Neige...
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    • Livres 5.00/5
    Par manU17, le 17 avril 2012

    manU17
    Un moment de grâce…
    Voilà ce que m'inspire la lecture de Neige, le premier roman de Maxence Fermine. Je devrais dire LES lectures car je l'ai lu plusieurs fois et je le relirai encore, c'est certain. Je le garde sur ma table de chevet pour pouvoir à l'occasion en relire quelques passages.
    De la poésie…
    J'y ai découvert l'art difficile du haïku que je ne connaissais pas. le haïku est un petit poème de trois vers respectivement de cinq, sept et cinq syllabes. Je n'ai qu'une envie maintenant le découvrir encore davantage. de plus, l'écriture de Maxence Fermine est pleine de poésie. Elle n'est que poésie, finesse, délicatesse, raffinement, subtilité... Une écriture épurée, aérienne, belle, en écho à la pureté de la Neige, à la beauté de Neige
    De la découverte…
    On accompagne Yuko Akita à la découverte « des couleurs de la Neige ». Il fait aussi une découverte plus concrète qui donne tout son sens à sa quête initiatique et surtout à sa rencontre avec le vieux poète Soseki. Ces deux-là étaient fait pour se rencontrer et chacun apportera à l'autre ce qu'il attendait…
    De la réflexion…
    Ce petit livre m'a beaucoup fait réfléchir. Tout y est source de questionnement, réflexion, de méditation peut-être… A chaque page, on y trouve moult citations sur lesquelles on voudrait s'arrêter. Chaque phrase est subtilement choisie. On est emporté, on se laisse bercer par le texte par sa simplicité… Comme une évidence…
    Et ensuite, pour moi, le plus dur restait à faire, vous parler de ce livre. Que vais-je en dire ? Comment vais-je le dire ? Comment en parler ? Comment donner envie ? Comment vous convaincre que vous devez le lire, que vous ne le regretterez pas, qu'au minimum vous allez passer un agréable moment de lecture ?
    Donc autant être bref, en un mot, non plutôt en deux : lisez-le !


    Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.fr/2012/04/neige.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Coriolis, le 30 janvier 2015

    Coriolis
    Yuko a dix-sept ans, l'âge d'être encore déraisonnable. Les heures de sa jeunesse s'écoulent lentement sur l'île d'Hokkaido auprès de son père, un prêtre shintoïste. le jeune homme ne veut pas se conformer aux traditions des siens, les Akita. Il préfère les rimes à la prêtrise ou la guerre. Il sera poète et excellera dans l'art du haïku. Pour parfaire son éducation, il traverse le Japon et se rend auprès de Soseki, un artiste aveugle reconnu de tous. Yuko a du talent mais ne parvient pas à habiller ses écrits de couleurs. Il est obsédé par la Neige, habité par elle et par son infinie pureté. Tous ses haïkus sont exclusivement dédiés à sa splendeur et il se perd en contemplation dans sa troublante blancheur. La Neige : cette immensité virginale qui caresse langoureusement les cerisiers endormis par l'Hiver. Cette séductrice mordante qui refroidit les cœurs. Ce manteau scintillant et pur qui enveloppe le monde comme le ferait une mère protectrice. Ce tapis ivoirien qui épouse étroitement la terre durant une étreinte saisonnière. La Neige est tout cela à ces yeux : douce, indomptée, insaisissable, caressante, charnelle et réveille par-dessus tout ses premiers émois.Sur la route qui le mènera vers son apprentissage, Yuko fait une rencontre inattendue et tout en étrangeté. Il découvre, sur le flanc d'une montagne, le corps d'une femme de type caucasien pris dans un sarcophage de glace. Sa beauté est surnaturelle et Yuko se voit dévasté par un amour furieux et inconditionnel. Il plante symboliquement une croix, près de cet endroit, identique à celle qui meurtrira à jamais son cœur envoûté.Vient le temps de la rencontre avec Soseki. Celle d'un maître et de son disciple, celle de la sagesse et de la candeur, celle de la couleur et de la blancheur. L'enseignement du maître ira bien au-delà de ses attentes. Yuko sera les yeux de Soseki et le vieil aveugle, lui ouvrira les portes de la clairvoyance. Mais dans le Japon fabuleux du dix-neuvième siècle où les samouraïs légendaires et les histoires d'amour passionnées ne sont que lieux communs, il est à parier que le Destin a déjà secrètement œuvré pour que Rencontres, Émotions et Poésie servent ses desseins ; rien n'arrive au hasard.
    Premier roman de Maxence Fermine, Neige porte en lui toutes les magnificences de ce Japon inconnu. Son écriture fait écho à l'art japonais et l'on retrouve avec plaisir tout le manichéisme qui le caractérise : sobriété et recherche, pudeur et sensualité, simplicité et minutie. Neige est avant tout une intrusion furtive et feutrée dans l'Asie d'hier, une invite au voyage, à la sérénité et un appel à la poésie.
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    • Livres 4.00/5
    Par araucaria, le 02 décembre 2012

    araucaria
    Magnifique! Je ne m'attendais pas à un tel texte. C'est une oeuvre très épurée, sans nul doute pour se rapprocher de la simplicité du haïku. Ce roman très mince est un concentré de poésie. Un roman qui sort des sentiers battus. C'est tout simplement élégant et beau.

    Lien : http://araucaria.20six.fr
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    • Livres 5.00/5
    Par leluez, le 01 décembre 2012

    leluez
    Un très court roman qui nous emmène à la source de la création poétique japonaise, dans une histoire toute simple, on suit le parcours de Yuko qui va s'initier à l'univers du haïku.
    Chaque chapitre est introduit avec un haïku. le style est lui aussi très poétique, et si le texte est très court et donc très vite lu, on en sort avec l'envie de redécouvrir cette forme un peu étrange de poésie et le monde qu'elle nous permet de côtoyer, bien différents des formes habituelles de notre poésie occidentale.


    Lien : http://allectures.blogspot.fr/2012/12/neige-maxence-fermine.html
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Citations et extraits

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  • Par leluez, le 14 octobre 2012

    En vérité, le poète, le vrai poète, possède l’art du funambule. Écrire, c’est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d’un poème, d’une œuvre, d’une histoire couchée sur un papier de soie. Écrire, c’est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre. Le plus difficile, ce n’est pas de s’élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de sa plume, sur le fil du langage. Ce n’est pas non plus d’aller tout droit, en une ligne continue parfois entrecoupée de vertiges aussi furtifs que la chute d’une virgule, ou que l’obstacle d’un point. Non, le plus difficile, pour le poète, c’est de rester continuellement sur ce fil qu’est l’écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur du rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu’un instant, de la corde de son imaginaire. En vérité, le plus difficile, c’est de devenir un funambule du verbe.
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  • Par MarcBibliotheca, le 03 novembre 2009

    En vérité, le poète, le vrai poète, possède l'art du funambule. Écrire, c'est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d'un poème, d'une oeuvre, d'une histoire couchée sur un papier de soie. Écrire, c'est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre. Le plus difficile, ce n'est pas de s'élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de sa plume, sur le fil du langage. Ce n'est pas non plus d'aller tout droit, en une ligne continue parfois entrecoupée de vertiges aussi furtifs que la chute d'une virgule, ou que l'obstacle d'un point. Non, le plus difficile, pour le poète, c'est de rester continuellement sur ce fil qu'est l'écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur du rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu'un instant, de la corde de son imaginaire. En vérité, le plus difficile, c'est de devenir un funambule du verbe.
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  • Par araucaria, le 02 décembre 2012

    En vérité, le poète, le vrai poète, possède l'art du funambule. Ecrire, c'est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d'un poème, d'une oeuvre, d'une histoire couchée sur un papier de soie. Ecrire, c'est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre.

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  • Par Elora, le 10 décembre 2012

    En vérité, le poète, le vrai poète, possède l'art du funambule. Ecrire, c'est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d'un poème, d'une oeuvre, d'une histoire couchée sur un papier de soie.
    Ecrire, c'est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre.
    Le plus difficile, ce n'est pas de s'élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de sa plume, sur le fil du langage. Ce n'est pas non plus d'aller tout droit, en une ligne continue parfois entrecoupée de vertiges aussi furtifs que la chute d'une virgule, ou que l'obstacle d'un point.
    Non, le plus difficile, pour le poète, c'est de rester continuellement sur ce fil qu'est l'écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur du rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu'un instant, de la corde de son imaginaire.
    En vérité, le plus difficile, c'est de devenir un funambule du verbe.
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  • Par leluez, le 12 octobre 2012

    La poésie n’est pas un métier. C’est un passe-temps. Un poème, c’est une eau qui s’écoule. Comme cette rivière. Yuko plongea son regard dans l’eau silencieuse et fuyante. Puis il se tourna vers son père et lui dit : C’est ce que je veux faire. Je veux apprendre à regarder passer le temps.

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Adaptation théâtrale du roman "Neige" de Maxence Fermine.








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