ISBN : 2246789370
Éditeur : Grasset (2012)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Récit de trois semaines de traversée de la Russie à bord du Transsibérien illustré de photographies. Au fil du voyage, l'auteur poursuit sa méditation sur les paysages et les lieux, sur l'art et la littérature russes, avec en toile de fond le passé soviétique.
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par ivredelivres, le 29 janvier 2012

    ivredelivres
    J'avoue, j'ai un faible pour Dominique Fernandez, son Tolstoï m'a beaucoup plu et j'ai craqué pour son dernier livre : Transsibérien.
    Il faut dire qu'en le feuilletant en librairie que suis tombée sur cette phrase « Ce récit, je m'en excuse, sera farci de lectures et relectures » ce qui fut une incitation très forte.
    En 2010 Dominique Fernandez a participé à un voyage dans le cadre de l'Année Franco-Russe, un voyage mythique en Transsibérien.
    Avec une pléiade d'autres auteurs et journalistes, à bord de wagons aux couleurs des deux pays.
    « le Transsibérien quitte chaque jour Moscou, gare de Iaroslavl, à 16H50 » le bout du voyage est sur la quai de Vladivostok quelques 9000 km plus tard.
    L'auteur se fixe quelques règles pour ce journal de voyage : pas question d'être « aveugle et bêtement enthousiaste » mais rester vigilant, observer, s'interroger, critiquer si nécessaire mais à la manière d'un amoureux de la Russie.
    L'auteur a prévenu, les références littéraires seront nombreuses, l'occasion pour le lecteur de se plonger dans un bain de littérature russe de Tchekhov en route pour Sakhaline, Dostoïevski en route pour la Maison des morts, en passant par Tolstoï et ses récits du Caucase ou Gorki, celui des récits d'Enfance, avant qu'il encense la construction du Belomorkanal.
    C'est aussi le voyage vers le Goulag de Chalamov ou Soljenitsyne car « Très rare sont les ouvrages qui parlent d'une autre Sibérie que celle des prisons, des camp, des travaux forcés ».
    Mais la Sibérie c'est aussi l'aventure, la toundra glacée, l'impétuosité de l'Ienisseï, le « silence du Baïkal » ou le fleuve Amour.
    Les étapes du voyage sont une litanie de noms qui font rêver : Nijni-­Novgorod, Ekaterinbourg, Omsk, Novossibirsk, Irkoustk, Krasnoïarsk.........
    A chaque étape, voyage officiel oblige, c'est une succession de réceptions en fanfare, de dîners, de rencontres plus ou moins contraintes avec des russes, de spectacles, de visites, de conférences.
    Les conditions matérielles sont très bonnes comparativement au voyageur lambda, une provodnitsa à leur service exclusif pour assurer la vie à bord, cette employée est chef du samovar qui trône en tête de wagon toujours prête à délivrer les verres, le thé, le sucre et faire abaisser les marches du wagon à chaque arrêt.
    La traversée occasionnelle du wagon de troisième classe remet les pendules à l'heure russe, l'inconfort réservé au « prolétariat d'esclaves » soulève l'indignation de Dominique Fernandez.
    Au gré des étapes et visites organisées on passe d'un conservatoire de musique à une représentation du Barbier de Séville à l'Opéra d'Ekaterinbourg, on apprend que Rudolf Noureev est né dans un wagon du Transsibérien. Parfois les visites sont décevantes et les rencontres ou les échanges avortés. Mais il y a aussi des moments de grâce comme cette rencontre avec des lycéens qui se livrent à un jeu littéraire franco-russe à faire pâlir d'envie n'importe quel enseignant.
    Moment d'émotion que celui où Irina une des accompagnatrices russes lui propose « d'aller déposer des fleurs au pied du monument élevé à la mémoire du poète Ossip Mandelstam » c'est la dernière image qu'emporte Dominique Fernandez, la statue de celui qui écrivait
    « Fourre-moi plutôt, comme un bonnet, dans la manche de la chaude pelisse des steppes sibériennes ».
    j'ai aimé ce voyage mais je n'ai pas tout à fait tout dit. Si la littérature russe est largement présente la française ne l'est pas moins et de Théophile Gautier à Balzac , d'Alstophe de Custine à Alexandre Dumas, nombreux sont les français qui ont écrit sur cette Sibérie. Il invite aussi à la lecture d'Andréï Makine le sibérien le plus français qui soit.
    En vrai amoureux de la Russie l'auteur rend le voyage passionnant, deux Carnets de photos accompagnent parfaitement le texte.



    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2012/01/25/transsibe..
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    Critique de qualité ? (21 votes positifs)
  • Par Aela, le 21 mars 2012

    Aela
    Ce livre m'a permis de revivre le très beau voyage que j'avais fait avec ma fille en 2006 en Sibérie, depuis Moscou jusqu'à la frontière mongole près de Oulan Oude.
    Dominique Fernandez, académicien, a réalisé un périple de 3 semaines à bord du célèbre train Transsibérien, en compagnie de 15 écrivains français, voyage réalisé et organisé dans le cadre de l'année de la Russie en France, en mai 2010.
    Dominique Fernandez reconnaît lui-même qu'il avait des idées fausses sur la Sibérie avant de participer à ce voyage: il imaginait un pays misérable, des villages abandonnés..
    Il a pu voir que cette représentation ne correspondait pas du tout à la réalité.
    Ainsi son étonnement lors de la visite de la ville de Novossibirsk, aujourd'hui 3ème ville de Russie avec un million et demi d'habitants.
    On se laisse bercer par ce récit de voyage qui adopte un rythme régulier comparable à celui de ce célébrissime train Transsibérien.
    Des anecdotes de voyage, des digressions, des réflexions sur l'art, la peinture, la poésie, L Histoire...
    C'est un véritable voyage culturel qui nous est offert ici par Dominique Fernandez.
    Comme lui j'avais été éblouie par l'immensité et l'infini: les régions du monde où l'on peut parcourir 1 000 km d'affilée sans rencontrer aucune trace humaine ne sont pas légion.
    J'ai trouvé particulièrement réussie l'évocation des déportés décembristes, (les officiers qui se sont révoltés contre le tsar Nicolas 1er au début du 19ème siècle) lors de la visite de la ville d'Irkoutsk; ville pleine de souvenirs et de références littéraires avec le passage du légendaire Michel Strogoff dans cette ville.
    Un merveilleux voyage, à lire et à relire, avant de découvrir ce magnifique pays.
    A préciser enfin, comme le fait d'ailleurs Dominique Fernandez, que beaucoup de Russes de la partie occidentale de la Russie ne sont jamais allés en Sibérie.
    Un livre que je conseille donc aussi à ma grande amie russe Irina...
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    • Livres 2.00/5
    Par picaflor, le 28 février 2012

    picaflor
    J'ai été déçu par ce livre : je veux bien suivre Dominique Fernandez dans ses délires esthétisants et même accepter ses jugements péremptoires quand ils apportent quelque chose au récit, à la découverte, comme dans les ouvrages qu'il avait écrits sur le baroque allemand, ou sur ses pérégrinations à travers l'anneau d'or russe ; mais, cette fois, je trouve qu'il est trop souvent pédant, faisant étalage d'une érudition qui est parfois très éloignée du sujet, voire d'un snobisme ridicule (vouloir à tout prix que la Volga soit du genre masculin alors que le nom de ce fleuve est actuellement féminin -en russe comme en français- sans l'ombre d'une hésitation !). Seule la fin du livre, à partir de l'étape de Krasnoïarsk à peu près, m'a paru apporter quelque chose de plus, en évoquant le passé épique, réel ou rêvé, de la région.
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    • Livres 5.00/5
    Par les-bibliotheques-valentinoises, le 03 mai 2012

    les-bibliotheques-valentinoises
    Dans le cadre de l'année franco-russe, quatorze écrivains font la traversée Moscou-Vladivostok en Transsibérien. Dominique Fernandez nous livre ses impressions dans un récit parsemé de références littéraires russes et françaises. Face aux contraintes protocolaires et confronté aux « wagons à bestiaux » de la 3e classe, Dominique Fernandez est gêné par le confort dont le groupe bénéficie. Récit intelligent, pédant parfois, il nous permet une immersion dans la Russie éternelle.
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Critiques presse (1)


  • LeMonde , le 27 janvier 2012
    Transsibérien est une promenade et une rêverie, dont certaines pages sont très belles, d'autres très drôles, et qui néglige à dessein le reportage ou l'analyse.
    Lire la critique sur le site : LeMonde

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Citations et extraits

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  • Par Aela, le 21 mars 2012

    Je sais que vous l'aimez à l'étranger, Gorbatchev.
    Nous, Russes, sommes plus réservés à son sujet.
    La perestroïka est venue trop vite, le changement a été trop brutal.
    Du jour au lendemain, il n'y avait plus d'Etat, plus d'idéal.
    On ne payait plus les salaires, on ne distribuait plus gratuitement les appartements.
    Maintenant cela va mieux.
    De 1990 à 2000 c'étaient vraiment les années noires.
    Je n'idéalise pas l'ancien régime mais il faudrait discuter.
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  • Par ivredelivres, le 29 janvier 2012

    Des rivières, des tourbières, des étangs coupent l’immense forêt. Pas une maison, pas un homme, pas une automobile, pas un animal. Un monde s’étend devant nous, aussi neuf qu’à son origine La plaine, les arbres, le ciel, toujours la plaine, toujours les arbres, toujours le ciel, dans une suspension du temps qui ouvre la porte sur l’éternité
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  • Par Aela, le 21 mars 2012

    Kilomètre 2917. 18 heures, heure locale, 3 heures de plus qu'à Moscou, mais l'horloge de la gare, niant le décalage horaire, indique 15 heures.
    Novossibirsk est né du Transsibérien, en 1893.
    Jules Verne ne mentionne pas cette ville, et pour cause: en 1875, elle n'existait pas. 740 habitants en 1894, un million 70 ans plus tard, aujourd'hui 3ème ville de Russie avec 1,5 million d'habitants. La création d'usines géantes, l'afflux continuel d'émigrés, la position de plaque tournante du transport entre les mines de charbon à l'est et les gisements minéraix de l'Oural, expliquent cette croissance, qui a été plus rapide que dasn l'Ouest américain.
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  • Par Aela, le 21 mars 2012

    Le danseur Noureev reste un trait d'union idéal entre la Sibérie et la France, puisque, né dans un wagon de 3ème classe du Transsibérien, près du lac Baïkal, non loin d' Irkoutsk, le 17 mars 1938, c'est à Paris qu'il faussa compagnie aux sbires du KGB, le 6 juin 1961, à l'aéroport du Bourget.
    Noureev demeure en Russie, sinon un parfait inconnu, du moins une pâle image sans beaucoup de consistance.
    Déclaré traître en 1961, condamné par contumace à 7 ans de prison pour haute trahison, il avait été radié de la culture russe, de la mémoire russe, abec cette efficacité dont savait faire preuve la censure soviétique.
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  • Par Aela, le 21 mars 2012

    Joseph Kessel a écrit dans "La steppe rouge":
    La Russie est la terre de l'illimité.Ses plaines n'ont que le ciel pour bornes, ses forêts, la hache les a entamées à peine, ses fleuves géants, à la crue des eaux, s'étalent comme des bras de mer.
    Ses chansons, dont la joie a des accents de folie et dont la mélancolie touche aux termes de la tristesse humaine, portent la marque d'un esprit tendu vers l'infini, vers l'inaccessible domaine de l'assouvissement complet.
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Vidéo de Dominique Fernandez

Dominique Fernandez - Transsibérien .
Dominique Fernandez vous présente son ouvrage "Transsibérien", parution le 4 janvier 2012, aux éditions Grasset. Rentrée Littéraire 2012.http://www.mollat.com/livres/dominique-fernandez-Transsiberien-9782246789376.html








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