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ISBN : 2070309770
Éditeur : Gallimard

Note moyenne : 3.18/5 (sur 660 notes)
Résumé :
"On dit souvent qu'il existe des hommes à femmes, on peut considérer qu'Hector est un homme à objets. Bien loin de comparer la femme à l'objet, nous notons toutefois d'évidentes similitudes, et les angoisses de notre héros pourront se refléter dans les angoisses des infidèles, et de tous les hommes transpercés par la rareté féminine." Après avoir collectionné, entre autres, les piques apéritif, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (102) Voir plus Ajouter une critique
marina53
marina5320 février 2013
  • Livres 3.00/5
Hector est un homme somme toute assez sympathique et banal, à première vue. Il bosse dans une grande entreprise avec son frère, s'entend bien avec ses collègues, rend régulièrement visite à ses parents pour savourer la délicieuse soupe de maman, a un poisson rouge prénommé Orange mécanique... Mais, voilà, il est malade: il collectionne tout et n'importe quoi, des timbres, des bouchons de champagne, des badges de campagne électorale, les pique apéritif, les dictons croates, les étiquette de melon, les bruits à cinq heures du matin... et j'en passe des plus insolites encore! N'en pouvant plus de cette maladie, il décide de se suicider mais, chance ou malchance, il se rate! Il décide de se soigner et part en convalescence pendant 6 mois, mais, honteux, il fait croire à son entourage qu'il est parti en voyage aux Etats-Unis. Dès son retour, il veut parfaire ses connaissances américaines, pour avoir quelque chose à raconter, dès fois qu'on lui poserait des questions... En cherchant un livre, il tombe par hasard sur Brigitte et en devient fou amoureux... Une nouvelle collection s'abat sur lui: il devient collectionneur de sa femme, de ses gestes, ses mouvements et surtout de son lavage de vitres qui devient une véritable obsession...
Foenkinos fait dans la névrose avec ce roman court mais suffisant. Avec une intrigue assez longue à se mettre en place, celui-ci ne devient réellement intéressant qu'à partir de la seconde moitié du livre. A partir de là, on est happé par le côté burlesque de l'histoire et des situations cocasses. Dommage, car j'ai trouvé l'idée de départ assez originale et rocambolesque et la quatrième de couverture était alléchante. Hector est un personnage très attachant que l'on voudrait pouvoir aider.
Un brin d'humour, un style léger, un phrasé particulier et des aventures incroyables m'auront finalement convaincue pour dire que ce roman se laisse lire agréablement et reste plaisant, surprenant et pétillant.
Le potentiel érotique de ma femme...manque de sensualité...
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born2fly
born2fly11 février 2013
  • Livres 4.00/5
Lorsqu'un lecteur découvre un écrivain sur un ensemble de trois volumes qu'il lit d'affilée avec un plaisir qui ne faiblit pas jusqu'à la dernière ligne du troisième, on peut afirmer, indéniablement, qu'une immédiate et permanente empathie s'est installée entre eux.
Pourquoi? Comment? Quelle est la recette ?
Foenkinos est un romancier malicieux, qui vous entourloupe dans ses histoires dont l'originalité tient au fait qu'elles se fondent à la fois, paradoxe habile, sur l'imbrication d'une série de faits courants marquant la vie quotidienne du couple et de situations des plus inattendues accompagnées de réflexions et commentaires des plus surprenants (au sens propre de l'adjectif) frôlant parfois l'ubuesque le plus débridé.
Ainsi, quand le présumé cocu s'interroge sur le cinq à sept de son épouse:
"Dans le mensonge et dans la vérité, les femmes sont fascinantes. Brigitte avait donc des courses à faire et puis, en fin d'après-midi, de cinq heures à sept heures, elle verrait son frère. [Son frère] avait bon dos: qu'est-ce qu'elle pouvait faire avec lui un samedi après-midi? Non, ce n'était pas possible, personne ne voyait son frère ce jour-là. Les frères, ça se voit surtout le mardi midi. Alors le sang d'Hector fit plusieurs tours (au passage, il battait déjà le dicton). Il entrait de plein fouet dans le sursaut de dignité que tout cocu connaît bien..." (Le potentiel érotique de ma femme).
Foenkinos est un romancier impertinent, qui vous détourne sans cesse du courant de l'intrigue vers les méandres adjacents de la pensée faussement naïve d'un narrateur et vous y enfile avec une créativité débordante des perles époustouflantes ayant des airs de brèves de comptoirs.
Ainsi la scène classique de la première rencontre, que l'auteur situe, évidemment, banalement dans la rue:
"Nathalie et François se sont rencontrés dans la rue. C'est toujours délicat un homme qui aborde une femme [...] Quand un homme vient voir une inconnue, c'est pour lui dire de jolies choses. Existe-t-il, ce kamikaze masculin qui arrêterait une femme pour asséner: «Comment faites-vous pour porter ces chaussures? Vos orteils sont comme dans un goulag. C'est une honte, vous êtes la Staline de vos pieds!» Qui pourrait dire ça?" (La délicatesse).
Ou la relation de cette autre rencontre, à laquelle repense le narrateur, qui s'est produite quelque temps avant, au cours d'une soirée, évidemment, vulgairement, dans une cuisine, dans un cercle d'invités ne se connaissant pas où il a eu le coup de foudre pour une des filles lui faisant face:
"J'ai pensé: la prochaine fois que je tombe amoureux, je prends aussi le numéro de la fille d'à côté (on ne sait jamais: je suis peut-être destiné à ne rencontrer que les femmes qui sont juste à côté des femmes de ma vie)" (Nos séparations)
Peut-on ne pas s'ébaubir à découvrir ces notes de bas de page, illustration drôle de la relation que feint d'entretenir l'auteur avec ses personnages, comme si... ceux-ci n'étaient pas ses propres créatures?
1- C'est étrange de s'appeler Alice et de travailler dans une pharmacie. En général, les Alice travaillent dans des librairies ou des agences de voyages.
2- A ce stade, on peut s'interroger: s'appelait-elle vraiment Alice? (La délicatesse)
Foenkinos est, définitivement, le romancier des comparaisons incongrues, des rapprochements d'hurluberlu, des « comme si » qui vous décontenancent, vous désarçonnent et vous éberluent, vous laissent un instant perplexe, bouche bée, sourcils froncés, avant qu'une subite et irrépressible bouffée de rire ne manque de vous faire sauter le livre des mains, comme si... avait jailli de la page brusquement l'auteur déguisé en trublion soufflant tous azimuts dans une trompette... comme si...
" Ah, non, désolée, je ne peux pas. Je vais au théâtre! dit Nathalie comme si elle annonçait la naissance d'un enfant vert." (La délicatesse).
"Il arrivait fréquemment que je prenne en charge nos ébats, et j'aimais alors tenir sa nuque comme s'il s'agissait de son coeur" (Nos séparations).
"Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité" (La délicatesse).
Ne nous y trompons pas pourtant! Sous l'apparente absurdité de telle réplique, sous l'immédiate irrationalité de telle intrusion, sous le burlesque affiché de telle association d'idées coule un flux constant de tendresse, de détresse, de lucidité qui irrigue la narration et lui donne cette puissante tonalité tragi-comique qui est celle, fondamentalement, de toute relation amoureuse.
Car Foenkinos est le romancier du pire et du meilleur de la vie de couple.
"Nous sommes allés chez Ikea, et nous nous sommes disputés chez Ikea. Dans ce grand magasin, ils devraient embaucher un conseiller conjugal. Car s'il existe un endroit où le coeur des couples se révèle, c'est bien là." (Nos séparations).
Un plein coffret de « délicatesses » littéraires à offrir...
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Lepasgrandchose
Lepasgrandchose12 janvier 2016
De l'importance de la mozzarella dans la littérature contemporaine.
Je lisais ce bouquin en bectant du fromage et en buvant du vin dégueulasse - si vous n'aimez pas la France dites-le.
Je me battais contre l'envie d'envoyer ce bouquin aller se faire foutre par un Sénégalais quand me vint une image précise qui semble définir à merveille le style Foenkinos. Voilà, un petit retour en arrière s'impose.
Vers la page 60, j'en étais à mon deuxième fromage ( un Coeur de Lion et un Saint-Marcelin ) quand le deuxième, tellement fondant, coula sur les pages dudit torchon, je me dis que j'eus mieux fait de manger de la mozzarella. Aller me faire foutre par un Sénégalais était exclu, je n'ai rien contre les sodomites mais moi je suis du genre peureux.
Le mot important était " mozzarella ", qui est, n'ayons pas peur de la censure, une aberration. Si Hitler, Bruel, Pinochet et Augustin Trappenard ou Trapennard je ne sais pas ( ce matin grand moment, l'interview, sur France Inter, de keren Ann censé rendre hommage à Bowie ( j'y reviendrai ) était surréaliste ) bref, si tous ces types devaient se réincarner en fromage, ce serait sûrement en mozzarella. Comment ça, " tout ça pour ça ? " ?
Foenkinos, au goût, est un peu près aussi insignifiant que ce faux fromage qui ne peut plaire qu'aux adeptes du bio ( une parenthèse laitière s'impose, je ne bois que du Lactel et sans faire attention je suis reparti de l'épicerie avec du Lactel BIO, c'est une abomination et je ne vous dis pas ça uniquement parce que ça coûte le prix d'un poulet ), cette comparaison qui peut paraître malvenue et excessive ne l'est pas. Beigbeder, Rey, Bellanger, Zeller et tous ces gens qui paient une fortune pour ressembler à des clochards ( allez chez le coiffeur les gars ! ) ont ceci de commun avec Foenkinos - et donc avec la mozza - d'être extrêmement coûteux. Pourtant ils ne vous dérèglent aucun sens, tout reste intact. Quand on a un Céline on se dit qu'il faut le lire à tout prix, que c'est indispensable. Un sentiment d'urgence s'installe, on est donc plus proche du camembert qu'il ne faut, chacun en conviendra, pas laisser seul trop longtemps. Là est la différence entre Foenkinos ( c'est Français, ça ? ) et Céline : l'un et inodore et ne laisse aucune trace, l'autre pue comme un S......... et nous empeste pour longtemps.
Foenkinos, donc, dans ses livres est très drôle. Exemple, à une réunion de collectionneurs anonyme ( quelle audace ) : " Tout le monde s'asseyait ( sauf celui qui collectionnait les moments où il était debout ). " Déjà les parenthèses pour la lisibilité c'est pas top ( ou alors il faut avoir du talent ) et en plus la blague est loin d'être au niveau des critiques qu'un type étrange rédige ici.
Maintenant que c'est rédigé, autant publier.
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2605
260519 septembre 2012
  • Livres 2.00/5
Je dois dire que cette lecture m'a laissée un sentiment assez mitigé, il y a tout d'abord toute cette première partie assez jubilatoire à la lecture, tant l'écriture regorge d'esprit et de tournures originales qui prêtent immanquablement à sourire. Une réjouissance à découvrir Hector présenté au travers de ses addictions et d'une famille pour le moins austère, car le tout est croqué avec une ironie taquine, parfois caricaturale, non sans rappeler au lecteur quelque chose qu'il aura déjà observé (on connait tous personnellement ou par le biais d'un proche le syndrome de collectionnite aigue et ses manifestations.). Hector à ce côté non héros attachant (tout comme un certain Markus remplit de délicatesse…), des personnages que l'on rencontre au creux de la vague et dont l'empathie du lecteur attend fébrilement la remontée, ou même parfois l'immersion totale qui le rallie à sa cause-perdue- et à sa souffrance pour en dégager une réflexion percutante en plus de compatir. Seulement là, tout se brouille à partir d'un certain lavage de vitre, en même temps j'ai remarqué qu'il pleut quasi à coup sûr quand je m'y colle et il a plu sur mon plaisir de lecture pour ne plus voir d'éclaircie. L'écriture, elle-même changeante dans les différentes parties, ne donne plus le plaisir du tout début, elle se banalise dans un récit qui s'il restitue bien le comportement addictif par son côté obsessionnel et aveuglé, débouche sur un tas de situations rocambolesques et peu crédibles dont rien de percutant ne se dégage. Je pense ici en particulier au « Streap » d'Hector chez les amis qui ne se formalisent pas plus que ça, et à une Brigitte qui suscite de drôle de réactions chez son père s'en pour autant s'en offusquer. Quant à l'happy « tree » end, carrément too much et décevant. Après un départ burlesque prometteur une déception, la démonstration ne m'a pas convaincue, l'impression que l'auteur s'est perdu en route, impression d'une histoire un peu bâclée. Dommage.
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Shakespeare
Shakespeare25 juillet 2015
  • Livres 4.00/5
Hector est un collectionneur de collections. Après avoir collectionné tour à tour des choses matérielles (« piques apéritifs, pieds de lapin, oeufs d'oiseaux » etc.) et des choses immatérielles (« les bruits à cinq heures du matin, les moments avec toi »…), Hector décide de soigner sa collectionnite aiguë et de reprendre le contrôle sur sa vie de solitude. Dorénavant, ce n'est plus la multiplicité qui le dirigera mais l'unicité. Après la méthode radicale, qui n'était autre qu'un suicide raté, Hector rencontre la femme de sa vie, celle qui ne fera qu'un avec lui. Mais cela échoue encore une fois car Hector, sans s'en rendre compte, commence à collectionner sa femme. Et plus précisément, il collectionne la façon érotique qu'a sa femme de laver les vitres. C'est cela, son « potentiel érotique ».
Toute la seconde partie du roman concerne alors ce fantasme que Hector refuse de qualifier comme tel (« il s'agi[t] de pulsions irrépressibles et pathologiques »). Notre collectionneur collectionne la multiplicité qui existe dans l'unicité de sa femme. S'il le fait d'abord à son insu en la filmant, les diverses péripéties l'entraîneront à tout avouer, amenant par là une évolution significative dans le récit du couple.
Foenkinos décrit tout cela dans un style qui lui est propre. Les phrases sont courtes et entremêlent discours direct et indirect sans variations typographiques. Les images qu'il emploie pour décrire certaines situations sonnent particulièrement justes et l'humour vient toujours nuancer les présents gnomiques qui pourraient apparaître trop solennels : « La mort est toujours un cliché. On ne va pas innover et fanfaronner le jour de sa mort. […] On déposa une petite plaque devant le tombe : / ‘Il avait tant aimé ses moustaches' / ». Foenkinos possède ainsi cette subtilité dans l'écriture qui permet de dédramatiser des pensées qui pourtant interpellent.
Tout cela confère au récit un rapport absurdement vrai au réel. Car même si le mot n'apparaît pas, Hector est un fétichiste. Il est fétichiste des collections et jusque dans l'amour, il en vient à repérer ce qui peut être produit en série et ainsi collectionné. Son fétichisme est donc contemplatif et concerne la posture de sa femme lorsqu'elle lave les vitres. Cette absurdité camusienne n'est pas seulement intrinsèque à l'histoire de Hector et Brigitte mais se porte aussi vers l'universel: « c'est aussi dans ces moments qu'ils comprirent la valeur bourrative du sexe : on comblait les creux des existences en s'encastrant, on colmatait avec du sensuel. Hector posait sa revue et, en embrassant la bouche de Brigitte, il lui en arrivait d'en avoir mal de bonheur. C'est un bonheur de partout qui surgissait comme une armée napoléonienne en Prusse. Les métaphores ne manquent jamais au moment de s'embrasser. » Il y a un décalage entre les attentes de Hector et son expérience du monde.
C'est donc le potentiel érotique qui le lie à sa femme et la mise en acte de ce potentiel qui constitue ce qu'il collectionne. C'est ainsi, qu'au fond, depuis que Foenkinos nous a démontré qu'il est possible de collectionner l'immatériel, nous sommes tous des collectionneurs en puissance.
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Citations & extraits (83) Voir plus Ajouter une citation
LefsoLefso22 juillet 2011
Hector avait une tête de héros. On le sentait prêt à passer à l’acte, à braver tous les dangers de notre grosse humanité, à embraser les foules féminines, à organiser des vacances en famille, à discuter dans les ascenseurs avec des voisins, et, en cas de grande forme, à comprendre un film de David Lynch. Il serait une sorte de héros de notre temps, avec des mollets ronds. Mais voilà qu’il venait de décider de se suicider. On avait vu mieux comme héros, merci. Un certain goût pour le spectacle lui avait fait opter pour le métro. Tout le monde saurait sa mort, ce serait comme l’avant-première médiatique d’un film qui ne marchera pas. Hector chancelait gentiment tout en écoutant, par politesse, les recommandations sonores en vue de ne pas acheter son billet à la sauvette ; au cas où il se raterait, ce serait utile de s’en souvenir. On ne connaissait rien de lui, alors on l’espérait un peu ce ratage, au moins pour savoir s’il faut se fier à la tête des gens. C’est fou, cette tête de héros. Il commençait à voir flou, des pilules ayant pour but une action soporifique avaient été ingurgitées avant l’échéance. On mourait mieux endormi. Finalement, ce fut une chance puisque Hector nous fit un malaise. Dans son œil, on ne voyait rien. Il fut découvert gisant dans les couloirs du métro, plus près de Châtelet-Les Halles que de la mort.
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2605260518 septembre 2012
« Voilà, j’ai quelque chose à vous dire…J’ai fait une tentative de suicide…et je n’étais pas aux États-Unis mais en convalescence… »
Après un silence, ses parents se mirent à rire ; un rire à l’opposé de l’érotisme. Que c’était drôle ! Ils gloussaient leur chance d’avoir un fils si doux et si comique, Hector des Hector, fils comique ! Ce fils qui avait, comment dire, un léger problème de crédibilité. Il avait été rangé dans la catégorie « bon fils » puisqu’il venait manger même quand il n’avait pas faim. Et les bons fils ne se suicident pas ; au pire ils trompent leur femme quand elle part en vacances à Hossegor. Hector fixa le visage de ses parents, il n’y avait rien à lire, des têtes d’annuaires téléphoniques. Il était condamné à être leur cliché.

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kawasukawasu21 mars 2014
- Bernard porte la moustache : « Il aimait à répéter que nous vivons dans l’époque la moins moustache qui soit. …Et toujours, après ces excitations verbales, il retournait à ses pensées intimes encombrées par le rien. »
- Les parents d’Hector « Ils aiment tout le monde pareil. C’est un amour simple qui va de l’ÉPONGE à leur fils. »
- La description des personnages est fantastique et, pour le même prix, c’est drôle. Par exemple, Gérard, le frère de Brigitte « Gérard n’avait pas beaucoup de neurones, mais de très belles cuisses. …Il était tombé sur un galet (lors du compétition de cyclisme) qui lui avait enfoncé le crâne. Ajouté au dopage des années précédentes, cette chute avait achevé de le transformer en légume si bien que certaines mauvaises langues l’appelaient le POIREAU.
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FreshReaderFreshReader06 mai 2014
Faire croire qu'on est heureux est quasiment plus difficile que de l'être réellement. Plus il souriait, plus ses parents se détendaient;
(...)
Ses parents se passionnaient toujours pour tout ce que faisait leur fils. Enfin, le mot passion était pour eux un sentiment éclair, une sorte d'orgasme du sourire. 'Ah bon ? Tu as trouvé un nouveau porte-savonnette...C'est fabuleux !' Et voilà, on s'arrêtait là. C'était un enthousiasme réel (Hector ne l'avait jamais remis en question), mais qui s'apparentait au pic d'une montagne russe ; après, on chutait violemment dans le silence. Non, ce n'est pas tout à fait juste : il arrivait à son père de lui tapoter le dos, pour lui exprimer toute sa fierté. Hector, dans ces moments-là, avait envie de le tuer; sans trop savoir pourquoi.
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noursettenoursette29 mai 2011
Sur le chemin du fauteuil, et sans trop savoir pourquoi, Hector repensa à un dicton croate qui disait qu'on rencontrait souvent les femmes de sa vie devant des livres. A priori, il y avait là un livre.
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