> Jacqueline Huet (Traducteur)
> Jean-Pierre Carasso (Traducteur)

ISBN : 2757805223
Éditeur : Points (2007)


Note moyenne : 3.99/5 (sur 283 notes) Ajouter à mes livres
Oskar Schell est inventeur, entomologiste, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de so... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par Zazette97, le 15 avril 2012

    Zazette97
    Publié en 2005 aux USA et traduit en français l'année suivante, "Extrêmement fort et incroyablement près" est le second roman de l'écrivain américain Jonathan Safran Foer, également auteur de "Tout est illuminé" et "Faut-il manger les animaux ?".
    Oskar Schell, petit garçon surdoué de 9 ans, a du mal à accepter la disparition injuste de son père dans les attentats du 11 septembre.
    Alors qu'il s'aventure dans la chambre de ses parents, il brise un vase et trouve, parmi les débris, une enveloppe au nom de "Black" contenant une clé.
    Cette découverte initiera durant plusieurs mois de nombreuses rencontres à travers New-York, à la recherche de la fameuse serrure.
    Livré à lui-même tandis que sa mère se plonge dans le travail, Oskar arpente la ville en long et en large, laissant de côté ses nombreuses angoisses et questionnant tous les "Black" susceptibles d'avoir connu son père.
    Oskar retrouvera-t-il la serrure, parviendra-t-il à se libérer de sa colère, de son chagrin et de ce lourd secret ancré en lui ?
    Et qui est donc ce mystérieux "Locataire" qu'héberge sa grand-mère ?
    Le livre
    "Extrêmement fort et incroyablement près" m'avait été chaudement recommandé par Reka et bien que je n'aie pas été aussi conquise qu'elle, je ne regrette toutefois pas cette lecture.
    J'ai, au départ, éprouvé beaucoup de mal à entrer de plein pied dans cette histoire et à suivre Oskar sans avoir envie de lui coller des baffes.
    Petit garçon à part, plus éveillé que la moyenne, doté d'une imagination très fertile, Oskar, de par sa différence, est sujet aux moqueries de ses camarades de classe.
    Aussi bavard que maladroit, il a souvent tendance à imposer l'étendue de son érudition même auprès de ceux qui n'ont rien demandé, chose qui m'a vraiment agacée.
    Il m'a fallu sans cesse garder à l'esprit qu'Oskar, malgré une certaine maturité (parfois un peu trop poussée à mon goût lorsqu'il utilise des expressions comme "sauter" ou "se faire tailler une pipe"...), reste un enfant et que le fait de détenir tant de réponses a pour lui quelque chose de rassurant, sans doute parce qu'elles lui permettent de se raccrocher à ce qu'il connaît dès qu'il se voit confronté à un élément inconnu ou à un sujet sensible qui le met mal à l'aise.
    Totalement obnubilé par cette recherche de la serrure qui lui permet de prolonger sa complicité avec son père, il en oublie souvent qu'il n'est pas le fils unique du tout New-York, que sa sensibilité n'est pas la seule à devoir être ménagée et que son chagrin n'est pas une excuse pour pouvoir tout exiger.
    Lorsqu'il dit à sa mère qu'il aurait préféré que ce soit elle qui meure à la place de son père, j'ai ressenti un vrai malaise, l'impression qu'au fond de lui il le pensait vraiment.
    Il faut dire que tout le roman met en avant la relation père-fils au détriment de la mère, personnage toujours en retrait jusqu'à cette fin surprenante qui m'a laissée perplexe et que j'ai trouvée beaucoup trop "happy end".
    Difficile finalement de cerner Oskar, capable de tenir des raisonnements d'adulte mais dont le comportement et le discours restent très enfantins, marqué par des expressions récurrentes comme " se fendre la pêche", "mer de Chine", "tordant", "semelles de plomb", "mille dollars", "raisons d'être",...
    Nul doute que le choix d'un jeune narrateur surdoué ait permis à l'auteur de nous emmener plus loin qu'il ne l'aurait fait avec un petit garçon ordinaire en jouant sur la complexité de ses sentiments.
    S'agissant du schéma narratif de ce roman, je l'ai trouvé plutôt brouillon dans les débuts.
    Chronologie pas forcément limpide, personnages portant le même prénom, incursions épistolaires délivrées sans explication, plusieurs éléments qui ont bien failli me détourner de ce roman avant la fin.
    Mais à partir du moment où j'ai compris qui était qui, où et quand, il m'a été plus facile de comprendre et d'apprécier la suite.
    Parallèlement à la quête d'Oskar, j'ai découvert l'histoire de ses grand-parents, drôle de couple ayant passé son temps à se dire adieu, et celle du mystérieux "Locataire" muet logeant chez sa grand-mère.
    Ce personnage du "Locataire" m'a fascinée mais je ne peux pas trop vous en dire au risque de révéler une partie de l'histoire.
    A travers son récit de vie marqué par le bombardement de Dresde en 1945, on comprend qu'il partage avec Oskar cette difficulté à trouver la paix intérieure en passant outre cette douleur à devoir faire le deuil d'un être cher dont tous deux savent que la sépulture ne renferme rien.
    Aussi, si cette lecture ne fut pas un coup de coeur, je suis contente d'avoir pu côtoyer ces personnages secondaires qui se révèlent être des personnages à part entière et lesquels m'ont permis d'''oublier" un peu Oscar.
    Le film
    Comment était-il possible de transposer à l'écran un roman aussi dense ? En pratiquant des coupes dans l'histoire tout en essayant de faire en sorte que le tout tienne encore la route.
    Et sur ce coup-là, je dois dire que j'ai été déçue par les choix de Stephen Daldry, particulièrement par ses libertés prises vis-à-vis du manuscrit original.
    J'ai découvert un Oskar encore plus à vif, insolent (par exemple dans cette scène où il insulte le gardien de son immeuble), retournant sa colère contre lui même au point de s'auto-mutiler (dans le roman, il se faisait des bleus) et se promenant durant les 2h du film avec un tambourin faisant office de grigri pour les moments difficiles par exemple lorsqu'il lui faut traverser le pont de Brooklyn alors qu'il a une peur bleue des ponts.
    Je n'ai pas réussi à m'émouvoir de cette scène comme je n'ai pas du tout adhéré à la fin qu'offre le réalisateur à son personnage, décrétant que comme Oskar a été déçu à l'issue de la recherche de la serrure, il a du coup bien mérité une petite compensation pour avoir enquêté durant des mois (le mot sous la balançoire pour ceux qui ont vu le film).
    Cette scène finale va selon moi totalement à l'encontre de la leçon que Jonathan Safran Foer souhaitait inculquer à Oscar : qu'il lui faut accepter de ne pas pouvoir maîtriser son environnement, que certaines questions n'obtiennent pas de réponses et qu'il est indispensable de devoir parfois lâcher prise si l'on veut continuer à vivre.
    Et que dire du personnage du "Locataire" ? Pas grand chose car celui-ci se voit presque totalement éclipsé du film.
    Si il apparaît à l'écran, on ne sait quasiment rien de son histoire à commencer par la raison de sa présence.
    Du coup la révélation quant à sa véritable identité tombe comme un cheveu dans la soupe.
    Au final, le fait d'avoir vu le film a fait remonter le roman dans mon estime tant celui-ci se veut extrêmement plus subtil et incroyablement plus intelligent que cette production privilégiant les temps forts et l'émotion à la réflexion profonde.

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2012/04/extremement-fort-et-incroy..
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    • Livres 5.00/5
    Par carre, le 25 février 2012

    carre
    Oskar Schell a neuf ans. Son père est mort dans les attentats du 11 Septembre. Un jour, il découvre une clé dans les affaires de son père. Enfant incroyablement curieux, plein d'imagination et sensible il se persuade que s'il trouve la porte qui s'ouvrira grâce à cette clé, ces questions sur la disparition paternel trouveront réponse. Commence alors une quête à travers New-York. Oskar marche sur les pas d'une mémoire oubliée, à travers une ville traumatisée par l'inimaginable.
    Quelle claque !!! rarement un roman m'aura autant remué. du rire aux larmes, Safran Foer dresse une galerie de portraits insolite, attachante, captivante. Et puis, il y Oskar, génial gosse trop intelligent pour son âge qui défriche le passé pour espérer en l'avenir .Et puis aussi, il y a la force romanesque de Foer géniale, innovante, époustouflante. Un livre inoubliable à l'image terrifiante de ces personnes se jetant par les fenêtres des Twin tower. Merci Mr Foer d'avoir créé Oskar Schell.
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 27 octobre 2010

    kathel
    Ce qu'il y a de bien avec Extrêmement fort et incroyablement près, c'est que justement, malgré ses originalités, il a une ligne directrice, qui s'avère somme toute facile à suivre. C'est une sorte de conte, avec ses rencontres fructueuses et ses épreuves à surmonter. Tout d'abord, on s'attache (ou pas, et dans ce cas, le roman peut ne pas plaire) à Oskar, jeune garçon surdoué, aux multiples centres d'intérêt, fragilisé par la disparition de son père dans une des tours du World Trade Center. Quelques mois après le drame, Oskar trouve dans le dressing de son père un vase bleu contenant une clef. Avec cette clef, une indication, nom ou couleur : Black. Oskar décide de partir à la recherche de ce mystérieux Black et de trouver quel était son lien avec son père.
    La quête d'Oskar, un moyen pour lui de garder son père un peu vivant, est mêlée à un autre récit débutant soixante ans auparavant à Dresde, à la veille des bombardements qui ont détruit la ville. On comprend peu à peu le lien avec Oskar, mais j'avoue que ces parties m'ont un peu moins emballée, et que les trouvailles formelles qu'elles contiennent m'ont semblé un peu plus artificielles… Retrouver Oskar revenait à retrouver une bouffée d'air pur ! Il est doué d'une imagination débordante, et passe son temps, par des inventions multiples et des rituels, à essayer de chasser l'angoisse. Inventions qui n'ont d'égales que celles de l'auteur pour nous balader et pas seulement dans New York. le roman est traversé d'autres histoires, de souvenirs, de lettres, photos, cartes de visite, sans que cela nuise à la compréhension. Voici la très intéressante réponse donnée à ce sujet par l'auteur à François Busnel qui lui demandait s'il ne trouvait pas artificiel de mêler des images à son roman : «Pas du tout, explique-t-il. Si je vous dis: "le 11 Septembre", quelle est votre pensée première ? Des images, non ? Eh bien voilà pourquoi ce livre en comporte. Je ne cherche pas à faire un roman expérimental mais à permettre au lecteur de ressentir des émotions qui ne soient pas tièdes. Et pour cela, j'ai besoin de mettre sur le papier tout ce qui me passe par la tête. On a assez dit que le 11 Septembre ne pouvait être décrit en mots. D'accord. Donc, décrivons l'indescriptible avec autre chose que des mots.»
    Par moments, j'ai aussi eu des réminiscences de Paul Auster, notamment La Trilogie new-yorkaise : ce n'est sans doute pas un hasard si le nom de Black apparaît dans Extrêmement fort… Bref, une lecture passionnante malgré quelques longueurs et un ou deux moments où il faut s'accrocher pour ne pas perdre pied.
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    • Livres 4.00/5
    Par jostein, le 21 février 2012

    jostein
    Devant l'émotion, la perplexité, la déception mais jamais l'indifférence que provoque le livre de Jonathan Safran Foer parmi les lecteurs, j'ai acheté Extrêmement fort et incroyablement près en version Point2. Je voulais le lire avant la sortie au cinéma de son adaptation cinématographique.
    J'ai hâte de voir comment le réalisateur s'en est sorti car il me semble que l'histoire de chasse au trésor est secondaire et que tout l'attrait de ce livre tient à son style et à sa construction.
    Si ce film est un succès, l'aura et l'émotion du jeune Thomas en seront pour quelque chose. le réalisateur ne peut que jouer sur les relations entre les personnages qui sont souvent très fortes et émouvantes. Il doit s'appuyer sur la tendresse des personnes âgées comme la grand-mère, le vieux Monsieur Black ou le grand-père. Ce sont des points forts du roman.
    Mais, tout au long du livre, le lecteur est "dans la tête et le cœur" de ce petit garçon intelligent et attachant. La construction mêle deux histoires relatives à la perte d' êtres chers, à la difficulté de faire son deuil sans connaître ou voir le corps de l'être perdu. Ce sont des histoires d'amours interrompus, intelligemment racontées par bribes mais avec beaucoup d'émotions. L'auteur entretient le mystère et décuple notre intérêt en nous perdant dans le temps, en faisant intervenir plusieurs narrateurs, en faisant des retours arrière, en nous donnant des indices visuels.
    Toute la magie vient de cette construction, de cette maîtrise du récit et de cette façon originale de mixer l'écrit et le visuel.
    Alors, comment traduire cet art littéraire à l'écran, je suis curieuse de vérifier cela.

    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-extremement-fort-et..
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    • Livres 4.00/5
    Par Beki, le 14 mars 2012

    Beki

    " Extrêmement fort et incroyablement près ", titre à la fois captivant et intrigant. D'abord un roman puis une adaptation cinématographique, l'histoire est celle d'un garçon de 9 ans, Oskar, qui a perdu son perd un an auparavant dans les attentats du 11 Septembre 2001 à New York.
    Cet évènement aura marqué beaucoup de monde … qui ne se souvient pas de se qu'il faisait au moment où cela s'est produit ! En tout cas moi je m'en souviens, les images à la télé se sont gravées dans les mémoires.
    L'auteur, Jonathan Safran Foer, nous trace ici l'histoire de ce petit Oskar qui ne se remet pas de la disparition de son père. Un jour il va trouver une clé dans les affaires de ce dernier … qu'ouvre t-elle ? C'est la question qui va devenir le fil conducteur de l'intrigue. Sa quête va l'amener à la rencontre d'une multitude de personnes, une diversité de personnalité dans de nombreux districts de New York !
    Ce jeune garçon a une vision de la vie tellement spéciale, d'un côté tellement adulte mais avec une innocence toute enfantine … il ramène les choses à l'essentiel et nous ouvre les yeux sur les absurdités du monde construit par les hommes.
    L'histoire est déroutante, surprenante et douloureuse mais elle aussi un goût d'optimisme. Les rencontres, les vies, les lettres notamment celles de ses grands-parents que l'auteur a intelligemment incorporées à l'intrigue et qui m'ont autant si ce n'est plus touchées que le reste du roman . Tout ce mêle et s'entrechoque pour au final se rejoindre et mettre en place la toile dan son ensemble !
    Que dire à part que se livre est magnifiquement écrit, d'une manière à nous transporter dans le monde d'Oskar et de sa recherche du message qu'il est persuadé que son père à laisser. La route est longue pour lui et ses attentes ne seront peut-être pas comblées comme il l'aurait voulu mais il gagnera peut-être tout de même l'essentiel pour cet enfant traumatisé par les derniers messages de son père sur le répondeur du téléphone ! Que peut-il arriver de bon après une si grande perte ?
    Merci à l'auteur pour ce roman merveilleux ! ^^

    Lien : http://babafascination.over-blog.com/article-extremement-fort-et-inc..
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Citations et extraits

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  • Par Melo, le 04 novembre 2010

    Et si l’eau de la douche était traitée avec un produit chimique qui réagirait à une combinaison de choses, les battements du coeur, la température du corps, les ondes du cerveau, de manière à ce que la couleur de la peau change selon les humeurs ? Quand on serait extrêmement excité, la peau deviendrait verte, si on était en colère, on deviendrait rouge, évidemment, d’une humeur de mer(de)Chine on virerait au marron et quand on aurait le blues, on deviendrait bleu.

    Tout le monde saurait comment tout le monde se sent et on pourrait être plus attentionné les uns envers les autres. Parce qu’on ne voudrait jamais dire à une personne dont la peau serait violette qu’on lui en veut d’arriver en retard, exactement comme en rencontrant quelqu’un de rose on aurait envie de lui taper dans le dos en disant « Félicitations ! ».

    Une autre raison pour laquelle ce serait une bonne invention, c’est toutes les fois où on sait qu’on ressent très fort quelque chose mais qu’on ne sait pas quoi. C’est de la colère ? Ou en fait simplement de la panique ? On est perdu et ca change notre humeur et on devient une personne perdue, grise. Mais avec cette eau spéciale, on aurait qu’à regarder ses mains orange pour se dire, Je suis heureux ! Pendant tout ce temps-là, j’étais heureux en fait ! Quel soulagement !
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  • Par alicejo, le 18 novembre 2010

    OSCAR SCHELL
    INVENTEUR, CONCEPTEUR DE BIJOUX, FABRICANT DE BIJOUX, ENTOMOLOGISTE AMATEUR, FRANCOPHILE, VÉGÉTALIEN, ORIGAMISTE, PACIFISTE, PERCUSSIONNISTE, ASTRONOME AMATEUR, CONSULTANT EN INFORMATIQUE, ARCHÉOLOGUE AMATEUR, COLLECTIONNEUR DE : monnaies rares, papillons morts de mort naturelle, cactées miniatures, souvenirs des Beatles, pierre semi-précieuses, et autres.
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  • Par carre, le 02 mars 2012

    – Vous connaissez beaucoup de gros mots ?
    – Quelques-uns.
    – J’ai pas le droit de dire des gros mots.
    – C’est naze.
    – C’est quoi, “naze” ?
    – Un truc pas bien.
    – Vous connaissez “merde” ?
    – C’est pas un gros mot, ça ?
    – Pas si on dit “mer de Chine”.
    – T’as raison.
    – Jean Cunégonde ta Racine, t’es qu’une mer de Chine. »
    Gerald a secoué la tête et s’est un peu fendu la pêche, mais pas dans le mauvais sens, pas à mes dépens.
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  • Par Melo, le 05 novembre 2010

    Dans mon lit ce soir là j’ai inventé un écoulement spécial qui serait sous tous les oreillers de New-York et aboutirait au réservoir. Chaque fois que quelqu’un pleurerait en s’endormant, les larmes iraient toutes au même endroit et le lendemain matin la météo pourrait annoncer si le niveau du Réservoir des Larmes avait monté ou baissé, on saurait si New-York porte ou non des semelles de plomb
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  • Par Chouchane, le 01 septembre 2011

    Je suis allée en reportage dans un village de Russie, une fois, une communauté de peintres qui avaient été contraints de fuir les villes ! J'avais entendu dire qu'il y avait des toiles partout ! qu'on ne voyait plus les murs (...) J'avais eu besoin de le voir par moi-même et de le faire savoir au monde ! (...) Staline avait appris l'existence de cette communauté et y avait envoyé ses sbires, quelques jours à peine avant mon arrivée, pour leur casser les bras à tous ! c'était pire que de les tuer ! C'était une vision d'horreur, Oskar : leurs bras dans des attelles rudimentaires, droits devant eux comme des zombies ! ils ne pouvaient plus se nourrir parce qu'ils ne pouvaient porter les mains à la bouche ! Et sais-tu ce qu'ils firent !
    - Ils sont morts de faim ?
    - Ils se nourrirent les uns les autres ! voilà la différence entre le paradis et l'enfer ! En enfer, nous mourons de faim ! Au paradis nous nous nourrissons les uns les autres !
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