ISBN : 2253127361
Éditeur : Le Livre de Poche (2009)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 82 notes) Ajouter à mes livres
Josy, douze ans, la fille du célèbre psychiatre berlinois Viktor Larenz, est atteinte d'une maladie qu'aucun médecin ne parvient à diagnostiquer.

Un jour, après que son père l'a accompagnée chez l'un de ses confrères, elle disparaît.

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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan, le 19 février 2012

    lehane-fan
    Thérapy et son album Troublegum m'avait mis une bonne claquette dans les oreilles ! Aaaah , ça ne nous rajeunit pas tout ça...Alors , pourquoi ne pas resigner pour une Thérapie scripturale , ce coup-ci , et en prendre plein les yeux d'autant plus que les diverses critiques ne tarissent pas d'éloges à son sujet !
    Bonjour , je suis le docteur Fitzek , allongez-vous et décrivez-moi ce qui vous amene pendant que je hocherais ostensiblement la tete en simulant l'écoute tout en rédigeant la liste de courses hebdomadaires ponctuée de hum-hum encourageants...
    Viktor Larenz , psychiatre Berlinois de renom , personnifie l'adage de l'arroseur arrosé . Désormais pieds et bras sanglés à un lit hydraulique et patient attitré d'une clinique spécialisée dans les troubles psychosomatiques , son cercle d'amis , à l'aune de ses mouvements , s'en trouve réduit d'autant . Alors pourquoi , comment se fait-ce , c'est quand qu'on va ou ? Patience...Foin d'amicales visites mais une seule et unique récurrente , celle du Docteur Roth ( signe d'un repas apprécié à sa juste valeur ) , à qui il confie sa tragédie dont la disparition de sa fille Josy , il y a quatre ans , en représente l'épicentre .
    Viktor nous conte alors par le menu, suite à cette épouvantable perte , son isolement sur l'ile tempetueuse de Parkum, sa rencontre avec Anna Spiegel , écrivaine qu'il acceptera comme patiente une fois que cette derniere aura eu la faculté de réveiller en lui les espoirs les plus fous . En effet , legerement dérangée de nature ( doux euphémisme ) , état qu'elle lui avouera tout de go , Anna semble détenir le pouvoir de matérialiser ses écrits ! Son dernier manuscrit en date évoquant une petite fille malade qui aurait alors disparu , il n'en faut pas plus à Viktor pour immédiatement s'identifier à ce récit et entrevoir en cette Charlotte de papier sa petite Josy qui lui fait si cruellement défaut . Sa seule obsession , désormais , appréhender intégralement l'opuscule de cette psychopathe en chef pour , enfin , en connaitre l'issue ,aussi douloureuse soit-elle...
    Enorme qualité d'écriture ! Fitzek alterne magistralement et nerveusement les chapitres ( hopital / ile ) pour faire monter une pression qui ne vous lache jamais . Une disparition tragique . Un isolement subi sur cette ile balayée par des vents propres à décorner un pop- et des pluies diluviennes . le cotoiement journalier d'une schizophrene que l'on sent capable de tous les exces mais dont l'on ne peut se passer tant ses affabulations revetent illusoirement les habits d'une possible vérité . La fin tant espérée d'un apocalyptique cauchemar ...De plus , Fitzek maitrise parfaitement l'art du cliffhanger , difficile de décrocher...
    Révélations et rebondissements foisonnent mais , et oui , il y a un mais et de taille , ce sont les clés que nous donnent l'auteur des le départ ! le récit progressant , difficile d'imaginer un épilogue autre et meme si la fin surprend quelque peu , il y a bien longtemps que le lecteur l'a anticipé . Sentiment persistant de voir un tel theme traité à l'envie . Sujet dans l'air du temps qui fait applaudir des deux mains lorsqu'on le découvre et qui présente , forcément , beaucoup moins d'interet lorsqu'il y a redite . Dommage...
    Aletre Spoiler ! Alerte Spoiler !
    Au sortir de cette lecture , impossible de ne pas effectuer un parallele mimétique avec l'éprouvant Shutter Island...
    Fin de l'Alerte , vous pouvez reprendre vos activités normales...
    Regrettable car Fitzek possede une plume vraiment alerte ! Il instaure talentueusement une situation oppressante , la fait vivre et évoluer crescendo mais n'enleve en rien cette désagréable impression de deja vu et lu . Pour qui découvrirait ce genre sans avoir été parasité par d'antérieurs récits , nul doute que celui-ci s'averera énorme car Fitzek , au-delà d'un sujet plus vraiment novateur , sait cependant titiller vos nerfs avec brio !!
    Thérapie aurait pu etre un phénoménal coup de coeur , il ne sera qu'un tres bon thriller ! Merci Docteur...
    3.5 / 5
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Biname, le 22 mai 2012

    Biname
    Impossible de lâcher ce thriller exceptionnelle. Oui nous pouvons utiliser de grand mot pour ce livre qui se lit d'une seule traite.
    Je ne me suis jamais sentie autant perdue dans un roman: vous croyez comprendre et puis non. Quelque chose se passe dans le roman et quelques pages plus loin on dit tout le contraire. La folie des personnages vient se coller à vous, vous remettez en cause votre bonne logique, non vous n'irez pas manger et encore moins regarder la TV, vous avez un fiancé? Eh bien non, vous êtes en Thérapie pour un mal inconnu mais qui vous ronge.
    C'est à peu près la sensation que j'ai eu pendant tout le roman. Alors la chute est superbe, bizarrement dans les 500 hypothèses que je me suis faite, une était la bonne mais encore plus tordue que je ne le pensais.
    Franchement il faut le lire, impossible de passer à côté par cet auteur!
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Pyrah, le 20 avril 2012

    Pyrah
    Alors là je dis magistral ! J'ai reçu ce livre en cadeau du libraire via la formule "deux livres achetés un offert" et je me félicite vivement de l'avoir choisi ! Thérapie est le premier roman que je lis de Sebastian Fitzek dont la réputation est bien méritée. C'est un auteur que je vais suivre avec le plus grand intérêt.
    Le roman porte très bien son nom car à sa lecture, on a besoin d'une bonne Thérapie ! On partage la folie dans laquelle est plongé Viktor Larenz, la confusion dans laquelle il nage grâce à des indices savamment disséminés par l'auteur pour démêler ce qui est vrai de ce qui ne l'est pas.
    L'ambiance s'y prête d'ailleurs très bien. le personnage principal, Viktor Larenz, est coincé par une tempête sur une île du nord de l'Allemagne et accepte de prendre pour patiente Anna Spiegel, un écrivain pour enfants atteinte d'une forme rare de schizophrénie. Cette dernière voit les personnages de ses romans prendre vie sous ses yeux et cette fois-ci, il s'agit d'une fillette qui correspond trait pour trait à Josy, la fille de Viktor qui a disparu depuis quatre ans et dont l'histoire pourrait correspondre à celle de sa fille. le psychiatre est de plus en plus convaincu qu'Anna détient les réponses qu'il cherche et n'a plus qu'une obsession : découvrir la suite de son histoire. Une chose est certaine, il ne faut pas se fier aux apparences !
    L'auteur entretient le supens à coup de flashbacks et d'un compte à rebours vers le jour de la vérité, la clé de l'intrigue. On découvre rapidement que Viktor est interné en hôpital psychiatrique et qu'il raconte à l'un de ses médecins comment il en est arrivé là. L'auteur alterne donc entre le présent (l'internement) et le passé (l'intrigue générale) du personnage principal.
    Ce livre entraîne une véritable addiction, impossible de se limiter à la lecture de quelques chapitres par jour, il se dévore d'une traite !
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par medsine, le 07 mars 2012

    medsine
    Thérapie de Sébastian Fitzek a tout du bon thriller. Il est haletant, jalonné de cliffhangers - qui sont autant d'embuscades savantes destinées à retenir le lecteur, élaboré autour d'une intrigue conçue par un maniaque des labyrinthes, tapi au fond de la folie et de l'enfermement psychologique.
    Le personnage principal est le docteur Viktor Larenz, psychothérapeute teuton, rendu fou de désespoir d'avoir perdu sa fille. Perdu car celle-ci a disparu à l'âge de 12 ans dans des conditions mystérieuses mais qu'on soupçonne horribles. Perdu aussi le docteur, qui sombre dans la dépression, l'alcoolisme et une forme de folie.
    Tout est mystère dans cette histoire.
    Le récit alterne entre des passages où l'on retrouve le docteur Larenz enfermé dans une institution psychiatrique et son propre récit des quatre journées décisives, passées sur une île mystérieuse coupée du monde, qui l'ont fait basculer. Sur cette île une étrange patiente se présente. On ne sait comment elle est arrivée là. Elle demande au docteur une Thérapie dans le but de surmonter ses crises de schizophrénie. Cette Thérapie va faire l'objet d'un troisième récit imbriqué qu'on découvre être également relié au destin du docteur et de sa fille.
    Tous les ingrédients du thriller psychologique sont réunis. On peine à se détacher du livre tant la maestria de l'auteur est efficace. Nous sommes comme le personnage principal captivés par les récits enchevêtrés. Cherchant à devancer les pages pour imaginer par nous-même la suite.
    La fin, qui dans les grandes lignes était évidente, est relativement décevante. Plus parce que l'auteur ne peut s'empêcher de lui donner un tour un peu emberlificoté que parce qu'elle est proche de ce que chacun aura pu deviner.
    7 mars 2012
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Reka, le 27 août 2011

    Reka
    Je ne suis pas amatrice de thrillers, mais le résumé de celui-ci m'avait tentée en raison de son intrigue psychologique.
    En dépit du fait que ce livre soit plutôt bien ficelé et qu'il parvienne à tenir le lecteur en haleine au moyen d'un suspense durable et de nombreux rebondissements, ce n'est pas Sebastian Fitzek qui fera de moi une adepte des thrillers psychologiques…
    Ce que j'ai avant tout à reprocher à "Thérapie" tient dans le style de l'écrivain(/du traducteur)…
    Je lui ai trouvé, surtout dans les premiers chapitres, une fâcheuse tendance à vouloir en faire trop.
    Sebastian Fitzek prend en effet grand plaisir à mettre en italique certains passages, pas seulement pour signifier que Larenz pense mais pour mettre en évidence les curiosités de l'intrigue au cas où le lecteur n'aurait pas pointé lui-même la présence de troublantes anomalies…
    « Viktor cligna des yeux et lorsqu'il vit de nouveau clair, il lut dans le regard d'Anna quelque chose qu'il ne put s'expliquer. Puis une certitude s'imposa à lui : il la connaissait. » (p. 74)
    Aussi, j'ai déploré l'emploi de phrases très dispensables qui ont probablement pour but de renforcer le suspense, mais qui donnent de nouveau une impression de roulement de tambour : effet qui n'a pas manqué de faire bruyamment soupirer la lectrice que je suis :
    « Quatre jours devaient encore s'écouler avant qu'il apprît la vérité. À un moment où, malheureusement, il serait déjà trop tard pour lui. »
    Heureusement, l'auteur espace l'utilisation de ce procédé à mesure que le récit progresse…
    Ce qui ne l'empêche pas de m'avoir ennuyée à coups d'autres maladresses.
    J'ai noté ce passage que j'ai trouvé bancal et grotesque…
    « - Ce qui est sûr, c'est qu'il y avait une église orthodoxe sur une butte au milieu de la forêt. Ensuite, nous avons passé un pont et, après avoir suivi la route pendant un moment, nous avons pris un chemin qui pénétrait dans la forêt.
    - Mais c'est…
    - A peu près un kilomètre plus loin, nous nous sommes arrêtées dans une petite clairière où j'ai garé la voiture.
    - Mais c'est impossible… » (p. 90)
    Est-ce parce que les phrases bateau de type « Mais c'est impossible » (en italique, de surcroît) devraient être proscrites de tout roman? Toujours est-il que cet extrait par excellence est l'un des premiers du livre qui m'ait fait véritablement frissonner (to thrill), … sans doute pas, hélas, pour les « bonnes » raisons…
    Enfin (après j'arrête de faire la mauvaise !), l'auteur emploie à plusieurs endroits cette phrase à l'identique ou à peu de choses près, ce qui se révèle devenir rapidement insupportable :
    « Il avait espéré trouver enfin des réponses mais tout semblait devenir de plus en plus confus. » (p. 251)
    C'est sans compter ce genre de passage, qui n'a rien fait de mieux que m'évoquer le sketch de Jean-Marie Bigard où il déclare « je ne vais plus voir les films d'horreur au cinéma, on nous prend trop pour des cons. »
    J'ai en l'occurrence l'impression d'être prise pour une conne quand je lis…
    « Sans prêter attention aux pas qui résonnaient derrière lui, Viktor tourna la page et poursuivit sa lecture [...]. » (p. 251)
    [J'en ai à présent fini de rouspéter à qui mieux mieux ! J'en viens donc aux éléments qui fonctionnent...]
    Malgré tout, je ne nie pas que le style de Fitzek demeure globalement efficace. J'ai beau avoir soupiré et grommelé par endroits, l'histoire a suscité mon intérêt et j'ai achevé ce roman en apnée, désireuse, comme de nombreux autres lecteurs, d'apprendre le fin mot de l'histoire.
    J'ai apprécié l'ambiance cauchemardesque du livre, parfaitement rendue, où l'on découvre un Viktor Larenz s'épuiser trop rapidement dans un décor venteux, glacé et spectaculaire qui évoque celui de "Shutter Island".
    Une lecture plaisante et bien pensée malgré quelques trébuchements.

    Lien : http://marecages.be/?p=4189
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Citations et extraits

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  • Par nodreytiti, le 17 septembre 2010

    » Tu sais quoi Viktor? L’espoir, c’est comme un éclat de verre planté dans ton pied. Tant qu’il reste enfoncé dans la chair, il te fait souffrir à chaque pas. Tandis que si on te l’enlève, ça saignera pendant un moment, ça prendra un bout de temps avant que la plaie soit guérie, mais, au bout du compte, tu pourras réapprendre à marcher normalement. C’est ce qu’on appelle le deuil. »
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  • Par Nanne, le 21 janvier 2010

    Lorsque la demi-heure fut écoulée, il sut qu'il ne reverrait jamais sa fille. Elle avait ouvert la porte, s'était retournée une dernière fois vers lui, puis était entrée dans la pièce où l'attendait le vieil homme. Mais Joséphine, sa fille de douze ans, ne devait plus en sortir. Il en était certain. Plus jamais il ne reverrait son sourire radieux, le soir, quand il allait se coucher. Plus jamais il n'éteindrait sa petite lampe de chevet aussitôt après qu'elle se fut endormie. Et plus jamais il ne serait réveillé au milieu de la nuit par ses cris stridents. Cette certitude s'imposa brutalement à lui, le laissant en état de choc.
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  • Par helaia, le 10 mai 2012

    Durant la première année, il s'était encore contenté d'une gorgée par idée noire; Par la suite, même un verre entier n' y suffisait plus.L' alcool ne permettait pas seulement d'oublier. Il offrait aussi des solutions. Mieux, il était la solution .
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  • Par helaia, le 10 mai 2012

    L'espoir c'est comme un éclat de verre planté dans ton pied.Tant qu'il reste enfoncé dans ta chair, il te fait souffrir à chaque pas. Tandis que si on te l'enlève, ça saignera pendant un moment, ça prendra un bout de temps avant que la plaie soit guérie, mais, au bout du compte tu pourras réapprendre à marcher normalement.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par sheen, le 31 mars 2011

    Du doute à la certitude, il n'y a qu'un pas,
    celui qui sépare la vie de la mort.
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