Elle revient !
Que de promesses dans ce petit bandeau, que d'espoirs et de plaisir par anticipation ! Et une déception à leur mesure…
Bridget Jones est toujours identique à elle-même, drôle, complexée, en recherche de son « équilibre intérieur », elle nous ressemble toujours autant et fait toujours rire.
Cependant, quel dommage que l'intrigue ne soit pas fouillée plus en avant ! L'ambiance était très « roman de gare » jusqu'aux deux tiers du livre… pas très intéressant, truffé de gros mots type « putain » ou « merde » qui si je ne m'abuse n'étaient pas présents dans la premier tome, et une
Bridget Jones qui en plus d'être une incorrigible naïve est cette fois-ce présentée comme une gourde. Un peu le stéréotype éculé de la blonde…
En effet, comment qualifier autrement une jeune femme qui après de nombreux déboires sentimentaux persiste à écouter les conseils d'amies pas plus avancées qu'elle sur ce point, qui balance des phrases toutes faites pour se sortir de situations inextricables, qui parle à tort et à travers ?
La
Bridget Jones à qui je m'étais si facilement identifiée dans le premier tome se transforme en molle potiche. On part dans la caricature, et des longueurs se font sentir…
Cependant, on a tout de même des traits de caractère qui reviennent et ne nous laissent pas totalement déboussolés : B.J aime toujours autant les Bloody Mary, les cigarettes, Mark Darcy et les soirées entre copines. Elle est toujours aussi nulle au boulot (pourquoi cette interview de Colin Firth, d'une lourdeur plus que pesante ?), en réflexions sur l'amour et j'en passe…
Bref, on rit quand même. Mais encore une fois, beaucoup moins souvent que dans le premier opus. Et il manque toutes les remarques croustillantes que Bridget sait faire sur la vie de tous les jours et sur elle en particulier…
Au final, un livre à lire, mais sans en attendre grand-chose.