Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 3538053871
Éditeur : Winkler Verlag /Patmos


Note moyenne : 3.8/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Tom Jones is widely regarded as one of the firts and most influential English novels. It is certainly the funniest.

Tom Jones, the hero of the book, is introduced to the reader as the ward of a liberal Somerset squire. Tom is a generous but slightly wild ... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

Critiques, analyses et avis (1)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Clelie22, le 08 juillet 2014

    Clelie22
    "Tom Jones" est un très long Roman - et, semble-t-il, un monument de la littérature anglaise - qui raconte les déboires d'un petit bâtard abandonné par sa mère dans le lit d'un gentilhomme bon, vertueux, généreux et tout ce qu'on peut imaginer comme qualités. En grandissant, Tom montre lui aussi de belles qualités mais personne ne semble les remarquer. Par contre, sa légèreté de moeurs fait grand bruit et, jointe à sa naissance infamante, elle semble lui interdire pour toujours de rêver d'une union avec la belle et sage Sophie Weston. Victime de manigances, Tom est chassé de la maison du gentilhomme, son père adoptif. Après bien des péripéties, il arrive à Londres où sa moralité et son amour vont être mis à rude épreuve.
    L'histoire de Tom Jones elle-même n'est sans doute pas très originale mais elle est le prétexte à une étude de la nature humaine particulièrement complète et intéressante. Les personnages ne paraissent pas très réalistes mais dans leurs excès même - de bonté, de vertu, de perfidie ou de bassesse - ils montrent bien les différentes tendances de la nature humaine.
    Par ailleurs, le style dégagé qu'emploie Fielding avec son lecteur est plutôt amusant : dès le début du Roman, il le prévient qu'il entend faire autant de digressions qu'il voudra et, souvent, il refuse de raconter un épisode en prétendant qu'il ne sait pas ce qui s'est passé, ou passe sous silence une conversation qu'il suppose devoir être sans intérêt pour le lecteur, ou le prévient que les événements qu'il va raconter sont assez conséquents pour mériter de changer de chapitre. Fielding s'amuse et nous amuse tout en proposant une oeuvre pleine de bon sens et de réflexion, morale sans être trop moraliste.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Clelie22, le 29 mai 2014

    Mistriss Débora ayant obéi à son maître dans tout ce qui était relatif à l'enfant, se prépara sur-le-champ à aller visiter les maisons dans lesquelles on supposait que la mère pouvait être cachée.
    Lorsque le terrible ennemi de la nation emplumée, qui habite les airs, le milan, est aperçu par une bande de colombes amoureuses dont il menace de faire sa proie, elles répandent l'alarme au loin dans la campagne, et jusqu'aux plus innocents des oiseaux, tout le petit peuple ailé s'enfuit en tremblant et s'enfonce dans les retraites les plus cachées : le tyran des airs, ayant le sentiment de sa dignité, plane avec orgueil au-dessus de cette foule intimidée, et médite des projets funestes.
    Ainsi, l'approche de mistriss Débora fut proclamée dans toutes les rues, et toutes les habitantes se retirèrent précipitamment dans leurs maisons, chacune redoutant la visite dont elle était menacée. Mistriss Débora s'avance orgueilleusement d'un pas lent et mesuré, portant en l'air sa tête altière, remplie de l'opinion de sa prééminence, et des projets qu'elle avait formés pour parvenir à la fatale découverte.
    Le lecteur pénétrant, n'infèrera point de cette comparaison, que ces pauvres gens connussent le dessein qui amenait mistriss Wilkins, en ce moment, vers eux ; mais, comme la grande beauté de la comparaison peut courir le danger de ne pas être sentie d'ici à un siècle, jusqu'à ce que quelque commentateur daigne un jour s'emparer de cet ouvrage, je crois qu'il convient d'aider un peu le lecteur en cet endroit.
    Je déclare donc que mon intention a été de faire entendre que, comme il est dans la nature du milan de dévorer les petits oiseaux, il est de même dans la nature des gents de l'espèce de mistriss Wilkins, d'insulter et de tyranniser le petit peuple ; moyen dont ils se servent pour se dédommager de leur servile complaisance envers leurs supérieurs. Quoi de plus raisonnable en effet, que ces esclaves et ces flatteurs exigent de leurs inférieurs les mêmes taxes qu'ils paient eux-mêmes aux personnes qui sont au-dessus d'eux.
    (Livre I Chapitre 6)
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par Clelie22, le 29 mai 2014

    Lecteur, avant d'aller plus loin, je crois convenable de vous instruire que j'ai le projet de faire, dans le cours de cette histoire, tout autant de digressions que l'occasion s'en présentera à moi ; je vous préviens que je m'en établis moi-même le juge, m'en rapportant plus à mes propres lumières qu'à celles d'un misérable critique, quel qu'il soit. Je prends cette occasion de prier tous ces messieurs de s'occuper de leurs propres affaires, et de ne se mêler ni des affaires, ni des ouvrages qui ne les concernent en aucune façon ; car, jusqu'à ce qu'ils produisent les titres qui les constituent mes juges, je n'irai point plaider à leur tribunal.
    (Livre I Chapitre 2)
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par Clelie22, le 29 mai 2014

    Une obéissance tacite ne suppose aucun sacrifice de la volonté, et peut, en conséquence, être facile ; mais, lorsqu'une femme, un enfant, un parent, un ami ne remplissent nos désirs qu'en murmurant et avec répugnance, ou avec des expressions de déplaisir et de mécontentement, l'obstacle évident qu'ils ont à surmonter ajoute beaucoup à l'obligation qu'on leur doit.
    Comme cette observation profonde est une de celles que l'on peut supposer un bien petit nombre de lecteurs en état de faire eux-mêmes, j'ai jugé convenable de leur prêter mon secours ; mais il ne faut pas qu'ils s'attendent souvent à cette faveur dans le cours de mon ouvrage, à moins qu'il ne s'y rencontre des difficultés de la même nature, que peut seul résoudre le génie dont nous autres écrivains supérieurs sommes doués.
    (Livre I Chapitre 5)
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

> voir toutes (1)

Video de Henry Fielding

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Henry Fielding

Tom Jones film (1963) bande-annonce








Sur Amazon
à partir de :
5,68 € (neuf)

   

Faire découvrir Tom Jones par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (15)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz