Alexis a réalisé un film dont il peut être fier, intitulé Zoubeida l'Africaine. Lors d'un festival, son oeuvre est en lice pour l'obtention d'un prix. Orgueilleux, ambitieux, sûr de lui, un peu naïf aussi, le cinéaste accepte au dernier moment de le présenter lors d'une avant-première, à l'intérieur d'une prison. L'un des détenus, Sammy, malfrat notoire, rempli d'admiration, le coince en fin de séance et le presse de faire un film sur sa propre vie. Alexis esquive mais le truand n'aura de cesse de le harceler. Alexis deviendra alors, malgré lui, le coach et la victime d'un scénario dont il ne maîtrise plus rien.
Afin de rassurer
Georges Flipo en préambule, je dois dire que son livre m'a beaucoup plu. Effectivement, le héros du roman - ou plutôt anti-héros -, Alexis, n'est pas très sympathique et ses complices non plus (si l'on en croît ce récit, le monde du cinéma et de la publicité semblent abriter en son sein de drôles d'égos et d'ambitions pas vraiment glamour). Ceci étant dit, j'ai retrouvé avec bonheur, la verve, l'humour, la qualité et la maîtrise d'une écriture déjà rencontrée chez Ulysse. L'évolution du personnage de Sammy est intéressante, sa relation avec l'ex-amie d'Alexis aussi, le scénario est original. Alors effectivement le désenchantement de l'histoire peut bien paraître un brin familier mais j'ai passé un bon moment avec elle, et il me semble, tenez, que ce livre ferait un très bon film !