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ISBN : 2020653818
Éditeur : Editions du Seuil (2004)


Note moyenne : 3.45/5 (sur 74 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Lydia Flem raconte comment elle a vidé la maison de ses parents. Pour chaque objet, chaque meuble, chaque vêtement, chaque papier, il n’y avait que quatre directions, comme à la croisée des chemins la rose des vents : garder, offrir, vendre ou jeter.Cette épreuve, qui a... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par paulotlet, le 08 décembre 2013

    paulotlet
    Dans ce court récit, Lydia Flem aborde la question du deuil à travers l'expérience traumatisante qui consiste à vider la maison des parents disparus. Des milliers d'objets, insignifiants ou porteurs de mémoire rappellent ce que fut la vie des défunts, désormais réduite à quelques traces matérielles, souvent dérisoires, une louche, une boîte d’allumettes, un verre à pied. L'auteur décrit admirablement les sentiments qui assaillent ceux qui sont soumis à cette tâche impossible. Entre piété, colère, volonté de garder, besoin de détruire, de donner, de se détacher, le travail de deuil se construit lentement et finalement, nous reprenons la vie. Mais combien de pleurs et de fous rire, d'émotions submergeantes ou de moments de dégoût, de culpabilité et de honte avant de retrouver la sérénité? Un ouvrage très touchant, très pudique, qui met le doigt sur les difficultés qu'il y a à se reconstruire après la mort d'un proche.
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    • Livres 3.00/5
    Par majolo, le 13 juin 2013

    majolo
    Le sujet est rarement abordé car lorsque comme moi, on ne l'a pas encore vécu, on se refuse à y penser. Pourtant, si l'ordre des choses est respecté, je suis sûre que je repenserai à ce livre le moment venu. le trouble, la culpabilité et la peine que l'on imagine sont décrites, avec justesse, dans les moindres gestes et détails. Dans le cas de l'auteure, le fait de "vider la maison" remet en lumière le tabou, non pas caché mais jamais raconté de l'histoire douloureuse de ses parents: ils furent déportés et ont perdu une grande partie de leur famille.
    C'est un beau livre, un témoignage qui peut réellement aider, je crois, à mieux appréhender cette situation à venir ou passée.
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    • Livres 3.00/5
    Par maylibel, le 04 juin 2011

    maylibel
    Bref récit consacré à un sujet dont on parle peu : comment, après la mort de ses parents, s'approprier les objets dont on hérite ? Que faire des vestiges de toute une vie ? Que jeter, garder, donner, vendre ? Ce sont toutes ces questions et bien d'autres encore que se pose Lydia Flem après la disparition de sa mère. C'est un texte original, dépourvu de longueurs, qui pose de manière assez inhabituelle la question du deuil. Il commence un peu comme un essai assez sec, mais bascule rapidement dans un récit à la première personne indéniablement évocateur. Une bonne surprise.
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    • Livres 4.00/5
    Par Noctenbule, le 15 juillet 2013

    Noctenbule
    Ce livre me faisait de l'oeil depuis un moment chez mon libraire et un jour, j'ai cédé à la tentation de l'appel secret. Quel heureux bonheur de l'avoir découvert. le sujet m'a beaucoup touché. Lorsque nos parents décèdent il reste la maison. Celle avec leurs souvenirs, les nôtres et tous ces objets remplis d'histoire et d'espoir. Comment les voir ailleurs que là, cet endroit où on les a toujours connu. On ne peut pas tout ramener chez soi. Mais que faire? Une vague d'émotions arrivent et il est bien difficile de la gérer. On se retrouve face à une solitude bien difficile à gérer.
    En plus, l'auteur apprend plus sur le passé de ces parents qui ont été déporté pendant la seconde guerre mondiale. Un secret qui le devient moins à la découverte de lettre, de vêtement, d'arbre généalogique... mais une souffrance secrète s'opère dans son coeur. Une histoire qui rend plus fort ou plus faible? le futur lui dira.
    Cela m'a fait penser à ma famille, à ces objets que ma mère collectionne et qui remplissent trop la maison. Elle me raconte encore et encore leurs histoires que cela soit la gamelle de mon grand-père lorsqu'il allait à l'usine ou la photo de l'arrière grand-mère. Peut-être devrais-je faire un livre de souvenirs des objets. Pourquoi pas. Que faire de tous cela? Comment en parler à mes parents? Devrait-il nous donner déjà quelques objets comme si ils nous les prédestinaient? Une lecture qui m'a chamboulé.

    Lien : http://22h05ruedesdames.wordpress.com/2013/07/15/comment-jai-vide-la..
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    • Livres 4.00/5
    Par pyrene09, le 05 septembre 2012

    pyrene09
    Sous forme de récit, Lydia Flem raconte comment elle a vidé la maison de ses parents. Pour chaque objet, chaque meuble, chaque vêtement, chaque papier, il n'y avait que quatre possibilités : garder, offrir, vendre ou jeter.
    Cette épreuve, qui arrive à chacun de nous, à l'écart de tout dolorisme, est ici l'occasion d'un livre bouleversant, écrit avec sensibilité, humour et sans tabou. c'est aussi une traversée du monde des choses de l'enfance, des objets perdus et retrouvés.
    Un livre peut-être pour grandir ?
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Citations et extraits

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  • Par fanfanouche24, le 01 juin 2013

    Je suis pour les donations et contre les héritages. Il faudrait toujours faire un testament, désigner nommément ce qu'on souhaite léguer et à qui on le destine. La passation d'une génération à l'autre ne devrait pas aller de soi, elle devrait être un choix, une offrande, une transmission explicite, concertée, réfléchie, et non pas seulement une convention, un laisser-faire passif, une résignation. J'héritais, j'aurais aimé recevoir. (p. 41)
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  • Par Neigeline, le 01 mars 2012

    Les objets ont une âme, je me sentais chargée de les protéger d'un trop funeste destin.
    Combien d'heures avais-je déjà passées à les soupeser, à me laisser envahir par les souvenirs, à rester indécise, ne sachant qu'en faire, voulant tout à la fois m'en séparer et les conserver ? Je les prenais en main comme pour leur dire adieu puis, lasse, les reposais dans un carton, remettant à plus tard une décision encore trop déchirante.
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  • Par mandarine43, le 10 août 2011

    [ Incipit ]

    A tout âge, on se découvre un jour orphelin de père et de mère. Passé l'enfance, cette double perte ne nous est pas moins épargnée. Si elle ne s'est déjà produite, elle se tient devant nous. Nous la savions inévitable mais, comme notre propre mort, elle paraissait lointaine et, en réalité, inimaginable. Longtemps occultée de notre conscience par le flot de la vie, le refus de savoir, le désir de les croire immortels, pour toujours à nos côtés, la mort de nos parents, même annoncée par la maladie ou la sénilité, surgit toujours à l'improviste, nous laisse cois.
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  • Par Yannickge, le 13 juillet 2012

    - les instruments qui jadis permettaient le bel ouvrage, le travail bien fait, l'adéquation entre le geste et la fonction, la main et la matière - dont plus personne ne veut aujourd'hui parce qu'ils sont synonymes de travail et de patience et que le mot d'ordre est sans réplique : le plaisir instantané -, mais que les brocanteurs vendront bientôt à prix d'or pour faire rêver les acheteurs "postmodernes".
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  • Par Neigeline, le 01 mars 2012

    Les choses ne sont pas seulement des choses, elles portent des traces humaines, elles nous prolongent. Nos objets de longue compagnie ne sont pas moins fidèles, à leur façon modeste et loyale, que les animaux ou les plantes qui nous entourent. Chacun à une histoire et une signification mêlées à celle des personnes qui les ont utilisés et aimés.

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Vidéo de Lydia Flem

Présentation par Lydia Flem de son ouvrage "Comment je me suis séparée de ma fille et de mon quasi-fils" paru chez Seuil.











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