ISBN : 2266181084
Éditeur : Pocket (2008)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 58 notes) Ajouter à mes livres
Printemps 2007.
Alors que la rentrée littéraire approche, Christine Anxiot n'a toujours pas remis son manuscrit annuel. Son éditeur déclenche une enquête sur l'inexplicable disparition, mais les enlèvements d'écrivains continuent. Dans les milieux feutrés de l'éd... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par quenlore, le 22 janvier 2012

    quenlore
    Pascal Fioretto, pasticheur en série, relève avec brio la double gageure de nous raconter une histoire policière et de parodier à chaque chapitre le style d'un écrivain contemporain à succès : DHL, Fred Wargas, Marc Lévis, Jean d'Ormissemon, Mélanie Notlong ou Anna Galvauda. Si le kidnappeur du récit séquestre les auteurs, Fioretto, lui, met à nu leurs tics stylistiques et leur ego. Portés par le suspense haletant de l'enquête, on s'amuse de chaque pastiche dont l'étude révle les spécificités de ce type de réécriture.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par argali, le 20 novembre 2011

    argali
    Rencontré quelques fois sur les blogs, ce livre m'a été prêté par une amie et j'ai passé un bon moment en sa compagnie. Bien vu, drôle et irrévérencieux à souhait, il égratigne quelques personnalités du monde littéraire. On prend plaisir à ces pastiches, même si on n'a pas lu tous les auteurs. Mais le plus jubilatoire est bien sûr de le voir moquer l'auteur que l'on n'aime pas, qui nous hérisse justement pour les travers qu'il met en exergue.

    L'idée est d'autant plus intéressante que l'auteur nous présente ici une intrigue policière sur fond de rentrée littéraire où chaque chapitre est rédigé « à la manière de… », sorte de cadavre exquis des auteurs les plus « bancables »
    L'imitation est juste, fine et met parfaitement en évidence Les petits et grands tics d'écriture de ces auteurs. J'ai particulièrement aimé le pastiche de Christine Angot et son style haché – sans style - qui me rebute tant. Bien sûr, qui dit pastiche, dit aussi exagération. Et toutes les habitudes d'écriture rassemblées en un seul chapitre, cela confine à la nausée littéraire.
    Derrière ce livre, court et vite lu, on sent cependant un vrai travail de lecteur. Il a fallu des heures de lecture attentive à l'auteur pour préparer la matière de ce qui allait devenir son propre ouvrage.
    Petit bémol : je n'ai pas goûté la fin. La scène du restaurant qui vient en épilogue n'est pas convaincante. Dommage.

    Paru en 2007, ce livre pourrait proposer une suite, mettant en scène d'autres écrivains. Si ce premier opus cloue au pilori les auteurs les plus prolifiques (qui ne sont pas forcément les moins bons), on serait en droit d'en attendre un autre, épinglant des auteurs qu'il est de bon ton d'avoir lu et que la presse encense dès qu'ils commettent le moindre paragraphe, pour leur univers si particulier. Je peux proposer quelques noms…
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    • Livres 4.00/5
    Par 100choses, le 14 décembre 2010

    100choses
    J'avais lu ce livre une première fois, il y a quelques années. J'avais beaucoup aimé, mais il ne m'en restait qu'un souvenir assez vague. du coup, quand j'ai eu de nouveau l'occasion de m'y plonger, je n'ai pas hésité un instant. Au final, la relecture s'est avérée au moins aussi savoureuse, si ce n'est plus que la découverte. Je ne me souviens pas en effet, d'avoir autant ri la première fois.
    Sous le prétexte d'une intrigue policière assez banale, l'auteur nous livre une galerie de portraits irrésistibles. Chaque chapitre du roman parodie le style et les thèmes d'un auteur contemporain à succès. Et non seulement, c'est une excellente idée à la base, qui permet à l'ouvrage de ne pas sombrer dans la lourdeur et la monotonie, mais en plus c'est super bien fait.
    L'auteur a su à la fois rendre quelque chose de cruellement drôle et juste, sans surcharge vulgaire et sans sombrer non plus dans la méchanceté gratuite. Tous les travers et tics des auteurs ont été étudiés pour être amplifiés et retranscrits.
    Certains chapitres m'ont évidemment d'avantage plus que d'autres, puisque je connaissais mieux à la base la plume de l'auteur parodié, mais j'ai trouvé l'ensemble très équilibré. On reconnait sans peine l'auteur dont il est question, ce qui n'est malheureusement habituellement pas toujours le cas dans ce type d'exercice.
    Bon, ce n'est pas un monument de la littérature, à connaitre à tout prix, hein ! Mais j'ai vraiment passé un moment très sympa avec ce bouquin. Il constitue une très bonne pause entre deux bouquins un peu plus « costauds » et puis il peut donner envie de découvrir certains des auteurs « légèrement » égratignés au fil de ses pages.

    Lien : http://leboudoirdemeloe.wordpress.com/2011/10/03/fioretto-pascal-et-..
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    • Livres 5.00/5
    Par Eric75019, le 29 janvier 2011

    Eric75019
    Totalement jubilatoire ! Les 11 écrivains de cette rentrée littéraire assassinée sont les héros et victimes involontaires d'un vaste et absolu "foutage-de-gueule", prenant la forme d'une délirante enquête policière dont chaque chapitre est rédigé "à la manière de". On identifie avec délice chaque écrivain-protagoniste à son pseudo transparent, à ses coquetteries d'auteur(e) et à la reconstitution parodique de son style. La parodie fait mouche à chaque fois, car même si, en tant que lecteur, vous n'êtes pas nécessairement familiarisé avec le style de tous les auteurs ici présents, ceux-ci sont suffisamment médiatiques et identifiables pour avoir au moins une fois cabotiné lors de la promotion de leur dernier bouquin sur un plateau télé. Une réussite totale !
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par vilvirt, le 29 octobre 2011

    vilvirt
    Que voilà un petit livre surprenant et drôle ! Je me suis bidonnée du début à la fin, et même si je ne connais pas tous les auteurs évoqués et parodiés par l'auteur, je dois avouer que l'exercice est remarquablement exécuté !
    L'enquête policière sert de trame de fond mais ne constitue pas au final le centre de ce récit. le coeur de ce bouquin, c'est avant tout le style parodié de chacun de ces auteurs qui sont représentés comme des êtres égocentriques, paranos et parfois même gravement psychotiques ! Leur célébrité et leurs best-sellers ainsi que les personnages de certains de leurs romans sont l'occasion pour Pascal Fioretto de relever toutes leurs petites habitudes d'écriture, leurs tics et leurs travers, qu'il parodie à un point délicieusement jouissif et hilarant. A chaque chapitre, je me disais que celui-ci était meilleur que le précédent, mais je dois avouer que la scène finale m'a tout simplement fait mourir de rire !
    Bien entendu, c'est l'occasion de faire un parallèle avec le monde de l'édition, ses pressions et le rapport à l'argent omniprésent. Mais je me contente de retenir un pastiche drôle et subtilement imaginé, qui amène une critique intelligente sur ce genre d'écrivains sans pour autant les descendre en flèche de manière vulgaire.

    Ce livre est un remède à la grisaille. A conseiller à tous les réfractaires aux auteurs de best-sellers, mais je pense que chacun appréciera le ton donné. Ça ne fait pas de mal de rire du style de certains, qu'on apprécie ou pas !...

    Lien : http://tranchesdelivres.blogspot.com/2011/10/et-si-cetait-niais-pasc..
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Citations et extraits

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  • Par Zazette97, le 13 octobre 2009

    Il y a si longtemps que j'attends que je ne sais plus depuis combien de temps j'attends.
    Pourtant, j'attends.
    Attablé au Mathis, devant un tartare de thon rouge à 23 euros*. Naufragé de L'île aux enfants, gavé de gloubiboulga post-soixante-huit ( avec de vrais morceaux de situationnisme), je patiente au bord de l'amer. Il va bien finir par se passer quelque chose.
    Une soirée rouge au Man Ray. La guerre contre les Chinois. Une épidémie de légionellose à Canal. N'importe quoi, du lourd si possible. Une jeune serveuse passe. Felatia, Godinella ou un nom de 36 15 dans ce goût-là. Je crois que j'ai déjà couché avec elle. A Dauphine ou à Closer?
    Pour passer le temps, je pourrais lui faire un bébé, ou tomber amoureux de ses coudes. Ou écrire un livre.
    Où en suis-je de ma vie et de mon époque? En plein after? En before? In the middle? De temps en temps, entre deux vodkas ( à 12 euros l'une), je m'envoie discrètement trois ou quatre Cocaïna 5 CH.
    Consolatrices petites boules blanches, fondez lentement sur ma langue, vrillez-moi infinitésimalement le cortex et donnez-moi la force nécessaire pour rester toujours bien oblique dans mes bottines ( 999 euros chez Loewe, place de la Madeleine, il faudrait être fou pour dépenser moins).
    C'est ça, dé-pensons un peu, de temps en temps. Moi, j'attends devant le désert de mon tartare.

    * seulement à la carte
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  • Par Zazette97, le 13 octobre 2009

    - Mais auparavant, peut-être voudriez-vous grignoter quelque chose, proposa la jeune femme.
    - Vous me faîtes saliver, Mademoiselle.
    - Hypéronimie?
    - Non, je suis à jeun, c'est tout.
    - Je crois que j'ai des croûtes de fromage dans le garde-manger.
    - Il y en a des noires?
    - Quelques-unes. De l'Etorki en corruption bactérienne...
    - Splendide! Auriez-vous également un peu de poisson, j'ai une surfaim de loup.
    - Cru et plusieurs fois recongelé, commissaire.
    - Parfait, et avec une cuillère si ça ne vous dérange pas.
    Quelques minutes plus tard, Seberg et la jeune femme étaient accoudés chacun devant un plateau repas à l'odeur entêtante de poubelle oubliée.
    - Hé bien, Glandard, qu'est-ce qui vous arrive? demanda Adam. Ne faîtes pas cette tête-là mon vieux!
    - Voulez-vous un petit suisse? proposa la voix gourmande de M******, redevenue invisible dans l'obscurité. J'en ai qui datent de 99. Le siècle dernier...Déjà! ajouta-t-elle avant de partir d'un rire de petite fille à nattes.
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  • Par wictoria, le 18 janvier 2011

    J'étais abîmé dans une profonde méditation sur le temps qui passe, l'après-midi devant Derrick, quand on sonna à ma porte. Habité d'un sombre pressentiment, je songeais à Gabrielle de Montalembert, parente éloignée de Maxime de la Rochefoucauld et de la Montespan qui, au moment de se faire trancher la tête sur ordre de Robespierre (dont elle avait refusé les avances), ouvrit son corsage d'un geste sublime.
    (p 121 pour Jean d'Ormissemon de la française accadémie)
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  • Par stella_lea, le 07 juillet 2011

    A peine eut-il atterri à Roissy que le commissaire Seberg fut saisi d'une incoercible surdalle. Il connaissait bien cette impérieuse nécessité de tout avaler, de ne faire qu'une bouchée du comestible, du digestible. Il savait depuis l'enfance, ingérer l'ingérable. Digérer le gérable. Gérer l'indigeste. Indigérer le geste.
    (Chapitre 5 : "Hygiène du tube (et tout le tremblement)" de Mélanie Notlong
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  • Par annie, le 17 octobre 2010

    « Autant de livres à chaque rentrée littéraire, ce n’est pas possible autrement qu’avec des nègres shootés aux médocs et vous le savez bien ! »
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)

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