ISBN : 2756101982
Éditeur : Editions Léo Scheer (2009)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
À la disparition brutale et violente de son ami,
seule l'écriture peut aider le narrateur à passer le cap du deuil. Écrire pour survivre, pour prolonger les sentiments, pour tuer les silences. Il raconte la douleur de l'absence, la douceur d'être père dans ces mo... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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  • Par Desmaze, le 25 août 2010

    Desmaze
    190 pages comme un long cri, de douleur, de rage, de combat contre l'adversité.
    Triste et beau. Poignante parfois cette détresse de l'homme abandonné qui survit pour ceux qui restent.
    Très personnelle. Trop intime pour que ce soit tout à fait de la littérature. Qui ouvre. Qui dépasse. Qui se décale un peu du réel pour mieux atteindre l'universel.
    Et puis ces phrases dignes d'un statut Facebook : "Je rêve de gagner au loto même si je ne joue jamais".. "Arrête de garder pour toi. Dis les choses".. "
    On sort de la lecture en compassion pour cet homme qui souffre mais avec un léger malaise et comme une déception.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Livrespourvous, le 09 mars 2010

    Livrespourvous
    C'est une évidence, perdre un être aimé est douloureux.
    C'est égoïstement un peu de sa propre vie qu'on enterre, une porte qu'on referme et parfois pire, la porte de la dépression ou de la folie qui s'ouvre.
    Nos bonheurs fragiles raconte une année de deuil.
    Au départ, deux amants, l'un a deux enfants, l'autre, des tendances suicidaires, des problèmes de santé et un alcoolisme insidieux. Tous deux travaillent dans les médias, ce monde fascinant extérieurement, mais si vide et si creux intérieurement qu'une moindre critique, un moindre mot bouscule, heurte et croit-on, assassine.
    Mais tous deux s'aiment et vivent ensemble. Las, l'autre se rate une première fois. Et finalement, il se jette de son appartement au cinquième étage, laissant l'un esseulé, déboussolé et déraciné.
    Ce terreau est magnifiquement utilisé par Laurent Fialaix. le narrateur hésite entre l'annihilation et la guérison, et ses enfants ne sont plus une raison suffisante pour rester.
    Il se complait dans la douleur, le désespoir et la solitude. Quoi de plus normal après un tel départ ? Il n'est pas coupable mais lorsqu'il essaye de reprendre la main, il se trompe d'homme et de relation. Et finit par découvrir qu'un deuil se vit hélas seul et qu'il est inutile de demander du réconfort aux autres, ils ne savent pas l'étendue du séisme intérieur.
    Malgré soi, avec voyeurisme, on suit les étapes de ce deuil. le tri des affaires, la visite aux cimetières et les longues nuits peuplés de rêves bouleversants.
    Parfois, on s'agace des références musicales que Fialaix exhibent car elles affadissent le récit. Et une vie à deux se trouve plus dans les replis des silences et des regards que dans les chansons de Zazie, Miossec ou Sanson.
    On s'agace aussi de la soi-disant homophobie du corps médical et de la police.
    Ceci dit, c'est vrai qu'on s'empare d'une différence, pour balayer la compassion ou la peur de découvir qu'on peut vraiment aimer.
    Ce récit ressemble à un journal intime mais est surtout une belle déclaration d'amour. Et le bonheur est fragile quand on ne sait pas s'en contenter.

    Lien : http://livrespourvous.centerblog.net
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