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Henri Thomas (Préfacier, etc.)Pierre Moreau (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070308782
Éditeur : Gallimard (02/06/2005)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 983 notes)
Résumé :
Il arriva juste au pied de la terrasse. Salammbô était penchée sur la balustrade; ces effroyables prunelles la contemplaient, et la conscience lui surgit de tout ce qu'il avait souffert pour elle. Bien qu'il agonisât, elle le revoyait dans sa tente, à genoux, lui entourant la taille de ses bras, balbutiant des paroles douces ; elle avait soif de les sentir encore, de les entendre; elle ne voulait pas qu'il mourût! À ce moment-là, Mâtho eut un grand tressaillement; ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
18 juin 2014
★★★★★
★★★★★
Salammbô est un roman que j'apprécie énormément car c'est un texte vivant , méticuleux et l'univers punique du texte est d'une présence et d'une intensité fabuleuse .
Si on se réfère aux sources historiques et que l'on a en mémoire le site de Carthage ( dans sa dimension punique ) avec un rien de connaissances sur la fin de la première guerre punique , ce texte est alors une lecture gratifiante , car il possède la puissance évocatrice nécessaire pour vous transporter dans l'antiquité , au pied des murailles de Carthage et pour imaginer son port militaire circulaire , ses arsenaux , pour imaginer aussi la citadelle de Byrsa et les champs et les vergers inclus dans les murs , le tissus urbain serré , les navires nombreux sur la mer écrasée de soleil .. .
Salammbô , quelques mots clef à ce sujet : Flaubert , romantisme , descriptions détaillées , antiquité , roman historique , orientalisme , tragédie ..
L'auteur nous transporte dans une atmosphère historique soignée , qui restitue assez bien le contexte dramatique de la toute fin de la première guerre punique .
Flaubert est bien documenté , il n'est pas véritablement fidèle à l'histoire évènementielle de ce conflit implacable entre Carthage et ses mercenaires et alliés révoltés . Mais l'ambiance et les enjeux matérialisés par le roman sont historiquement valides et éloquents .
Il rend bien les affects , les scènes hallucinantes et quelquefois grandioses dont parlent les sources , le rythme , les angoisses , les enjeux existentiels , qui ont balayés ce bout de terre , littéralement ancré , tel un vaisseau redoutable et riche , sur les rives méditerranéennes de l'Afrique .
Au début du deuxième siècle avant l'ère commune , débute le premier choc de titan entre Rome et Carthage . Un conflit d'une violence et d'une âpreté inouïe aux enjeux existentiels pour les peuples concernés et aux retentissements énormes dans l'imaginaire latin de l'époque républicaine .
Rome contrôle la péninsule italienne , Carthage contrôle l'Afrique du nord , une frange côtière principalement , sauf sur l'actuel territoire tunisien ou son territoire est plus en profondeur vers l'intérieur de l'Afrique . Carthage contrôle également les cotes méditerranéennes de l'Espagne de l'Ebre à Cadix , avec une profondeur stratégique importante en Andalousie . Une flotte de guerre redoutable lui permet également de dominer la Sardaigne et la Corse . Les deux puissances s'écharperont pour la domination de la Sicile .
Rome aligne une armée de citoyens appuyés par des contingents alliés , Carthage aligne une armée de soldats puniques , qui est néanmoins majoritairement composée de mercenaires qu'il faut payer et nourrir .
Rome remporte la victoire et Carthage doit faire face après la paix , à la révolte de certains de ses sujets africains , qui se joignent à ses mercenaires révoltés que sa trésorerie à sec ne lui permet pas de rétribuer correctement .
Flaubert s'engouffre dans ce conflit entre Carthage et son domaine africain non punique . Ce conflit fut total , de forte amplitude , il a retourné l'Afrique du nord de fond en comble . Flaubert l'a compris et il est parvenu à rendre parfaitement l'ampleur de de cette tragédie implacable .
Les sources sont principalement et presque uniquement les pages de Polybe sur la fin de la première guerre punique . Flaubert vous étonnera par sa maitrise des concepts qui régissent l'antiquité classique et il vous fera découvrir un peu de cet imaginaire punique beaucoup trop marginalisé dans la connaissance historique de l'amateur de l'antiquité occidentale .
Carthage a bien existé , elle n'existe pas seulement donc , dans l'imaginaire romantique et orientaliste . Elle fut réelle , de pierres et de sang , et Flaubert l'a magistralement et brillamment ancrée dans la mémoire de tous les amateurs de lettres classiques et de littérature française .
Sur les sources historique que l'on mentionne comme utilisées par Flaubert je voudrais rajouter un texte qui pourrait être profitable aux lecteurs à qui Salammbô aurait donné envie d'éplucher les textes antiques concernant Carthage . Un texte dont il est impossible que Flaubert ne l'ai pas connu et qui n'est jamais évoqué comme étant utile à la compréhension de ce roman . Je pense au chapitre consacré à Carthage dans le Politeias ( le Politique ) d'Aristote . Un texte qui permettra certainement au lecteur de Salammbô de comprendre institutionnellement Carthage et son fonctionnement politique face aux mercenaires , dans ce roman intelligent .
Par ailleurs une remarque personnelle , il me semble très possible que Flaubert se soit inspiré du personnage de Didon et de son destin tragique pour bâtir le personnage de Salammbô . Didon la reine fondatrice de Carthage , souveraine légendaire dont nous entretiens Virgile dans le passage qui lui est consacré dans l'Eneide ...
Salammbô est un roman qui repose sur une maitrise époustouflante à rendre les mouvements et leurs contextes , d'immenses qualités scéniques redoutablement efficaces dans ce roman de guerre où les éléphants écrasent les fantassins , ou les murs tremblent , où les champs brulent , où la faim est tenace , où la mer scintille au soleil et où Carthage résonne de clameurs parfaitement audibles par le lecteur .
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isajulia
16 avril 2013
★★★★★
★★★★★
Je me suis lancée dans l'histoire de Salammbô après avoir lu Madame Bovary.
Cette lecture réclame beaucoup d'attention et de courage.
Malgré la violence qui émane du récit, Flaubert sait envoûter et entraîner son lecteur dans cet épisode de la guerre de Carthage. J'ai trouvé Salammbô, l'héroine, d'une grande distinction et pleine de grâce.
Le point fort du livre sont les descriptions, très longues et fournies, elles donnent moult détails nécessaires à l'histoire.
Parfois fastidieuses à comprendre, c'est un des rares récits pour lequel j'ai relu deux fois chaque page pour bien comprendre et assimiler la richesse du texte.
J'ai trouvé ce livre très beau, une fois de plus Flaubert sait manier son art avec perfection et talent.
C'est sûr, ce n'est pas un livre qui se lit rapidement, quand on le commence, il faut lui consacrer du temps et de la patience, même si on peut être tenté d'abandonner en cours de route, ne jamais lâcher l'affaire il en vaut la peine. A lire !
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Alexein
27 octobre 2015
★★★★★
★★★★★
Flaubert a voulu « fixer un mirage ». Il a ainsi bien résumé l'oeuvre floue, flottante et capiteuse qu'est salammbô. Ses tableaux de Carthage sont d'une magnificence digne des Mille Et Une Nuits. La cruauté et la bestialité y côtoient le raffinement. Ce roman est un songe emmené par un style teinté de nacre, de pourpre et du bleu étoilé du Zaïmph. Certes, les tableaux sont beaux, mais l'histoire passe au second plan et le livre est tout en style ; Flaubert s'est lancé un défi documentaire qui l'a éloigné de ce que doit être une histoire : il s'est perdu et complu dans des galaxies de fantasmes contemplatifs. Au milieu de toutes ces descriptions, les personnages n'ont pas la place de se mouvoir et de se développer : ils sont écrasés par le style. D'où le contraste entre le flamboyant des tableaux et la platitude des dialogues qui dans Madame Bovary servaient l'histoire et ici la desservent.
Le même défaut dont souffrait le personnage d'Emma Bovary reparaît ici chez celui de salammbô : elle est fantomatique, on dirait une ombre, une coquille vide peinte pour donner l'apparence d'un être vivant. C'est un être de langueur, de dévotion, de superstition, manipulé par le grand prêtre Schahabarim. On s'attache plus facilement à Mathô, Spendius et Hamilcar qui, guerriers de leur état, constituent le moteur de l'histoire. Les scènes de batailles sont héroïques à souhait : les détails abondent et on se trouve projeté au coeur des évènements.
Le livre contient cependant des longueurs presque aussi arides que les déserts traversés. Et enfin l'amour mêlé de haine et de dégoût entre Mathô et salammbô reste pour moi une énigme insane et nauséabonde. Dans ce livre, on finit par étouffer du déséquilibre entre trop d'un côté et pas assez de l'autre : trop d'images oniriques et pas assez de clarté dans ce qui doit être des points de repère. C'était peut-être l'ambition de Flaubert que de nous faire perdre tous nos repères et de nous entraîner dans un tourbillon kaléidoscopique. de ce point de vue il n'a que trop bien réussi.
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Torellion
09 août 2016
★★★★★
★★★★★
Ancien étudiant en Histoire et plus précisément de la deuxième guerre punique, je n'avais que jeté un oeil lointain sur le roman de Flaubert. Je me suis pourtant décidé, lors de mes vacances, à finalement le lire. Et l'on peut dire, que je n'ai pas été déçu.
Très bien documenté, agréable à lire, vivant, on s'imprègne assez bien de l'ambiance africaine.
La prose de Flaubert, en dépit de quelques longueurs - on a perdu l'habitude de ces descriptions très dixneuviemistes - nous emmène de pages en pages vers une fin que l'on sait inéluctable. La violence, la rage des protagonistes défient l'immobilisme des politiques et le mysticisme des prêtres. Cette épopée est riche et magistralement organisée. le rythme varie en intensité sans jamais nous lassé.
Le personnage central n'est au final que peu présent mais les apparitions de salammbô sonnent comme un rêve et c'est peut-être ce qu'est ce roman, une rêverie orientale.
Commenter  J’apprécie          412
CDemassieux
15 septembre 2015
★★★★★
★★★★★
Exit les murs étouffants de Madame Bovary et l'ennuyeux Charles, où la monotonie provinciale précipitait Emma dans l'excès et la mort.
Flaubert quitte la France et son temps, pour lequel il n'est pas tendre : direction Carthage et ses mercenaires d'abord indociles et ensuite franchement révoltés. salammbô est une fuite, tant littéraire que physique puisque l'auteur effectuera même un voyage en Tunisie pour les besoins de son récit.
Ici, plus de phrases tirées au cordeau, où tout tombait juste, ni trop, ni pas assez. Avec salammbô, Flaubert déverse un torrent stylistique qui répond aux scènes homériques qu'il décrit. A sa retenue classique, il substitue une débauche baroque, un peu comme si Mansart s'était pris pour le Bernin !
En est-il satisfait ? On peut en douter en lisant ce qu'il écrit à Jules Duplan en 1862 : « J'ai la tête pleine de ratures, je suis harassé, excédé, "hahhuri" par salammbô ; le dégoût de la publication s'ajoute aux nausées de l'oeuvre ; bref, le nom seul de mon roman m'emm... jusqu'au fond de l'âme. » Humeur changeante, il est vrai, puisque quelques mois plus tôt, il écrivait au même Duplan, avec une certaine délectation : « J'ai vingt mille hommes qui viennent de crever et de se manger réciproquement. J'ai là, je crois, des détails coquets et j'espère soulever de dégoût le coeur des honnêtes gens. »
Que faire alors de cet imposant roman historique qui prend pour cadre la révolte des mercenaires à la solde de Carthage lors de la première guerre punique ? Si l'on s'en tient au Flaubert d'Un coeur simple, avec une dévotion exclusive, inutile d'y mettre la main. Si on lui reconnaît le droit à la différence, salammbô devient un récit entraînant, dont les descriptions valent tous les péplums du monde, avec l'horreur et le sublime qui s'y succèdent. Entre Mâtho, chef des mercenaires, Hamilcar, chef des Carthaginois, et la belle et évanescente salammbô, ce roman est une tragédie à grand spectacle, aux accents romanesques hugoliens – il paraît en 1862, la même année que Les Misérables.
salammbô est peut-être le plus visuel des romans de Flaubert, symboliste avant l'heure. En 1858, en pleine rédaction, il écrit à mademoiselle Leroyer de Chantepie : « le livre que j'écris maintenant sera tellement loin des moeurs modernes qu'aucune ressemblance entre mes héros et les lecteurs n'étant possible, il intéressera fort peu. On n'y verra aucune observation, rien de ce qu'on aime généralement. Ce sera de l'Art, de l'Art pur et pas autre chose. »
(Une adaptation en bande dessinée a été réalisée par Philippe Druillet.)
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Citations & extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
AlixoneAlixone25 septembre 2013
C'était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar.

Les soldats qu'il avait commandés en Sicile se donnaient un grand festin pour célébrer le jour anniversaire de la bataille d'Eryx, et comme le maître était absent et qu'ils se trouvaient nombreux, ils mangeaient et ils buvaient en pleine liberté.

Les capitaines, portant des cothurnes de bronze, s'étaient placés dans le chemin du milieu, sous un voile de pourpre à franges d'or, qui s'étendait depuis le mur des écuries jusqu'à la première terrasse du palais ; le commun des soldats était répandu sous les arbres, où l'on distinguait quantité de bâtiments à toit plat, pressoirs, celliers, magasins, boulangeries et arsenaux, avec une cour pour les éléphants, des fosses pour les bêtes féroces, une prison pour les esclaves.

Des figuiers entouraient les cuisines ; un bois de sycomores se prolongeait jusqu'à des masses de verdure, où des grenades resplendissaient parmi les touffes blanches des cotonniers ; des vignes, chargées de grappes, montaient dans le branchage des pins ; un champ de roses s'épanouissait sous des platanes ; de place en place sur des gazons se balançaient des lis ; un sable noir, mêlé à de la poudre de corail, parsemait les sentiers, et, au milieu, l'avenue des cyprès faisait d'un bout à l'autre comme un double colonnade d'obélisques verts.

Le palais, bâti en marbre numidique tacheté de jaune, superposait tout au fond, sur de larges assises, ses quatre étages en terrasses. Avec son grand escalier droit en bois d'ébène, portant aux angles de chaque marche la proue d'une galère vaincue, avec ses portes rouges écartelées d'une croix noire, ses grillages d'airain qui le défendaient en bas des scorpions, et ses treillis de baguettes dorées qui bouchaient en haut ses ouvertures, il semblait aux soldats, dans son opulence farouche, aussi solennel et impénétrable que le visage d'Hamilcar.
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aouatef79aouatef7905 février 2016
Un souci meilleur vint le distraire, à savoir la grossesse de sa ,femme. A mesure que le terme en appro-
-chait, il la chérissait davantage. C' était un autre lien de la chair s' établissant, et comme le sentiment
continu d' une union plus complexe. Quand il voyait de loin sa démarche paresseuse et sa taille tourner
mollement sur ses hanches sans corset, quand vis-à-vis l' un de l'autre, il la contemplait tout à l' aise et
qu' elle prenait, assise, des poses fatiguées dans son fauteil, alors son bonheur ne se tenait plus ; il se
levait, il l' embrassait, passait ses mains sur sa figure, l' appelait petite maman, voulait la faire danser, et
débitait, moitié riant, moitié pleurant, toutes sortes de plaisanteries caressantes qui lui venaient à l' esprit.
L' idée d' avoir engendré le délectait. Rien ne lui manquait à présent. IL connaissait l' existence humaine
tout au long, et il s' y attablait sur les deux coudes avec sérinité.
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KashimaKashima30 novembre 2013
T’en retourner à Carthage ! Ah ! tu venais pour prendre le zaïmph, pour me vaincre, puis disparaître ! Non ! non, tu m’appartiens ! et personne à présent ne t’arrachera d’ici ! Oh ! je n’ai pas oublié l’insolence de tes grands yeux tranquilles et comme tu m’écrasais avec la hauteur de ta beauté ! A mon tour, maintenant ! Tu es ma captive, mon esclave, ma servante ! Appelle, si tu veux, ton père et son armée, les Anciens, les Riches et ton exécrable peuple, tout entier ! Je suis le maître de trois cent mille soldats ! j’irai en chercher dans la Lusitanie, dans les Gaules et au fond du désert, et je renverserai ta ville, je brûlerai tous ses temples ; les trirèmes vogueront sur des vagues de sang ! Je ne veux pas qu’il en reste une maison, une pierre ni un palmier ! Et si les hommes me manquent, j’attirerai les ours des montagnes et je pousserai les lions ! N’essaye pas de t’enfuir, je te tue !
+ Lire la suite
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TatooaTatooa15 juillet 2014
Il y avait là des hommes de toutes les nations, des Ligures, des Lusitaniens,des Baléares, des Nègres et des fugitifs de Rome. On entendait, à côté du lourd patois dorien, retentir les syllabes celtiques bruissantes comme des chars de bataille, et les terminaisons ioniennes se heurtaient aux consonnes du désert, âpres comme des cris de chacal. Le Grec se reconnaissait à sa taille mince, l’Égyptien à ses épaules remontées, le Cantabre à ses larges mollets. Des Cariens balançaient orgueilleusement les plumes de leur casque, des archers de Cappadoce s'étaient peint avec des jus d'herbes de larges fleurs sur le corps, et quelques Lydiens portant des robes de femmes dînaient en pantoufles et avec des boucles d'oreilles. D'autres, qui s'étaient par pompe barbouillés de vermillon, ressemblaient à des statues de corail. Ils s'allongeaient sur les coussins, ils mangeaient accroupis autour de grands plateaux, ou bien, couchés sur le ventre, ils tiraient à eux les morceaux de viande, et se rassasiaient appuyés sur les coudes, dans la pose pacifique des lions lorsqu'ils dépècent leur proie. Les derniers venus,debout contre les arbres, regardaient les tables basses disparaissant à moitié sous des tapis d'écarlate, et attendaient leur tour.
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isajuliaisajulia19 avril 2013
Ah ! pardonne-moi ! Je suis un infâme et plus vil que les scorpions, que la fange et la poussière !
Tout à l'heure, pendant que tu parlais, ton haleine a passé sur ma face, et je me délectais comme un moribond qui boit à plat ventre au bord d'un ruisseau. Ecrase-moi, pourvu que je sente tes pieds ! maudis−moi, pourvu que j'entende ta voix ! Ne t'en va pas ! pitié ! je t'aime ! je t'aime !
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