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ISBN : 2246755719
Éditeur : Grasset (2010)


Note moyenne : 3.48/5 (sur 25 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Avant d'être une marque de cosmétiques, Helena Rubinstein eut un destin. Et quel destin, quelle incroyable aventure ! On connaissait la milliardaire couverte de bijoux peinte par Dali ou Picasso, l'impératrice de la beauté qui transforma l'image de la femme en lui tenda... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par SagnesSy, le 09 décembre 2014

    SagnesSy
    Plus qu'une biographie, Michèle Fitoussi, en racontant la vie d'Helena Rubinstein, écrit ici un portrait social, vivant et passionnant de la féminité au XX° siècle. Son livre se lit tout seul, on a envie de tout retenir, de tout noter, on en veut presque à Madame d'avoir lâché la rampe, à 93 ans.

    On tombe des nues en lisant le projet de loi qui avait failli passer au Parlement, au milieu du XVIII° (pas si vieux !) en Angleterre, et qui stipulait que "Toutes les femmes, quels que soient leur rang, profession ou situation, vierges, épouses ou veuves, qui ont séduit et conduit au mariage tout sujet de Sa Majesté en usant d'essences, maquillages, savons, fausses dents, perruques, rouge à joues, baleines, crinolines, chaussures à hauts talons, et hanches rembourrées, seront punies par la loi pour délit de sorcellerie".
    Pareil étonnement, en ce qui me concerne, en apprenant les "petits "extras" coquins, et pour être plus précis, le traitement "spécial" à l'aide d'un vibromasseur" qui avait tant plu à Colette dans le salon parisien d'Helena Rubinstein, qui s'inscrit dans ce qui semble être l'usage chez les médecins et sage-femmes du tout début XX°.
    On ne s'étonne finalement pas, par contre, d'apprendre qu'Helena Rubinstein appliquait fort peu les conseils qu'elle donnait; petite, avec une forte tendance à l'embonpoint, elle déteste qu'on la papouille et s'applique elle-même (mal) les teintures de ses cheveux.
    On sourit à ses façons d'appeler ses rivales, That Woman pour Elizabeth Arden (lorsque, très âgée, elle apprendra que Miss Arden a eu un accident (l'un de ses chevaux lui a coupé le doigt d'un coup de dents), elle demandera juste : "Comment va le cheval ?"), La femme du bas de la rue pour Estée Lauder, qu'elle trouve terriblement vulgaire.
    On réalise à quel point elle a été novatrice en de nombreux domaines :
    "Pendant la journée, les soeurs Rubinstein présentent leurs soins de beauté et donnent des consultations privées aux clientes. le soir venu, elles entraînent les vendeuses à devenir des démonstratrices qualifiées. Helena insiste pour que leurs patrons les envoient se former à l'école d'esthéticiennes de New York en finançant leurs cours. Elle-même fournit les uniformes et les présentoirs aux couleurs de la marque. Ces techniques de vente et de marketing sont révolutionnaires pour l'époque. Helena Rubinstein peut se vanter à juste titre de les avoir créées. "Ce métier de démonstratrice, aujourd'hui répandu dans le monde entier, est vraiment mon invention. J'en suis particulièrement fière.""
    Ou (entre mille autres exemples) "Sex-symbol avant l'heure, Theda Bara qui joue et pose à moitié nue, suscite l'engouement particulier du public. A tort ou à raison, la star estime que son regard n'est pas mis en valeur par les caméras, comme il le mériterait. Elle s'adresse à Helena pour le valoriser. Inspirée par sa beauté, Madame crée la ligne Vamp tout exprès pour elle, en hommage à son rôle de vampire dans le film muet The fool was here.
    L'effet produit est si spectaculaire que le mot vamp passe dans le langage commun."
    Elle réussit avec son seul instinct une opération boursière exceptionnelle, qui fera dire aux frères Lehman, dindons de la farce, que madame Rubinstein est "financièrement illettrée".
    Elle innove tout le temps, a des techniques de publicité charmantes :
    "Un beau jour de printemps, cinq cent petits paniers d'osier attachés par leur anse à des ballons bleus et roses, sont envoyés dans les cieux du haut de l'immeuble du grand magasin Bonwitt Tellers. A l'intérieur, on trouve un flacon de parfum, Heaven sent, dont le design s'inspire d'une bouteille que Madame a achetée au Mexique. Une petite carte l'accompagne avec ces mots : "Out of the blue for you", "Un don du ciel pour vous."
    Elle note les adresses des personnes qui lui demandent un autographe, et ne manque jamais de leur envoyer des échantillons.
    Au final on lit avec avidité la vie de cette grande petite femme, tout en contrastes, travailleuse acharnée, et je ne saurais me risquer à la résumer, tant elle était incroyablement dense.
    Pour conclure sur une note légère, saviez-vous qu'en 1951 37 % des françaises ne faisaient leur toilette "complète" qu'une fois par semaine, 39 % se lavaient les cheveux une fois par mois et un quart d'entre elles ne se brossaient jamais les dents ? Elles avaient bonne mine à se maquiller, tiens.
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    • Livres 3.00/5
    Par isalune, le 21 décembre 2012

    isalune
    Je suis partagée ...
    D'un côté il y a cette femme incroyable, qui vit comme elle l'a décidé, qui affirme des choix non-conventionnels (enfin!! Youpee!), qui crée un empire et le gère avec lucidité, qui côtoie une multitude de gens plus ou moins formidables mais certainement réputés.
    Cette femme je l'admire.
    Son histoire est racontée de façon captivante par Michèle Fitoussi qui documente et pimente le récit d'anecdotes et de portraits savoureux.
    Mais...
    Je n'arrive pas à trouver Helena attachante.
    Et je ne peux m'empêcher de repenser à l'énorme coup de coeur que j'avais ressenti pour l'héroïne des deux romans de Sulitzer (ou associés) Hannah et l'Impératrice inspirés eux aussi, de façon plus romanesque, de la vie d'Helena Rubinstein.
    Ou comment un livre qui a tout pour me plaire (la forme et le fond) me laisse un léger goût de déception...
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    • Livres 4.00/5
    Par Lirio, le 08 octobre 2011

    Lirio
    C'est l'histoire d'une petite Cendrillon polonaise transformée en princesse par sa seule volonté. A la fin du XIXème siècle, la jeune Helena quittait son quartier pauvre de Cracovie à destination de l'Australie, terre de tous les possibles. A partir de quelques pots de crème pour le visage concoctés dans sa cuisine, elle bâtit en quelques décennies un empire de la beauté, contribuant à l'émancipation des femmes à travers les soins du corps et le maquillage. Très intuitive, passionnée par la beauté sous toutes ses formes, d'une prodigieuse force de travail, féministe, rigoureuse, mais aussi terriblement exigeante, tyrannique, capricieuse, menteuse, parfois mesquine, son infatiguable énergie stimulait tous ceux qui l'entouraient. Pionnière des soins de beauté résolument tournée vers la modernité, elle avait un sens inné de l'innovation et du marketing. Son ambition et son travail acharné lui permirent de devenir fabuleusement riche, mais au prix d'une vie personnelle cahotique. Cette biographie qui se lit comme un roman décrit le parcours extraordinaire d'une femme devenue à la force du poignet un symbole de la beauté féminine.
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    • Livres 4.00/5
    Par platinegirl, le 12 février 2011

    platinegirl
    Extrait de ma critique:
    En tant que cosméto-addicte assumée, j'aime (hélas pour mon compte en banque) posséder et utiliser des produits cosmétiques de grandes marques. Les cosmétiques Helena Rubinstein en font partie, mais je ne vais pas pouvoir en tester de sitôt car la marque a été récemment retirée du marché français.
    Il y a quelques semaines, j'ai eu la chance de recevoir la biographie d'Helena Rubinstein par Michèle Fitoussi, sobrement sous-titrée "La femme qui inventa la beauté". J'ai terminé le livre il y a peu et son image reste intacte dans ma mémoire tant j'ai été marquée par le destin hors du commun de cette grande dame de la beauté, univers qui m'est pour le moins familier!

    Avant de vous raconter comment j'ai vécu la lecture de cette biographie, je tiens à remercier le site fétiche Livraddict (ICI) qui a organisé ce partenariat avec les éditions Grasset (LA) en qui je suis tout autant reconnaissante!
    [...]
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    • Livres 2.00/5
    Par Lysiane7, le 15 octobre 2012

    Lysiane7
    Comment ne pas être séduit par le parcours hors normes de cette petite femme, 1,47 m, qui a parcouru tous les continents, rencontrer les peintres, les écrivains............Une vie de 93 années !!! Elle n'a jamais cessé d'apprendre de peaufiner ses crèmes, ses inventions, Installé des salons de beauté partout, reconnue comme "Impératrice de la beauté". Sa vie privée fut un peu plus compliquée peut-être, sûrement même, n'a t'elle pas pris le temps de consacrer plus de temps à ses fils.
    On peut regretter que l'auteur se laisse aller souvent à une longue énumération des personnages brillants qu'elle a rencontrés, on aimerait plus d'histoire !
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Citations et extraits

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  • Par Lysiane7, le 15 octobre 2012

    Héléna ne se lasse pas d'apprendre et de noter. Elle raffole des recettes naturelles de la Marquise de Pompadour : du miel battu avec de la crème fraîche et de l'eau de cerfeuil tonifiante pour rafraîchir le visage. Au XVII e siècle l'albâtre de la peau est un capital difficile à conserver . Il faut se garder du grand air et du soleil, mais aussi des excès de la vie de cour, veilles tardives et riches nourritures qui maltraitent le teint. Des pommades à base de limaçons et de plantes aromatiques sont appliquées de nuit pour restaurer la pâleur et soigner les pultules........
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  • Par liratouva2, le 18 octobre 2010

    Tout ce que la planète compte de talents et de sensibilité artistique semble s’être donné rendez-vous autour d’elle, dans le Paris d’après guerre : Gertrude Stein, Djuna Barnes, Ernest Hemingway, James Joyce, Picasso, Chagall, Pascin, Dos Passos, Sinclair Lewis, Kisling, Miro, Foujita, Man Ray, Marcoussis, Prokofiev, Stavinski, Brancusi…

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  • Par liratouva2, le 18 octobre 2010

    autoritaire, exigeante, tyrannique, despote, cruelle, avare, égoïste, tricheuse, parfois inhumaine, mais (qui) pouvait être dans le même temps généreuse, gentille, attentive, charmeuse, timide, ouverte, tolérante, bourrée d'humour.

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  • Par Tampopo, le 25 octobre 2010

    En 1912, Helena Rubinstein a quarante ans, en paraît trente-cinq, et en avoue trente au mieux. En une décennie à peine, elle est devenue à la fois riche et célèbre. Sa trajectoire est unique : à Melbourne comme à Londres, par sa seule volonté et son intelligence, elle a réussi à pénétrer des milieux qui d’ordinaire sont fermés à ceux qui n’en font pas partie par la naissance ou la fortune.

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  • Par Tampopo, le 25 octobre 2010

    Madame invite chez elle tous les jeunes artistes qu’elle admire. Marc Chagall a des yeux qui pétillent et un paillasson blond en guise de chevelure. Après quelques verres de vin, il chante en russe ou en yiddish. Son esprit est si vif, son humour si mordant qu’Helena le convoque régulièrement. Ses soirées sont réussies grâce à lui.

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Videos de Michèle Fitoussi

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Vidéo de Michèle Fitoussi

Autour d'un verre avec Michèle Fitoussi .
Michèle Fitoussi évoque l'écriture, sa relation aux textes et son engagement féministe, à l'occasion de la sortie de son récit La nuit de Bombay (Fayard/Versillo), consacré à Loumia Hiridgee. Avec sa soeur, cette dernière était la créatrice de Princesse Tam Tam. Michèle Fitoussi raconte l'histoire de cette femme qu'elle connaissait bien, morte en novembre 2008 dans un attentat à Bombay. Portrait d'une époque où les success stories côtoient la violence et la barbarie les plus menaçantes.








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