
par kathel, le 2008-01-30 13:26:54
Samedi soir. (...) Si je n’ai pas répondu plus tôt à ta lettre dolente et découragée, c’est que j’ai été dans un grand accès de travail. Avant-hier, je me suis couché à 5 heures du matin...
Il ne s'agit pas à proprement parler d'une correspondance, puisque les lettres de Louise Colet ont été jetées par la nièce de Flaubert. Il ne nous reste donc que les lettres de l'auteur de Madame Bovary, dont nous ne trouvons dans ce livre qu'un extrait, car il était en effet très prolixe !
Ces lettres couvrent la période 1851-1855, et ne sont donc pas les plus passionnées, car leur rencontre date de 1846. Toutefois, Flaubert trouve beaucoup d'agrément à discuter, entre autres choses, avec cette femme intelligente et sensible, plus âgée que lui, qui était aussi poètesse, et leur relation se poursuit pendant plusieurs années. A l'époque de ces lettres, il travaillait à Madame Bovary, et fait donc part assez souvent à sa correspondante de ses doutes et ses errances d'écrivain.