Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2020653818
Éditeur : Editions du Seuil (2004)


Note moyenne : 3.41/5 (sur 82 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Lydia Flem raconte comment elle a vidé la maison de ses parents. Pour chaque objet, chaque meuble, chaque vêtement, chaque papier, il n’y avait que quatre directions, comme à la croisée des chemins la rose des vents : garder, offrir, vendre ou jeter.Cette épreuve, qui a... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (13)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par paulotlet, le 08 décembre 2013

    paulotlet
    Dans ce court récit, Lydia Flem aborde la question du deuil à travers l'expérience traumatisante qui consiste à vider la maison des parents disparus. Des milliers d'objets, insignifiants ou porteurs de mémoire rappellent ce que fut la vie des défunts, désormais réduite à quelques traces matérielles, souvent dérisoires, une louche, une boîte d’allumettes, un verre à pied. L'auteur décrit admirablement les sentiments qui assaillent ceux qui sont soumis à cette tâche impossible. Entre piété, colère, volonté de garder, besoin de détruire, de donner, de se détacher, le travail de deuil se construit lentement et finalement, nous reprenons la vie. Mais combien de pleurs et de fous rire, d'émotions submergeantes ou de moments de dégoût, de culpabilité et de honte avant de retrouver la sérénité? Un ouvrage très touchant, très pudique, qui met le doigt sur les difficultés qu'il y a à se reconstruire après la mort d'un proche.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par soleil23, le 15 décembre 2014

    soleil23
    Tout d'abord, âme sensible s'abstenir d'acheter, d'emprunter et surtout de lire ce petit livre de 152 pages. Au fil des pages, j'ai senti mon cœur se serrer et j'ai du aller au bout de mon malaise pour arriver à la fin indemne car ce roman fait mal.
    Lydia Flem a exprimé tous ses sentiments refoulés, extériorisé sa douleur et vidé son cœur comme elle a vidé la maison de ses parents. En même temps, elle nous communique ses doutes et son angoisse et ça se ressent jusqu'à la dernière page et on a presque envie de pousser un grand OUF de soulagement. La tâche qui lui incombe n'est pas de tout repos et d'une certaine manière, elle nous fait partager son héritage.
    A lire si le cœur vous en dit !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par majolo, le 13 juin 2013

    majolo
    Le sujet est rarement abordé car lorsque comme moi, on ne l'a pas encore vécu, on se refuse à y penser. Pourtant, si l'ordre des choses est respecté, je suis sûre que je repenserai à ce livre le moment venu. le trouble, la culpabilité et la peine que l'on imagine sont décrites, avec justesse, dans les moindres gestes et détails. Dans le cas de l'auteure, le fait de "vider la maison" remet en lumière le tabou, non pas caché mais jamais raconté de l'histoire douloureuse de ses parents: ils furent déportés et ont perdu une grande partie de leur famille.
    C'est un beau livre, un témoignage qui peut réellement aider, je crois, à mieux appréhender cette situation à venir ou passée.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 10         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Kimysmile, le 12 mai 2015

    Kimysmile
    Ce livre est très intéressant car Lydia Flem parvient à mettre en exergue des questions auxquelles on n'aime pas pensé, la mort de ses parents et surtout tout ce touche à la transmission, à l'héritage…
    L'auteur parvient donc à écrire un récit très court mais très fort… J'ai beaucoup aimé découvrir Lydia au milieu de la maison de ses parents, ne sachant que faire de tous les objets qui s'y trouve, tous liés à des souvenirs… J'ai beaucoup aimé également voir les différences entre un héritage et une donation… En fait, ça donne envie, en temps voulu, de faire des démarches pour choisir à qui on lègue ses objets, son quotidien, ses souvenirs.
    A la lecture de ces pages, on ressent beaucoup de sensibilité et d'émotions car on parvient facilement à se mettre à la place de l'auteur… Je ne peux vous en dire plus à part que j'ai beaucoup aimé. Comment j'ai vidé la maison de mes parents est un livre particulier, qui marque.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          2 4         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Noctenbule, le 15 juillet 2013

    Noctenbule
    Ce livre me faisait de l'oeil depuis un moment chez mon libraire et un jour, j'ai cédé à la tentation de l'appel secret. Quel heureux bonheur de l'avoir découvert. le sujet m'a beaucoup touché. Lorsque nos parents décèdent il reste la maison. Celle avec leurs souvenirs, les nôtres et tous ces objets remplis d'histoire et d'espoir. Comment les voir ailleurs que là, cet endroit où on les a toujours connu. On ne peut pas tout ramener chez soi. Mais que faire? Une vague d'émotions arrivent et il est bien difficile de la gérer. On se retrouve face à une solitude bien difficile à gérer.
    En plus, l'auteur apprend plus sur le passé de ces parents qui ont été déporté pendant la seconde guerre mondiale. Un secret qui le devient moins à la découverte de lettre, de vêtement, d'arbre généalogique... mais une souffrance secrète s'opère dans son coeur. Une histoire qui rend plus fort ou plus faible? le futur lui dira.
    Cela m'a fait penser à ma famille, à ces objets que ma mère collectionne et qui remplissent trop la maison. Elle me raconte encore et encore leurs histoires que cela soit la gamelle de mon grand-père lorsqu'il allait à l'usine ou la photo de l'arrière grand-mère. Peut-être devrais-je faire un livre de souvenirs des objets. Pourquoi pas. Que faire de tous cela? Comment en parler à mes parents? Devrait-il nous donner déjà quelques objets comme si ils nous les prédestinaient? Une lecture qui m'a chamboulé.

    Lien : http://22h05ruedesdames.wordpress.com/2013/07/15/comment-jai-vide-la..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la critique

> voir toutes (25)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par fanfanouche24, le 01 juin 2013

    Je suis pour les donations et contre les héritages. Il faudrait toujours faire un testament, désigner nommément ce qu'on souhaite léguer et à qui on le destine. La passation d'une génération à l'autre ne devrait pas aller de soi, elle devrait être un choix, une offrande, une transmission explicite, concertée, réfléchie, et non pas seulement une convention, un laisser-faire passif, une résignation. J'héritais, j'aurais aimé recevoir. (p. 41)
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la citation

  • Par Neigeline, le 01 mars 2012

    Les objets ont une âme, je me sentais chargée de les protéger d'un trop funeste destin.
    Combien d'heures avais-je déjà passées à les soupeser, à me laisser envahir par les souvenirs, à rester indécise, ne sachant qu'en faire, voulant tout à la fois m'en séparer et les conserver ? Je les prenais en main comme pour leur dire adieu puis, lasse, les reposais dans un carton, remettant à plus tard une décision encore trop déchirante.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par mandarine43, le 10 août 2011

    [ Incipit ]

    A tout âge, on se découvre un jour orphelin de père et de mère. Passé l'enfance, cette double perte ne nous est pas moins épargnée. Si elle ne s'est déjà produite, elle se tient devant nous. Nous la savions inévitable mais, comme notre propre mort, elle paraissait lointaine et, en réalité, inimaginable. Longtemps occultée de notre conscience par le flot de la vie, le refus de savoir, le désir de les croire immortels, pour toujours à nos côtés, la mort de nos parents, même annoncée par la maladie ou la sénilité, surgit toujours à l'improviste, nous laisse cois.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation

  • Par Yannickge, le 13 juillet 2012

    - les instruments qui jadis permettaient le bel ouvrage, le travail bien fait, l'adéquation entre le geste et la fonction, la main et la matière - dont plus personne ne veut aujourd'hui parce qu'ils sont synonymes de travail et de patience et que le mot d'ordre est sans réplique : le plaisir instantané -, mais que les brocanteurs vendront bientôt à prix d'or pour faire rêver les acheteurs "postmodernes".
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

  • Par Neigeline, le 01 mars 2012

    Les choses ne sont pas seulement des choses, elles portent des traces humaines, elles nous prolongent. Nos objets de longue compagnie ne sont pas moins fidèles, à leur façon modeste et loyale, que les animaux ou les plantes qui nous entourent. Chacun à une histoire et une signification mêlées à celle des personnes qui les ont utilisés et aimés.

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

> voir toutes (7)

Videos de Lydia Flem

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Lydia Flem

Présentation par Lydia Flem de son ouvrage "Comment je me suis séparée de ma fille et de mon quasi-fils" paru chez Seuil.











Sur Amazon
à partir de :
12,53 € (neuf)
9,23 € (occasion)

   

Faire découvrir Comment j'ai vidé la maison de mes parents par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (153)

> voir plus

Quiz