ISBN : 2940329648
Éditeur : Atrabile (2010)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 63 notes) Ajouter à mes livres
L’histoire d’amour entre Piero et Lucia, que l’on retrouve à différents moments de leur vie dans Cinq mille kilomètres par seconde, se présente comme le portrait d’une certaine génération ! : celle qui, instable et sans repère, se trouve aujourd’hui dans la trentaine. S... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par mademoisellepenelope, le 22 février 2011

    mademoisellepenelope
    Tu devrais lire cette bd, cela parle très bien de séparations…
    Voilà comment je me suis retrouvée avec cette bd entre les mains. Bon, je l'avais repérée mais dans la masse des bd que je parcoure pour le travail, je ne l'avais pas vraiment plus regardée.
    Alors, je fais amende honorable.
    Oui, on pourrait dire que c'est une bd qui parle de séparations. Un couple qui se sépare et chacun refait sa vie, accomplit les rêves qui semblaient être fondamentaux, essentiels dans leur parcours individuel. Lucia part en Norvège et là elle rencontre Sven, et a un enfant. Piero lui se décide enfin à se lancer dans ce qui lui tenait à cœur : les fouilles en Egypte, fait sa vie où l'on perçoit déjà les frustrations en germe et va être père…
    Oui, on devine combien leur relation à Lucia et à Piero devaient être faite de reproches, d'entraves. On devine ce qui a mené à leur séparation… La technique de l'aquarelle ajoute et participe totalement et judicieusement à ces non-dits, à cette suggestion. Les dessins et les atmosphères créées sont évocateurs plus que narratifs, j'y reviendrai.
    Puis, ils se téléphonent… Elle vient de comprendre qu'elle va quitter Sven et rentrer en Italie et lui aussi rentre. Ils se revoient, s'aiment toujours et n'arrivent pas à faire l'amour ensemble. Et elle repart dans les bras de l'autre, l'ami de Piero, qui lui avait fait remarquer combien cette petite Lucia qui emménageait en face était jolie. C'est là où cette histoire est puissante. Il existe un troisième, éternel triangle amoureux. L'ami de Piero… Contre qui le couple Piero et Lucia s'est construit et s'est probablement défait.
    Plus que de séparation cette histoire évoque de manière diffuse, subtile et lucide les ratés, les loupés de la vie, les décisions illusoires, la vie que l'on ne sait pas saisir et qui nous échappe ou qu'on laisse s'échapper, les frustrations personnelles que l'on pose sur les épaules d'une autre ou d'un autre. Les dialogues sont peu présents, les personnages lavés et évoqués par l'aquarelle qui atténue tout, disperse tout…Et que reste-t-il ?
    De cette lecture, demeure une atmosphère étrange, immobile. Malgré la luminosité évidente des couleurs de cet album, paradoxalement les personnages me paraissent aveuglés, figés, écrasés, tout d'abord par la chaleur italienne, par le froid norvégien puis par la moiteur égyptienne, toutes ces ambiances superbement rendues par le dessin de Manuele Fior.
    Et à la fin, sous la pluie s'en vont Lucia et…
    Vraiment un album magnifique
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    • Livres 2.00/5
    Par chocobogirl, le 09 août 2011

    chocobogirl
    Lucia et sa maman emmenage dans leur nouvel appartement italien sous le regard curieux de Piero, voisin habitant l'immeuble d'en face. En compagnie de Nicola, son inséparable ami, il grandit avec insouciance et se prend à rêver à sa belle voisine. Timide et réservé, il finit par la séduire malgré la rivalité amicale de Nicola, plus séducteur.
    Quelques années plus tard, nous retrouvons Lucia à Oslo où elle est étudiante. Elle a quitté Piero et se remet difficilement de sa rupture en tombant dans les bras de Sven, le fils de sa logeuse. de son côté, Piero est parti faire des fouilles archéologiques en Egypte. Alors que Lucia tombe enceinte, PIero apprend qu'il va devenir père. Les années ont passées mais ni l'un ni l'autre n'ont oubliés leur premier amour.
    Cinq mille kilomètres par seconde est clairement une histoire d'amour. de ces amours qu'on n'oublie pas, de ceux qui vous marquent à vie et perdurent à travers le temps.
    Piero et Lucia se sont rencontrés, se sont aimés quelques mois (années ?). Ils se sont séparés pour une raison que l'on ignore. Et ils ont chacun continué leur route. le destin les réunira encore mais pour combien de temps ?
    Voilà une histoire d'amour ratée puis impossible qui avait tout pour me plaire. Mais c'est la déception qui a été au rendez-vous...
    L'auteur dresse par petites touches le récit de vie de ces 3 personnages. Les séquences sont parcellaires et de nombreuses ellipses emmaillent le texte. Très subtile, la narration reste très simple et rentre peu finalement dans l'intimité des personnages. On suit nos 3 personnages à différentes époques et on constate qu'ils n'ont rien oubliés de ce premier amour. Ils se sont aimés, perdus puis retrouvés. Mais l'adolescence est loin et il est difficile de revenir en arrière.
    Je m'attendais à une histoire de premier amour qui m'emporte par la force des sentiments et des émotions. Mais j'y suis restée complètement extérieure. Je n'ai ressenti aucune empathie pour les personnages. Je n'ai pas vibré à leur côté. Au final, au risque de choquer ses autres lecteurs, j'ai trouvé cette histoire franchement quelconque et plate... Adepte des non-dits et de toute subtilité qui nécessite observation, je n'ai pourtant pas su déceler ici le sel et la subtilité de cette histoire.
    J'attendais, qu'à cette histoire universelle qu'on a tous plus ou moins connu, un supplément d'âme qui n'est pas venu. L'ambiance de cette histoire est bien évidemment nostalgique et offre même une vision quelque peu triste et désabusée de l'amour et du couple. Celà ne m'a posé aucun problème mais a, d'une certaine manière, accentué la froideur qui ressort de cet album.
    Et ce n'est, hélas pas, le beau dessin de Manuele Fior qui a pu me faire modifier mon impression.
    Le dessin fait à l'aquarelle s'étend dans unne palette bien particulière de couleurs acidulées : de jaune, de vert qui m'a paru cependant un poil en décalage avec l'aspect désabusé et nostalgique de l'album. Néanmoins, j'ai appréciée plus particulièrement les magnifiques paysages reflétant parfaitement une Italie estivale, une Norvège glaciale et un désert brûlant.
    Cinq mille kilomètres par seconde est un album sur l'amour mais pas que. Il évoque aussi le hasard et les circonstances de la vie qui fait que l'on ne se rencontre pas toujours au bon moment. Il parle des choix de vies que nous faisons et qui conditionnent tout le reste de notre existence. Il évoque le temps qui passe et les regrets liés au passé, les erreurs que nous faisons tous. Un propos universel donc où chacun devrait se retrouver. Mais pour moi, la magie n'a pas du tout fonctionnée et c'est amertume que je constate une rencontre ratée avec cet album qui a su faire vibrer les autres lecteurs.
    Et d'autant plus amère que l'album a reçu le prix Fauve d'Or du meilleur album au festival d'Angoulême 2011. Peut-être faudrait-il que je la relise un peu plus tard.
    Peut-être saurez-vous y déceler plus de qualités que je n'en ai su trouver...

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-cinq-milles-kilometres..
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  • Par MIOP, le 16 mars 2012

    MIOP
    Portrait tout en finesse d'une génération en manque de repères.
    Piero, Lucia et Nicola sont trois adolescents italiens. Piero et Lucia s'aiment puis se séparent. Nicola est secrètement amoureux de la jeune fille. Mais, dans ce monde contemporain, tout va trop vite. Il est difficile de faire un choix de vie tant il y a de possibilités. Lucia part en Norvège et donne naissance à une petite fille. Piero devient archéologue et part en Egypte. Nicola, quant à lui, reste en Italie. Chacun vit de son côté mais sans jamais vraiment s'oublier. Trois destinées qui donnent à réfléchir sur le temps qui passe. La psychologie des personnages est subtile. le ton est toujours juste, parfois un peu amer. Manuele Fior s'est nourri de ses propres expériences pour étoffer son scénario.
    Les dessins sont à l'aquarelle. le découpage des chapitres comme des séquences cinématographiques est habilement suggéré par un changement de couleur dominante. L' attention particulière apportée aux paysages et les tons pastels nous offrent quelques planches magnifiques.
    Une réussite graphique, lumineuse et délicate, qui a obtenu le «fauve d'or» du meilleur album 2011 au festival d'Angoulême.
    D.I
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    • Livres 4.00/5
    Par ennapapillon, le 04 décembre 2011

    ennapapillon
    Dans cette BD aux jolies couleurs pastels et chaudes aux aquarelles et dessins délicats, Manuele Fior raconte des tranches de vies de deux personnes, un homme et une femme, à différentes époques de leurs vies.
    Il y a beaucoup d'ellipses entre chaque époque mais on comprend à chaque nouvel épisode que leurs vies ont évolué, changé mais qu'ils ne se sont pas oubliés. Tout d'abord il y a l'adolescence où l'on se cherche, entre timidité et mystère. Puis, jeunes adultes après une rupture, suivi de la vie active, loin de chez soi et au moment de devenir parents, l'envie de rentrer. Enfin des retrouvailles dans la maturité.
    C'est l'histoire d'un couple qui n'en est plus un depuis longtemps et qui a pourtant une sorte de connexion, c'est un peu l'histoire d'un rendez-vous manqué...
    C'est plein de délicatesse. J'ai beaucoup aimé cette histoire. Cela fait penser à ce que des gens qui ont compté pour nous et que nous ne voyons plus ont pu devenir...
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    • Livres 4.00/5
    Par yvantilleuil, le 21 février 2011

    yvantilleuil
    Après « Mademoiselle Else » chez Delcourt, l'Italien Manuele Fior signe un roman graphique chez Atrabile.
    L'auteur invite à suivre deux destinées qui se croisent et s'éloignent au fil des ans. Ensemble en Italie ou séparément en Norvège ou en mission archéologique en Égypte, ces bouts de vie sont décrits avec grande justesse et de façon très émouvante. C'est le récit d'une relation qui n'a pas su aboutir, d'une histoire d'amour entre deux êtres séparés par les aléas et les choix de la vie. L'histoire de sentiments communs qui reviennent régulièrement à la surface, malgré des trajectoires différentes. Des émotions enfouies que l'auteur effleure avec brio à travers les portraits parallèles de Lucia et Piero.
    Graphiquement, Manuele Fior livre des aquarelles sublimes, dont les tons s'adaptent parfaitement aux changements de décor. Chaque case se place au diapason de ce récit contemplatif et renforce les nombreux non-dits.
    Un récit intimiste et humain, d'une grande justesse narrative et brillamment mis en images.

    Lien : http://brusselsboy.wordpress.com/2010/10/18/manuele-fior-cinq-mille-..
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Citations et extraits

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  • Par alouett, le 21 juin 2010

    Tu sais ce qui est pire que partir ?
    Revenir. Te dire que tu as fait tes expériences. Et qu'il est temps de rentrer à la maison. Tout retrouver comme tu l'as laissé. Rien n'a changé à part toi-même
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  • Par colimasson, le 08 mai 2011

    Hassan me dit souvent que je devrais retourner à la maison. Je lui réponds que je me sens libre ici. Que je suis heureux. Vous savez ce qu’il me répond ? Que ce n’est pas une question de liberté ou de bonheur mais de faire le bon choix.
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  • Par zevince, le 12 février 2012

    Nous ne serons jamais vraiment d'ici. Mais en partant, nous avons aussi cessé d'appartenir à l'endroit que nous avons quitté.
    Nous seront toujours des étrangers ici. Et avec le temps, nous le devenons également aux yeux de ceux que nous aimons. Nous croyons être libres.
    En vérité, nous sommes des exilés, des âmes égarées.
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  • Par colimasson, le 08 mai 2011

    Le plus petit changement me dérange. Je voudrais que tout reste toujours pareil. Les plantes du jardin, les horaires du ferry.
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  • Par colimasson, le 08 mai 2011

    On s’intéresse aux plantes quand on ne fait plus confiance aux gens.
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Pénélope Bagieu présente la BD 5000 kilomètres par seconde de Manuele Fior.








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