> Anne Perry (Traducteur)

ISBN : 2264043903
Éditeur : 10-18 (2006)


Note moyenne : 3.97/5 (sur 132 notes) Ajouter à mes livres
Thursday Next, détective littéraire et agent des OpSpecs, est de retour! Après être entrée dans l'intrigue du roman Jane Eyre, elle bénéficie d'un repos bien mérité. Elle a aussi retrouvé l'homme de ses rêves, Landen, et comme un bonheur n'arrive jamais seul, la voilà e... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Titine75, le 22 mai 2012

    Titine75
    Après avoir modifié la fin de « Jane Eyre », Thursday Next, toujours agent chez les LittéraTecs, aurait aimé un peu de repos. Mais c'était sans compter sur Cordelia Flakk, attachée de presse, qui veut voir Thursday sur toutes les chaînes de tv. Notre agent est devenue une véritable vedette mais au discours limité et très encadré. Thursday se lasse donc vite du monde médiatique et heureusement l'apparition de « Cardenio », un manuscrit inédit de Shakespeare, va lui permettre de reprendre du service. La vie pourrait reprendre son cours mais Goliath (multinationale malfaisante) ne l'entend pas de cette oreille. A la fin de « L'affaire Jane Eyre », Thursday avait enfermé un de leurs agents dans « Le Corbeau » d'Edgar Allan Poe. Goliath veut le récupérer et pour forcer la main de Thursday, son mari Landen est éradiqué ( c'est-à-dire que sa vie est totalement effacée, seule Thursday se souvient de lui). Mais comment retourner dans « Le Corbeau » sans le portail de la prose ?
    L'uchronie créée par Jasper Fforde est toujours fort plaisante puisque la littérature y joue une place centrale. Il est très amusant d'imaginer un monde où Shakespeare serait aussi populaire qu'une rock-star : « Mrs Hathaway34 s'épanouit dans un large sourire et nous ouvrit grand sa porte. En entrant, nous remarquâmes que les murs étaient tapissés de portraits de Shakespeare, d'affiches encadrées, de gravures et de plaques commémoratives. La bibliothèque croulait sous les innombrables œuvres et études shakespeariennes; sur la table basse était artistiquement disposés les numéros rares du magazine hebdomadaire de la Fédération Shakespeare, « Willy, on t'aime », et dans le coin de la pièce se dressait un Shakesparleur-magnifiquement restauré- des années trente. A l'évidence, nous avions affaire à une vraie fan. Pas enragée au point de parler uniquement par citations, mais pas loin. »
    L'imagination de Jasper Fforde est toujours aussi foisonnante : l'avocat de Thursday communique avec elle à l'aide des notes de bas de page, les Néandertals ont été recréés pour servir aux expériences scientifiques. On découvre l'univers de la Juridiction où sont stockés tous les livres jamais écrits. Thursday y est accueillie par le chat du Cheshire et sa tutrice pour voyager dans les livres est la Miss Havisham de Dickens. Les personnages littéraires voyagent en effet de livre en livre en évitant de perturber l'intrigue. Ce n'est pas toujours le cas, Miss Havisham est à un moment en retard d'un paragraphe et s'exclame : « -Eh bien, Dickens n'a qu'à radoter un peu plus longtemps. »
    Cet univers, où l'on croise également Marianne Dashwood, Heathcliff et un homme-mode d'emploi de machine à laver, est bien évidemment agréable pour les lecteurs avertis que nous sommes. Mais comme pour le premier opus, je n'ai pas été totalement emballée par ma lecture. L'intrigue se traîne au milieu et manque de rythme. Et j'éprouve très peu d'empathie pour Thursday. Ma lecture fut sympathique mais je ne suis toujours pas conquise.

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par lalistedemafa, le 13 mars 2012

    lalistedemafa
    Mon résumé:

    Dans ces nouvelles aventures, Thurdsday file le parfait amour avec Landen, est devenue une détective littéraire super célèbre (pour avoir sauver et améliorer l'intrigue de Jane Eyre) que le bureau des OpSpec utilise pour redorer leur image auprès du public. Tout va très bien donc excepté que : (Spoilers, Spoilers)

    1) Elle réalise un jour que son mari le super Landen Park-Laine a été éradiqué de la réalité et elle est la seule à se souvenir non seulement qu'il a existé mais aussi qu'ils étaient mariés.

    2) Goliath sont super furieux de la disparition de Jack Maird et veulent qu'elle le sorte du poème de E. A. Poe, le corbeau, dans lequel il a été enfermé à la fin de L'affaire Jane Eyre

    3) Son père (ancien membre de la chronogarde, en fuite, qui a aussi été éradiqué à sa naissance pour avoir défier les règlements quand il était adulte, qui a réussi à échapper à ses collègues et avoir des enfants dans le futur qui a plus d'une centaine d'années d'expériences professionnelles) l'informe que la fin du monde est dans une semaine... à peu près et rien de ce qu'il a pu faire comme modffication n'a pu changer cet évènement.

    4) Des voix dans sa tête l'informe qu'elle est en procès et qu'elle risque d'être condamnée pour son crime, lequel???

    5) Une personne essaie de l'éliminer (rien que ça)

    6) Elle a été accepté dans la jurifiction (la police qui maintient l'ordre dans les fictions) et va devoir commencer son apprentissage dans les livres Avec la non moins célèbres Mme Havisham.

    7) Gros, gros Spoiler: elle est enceinte mais ne sait pas si c'est l'enfant de son mari qui n'a jamais existé et avec qui elle n'est pas marié.
    Mon avis:
    La vie de Thursday n'est pas de tout repos et encore une fois tout repose sur elle. Entre le stress d'un mari qui existe juste dans sa tête, la gestion de sa soudaine célébrité (qui consiste à éviter les talk show et interviews), la pression de Goliath pour retrouver le chef Jarck Maird, et son nouveau poste dans la jurifiction , il est certain que Thursday n'a pas le temps de gérer la fin du monde et encore moins de s'occuper du super méchant qui essaye de l'éliminer. Sans parler de son procès dont elle a reçu la convocation dans sa tête. Malgré tout Thursday , en bonne héroïne ..telle que j'aime ne se laisse pas démonter une seconde et mène tout de concert.
    J'avais trouvé que L'affaire Jane Eyre était lent à décoller et avec Délivrez moi, Fforde ne perd pas de temps et tout arrive rapidement. j'ai plongé très vite dans l'intrigue et j'ai lu ce roman bien plus vite que le premier. Alors inutile de dire à quel point j'ai adoré ! La jurifiction est, je pense, une des meilleurs inventions que j'ai pu voir dans la littérature. Les crimes qu'ils(les agents de la jurifiction) gèrent sont encore plus drôles. L'idée que certains personnages, s'ennuient dans leurs Histoires et essaient de passer dans d'autres livres, est tellement géniale. le procès de Thursday est tout simplement tordant! hyper kafkaien! j'ai aimé en savoir plus sur les différents personnages autour de Thursday: ses parents, sa mamie, son frère Joffy, son oncle Mycroft (et le clin d'oeil à Sherlock Holmes ;D) et ses inventions qui sont vraiment géniales.La description de La Jurifiction est aussi excellente et Mme Havisham une merveille. j'aime vraiment l'imagination de l'auteur, il se laisse aller et toutes ses inventions sont excellentes. Je trouve que la technique de mettre des extraits de texte d'autres ouvrages en exergue est super. Tu en apprends plus sur les personnages ou le monde de Thursday sans que le texte soit alourdi.
    Petit bémol: Tout arrive vite dans l'histoire et il y a tellement d'éléments dans l'intrigue que je dirais que Fforde a un peu pêché par excès...mais c'est tellement bon que je lui pardonne. il m' a donné envie de lire toutes les aventures de Thursday Next et ses autres romans...


    Lien : http://lalistedemafa.over-blog.com/article-delivrez-moi-jasper-fford..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Heureuse, le 21 février 2012

    Heureuse
    IL y a des impressions qui ne trompent pas. Au fur et à mesure de ma lecture, j'ai gardé la même sensation: mais comment personne n'a-t-il jamais eu l'idée d'écrire cette histoire avant? le monde de Thursday Next est si cohérent et évident qu'on a la sensation qu'il était là, en nous et que Jasper Fford n'a fait que (?) nous faire prendre conscience de ce qui était déjà.
    C'est la marque des grands conteurs qui savent emmener leurs lecteurs...
    J'ai évidemment adoré accompagner Thursday, j'ai évidemment rêvé aux romans que j'explorerais si j'étais à sa place. Que j'explorerai, devrais-je dire, car maintenant je le sais, plus tard, quand je serai grande, je ferai partie de la jurifiction.
    Je me suis évidemment régalé de l'imagination de M. Fforde, de ses idées et inventions toutes plus originales les unes que les autres.
    A lire impérativement!
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    • Livres 5.00/5
    Par Sabbio, le 03 janvier 2011

    Sabbio

    Où j'ai retrouvé avec bonheur la suite de L'affaire Jane Eyre lu il y a bien trois-quatre ans! [Si vous n'avez pas lu le premier volet des aventures de Thursday Next je vous le conseille vivement mais vous déconseille la lecture complète de mon billet qui contient quelques indiscrétions et révélations…]
    Ce roman est donc la suite des aventures de Thursday Next, jeune trentenaire qui vit dans un monde différent du nôtre car oui, Jasper Fforde nous livre en plusieurs tomes une uchronie bien originale! La guerre de Crimée qui «normalement » a opposé la Grande-Bretagne au XIXe siècle a, dans le monde de Thursday, perduré. Thursday est d'ailleurs un jeune vétéran de ce conflit armé. Ce n'est pas la seule divergence avec notre monde à nous : une multinationale malfaisante, Goliath, ayant repoussé les nazis en 1945 règne sur l'Angleterre, le pays de Galles est indépendant et les dodos, ces oiseaux immortalisés par Lewis Carroll dans Alice aux pays des Merveilles, ont été ressuscités et sont des animaux de compagnie. De plus, la littérature est tellement importante qu'il existe une agence de détectives littéraires dont fait partie Thursday. Son oncle, Mycroft, un savant doucettement fou a créé un passage, le portail de la prose, qui permet de rentrer des œuvres littéraires. Quelques incursions dans Jane Eyre et le Corbeau plus tard Thursday a dévoilé les manigances du groupe Goliath et s'est débarrassé d'un criminel maléfique qui menaçait le monde littéraire.
    Dans ce deuxième volet Thursday vient de convoler avec Landen, travaille toujours comme détective littéraire mais est devenue une célébrité suite à la modification involontaire de Jane Eyre qui partage l'opinion publique.
    (la suite ici http://alombredemoncannelier.blogspot.com/2011/01/delivrez-moi-jasper-fforde.html)

    Lien : http://alombredemoncannelier.blogspot.com/2011/01/delivrez-moi-jaspe..
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    • Livres 5.00/5
    Par AliceFee, le 02 mai 2011

    AliceFee
    Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Délivrez-moi?
    "A la minute où j'ai terminé l'Affaire Jane Eyre, j'ai su qu'il me fallait la suite de toute urgence. Je me suis donc rendue dans ma librairie adorée et j'ai dévalisé le rayon Jasper Fforde en achetant non seulement celui-ci mais tous les tomes suivants et faisant fi du regard dubitatif de la caissière!"
    Dites-nous en un peu plus sur son histoire...
    "Si Thursday Next a affronté avec succès le groupe Goliath dans le premier volet, il serait naïf de penser qu'ils ne vont pas chercher à se venger et peut-être même ne seront-ils pas les seuls, rendant la vie de Thursday bien compliquée."
    Mais que s'est-il exactement passé entre vous?
    "Après avoir lu ce deuxième tome, on a presque l'impression que le premier n'était là que pour poser les bases et que l'on rentre enfin dans le vif du sujet: la vie propre des livres. Je me suis tout simplement régalée et cela promet bien des tomes passionnants à venir. Et cerise sur le gâteau, on y croise de passionants personnages: Marianne Dashwood (Raison et Sentiments - Jane Austen), Miss Havisham (De grandes espérances - Charles Dickens)... Si je devais tout de même émettre une petite critique, je dirais que les premières pages sont un peu brouillon et que j'ai mis un ou deux chapitres à m'y retrouver. Ah oui, et si l'éditeur français pouvait arrêter de nous raconter toute l'histoire en quatrième de couverture, ça serait sympa."
    Et comment cela s'est-il fini?
    "L'une des intrigues principales ne se termine pas avec la dernière page du bouquin et m'oblige donc à me jeter immédiatement dans le Puit des Histoires Perdues - le tome suivant, pas le puit du fond de mon jardin! Trop dur!"

    Lien : http://booksaremywonderland.hautetfort.com/archive/2011/04/16/delivr..
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Citations et extraits

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  • Par Morgouille, le 14 juin 2009

    — Un jour tu comprendras, et tout sera différent bien au-delà de ce que tu peux, aujourd’hui, espérer imaginer.
    Face à ma mine interloquée, il scruta à nouveau la route et, s’adossant au panneau, reprit :
    — Rappelle-toi, Thursday, la pensée scientifique – ou plutôt tout système de pensée, philosophique, religieux ou autre – est pareille à la mode vestimentaire, sauf que ça dure plus longtemps. C’est un peu comme un boys band.
    — La pensée scientifique, un boys band ? D’où tu tiens ça ?
    — Eh bien, régulièrement, on voit émerger un boys band. On s’en entiche, on achète leurs albums, leurs posters, on les exhibe à la télé, on les idolâtre jusqu’au jour où…
    — … arrive un nouveau boys band ? hasardai-je.
    — Exactement. Aristote était un boys band. Excellent, certes, mais seulement sixième ou septième du hit-parade. Ç’a été le meilleur boys band jusqu’à Isaac Newton, mais même Newton a été supplanté par un nouveau boys band. Même coupe de cheveux… mais chorégraphie différente.
    — Tu parles d’Einstein ?
    — Tout à fait. Tu vois ce que je veux dire ?
    — Que notre façon de penser n’est qu’une lubie passagère ?
    — Absolument. Difficile de visualiser un nouveau mode de pensée, eh ? Essaie ceci. Imagine-toi trente ou quarante boys band après Einstein. D’où l’on considérerait Einstein comme quelqu’un qui a entraperçu la vérité, joué un seul bon accord sur sept albums oubliables.
    — A quoi veux-tu en venir, papa ?
    — J’y suis presque. Imagine maintenant un boys band tellement bon que tu n’auras plus jamais envie d’en écouter un autre… ou d’écouter de la musique tout court. Tu peux le concevoir, ça ?
    — Difficilement, mais O.K., d’accord.
    Il fit une pause pour me laisser digérer la chose.
    — Quand nous en serons arrivés à ce boys band, ma chérie, tout ce qui a pu nous poser problème deviendra clair comme de l’eau de roche… et nous nous en voudrons de ne pas y avoir songé plus tôt !
    — C’est vrai, ça ?
    — Bien sûr. Et tu sais la meilleure ? C’est d’une simpl
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  • Par Morgouille, le 14 juin 2009

    — Septième point. Alors là, ça devient sérieux, les gars.
    Là-dessus, il exhiba une vieille bible.
    — Dans cette édition de 1631, le septième commandement donne ceci : Tu commettras l’adultère.
    Dans la salle, certains furent choqués, d’autres s’esclaffèrent.
    — J’ignore qui a fait ça, mais ce n’est pas drôle. Bidouiller les systèmes d’exploitation internes, l’idée peut séduire les plaisantins, mais ce n’est pas digne et pas intelligent. Une blague occasionnelle passe encore, mais ceci n’est pas un incident isolé. J’ai aussi une édition de 1716 qui invite les fidèles à pécher plus, et une bible de Cambridge de 1653 qui nous dit que les impies hériteront du royaume des cieux. Ecoutez, je ne veux pas qu’on m’accuse de manquer d’humour, mais c’est quelque chose que je ne puis tolérer. Si je trouve le petit rigolo qui a fait ça, ce sera un mois de vacances forcées à l’intérieur de La Fourmi et l’abeille.
    — Marlowe ! dit Tweed, déguisant cela en quinte de toux.
    — Pardon ?
    — Ce n’est rien. Une mauvaise toux… désolé.
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  • Par kathel, le 15 septembre 2010

    Le quatrième jour de ma semaine de vacances, juste après le déjeuner chez la maman de Landen et avant la première bagarre mémorable entre Pickwick et le chat du voisin, je reçus un appel de Cordelia Flakk. C’était elle qui dirigeait le service de presse ici, chez les OpSpecs de Swindon, et elle m’annonça qu’Adrian Lush m’invitait dans son émission. Je n’étais pas emballée par le nouvelle... ni par l’émission, du reste. Mais il y avait un bon côté. L’émission avait lieu en direct, et Flakk me promit que c’était le genre d’interview où «tous les coups sont permis », ce qui ne manqua pas de m’intéresser. En dépit de mes nombreuses interventions, la véritable histoire à propos de Jane Eyre restait inconnue du grand public – et ça faisait un bon moment déjà que j’avais envie de traîner Goliath dans la boue. La promesse de Flakk que ce serait ma dernière apparition dans les médias scella ma décision. Va pour Adrian Lush.
    Quelques jours plus tard, je me rendis seule aux studios de Krapo ; Landen avait une échéance à respecter et devait garder le nez sur le guidon. Mais je ne restai pas seule longtemps. Sitôt que j’eus pénétré dans le vaste hall d’entrée, une silhouette verdâtre couleur de lait caillé fonça vers moi d’un pas énergique.
    -Thursday, chérie ! s’écria Cordelia, faisant cliqueter ses perles. Je suis si heureuse que vous ayez pu venir !
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  • Par Sabbio, le 03 janvier 2011

    J’entendis un bourdonnement lointain, le vrombissement des machines, des gens qui parlaient, un bruit de circulation, des mouettes, des rires, des vagues sur des rochers, le vent d’hiver dans les branchages, un tonnerre distant, une pluie battante, des enfants qui jouaient, le marteau d’un forgeron – un million de sons simultanés. Soudain j’eus une révélation : les nuages se dissipèrent dans mon esprit et, en un éclair de lucidité, je compris la véritable nature des livres. Ce n’étaient pas simplement des mots assemblés sur une page pour créer une impression de réalité – chacun de ces volumes était la réalité. Ces livres-là ressemblaient à ceux que j’avais lus chez moi comme une photographie ressemble à son sujet. Ces livres étaient vivants!
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  • Par Morgouille, le 14 juin 2009

    — Les catastrophes planétaires sont comme des ronds dans l’eau d’un étang, Pupuce. Il y a toujours un épicentre, un point dans le temps et l’espace d’où tout démarre, même de la façon la plus anodine qui soit.
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