> Renaud Morin (Traducteur)

ISBN : 2714444067
Éditeur : Belfond (2008)


Note moyenne : 3.44/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Dans une Sydney gangrenée par la peur du terrorisme, la descente aux enfers d'une femme trop fragile, la radiographie sans concession d'une société paranoïaque et cruelle, et d'une hystérie médiatique savamment orchestrée. Un roman impressionnant, nerveux et sombre, anc... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par beeshop, le 19 décembre 2008

    beeshop
    Sydney, post 11 septembre.


    Gina Davies alias la poupée est une danseuse nue au Chairman's Lounge, une fille un peu paumée qui grâce à son métier accumule petit à petit l'argent qui lui permettra de devenir propriétaire. Cet argent elle le garde chez elle dans une cache du plafond et aime se couvrir le corps avec, il lui manque encore quelques billets afin d'être entièrement recouverte et d'avoir enfin atteint son but.
    Un soir elle rencontre Tariq, il passe la nuit ensemble et au matin elle se réveille seule. Tariq à disparu et la vie de la poupée va basculer.

    Cinq bombes sont découvertes. Sur les écrans, la même image passe en boucle : un homme, une femme, Tariq et la Poupée, les deux principaux suspects...

    Les médias s'emballe, montent des images d'archives dont l'interprétation les rendent obscènes, interrogent ses amies, débattent sur des faits non avérés, fait monter l'angoisse et la psychose. Cette peur qui semble vouloir justifier tout les excès d'interprétation, d'accusation. L'opinion public à son bouc émissaire, sa coupable, son monstre, enfin un nom sur ce mot horrible : terroriste.
    La lutte antiterroriste post 11 septembre donne droit à tout les abus, la présomption d'innocence n'est plus qu'un lointain souvenir.

    La poupée n'a qu'un seul choix, la fuite. Comment expliquer son innocence quand votre sort est déjà scellé ? On l'a jeté pâture, même si certain semble commencer à douter de sa culpabilité les ordres sont clair, on ne recule pas. La population ne comprendrai pas mieux vaut un sacrifice pour donner l'impression que la situation est maîtrisée que reconnaître les erreurs, l'emballement médiatique. La population veut des coupables elle en aura.

    Ce livre est dérangeant, glaçant, il montre ce que l'angoisse, la peur du terrorisme, de l'autre, de la différence, le racisme peut induire. Nous assistons impuissant à l'amalgame terroriste – étranger – arabe – musulman, des dangers et de l'horreur que ce type de raccourci peut provoquer.

    Des questions demeurent, la surpuissance des médias est-elle au détriment de l'humain ? La peur du terrorisme justifie telle tout les moyens et le non respect des lois élémentaires de présomption d'innocence ?


    Lien : http://mespetitesidees.wordpress.com/2010/10/03/la-fureur-et-lennui-..
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    • Livres 4.00/5
    Par Hectorette, le 13 mai 2010

    Hectorette
    Une fois de plus,je lis un auteur australien pas gai; effectivement, à part Kenneth Cook, pour l'instant tous les livres d'écrivains australiens et néo-zélandais que j'ai découverts, sont plutôt du genre déprimants. Richard Flanagan ne fait donc pas exception à la règle. J'étais prévenue, puisque j'avais déjà lu de lui, et apprécié, Dispersés par le vent.
    Ce deux romans sont peu réjouissants, mettant en scène deux femmes aux destins tragiques. Certes les époques sont différentes, les lieux aussi (la Tasmanie pour Dispersés par le vent, Sydney pour La fureur et l'ennui) mais elles se ressemblent, en lutte contre les préjugés.
    L'héroïne ici, c'est la Poupée, stripteaseuse dans une boîte de nuit à la mode de Sydeny; elle se produit chaque soir afin d'entasser les dollars qui lui permettront de s'acheter un appartement, une vie normale et une dignité. Elle y est presque mais une seule aventure d'un soir va tout faire basculer. Il suffira d'une nuit passée avec un beau jeune homme soupçonné d'être un dangereux terroriste pour que les médias s'emballent et que la Poupée se retrouve traquée comme une bête sauvage. Aucune échappatoire possible, à part la mort. Mais la Poupée, bien que proie facile, est maligne et ne renonce pas si vite. Elle erre dans les rues de Sydney, pensant que tout ce battage médiatique autour d'elle, qu'on appelle désormais la Veuve noire, va se tasser; mais non, elle est partout, sur tous les écrans de télé, dans tous les postes de radio. Elle doit agir et va agir...
    Richard Flanagan a été inspiré, comme beaucoup, par le 11 septembre 2001, la paranoïa que cela a entraîné, ainsi que l'avidité de certains "journalistes" avides de scoops morbides.
    Pour tout dire, j'ai préféré Dispersés par le vent, moins actuel. Cela dit, une fois plongée dans le roman,celui-ci a rempli son contrat: l'affaire est bien menée, avec un bon rythme, des rebondissements bien que l'on sente que l'issue risque d'être fatale. Un roman efficace qui met en scène les travers du genre humain. Peu d'espoir, peu d'illusions: une fois que le lecteur a intégré ce principe, il peut lire avec "plaisir" l'épopée malheureuse de la Poupée.
    Richard Flanagan est donc pour moi, un écrivain à suivre; peut-être un jour écrira-t-il quelque chose de moins désespéré, ça pourrait être intéressant...

    Lien : http://leslecturesdesophie.blogspot.com/2010/05/la-fureur-et-lennui-..
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par aventuresheteroclites, le 07 novembre 2010

    aventuresheteroclites
    Je l'ai lu assez rapidement, ce qui est plutôt bon signe, mais l'ai trouvé inégal. le titre français ne rend pas du tout justice au sujet du roman, cette descente aux enfers du personnage principal, attention aux attentes de lecture faussées (pourquoi certains traducteurs se croient obligés de changer le titre!).
    J'ai aimé la cavale de la Poupée dans Sydney est haletante, on la suit, on sent sa panique, sa course folle et le temps qui est compté. La construction en crescendo est réussie.

    Lien : http://aventuresheteroclites.wordpress.com/2010/11/07/richard-flanag..
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Citations et extraits

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  • Par aventuresheteroclites, le 07 novembre 2010

    Elle comptait regarder le soleil de Sydney sans ciller, et ne jamais s'en protéger derrière des chimères en carton pâte. (p.17)
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  • Par line70, le 02 avril 2011

    L'amour ne suffit jamais, mais c'est tout ce que nous avons.
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Vidéo de Richard Flanagan

Richard Flanagan, auteur australien et Pierre Furlan, traducteur étaient présents en Auvergne pour la sortie de "Désirer". Cette rencontre était organisée dans le cadre des 'Grands espaces littéraires' et ' Auteurs nomades' à la librairie Le bateau livre à Cournon d'Auvergne (63). L'occasion pour nous de réaliser une rencontre croisée pour parler de l'importance du travail et de la responsabilité du traducteur pour nous faire connaitre les littératures d'ailleurs.








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