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> Marie-Hélène Piwnik (Traducteur)

ISBN : 2070752658
Éditeur : Gallimard (2000)


Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Sandra n'est plus. Mais l'homme qui la pleure lui écrit encore des lettres d'amour. Lettres poignantes, incantatoires, afin de faire resurgir l'image de la femme aimée, afin de pouvoir la toucher, la caresser, la posséder encore, de manièr... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (2)

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    • Livres 4.00/5
    Par Lali, le 13 février 2011

    Lali
    Quand on entre dans les Lettres à Sandra de Vergilio Ferreira, on a un curieux sentiment de voyeurisme et on ressent une espèce de malaise qui ne cesse de s'aggraver. Probablement que parce que là où nous entraîne Paulo, le narrateur et l'expéditeur des lettres, est un chemin qu'on ne connaît pas. Une incursion dans l'intimité. Dense. Étouffante. Et pourtant, on ne peut quitter ce livre, tant il est prenant, tant l'écriture est intense et belle, et tout cela malgré l'inévitable constat auquel nous nous verrons confrontés au fil des pages.
    Ces Lettres à Sandra sont celles d'un homme à celle qui n'est plus, enlevée par la maladie. Celles d'un bilan, celles d'une vie qui n'était pas celle qu'il aurait souhaitée, celles de deux solitudes. L'homme qui les écrit, en l'occurrence un écrivain, est peut-être un peu amer. Il s'est muré dans une solitude pour ce qui sera la dernière chose qu'il écrira : des lettres à la disparue. Des lettres qui n'étaient pas destinées à la publication, comme l'annonce Xana, sa fille, en guise d'avant-propos, mais qu'on lui a demandé de faire publier.
    Des lettres où il se rend compte que deux êtres s'aimaient dans une certaine forme de devoir. du moins elle. Et que là où il aurait voulu légèreté, elle était toujours grave. Et que toute sa fougue, toute sa joie de vivre, l'une comme l'autre, il les a contenues toute sa vie pour ne pas déplaire à Sandra. Triste constat d'un homme qui va mourir et qui a le sentiment d'avoir échappé à la vie. Ou de ne pas avoir été celui qu'il aurait fallu à Sandra.
    « Tu as toujours eu la mesure exacte des choses sans la moindre chaleur comme dans une géométrie. Tu passais devant moi et je m'enroulais dans ma douleur », écrit-il dans la troisième lettre. Et cette phrase nous blesse autant qu'elle blesse celui qui l'a écrite. Comme nous blessent aussi tant d'autres écrites par un homme qui aimait tant la musique, alors qu'elle ne l'aimait pas, qui écrivait des textes auxquels elle ne s'intéressait pas. Tout cela était si futile à côté de l'ordre d'une maison, de l'éducation d'une enfant et du regard que les autres posent sur nous de l'extérieur. Même le désir était devoir auquel elle se pliait, ça faisait partie du contrat.
    Et toute sa vie, Paulo n'a fait qu'une chose : l'aimer de toute son âme et tenter de la rendre heureuse. Ces lettres nous disent qu'il n'a pas réussi. Et qu'il mourra avec ce sentiment d'échec sur une phrase incomplète. Et qu'il n'a pas plus été heureux qu'elle. Sinon à quelques reprises, dans une vie où tout les séparait, mais une vie commune et ordonnée où chacun vit l'un à côté de l'autre. Sans se demander ce que serait une autre vie.
    Voilà plusieurs semaines que j'ai terminé la lecture du roman de Vergilio Ferreira et il me hante toujours. Je crois que je m'étais attachée au personnage de Paulo.

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=5648
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    • Livres 3.00/5
    Par Moob, le 24 septembre 2013

    Moob
    La lettre d'Amour, obsédante, sans cesse recommencée... même au delà du réel, transcendée d'une volupté non partagée... nourrie d'incompréhensions, de discordances... et l'amour persiste impudique, comme une mauvaise herbe dans l'intimité d'un paradis inaccessible, rancoeur et tristesse se répandent prisonnières et dans la retenue.
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Citations et extraits

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  • Par Moob, le 24 septembre 2013

    la passion qui s'est usée et avait presque perdu son nom
    se reconstruit aussitôt dans l'intouchable de l'imaginaire...
    ...
    C'est ainsi que je comprenais les histoires que l'on raconte sur les amants qui se tuent pour que leur amour soit éternel. Mais en moi il n'y a pas aujourd'hui de passion, ainsi ou autrement nommée, ne reste que mon envoûtement triste et tendre.
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Video de Vergilio Ferreira

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Vergilio Ferreira : Lettres à Sandra
Olivier BARROT présente le livre de Vergilio FERREIRA, "Lettres à Sandra", depuis le cimetière PRADO Reposo de Porto. Il en lit quelques extraits ; images de femmes, portraits.








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