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> Henri Thomas (Préfacier, etc.)
> Pierre Moreau (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070308782
Éditeur : Editions Gallimard (2005)


Note moyenne : 3.82/5 (sur 138 notes) Ajouter à mes livres
Il arriva juste au pied de la terrasse. Salammbô était penchée sur la balustrade; ces effroyables prunelles la contemplaient, et la conscience lui surgit de tout ce qu'il avait souffert pour elle. Bien qu'il agonisât, elle le revoyait dans sa tente, à genoux, lui entour... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par EFar, le 07 novembre 2011

    EFar
    Je ne sais pas si vous aimez la BD, mais c'est grâce à elle que je suis venu à ce roman, via la trilogie que Philippe Druillet a dessiné à partir du livre - en y ajoutant de larges poignées de son sel. C'était dans les années 1980, je trainais souvent dans un magasin de BD, et là j'ai lu dans les bacs les trois volumes de cette histoire (du piratage à l'ancienne ?), par petite tranche, de bout en bout. de cette lecture en tranches, j'ai gardé un souvenir un peu confus, surtout marqué par le baroque spectaculaire et délirant des illustrations, et par les dénudés épatants de l'héroïne.
    Imaginez que quand je suis tombé sur le roman de Flaubert, 10 ans plus tard, j'étais curieux et un peu sur la défensive : qu'allait-il rester des fastes qu'avait imaginé Druillet ? La salammbô de Flaubert serait-elle aussi troublante que celle du dessinateur ? Suspense... [je consulte mes souvenirs...]
    La réponse tient en 5 étoiles : le roman de Flaubert m'a complètement embarqué, et avec sa prose riche, sensuelle, à la fois romantique et baroque. J'ai vogué comme en un songe, porté par des souvenirs visuels forgés par Druillet, au dessus des remparts de Carthage, des batailles, des armées de siège et du sombre Moloch, suivant le destin étrange et tragique de salammbô, qui traverse cette furie avec une assurance incroyable, irréelle.
    Pour moi, ce livre est l'hybride idéal entre la littérature classique du 19ème et la Fantasy (telle que je la découvrais à travers Tolkien et quelques autres). Et je dois un merci à Druillet pour m'avoir préparé à cette rencontre.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par gigi55, le 14 septembre 2009

    gigi55
    Flaubert se fait plaisir et nous fait plaisir en faisant revivre avec un luxe de détails inouis, sous nos yeux étonnés, un épisode violent des guerres mercenaires entre Carthage et les mercenaires qu'elle avait employés. L'histoire d'amour impossible entre Matho le chef des mercenaires et Salammbô la fille d'Hamilcar apporte une sensualité enivrante qui répond à la violence des combats.
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par vincentf, le 27 juin 2010

    vincentf
    Etrange roman que Salammbô, difficile à aborder, lu souvent avec distraction, avant que, tout à coup, des passages forts, rouges, violents, viennent réveiller le lecteur qui s'ennuyait. Ai-je aimé ce roman ? J'y ai été indifférent au début puis une forme de fascination s'est installée. Ce monde recréé de toute pièce, cette impression fausse de lire un auteur antique, cette double distance infinie, la distance entre Flaubert et la Carthage de l'antiquité et la distance entre moi et Flaubert, rend le roman en même temps pénible et mystérieux. Tout nous échappe, c'est voulu.
    Derrière cette distance, il y a cependant des procédés novateurs, le vidage des personnages, simples marionnettes dans les mains des forces historiques, le jeu des points de vue qui fait imperceptiblement passer le lecteur de la vision d'un camp à l'autre sans pour autant que ne s'installe une véritable opposition entre les Mercenaires et les Carthaginois, également barbares. Ces procédés ne sont pas cependant ce qui retient d'abord l'attention. Les scènes de violence, horribles, sacrées, étranges, crues, les Carthaginois dans les fosses, les Mercenaires qui se mangent parmi, le martyr de Mâtho, la "grillade des moutards", sont puissantes mais, comme toujours dans ce roman, mises à distance par le style si particulier de Flaubert, cette ironie toujours aux abois, ce pathos esquissé et écarté, cette impossibilité de la moindre identification à quoi que ce soit. le lecteur se trouve largué. Il adore ça, mais là, c'en est sans doute trop, ou pas assez. Revenons à la question : ai-je aimé Salammbô ? Non.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par chartel, le 02 janvier 2011

    chartel
    La lecture de "Salammbô" confirme l'idée que je pouvais me faire de l'écrivain Gustave Flaubert, celle d'un créateur extravagant et passionné. Après l'étonnant "La Tentation de Saint-Antoine", accumulation foisonnante de toutes les représentations mythologiques et religieuses de l'humanité, Flaubert a prolongé dans ce chemin d'une littérature dantesque et généreuse.
    Certain peuvent s'en lasser, cela exige une lecture attentive, lente et minutieuse. Mais cette exubérance qui va de l'extrême richesse à la pire des horreurs est digne de "L'Iliade" d'Homère. On est dans une grande et tragique épopée, où les protagonistes de l'histoire sont souvent emportés par le mouvement général de tout un peuple, de toute une armée ou par l'esprit des dieux. Peu importe si l'on est ou n'est pas dans le vrai historique de l'antique Carthage, pourvu qu'on ait l'ivresse. Celle de la fascination morbide des scènes de batailles, celle de la beauté des richesses de Carthage. Tout y est grandiose, imposant et large. L'écrivain Flaubert était passé au mode grand angle.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par JPB, le 03 juin 2010

    JPB
    Salammbô est la fille d'Hamilcar, le commandant militaire de la grande Carthage. Mes les Barbares, sous les ordres de Mâtho et Spendius menacent de la prendre.
    Mathô a vu Salammbô et il ne peut plus l'oublier.
    Le livre décrit avec un réalisme époustouflant les batailles entre les armées, les combats féroces et les morts, par milliers
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Citations et extraits

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  • Par melusine1701, le 28 janvier 2010

    Elle n'a rien d'une autre fille des hommes! As-tu vu ses grands yeux sous ses grands sourcils, comme des soleils sous des arcs de triomphe? Rappelle-toi: quand elle a paru, tous les flambeaux ont pâli. Entre les diamants de son collier, des places sur sa poitrine nue resplendissaient; on sentait derrière elle comme l'odeur d'un temple, et quelque chose s'échappait de tout son être qui était plus suave que le vin et plus terrible que la mort.
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  • Par petitours, le 25 mai 2010 Première phrase du livre

    C'était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar. Les soldats qu'il avait commandés en Sicile se donnaient un grand festin pour célébrer le jour anniversaire de la bataille d'Eryx, et comme le maître était absent et qu'ils se trouvaient nombreux, ils mangeaient et ils buvaient en pleine liberté.
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  • Par melusine1701, le 28 janvier 2010

    Salammbô adorait la déesse en sa figuration sidérale. Une influence était descendue de la lune sur la vierge; quand l'astre allait en diminuant, Salammbô s'affaiblissait. Languissante toute la journée, elle se ranimait le soir. Pendant une éclipse, elle avait manqué de mourir.
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  • Par melusine1701, le 28 janvier 2010

    Enfin, on entendit un craquement; une pierre énorme, en ricochant sur les arcs inférieurs, roula jusqu'en bas - et tout à coup, une cataracte, un fleuve entier tomba du ciel sur la plaine. L'aqueduc, coupé par le milieu, se déversait. C'était la mort pour Carthage, et la victoire pour les barbares.
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  • Par chartel, le 30 décembre 2010

    Le python se rabattit et lui posant sur la nuque le milieu de son corps, il laissait pendre sa tête et sa queue, comme un collier rompu dont les deux bouts traînent jusqu’à terre. Salammbô l’entoura autour de ses flancs, sous ses bras, entre ses genoux ; puis le prenant à la mâchoire, elle approcha cette petite gueule triangulaire jusqu’au bord de ses dents, et, en fermant à demi les yeux, elle se renversait sous les rayons de la lune.
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Bouvard et Pécuchet film (1989) -- 1/16
Par une chaude journée d'été, à Paris, deux hommes, Bouvard et Pécuchet, se rencontrent et font connaissance. Ils découvrent que, non seulement ils exercent le même métier (copiste), mais qu'en plus ils ont les mêmes centres d'intérêts.








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