ISBN : 2290354597
Éditeur : Librio (2006)


Note moyenne : 4.06/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Pourquoi se dire "fou"? Dans ce roman hybride où se côtoient apostrophes au lecteur, méditation sur soi et autobiographie, Flaubert offre le bilan désenchanté d'un premier amour impossible.
Alors que la folie apparaît ici comme un état de "grande santé", celle qu... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 25 mars 2010

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Flaubert nous parle ici de certains de ses souvenirs ainsi que ses pensées. Il parle de la vie, de la mort, de l'amour, des femmes. Enormément de sujets passent sous sa plume et toujours avec beaucoup de poésie. le début m'a tout de même étonné, il semble triste, n'aimant pas la vie et soudain se rend compte que ce n'est pas de cette manière qu'il va amuser le public. C'est ainsi que comment les véritables mémoires selon lui.
    J'ai beaucoup aimé ce livre, c'est assez frais et même si certains des sujets sont plus graves que d'autres, il les conte toujours avec une certaine légèreté. Les phrases sont belles, les mots très trouvés. Il n'y a pas vraiment d'histoire principale, c'est pour cette raison qu'il m'est difficile de le résumer et de donner mon avis.
    Cependant, comme je l'ai dis, j'ai aimé et je vous invite donc à le lire.
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    • Livres 5.00/5
    Par AmandineMM, le 12 août 2011

    AmandineMM
    Il s'agit d'une œuvre de jeunesse de Flaubert dont il s'est servi par la suite pour l'écriture d'Une éducation sentimentale. le style y est déjà merveilleusement lyrique et ironique, véritablement délicieux à lire. Ses descriptions sont absolument magnifiques: pas trop longues, elles font bien voir les paysages ou femmes à travers son regard, tour à tour plein des illusions de la jeunesse et désabusé, sombre. La narration commence avec ce second regard: celui d'un jeune homme qui se sent déjà vieux et dégoûté de tout, surtout de la vie. Flaubert lui-même finit par se lasser de cette posture et revient en arrière, au temps de l'innocence et de la découverte de l'amour, ou plutôt d'une femme. Il raconte ces nouvelles sensations, l'impossibilité de les écrire, sa timidité et ses chimères. Enfin, il en revient au jeune désabusé, tout en nous ayant ainsi fait comprendre comment celui-ci en était arrivé là, et développe une série de considérations sur l'homme et son orgueil, toujours dans un style remarquable.
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    • Livres 3.00/5
    Par brigetoun, le 03 juillet 2010

    brigetoun
    Plaisir grand de retrouver, grâce à Publie.net les mémoire d'un fou et novembre, deux des écrits de jeunesse de Flaubert, puisque j'ai perdu, ou donné le vieux petit 10/18 qui les contenaient, eux et d'autres écrits où l'on voyait émerger peu à peu l'auteur de la maturité, sorti des oripeaux romantiques, oripeaux mais nourris de toute la sincérité profonde, sous le masque et les tics d"époque, de l'adolescence, une adolescence soucieuse du mot, de la recherche d'un style, du désir d'écrire
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    • Livres 3.00/5
    Par MarcBibliotheca, le 20 février 2010

    MarcBibliotheca
    Mémoires d'un fou de l'écrivain français Gustave Flaubert est un texte autobiographique écrit alors que l'auteur n'avait que dix-sept. le roman, écrit en 1838, sera offert par Flaubert une année plus tard à son ami...
    Suite : Cliquez sur le lien ci-dessous !!!

    Lien : http://bibliotheca.skynetblogs.be/post/7276312/memoires-dun-fou--gus..
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 26 mars 2011

    [Incipit.]

    Pourquoi écrire ces pages ? À quoi sont-elles bonnes ? - Qu'en sais-je moi-même ? Cela est assez sot, à mon gré, d'aller demander aux hommes le motif de leurs actions et de leurs écrits. - Savez-vous vous-même pourquoi vous avez ouvert les misérables feuilles que la main d'un fou va tracer ?
    Un fou ! cela fait horreur. Qu'êtes-vous, vous, lecteur ? Dans quelle catégorie te ranges-tu ? dans celle des sots ou celle des fous ? - Si l'on te donnait à choisir, ta vanité préférerait encore la dernière condition. Oui, encore une fois, à quoi est-il bon, je le demande en vérité, un livre qui n'est ni instructif, ni amusant, ni chimique, ni philosophique, ni agricultural, ni élégiaque, un livre qui ne donne aucune recette ni pour les moutons ni pour les puces, qui ne parle ni des chemins de fer, ni de la Bourse, ni des replis intimes du cœur humain, ni des habits moyen âge, ni de Dieu, ni du diable, mais qui parle d'un fou, c'est-à-dire le monde, ce grand idiot, qui tourne depuis tant de siècles dans l'espace sans faire un pas, et qui hurle, et qui bave, et qui se déchire lui-même ?
    Je ne sais pas plus que vous ce que vous allez dire, car ce n'est point un roman ni un drame avec un plan fixe, ou une seule idée préméditée, avec des jalons pour faire serpenter la pensée dans des allées tirées au cordeau.
    Seulement je vais mettre sur le papier tout ce qui me viendra à la tête, mes idées avec mes souvenirs, mes impressions, mes rêves, mes caprices, tout ce qui passe dans la pensée et dans l'âme; du rire et des pleurs, du blanc et du noir, des sanglots partis d'abord du cœur et étalés comme de la pâte dans des périodes sonores, et des larmes délayées dans des métaphores romantiques. Il me pèse cependant à penser que je vais écraser le bec à un paquet de plumes, que je vais user une bouteille d'encre, que je vais ennuyer le lecteur et m'ennuyer moi-même ; j'ai tellement pris l'habitude du rire et du scepticisme, qu'on y trouvera, depuis le commencement jusqu'à la fin, une plaisanterie perpétuelle, et les gens qui aiment à rire pourront à la fin rire de l'auteur et d'eux-mêmes.
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  • Par lotusmauve, le 22 mars 2011

    Si j'ai éprouvé des moments d'enthousiasme, c'est à l'art que je les dois. - Et cependant quelle vanité que l'art! vouloir peindre l'homme dans un bloc de pierre, ou l'âme dans des mots, les sentiments par des sons et la nature sur une toile vernie! [...]
    Je voudrais quelque chose qui n'eût pas besoin d'expression ni de forme. - Quelque chose de pur comme un parfum, de fort comme la pierre, d’insaisissable comme un chant; que ce fût à la fois tout cela et rien d'aucune de ces choses. [...]
    Je voudrais le beau dans l'infini et je n'y trouve que le doute.
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  • Par brigetoun, le 01 avril 2012

    Oh, ce n'était point la science qu'il aimait, c'était sa forme et son expression. Il aimait un livre, parce que c'était un livre ; il aimait son odeur, sa forme, son titre. Ce qu'il aimait dans un manuscrit, c'était sa vieille date illisible, les lettres gothiques, bizarres et étranges, les lourdes dorures qui chargeaient les dessins ; c'étaient ces pages couvertes de poussière dont il aspirait avec délice le parfum suave et tendre. C'était ce joli mot finis, entouré de deux amours, portés sur un ruban, s'appuyant sur une fontaine, gravé sur une tombe, ou reposant dans une corbeille, entre les roses et les pommes d'or et les bouquets bleus.
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  • Par brigetoun, le 03 juillet 2010

    Alors je me croisais les bras, me regardant comme un homme mort, je n'étais plus qu'une momie embaumée dans ma douleur ; la fatalité, qui m'avait courbé dès ma jeunesse, s'étendait pour moi sur le monde entier, je la regardais se manifester dans toutes les actions des hommes aussi universellement que le soleil sur la surface de la terre, elle me devint une atroce divinité, que j'adorais comme les Indiens adorent le colosse ambulant qui leur passe sur le ventre ; je me complaisais dans mon chagrin, je ne faisais plus d'effort pour en sortir, je le savourais même, avec la joie désespérée du malade qui gratte sa plaie et se met à rire quand il a du sang aux ongles
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  • Par brigetoun, le 03 juillet 2010

    Voilà donc comme j'étais – rêveur insouciant avec l'humeur indépendante et railleuse, me bâtissant une destinée et rêvant à toute la poésie d'une existence pleine d'amour, – vivant aussi sur mes souvenirs, autant qu'à seize ans on peut en avoir.
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Bouvard et Pécuchet film (1989) -- 1/16
Par une chaude journée d'été, à Paris, deux hommes, Bouvard et Pécuchet, se rencontrent et font connaissance. Ils découvrent que, non seulement ils exercent le même métier (copiste), mais qu'en plus ils ont les mêmes centres d'intérêts.








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    Fumichon, concernant la propriété, évoque les arguments d'un homme politique dont Flaubert parle en ces terme dans une lettre à George Sand: "Peut-on voir un plus triomphant imbécile, un croûtard plus abject, un plus étroniforme bourgeois! Non! Rien ne peut donner l'idée du vomissement que m'inspire ce vieux melon diplomatique, arrondissant sa bêtise sur le fumier de la Bourgeoisie!". De qui s'agit-il?

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