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ISBN : 222618841X
Éditeur : Albin Michel (2008)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 122 notes)
Résumé :
Pour la énième fois, Elsa, mère de famille, 4 enfants, regarde le DVD de Chaînes conjugales, le classique de Mankiewicz. La veille, son mari l'a prévenue qu'il ne rentrerait pas dans une maison où sa femme regardait en boucle depuis trois mois le même film. L'histoire de 3 amies qui en attendent une 4e. A l'instant d'embarquer pour une croisière, elles reçoivent de la retardataire, une lettre qui gâchera leur journée. Cette dernière les informe malicieusement qu'ell... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
domisylzen
05 octobre 2016
  • 4/ 5
Lors de ma dernière critique d'un livre d'Alice Ferney, j'écrivais que j'étais complètement tombé sous le charme de son écriture, à en devenir complètement fan. J'ai eu plus de mal avec celui-ci que j'ai découvert dans la PAL de ma Delphinette en allant mangé la salade composée, une belle journée d'été.
Elsa passe son temps à regarder inlassablement un même film, "chaine conjugal" de Manckievicz, dans lequel les trois héroïnes sont à un carrefour de leur existence. Elle-même ne sait plus trop que penser de la relation avec son mari qui vient de lui laisser un mot : " demain soir et les soirs suivants, prépare-toi à dormir seule. Je ne rentrerai pas. Je ne rentrerai pas dans une maison où ma femme est installée devant la télévision, voit le même film depuis trois mois, ne se lève pas pour me préparer à dîner, et se couche sans me regarder !" Ce soir les deux ainés d'Elsa se joignent à elle pour regarder ce film et devant l'émotion de leur mère, questionneront : est-ce que papa rentrera ce soir ?
Un livre bilan pour les couples qui se sont éloignés, la tristesse de l'habitude ayant pris la place de la passion amoureuse, ou l'on ne voit plus l'autre que comme un objet du quotidien. Est-ce que seul un électrochoc pourra rendre de nouveau cette relation passionnelle et fusionnelle ?
J'ai eu plus de mal à le lire, peut-être parce qu'il ne me concerne en rien, mais alors en rien du tout, je pense même être aux antipodes du sujet de ce bouquin. Je n'ai donc pas pu me projeter sur l'un ou l'autre de ses personnages.
Pourtant j'ai persévéré, bien m'en a pris car le final est de toute beauté ou la richesse des descriptions des émotions est à couper le souffle.
Reste-t-il des livres d'Alice Ferney que je n'ai pas lues ? Vite, vite mettons nous en quête.
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Audreyy
13 janvier 2012
  • 5/ 5
Elsa est une femme marié et mère de famille, sa vie est ordinaire et ressemble à n'importe quelle vie d'épouse et de maman si ce n'est que depuis plusieurs semaines, Elsa regarde le même film tous les soirs, un film que son mari lui a offert. Un soir, il en a marre de vivre avec une femme absorbée par sa télé et qui ne s'occupe plus de lui. Cette nuit là, Elsa ne renonce toujours pas à sa tradition et met en marche son film. Les aînés de ses enfants, Max et Noémie regardent avec elle pour la première fois.
Dans ce livre, on a en parallèle le film puis les pensées et les souvenirs d'Elsa qui s'identifie pleinement aux femmes du film. C'est l'histoire de trois femmes (amies entre elles) qui partent en croisière et une lettre va leurs parvenir à leur départ. Addie Ross, une de leur amie annonce qu'elle est partie avec le mari de l'une d'entre elle. Aussitôt Rita, Déborah et Lora Mae s'interrogent : Lequel des maris est partit? Laquelle d'entre elles rentrera dans une maison vide?
Chacune à leur tour se remémore des souvenirs où Addie était au centre d'attention de leurs maris. C'était une femme énormément désirée qui faisait rêver tous les hommes donc n'importe lequel des trois peut l'avoir suivi.
Grand suspense jusqu'au moment révélateur.. J'ai énormément adoré ce livre et cette histoire. N'importe qui peut, comme Elsa, s'identifier à ces trois femmes perdues, tristes, effrayée à l'idée d'être celle qui sera retrouvera seule car il en faudra une. Une pour qui tout va s'écrouler. Un livre qui nous transmet de la compassion, de l'attachement, de la tristesse mais il peut aussi aider sur l'amour. L'amour qui, du jour au lendemain peut s'arrêter. le mariage sert-il vraiment si c'est pour à la fin se retrouver séparé? « le film montrait ce que peuvent nous faire les autres quand il cesse de nous aimer et que nous avons à le comprendre. » C'est ce à quoi Rita, Déborah et Lora et même Elsa pensent.. D'ailleurs, le mari d'Elsa lui, rentrera t'il?
Alice Ferney continue de m'impressionner : j'aime son écriture et sa créativité. J'ai voulu prendre mon temps pour le lire, histoire de bien tout savourer. Cette auteure a un style particulier, bien à elle, et je pense que soi on aime, soit on aime pas. Moi, j'adore. « Paradis conjugal » est mon second coup de coeur des ses livres que j'ai lu jusqu'à présent.
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ancoline
23 décembre 2013
  • 2/ 5
J'ai été légèrement attachée par Elsa, mère de famille au passage de sa quarantaine, de la remise en question "Ai-je vraiment voulu cette vie ? Suis-je prête à recommencer ces choix de construction de famille ?".
Par le film de Manckievicz "Chaîne conjugale", qu'elle regarde éternellement les premières semaines, elle reste à la même page de sa vie. "Je fais quoi maintenant ? Je me bouge ou pas ? Je dois me considérer heureuse ou j'aurai pu avoir mieux ? Puis-je avoir mieux?". Les quatre amies dans ce film découvrent avec stupéfaction que l'une d'entre elles est partie avec l'un de leur mari. Elles se posent toutes les trois la même question "Est-ce mon mari qui m'a quittée ? Ai-je détruit l'amour que j'avais ou me suis-je laissée aller et mon amour est parti"
Suite à l'électrochoc provoqué par le mari d'Elsa, elle étudie son couple, reprend possession de sa vie et ne se tourne plus sur le même processus mental. Pour moi elle était en mini dépression, par contre son mari n'en pouvant plus est parti comme l'un des personnages du film sans le savoir pour l'aider.
Nous voyons tellement les scènes du film une à une que j'ai l'impression de le connaitre par coeur, et d'en avoir une overdose moi aussi.
Si vous êtes entre 40 et 50 ans au passage des bilans de votre vie, le parallèle peut être sympa, mais sinon ….
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Chantilly34
06 février 2014
  • 4/ 5
Elsa passe toutes ses soirées à regarder un film dans lequel elle projette ses propres sentiments. En s'identifiant tour à tour aux trois héroïnes de ce film, elle visualise sa propre vie, s'interroge sur ses attentes et sur les sentiments amoureux en général : sur quoi s'appuie la solidité ou la fragilité du mariage ? Qu'est-ce qui fait la force des liens conjugaux ?
Dans la même verve que "Les Autres", "Paradis conjugal" est un roman psychologique et intimiste. Alors que "Les Autres" nous renvoyait l'image que l'on peut avoir de l'autre, ou l'image que l'on laisse transparaître, "Paradis conjugal" renvoie l'image du couple et donne une analyse très lucide sur les relations conjugales.
Il est vrai que le style peut déconcerter, que l'action est plutôt réduite au questionnement d'Elsa, mais c'est un livre qui fait réfléchir sans donner de réponses, à chacun d'y trouver la sienne. Je ne le trouve pas pessimiste du tout, bien au contraire !
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A-F
30 juin 2011
  • 4/ 5
Comme presque tous les soirs Elsa Platte regarde Chaînes conjugales de Joseph Mankiewicz. La veille, son mari l'a prévenue qu'il ne rentrera pas dans une maison où sa femme regarde en boucle depuis trois mois le même film. Celui-ci raconte l'histoire de trois amies, qui reçoivent une lettre d'une quatrième femme leur annonçant qu'elle s'enfuit avec le mari de l'une d'entre elles, sans préciser lequel. La journée s'écoule et chacune tente de savoir pourquoi son mari pourrait être celui qui est parti.
Elsa s'identifie aux héroïnes du film, véritable révélateur de sa situation conjugale. Les images qui défilent entraînent Elsa dans une rêverie scandée par les souvenirs de sa vie avec Alexandre. du fond de son canapé, elle s'essaie à décortiquer les mécanismes du couple, le mariage, la séparation et le sentiment amoureux.
Elle finit par céder aux larmes, à l'apitoiement, puis au désir de reconquête de ce mari qui ne revient toujours pas... Comment un film peut-il s'avérer obsessionnel au point de devenir le révélateur d'une situation conjugale douloureuse? Comment Elsa arrive-t-elle à analyser sa situation à travers une fiction, grâce au miroir fourni par les héroïnes du film?
Alice Ferney nous offre un dialogue entre fiction et réalité : aux scènes du film s'enchaînent des séquences de l'histoire d'Elsa. le film, qui dure le temps d'une journée et le livre, celui d'une soirée, se fondent l'un dans l'autre.
De manière plus générale, Alice Ferney pose la question de l'influence de l'art sur la vie quotidienne.
Même si la construction du livre est intéressante et son écriture sobre et élégante, ce roman se perd parfois dans de lourdes et ennuyeuses analyses du film.
Critique complète sur mon blog avec vidéos : uneoudeuxchosesavousdire.over-blog.com
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Les critiques presse (1)
LePoint22 novembre 2011
Alice Ferney est "l'écrivain" du sentiment amoureux. Elle le décrit, le décrypte, le décortique comme personne. À travers son personnage, elle s'interroge et nous interroge avec une grande subtilité sur le couple, ses limites, ses dégradations, ses variations, son avenir.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations & extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
domisylzendomisylzen15 septembre 2016
Il s'enfonce en elle. Il posséde un dard qui devient un instant la tige de cette fleur qui n'a pas de tige. La fleur étalée au creux de la femme, comme une décoration collée sur le fond d'elle, un décalcomanie invisible qu'elle visualise seulement dans le plaisir.
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domisylzendomisylzen07 septembre 2016
Une maison pleine d'enfants est comme un trampoline : elle vous renvoie sans cesse de la cuisine au salon.
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Chadia-JChadia-J29 janvier 2011
On peut emmeler sa vie a des oeuvres.Ce que l'on vit rencontre ce que l'on regarde,ou ce qu'on lit vient s'entrelacer dans la trame des perceptions reelles.
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domisylzendomisylzen20 septembre 2016
Elle pourrait lui dire ce qu'elle tait : rappelle-toi toujours le cri de ma jouissance. Sois hanté par l'envie de l'entendre à nouveau.
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domisylzendomisylzen05 octobre 2016
Sa mère le disait : vieillir est plus facile pour les laides, elles deviennent moins laides …
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