ISBN : 2742741534
Éditeur : Actes Sud (2002)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 118 notes) Ajouter à mes livres
Gilles à quarante-neuf ans est en instance de divorce. En conduisant sa fille à l'école il rencontre Pauline, ravissante dans sa petite robe jaune. Pauline est mariée, fidèle et enceinte de quatre mois. Pourtant, une étrange relation va se nouer entre eux. Une « idylle... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Audreyy, le 31 juillet 2011

    Audreyy
    COUP DE COEUR ! Ne vous arrêtez pas sur ce résumé où l'on ne comprend pas vraiment ce qu'il va se passer ! Ce livre porte vraiment bien son nom . Il est basé uniquement sur l'amour et ça parle, ça parle, une véritable conversation amoureuse. On assiste à une passion qui grandit au fur et à mesure avec des jeux de séduction.
    Gilles a croisé le regard de Pauline en amenant sa fille à l'école, et chaque jour, il la cherche, l'admire .. Jusqu'au jour, où il trouve le courage de l'aborder. le roman s'ouvre tout de suite sur la soirée qu'ils passent ensemble. On apprend que plus tard, comment tout à commencer.
    Tout au long du livre, c'est l'histoire de Pauline et Gilles ou Pauline et son mari, Marc. de sous-entendus, des rires, de la passion, des mensonges, de la culpabilité. Mais aussi, en parallèle, d'autres couples qui se font et se défont.
    Pas mal de personnages mais ces autres couples ne sont rien d'autres que des amis de Pauline, de Marc, de Gilles, de la futur ex-femme de Gilles etc. On retient vite et sans problème, tous les autres personnages. j'ai d'ailleurs, apprécié tous les personnages pratiquement .
    Alice Ferney nous plonge dans une magnifique histoire où le désir, la tendresse, l'amour sont présents. Elle sait très bien exprimer les pensées des femmes que celles des hommes.
    Pour l'apprécier à sa juste valeur, il faut prendre le temps de savourer chaque phrase de chaque page. Bon, il y a parfois quelques passages inutiles qui sont de trop je trouve. Mais ce n'est pas si gênant que cela.
    En bref, J'ai vraiment adoré ! Ce roman m'aura envoûté et laisse une impression inoubliable !
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par CelineGe, le 11 mars 2012

    CelineGe
    La conversation amoureuse d'Alice Ferney est plus qu'une conversation - même si la soirée en tête-à-tête entre les deux protagonistes principaux occupe une bonne partie du livre. C'est l'histoire d'une rencontre.
    Les avis sont partagés sur ce livre.
    Pour ma part, j'ai été plutôt séduite par l'exercice de style qui consiste à disséquer la naissance du sentiment amoureux entre un homme et une femme, du premier regard échangé, au premier rendez-vous et ce qui s'ensuit.
    Lui, un homme mur, est sur le point de divorcer, à la demande de sa femme qu'il aime toujours et elle, plus jeune, est enceinte de son deuxième enfant et va se laisser séduire par ses avances, d'abord flattée de se sentir autant désirée puis ensuite, réellement amoureuse.
    Ajoutez à cela des morceaux de vie des personnages secondaires qui gravitent autour des deux « tourtereaux », qui sont autant de petites histoires de couples balayant une large gamme des différentes situations conjugales possibles et imaginables (le couple qui s'engueule tout le temps, le couple heureux bien dans ses baskets, le couple qui n'arrive pas à avoir d'enfants, etc.) et qui nous servent toutes sortes de considérations sur la vie de couple, ma foi pas inintéressantes.
    Le problème avec ce roman n'est donc pas le fond, qui est tout à fait réaliste et bien vu, et qui évoquera certainement des situations déjà vécues à un bon nombre de lecteurs – moi y compris -, mais bien la forme.
    La description des sentiments est poussée à l'extrême. « Dissection » est bien un terme approprié.
    Poussée au point de phagocyter les dialogues qui sont quasi inexistants et surtout, qui ne sont pas marqués.
    En effet, les quelques répliques échangées entre les personnages sont insérées dans les phrases.
    Ceci s'ajoutant donc à cela, j'ai eu beaucoup de mal sur la longueur du livre à ne pas être fatiguée par ce style.
    Dommage.

    Lien : http://linecesurinternet.blogspot.com/2012/03/deux-conversations.htm..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par CelineGe, le 28 février 2012

    CelineGe
    Les avis sont partagés sur ce livre.
    Pour ma part, j'ai admiré l'exercice de style qu'il représente, cette dissection de la naissance du sentiment amoureux, qui nous est détaillé dans le moindre détail, et ajouté à l'histoire de cette rencontre, les morceaux de vie des autres personnages secondaires, qui n'était pas moins intéressants.
    Je me suis cependant un peu ennuyée au cours de cette lecture, mais je pense que cela tient essentiellement (ou pour une grande part) à la forme du livre. J'ai en effet été très gênée par l'absence de dialogues, et quand ils sont présents, ils ne sont pas marqués et sont mêlés au flux de la phrase.
    Certes, c'est lisible, mais au bout d'une centaine de pages, j'ai trouvé cela de plus en plus fatigant à lire.
    Dommage.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par ladymi, le 30 septembre 2011

    ladymi
    La trame principale est celle de Pauline, jeune femme mariée, qui se laisse séduire par un homme plus âgé. de ce point de départ se joignent quatre autres histoires d'amour de personnages issus d'un même cercle d'amis. Histoires parfois heureuses, parfois malheureuses à travers lesquelles on peut tous retrouver un peu de soi. Leur histoire, c'est un peu la nôtre.
    Mon appréciation du roman a parfois été extrêmement amoindrie par le fait que Pauline prenne un amant alors qu'elle se trouve enceinte jusqu'aux yeux. Ça m'a agacée et beaucoup déplu. Mais peut-être est-ce là le mérite de l'auteure d'avoir sucsité en moi des émotions aussi vives.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par BoulieBouffeTout, le 03 janvier 2011

    BoulieBouffeTout
    Alice Ferney est décidément une de mes auteures préférées...
    Elle manie avec talent tous les sujets, l'écriture et la langue française, les sentiments et les ressentiments, les contradictions humaines...
    J'ai fermé ce livre tout aussi admirative qu'après la lecture de "l'élégance des veuves"...
    Un livre de femmes !
    Il y est question d'hommes aussi mais je trouve qu'elle décode merveilleusement bien les codes de l'amour, de la séduction, du désir, de la trahison et de la tromperie, des femmes -surtout-.
    Le tout avec un naturel qui ne me lasse pas !
    Elle a le chic pour choisir des thèmes qui sont vus et revus (ou lus et relus !) mais elle les traite systématiquement de manière différente. Son esprit d'analyse, une fois de plus, m'a littéralement scotchée...
    Bravo
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Citations et extraits

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  • Par Antigone789, le 25 mai 2012

    Les gens jugent plus enviable d'être infidèles parce qu'ils sont fidèles, ou parce que la fidélité sexuelle leur pèse au point d'oublier ce qu'elle leur apporte.
    La surprise accroît l'émotion ou le trouble, mais pas forcément le plaisir. (...) Et même si cette connaissance n'est pas romantique, elle est efficace. Je suis étonné qu'avec vos vastes désirs, vous n'ayez pas découvert tout cela.
    (Henri)
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  • Par Antigone789, le 15 mai 2012

    Une passion était comme une vie : il fallait qu'elle fût vécue.
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  • Par lireanimes, le 04 mai 2008

    Je l’ai épousé parce que j’étais sûre que je ne me laisserais pas aller dans une vie que je pourrais un jour regretter. Je voulais réaliser quelque chose, et je savais qu’il m’y aiderait.

    Etait-ce de lui qu’elle avait besoin ? Ou bien de la conversation amoureuse et du regard d’un homme ?

    C’est tellement inexplicable, ceux qui se contentent de vivre et ceux qui interrogent ce qui est.

    Il n’y avait pas de grand jeu, d’effort et de simagrées, il était tout uniquement lui-même, sans se faire valoir, sans pavoiser, sans fausse modestie non plus. Et cela est si rare qu’elle était impressionnée. Une personne qui ne joue pas à être quelqu’un d’autre et qui ne se compare pas, qui est intéressante, qui a de la fermeté et de la confiance en lui, voilà ce qu’il était.

    Ainsi Pauline Arnoult se trouvait-elle embellie de l’aisance qui accompagne la confiance en soi.

    Vous ai-je jamais fait une seule promesse ? dit-il gravement. Non, souffla-t-elle, et les larmes étaient dans ses yeux. Elle avait tout construit seule. N’avait-elle pas tout simplement été une qui aime un fantôme ? Ne l’avait-elle pas poursuivi justement parce qu’il lui échappait ? Ne tenait-elle pas au sentiment qu’elle avait conçu pour lui plus qu’à lui-même ? Etait-il vraiment aimable ? Ces questions n’avaient pas de réponse. Elle croyait l’amour. Et peu importait si cela n’avait été qu’une façon de ne pas trahir la félicité du commencement. On sait bien comme on se sent parfois prisonnier de ce qu’on a pensé. C’était une question de nature : on avait ou non le goût de la cohérence et de la longévité, qui sont une manière de fidélité. On refusait ou on acceptait que les choses eussent une fin. Elle avait été résolument du côté de ceux qui refusent.[…] Une femme pouvait n’être pas inconstante.
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  • Par lireanimes, le 04 mai 2008

    Une tonicité pétillait sur son visage : il avait la forme d’intelligence qui est la plus attrayante, non pas celle qui sait résoudre un problème mais celle qui pose les questions. Son esprit était constamment dans l’invention, ce qui suppose une énorme vitalité et puisqu’il alliait à cela une capacité d’observation et de déduction sans faille apparente, il était en toute société, un homme redoutable : clairvoyant.

    Est-ce qu’on se détache aisément d’un être qui ne semble voir que vous ? Certains hommes sont ainsi faits (ou se font tels) que les femmes à leur côté ont l’intense sensation d’exister, d’être le cœur du monde, d’évincer toutes les autres, de voir enfin le reflet de leur éclat.

    Il ne faudrait pas souhaiter des enfants parce que l’on n’a rien dans sa vie, et n’avoir ainsi rien à leur donner. Certaines mères ont parfois ce travers, dit-il : elles abandonnent leur vie et veulent tout pour l’enfant, elles attendent tout de lui sans plus rien exiger d’elles-mêmes.
    Oui, fit-elle, j’ai moi aussi idée que l’on doit apporter à ses enfants quelque chose que l’on est allée trouver seule et que l’on leur rapporte d’un monde dans lequel ils ne sont pas.

    Elle n’aimait pas raconter ses journées : c’était la meilleure façon d’en découvrir la vacuité.

    Pauline Arnoult était dans ce trouble heureux que beaucoup de femmes éprouvent à être sexuellement admirées. C’était un plaisir primordial et intense : une jouissance de vanité. Elle existait comme une femme. Un intérêt pour cet homme s’était piqué en elle du moment qu’il l’avait regardée. Qui oserait se demander si les femmes ne tombent pas amoureuses par mimétisme ?

    Il se sentait dans un état d’acuité perceptive extraordinaire, être au monde était violent et beau, sa conscience des choses et d’une splendeur de la vie était hypertrophiée par le désir. Pour la première fois depuis très longtemps, il pensa à Blanche et Sarah sans que son cœur lui semblât écrasé.
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  • Par michelayala, le 09 mai 2012

    «Il y a peut-être des destins scellés, des amours écrites. On le dit sans y croire. Du moins y a-t-il tant d’hommes, tant de femmes, et tant d’alliances possibles, que des rencontres se font sans arrêt, si inévitables qu’on les dirait prédestinées».
    Tenez-donc, le genre du mot «amour» s’accorde au féminin dans cet extrait! Mais je ne pense pas que l’auteure se soit trompée. Aurait-elle vu dans ce nom «l’Alliance», vecteur de tout commencement magique dont on parle tant? Et là, bien-sûr, nous ne pouvons que lui donner raison sur la formule employée, car bien gardée, également bien comprise par ceux qui la vivent ou l’ont aperçue au détour d’une vie.
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Interlignes - Alice Ferney - Lecture .
Alice Ferney lit, pour Interlignes, un extrait de son roman, "Passé sous silence". Retrouvez l'entretien d'Alice Ferney sur www.interlgines.tv








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