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ISBN : 2246539110
Éditeur : Grasset (2006)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Il est impossible d'entrer vraiment dans la philosophie si l'on ne prend pas le temps de comprendre en profondeur au moins un grand philosophe.
C'est dans cette perspective que je me suis efforcé d'offrir au lecteur une introduction aussi claire que possible aux trois ouvrages majeurs de Kant - ses trois Critiques. J'ai cherché à ouvrir quelques portes, à lever les principaux obstacles qui peuvent entraver d'entrée de jeu la compréhension [...]. Par-delà son ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (1) Ajouter une critique
jcamille
06 avril 2010
  • 4/ 5
Je n'ai lu que la première partie : critique de la raison pure.
J'ai eu envie de tenter la lecture de ce livre après avoir entendu "L'Oeuvre Philosophique de Kant" un cours audio de Luc ferry qui permet d'entrer encore plus facilement dans ce sujet pourtant ardu mais passionnant.
Table
Première partie: Introduction à la lecture des trois « Critiques »
I. CRITIQUE DE LA RAISON PURE
II. CRITIQUE DE LA RAISON PRATIQUE
III. CRITIQUE DE LA FACULTÉ DE JUGER
Deuxième partie: La question de la chose en soi. Essai d'interprétation générale du kantisme
I. LA QUESTION DE LA CHOSE EN SOI
II. LA LOGIQUE DES INTERPRÉTATIONS DU kantISME
III. LA SOLUTION CRITIQUE DE L'ANTINOMIE DE L'IDÉALISME ET DU RÉALISME
Troisième partie: Structure et prolongements du système kantien : l'architectonique et l'histoire
I. L'ARCHITECTONIQUE kantIENNE
II. LA POLITIQUE ENTRE DROIT ET HISTOIRE :LE CAS DE LA REVOLUTION FRANÇAISE
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Citations & extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
zanonizanoni03 juin 2016
J'ai déjà suggéré en quoi le sens et la portée de la première Critique étaient insaisissables si l'on ne mesurait d'abord l'ampleur de la révolution philosophique et scientifique que représente le passage de l'univers de la cosmologie ancienne à celui de la physique moderne, la rupture abyssale qui sépare le "monde clos" de "l'univers infini". Car c'est après cette rupture que pense Kant. (...)
En moins d'un siècle et demi (...) - une révolution scientifique sans précedent dans l'histoire de l'humanité s'est accomplie. Une ère nouvelle est née, dont Kant est sans doute le premier philosophe à prendre pleinement conscience.
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zanonizanoni03 juin 2016
Ce sont, avec Kant, deux grandes conceptions des limites inhérentes à la connaissance humaine qui vont commencer de s'opposer. Ces deux visions de la réalité humaine engagent aussi bien la question métaphysique des rapports de l'homme et Dieu (entre le relatif et l'Absolu, le fini et l'infini), que celle, épistémologique, du statut de l'ignorance et de l'erreur qui caractérisent toujours plus ou moins le savoir humain.
Pour aller à l'essentiel, on pourrait dire que, du point de vue des cartésiens qui domine assez largement la philosophie du XVIIe siècle, les limitations qui affectent la connaissance humaine sont pensées par rapport à une référence absolue : l'idée d'une omniscience dont la divinité est censée être le dépositaire. c'est par rapport à cette omniscience supposée de Dieu que le savoir humain est dit limité. La finitude humaine est ainsi pensée sur fond d'absolu, et l'existence de Dieu, son infinité et son omniscience, ne font pour ainsi dire aucun doute. Chez Descartes, comme chez Leibniz et Spinoza, qui constitue depuis déjà plusieurs siècles le fondement d'une des preuves les plus célèbres de l'existence de Dieu : l'argument ontologique (...)
On sait qu'en substance cette (prétendue) démonstration consiste à dire que nous concevons nécessairement Dieu comme un être qui possède toutes les qualités, tous les attributs. Or l'existence étant une qualité éminente, il serait pour ainsi dire contradictoire que Dieu n'existe pas; Kant sera le premier philosophe moderne à présenter une déconstruction radicale de cette fameuse "preuve" -déconstruction qui consistera notamment à montrer que, quand bien même nous aurions nécessairement l'idée que Dieu existe, cette idée n'en resterait pas moins une idée et ne prouverait encore rien quant à son existence réelle. L'idée d'une existence nécessaire n'est, en effet, pas encore cette existence elle-même.
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zanonizanoni25 août 2016
Je ne puis indiquer ici toutes les conséquences de cette argumentation qui amènera Kant à remettre en cause la formulation leibnizienne du principe des indiscernables (...). Bornons-nous à constater qu'elle conduit à introduire l'irrationalité (la non-conceptualité) au coeur de la connaissance humaine : ce qui est hors du concept, ce qui échappe radicalement à toute tentative de rationalisation, voire d'explication, c'est la fait que les choses nous soient données hic et nunc, dans l'espace et dans le temps -idée qui fera son chemin dans la phénoménologie de Husserl et surtout de Heidegger en ce qu'elle remet en cause, affirmant l'autonomie du sensible par rapport au concept, les présupposés les plus fondamentaux de la métaphysique traditionnelle.
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zanonizanoni14 juin 2016
Dans un concept, nous l'avons vu, la totalisation et la continuité sont obtenus par addition des parties. A l'inverse, pour l'espace et le temps, c'est la totalité et la continuité qui précèdent les parties, puisque, pour reprendre le vocabulaire de Husserl, les parties de l'espace sont pensées sur l'horizon d'une totalité insaisissable, et comme des limitations postérieures à cette totalité.
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zanonizanoni25 août 2016
En effet, on accordera aisément qu'aucun concept ne contient dans sa compréhension même la mesure de son extension. En clair : la définition du concept de table ne nous indique pas le nombre de tables existant dans le monde. Au contraire, la représentation de l'espace est immédiatement liée à l'idée de l'infinité de ses parties. C'est dire que la définition de la notion d'espace -sa compréhension, si l'on veut- indique son extension (l'infinité). Bien plus, cette infinité de l'espace est première, par rapport aux parties que l'on "découpe", pour ainsi dire, sur elle. Car je ne puis aucunement imaginer une portion d'espace sans me représenter nécessairement un espace plus vaste qui l'englobe, de sorte que l'espace est bien, selon un modèle que la phénoménologie de Husserl dévelopera également, une grandeur infinie donnée.
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