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> Jacqueline Huet (Traducteur)
> Jean-Pierre Carasso (Traducteur)

ISBN : 2757805223
Éditeur : Points (2007)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 757 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Oskar Schell est inventeur, entomologiste, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de so... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par michemuche, le 26 février 2015

    michemuche
    Tout est illuminé en moi, illuminé par ces émotions que j'ai éprouvé à la lecture de ce roman.
    Je me suis vu à " Ground Zero" New-York, illuminé comme la bougie que j'ai dans la main.
    Un petit garçon s'est approché de moi, dans son tee-shirt trop grand, il me fait penser au petit prince de Saint Exupéry.
    - bonjour monsieur, je m'appelle Oskar, Oskar avec un K.
    - bonjour Oskar avec un K, moi c'est Jean Michel
    -Je peux t'aider ?
    - nan, personne peux m'aider.
    Il n'est pas très grand, ses yeux me dévisagent comme savent faire les enfants.
    il porte un tee-shirt Abbey road des Beatles, un sac à dos trop lourd pour lui complète la panoplie du parfait adolescent en devenir.
    - vous avez perdu quelqu'un me demande t'il
    -non je suis là pour ne pas oublier
    - moi j'ai perdu mon papa et depuis je traine des chaussures de plomb, rien ne va, un médecin veut entrer dans ma tête avec ses questions, j'ai une clé autour du cou mais pas de serrure à ouvrir.
    - vous connaissez des gens qui s'appellent Black ?
    - non je suis Français
    - un français de France ?
    oui un Français de France lui dis-je en souriant.
    - tu sais je prends des cours de Français, non tu peux pas savoir, et j'invente aussi, j'invente tout le temps, par exemple des gratte-ciels qui s'écartent pour éviter les avions ou des grands filets qu'on mettrait autour des buildings et qui arrêteraient les avions, ça serait comme des toiles d'araignées .
    je l'écoutais sans rien dire, émerveillé.
    - tu sais ils ont enterré mon papa, mais il n'y a rien dans le cercueil, il ne reste de lui que sa voix dans le répondeur qui dit " ne t'inquiète pas, tout va bien ".
    - bon faut que j'y aille ma grand-mère m'attend me dit-il en Français.......
    Quel merveille ce roman, suivre Oskar dans un New-York encore meurtri, ces personnages adorables, attendrissants comme la grand-mère à l'écoute de son petit fils.
    Ce n'est pas larmoyant, c'est plein d'ironie et de fraicheur.
    J'ai adoré ce gamin impertinent et plein de bon sens.
    Un gros coup de coeur que je voulais vous faire partager.
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    • Livres 3.00/5
    Par Marple, le 11 janvier 2015

    Marple
    'Extrêmement fort', c'est comme ça qu'Oskar, neuf ans, aimait son père, mort dans les attentats du 11 septembre. Alors, quand le garçon découvre une clé laissée par son père, il décide d'en chercher la serrure pour connaître son dernier message. S'ensuit une longue quête dans les différents districts new-yorkais, émaillée de rencontres, de défis, d'inventions, d'angoisses et de flashbacks...
    On est souvent 'incroyablement près' de l'émotion, mais on n'y est pas tout à fait. La faute probablement à toutes ces trouvailles stylistiques, typographiques et visuelles, certes très astucieuses, mais qui nous empêchent de véritablement rentrer en contact avec des personnages pourtant attachants, Oskar bien sûr, mais aussi sa grand-mère, sa mère ou même ses voisins.
    Pour une fois, c'est donc le film que j'ai préféré au livre, car il laisse toute la place à l'émotion, au chagrin et à la tendresse. Des choses bien plus importantes à mes yeux que n'importe quel morceau de bravoure d'un auteur...
    Lu dans le cadre du Challenge Variétés 2015.
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    • Livres 1.00/5
    Par viou1108, le 11 mars 2015

    viou1108
    Extrêmement creux et incroyablement lourd.
    Je suis bien consciente que je ne vais pas me faire que des amis en affirmant cela, mais, aussi incroyable et extrême que cela paraisse, je ne comprends pas ce qui a fait le succès de ce roman. On peut sans doute trouver un début d'explication dans le fait que l'auteur ait tiré la grosse ficelle facile de l'émotion provoquée par le 11 Septembre. Quoi de plus poignant, a priori, que la quête désespérée d'un petit garçon cherchant à comprendre l'injustice d'avoir perdu son papa dans l'effondrement des tours du WTC ?
    Pourtant je n'y ai pas cru. le personnage d'Oskar, 9 ans, ne suscite guère l'empathie : enfant surdoué mais quasiment dépourvu d'intelligence émotionnelle, égocentrique et nombriliste au comportement à tendance autistique (dans le sens péjoratif du terme, hein, pas médical), ses connaissances sont celles d'un futur petit génie, mais sa façon de s'exprimer reste puérile, avec quantité de tics de langage horripilants.
    Ensuite, si la quête d'Oskar présente un aspect original dans la mesure où, pour une fois, on ne cherche pas la clé d'un quelconque mystère, mais bien la serrure qui correspondra à une clé donnée au départ, les péripéties qui entourent cette chasse au trésor sont bien peu vraisemblables, sans compter qu'on apprend vers la fin que tout ça n'était en grande partie qu'un trompe-l'oeil. Double déception, qui n'est pas compensée par l'histoire des grands-parents d'Oskar, intercalée dans l'intrigue principale. Cette plongée dans le passé qui rattrape le présent est ennuyeuse, laborieuse, farfelue, inutile, artificielle. En tout cas je n'y ai rien compris, sauf peut-être que c'était un parallèle tenté par l'auteur entre les attentats de New-York et la destruction de Dresde pendant la 2ème guerre mondiale (avec au passage l'exploitation émotionnelle d'un autre drame ? ce n'était pourtant pas la peine d'en rajouter). Et ceci m'amène au pompon du « too much » : le style. Insertion de photos ? Ok, admettons, c'est sympathique et ça n'arrive pas dans tous les romans. Fallait-il pour autant y mettre la séquence d'images montrant une silhouette se jetant du haut d'une des tours jumelles ? C'est d'un glauque… Puis les pages avec une seule phrase, voire blanches, et les autres « trouvailles » typographiques, quel intérêt ? J'ai trouvé ce style prétendument « original » plus lourdingue qu'audacieux, manoeuvre pathétique et prétentieuse de l'auteur pour combler un récit somme toute assez pauvre sur le plan dramatique.
    Il paraît que le film est bien plus émouvant, mais le livre ne m'a pas vraiment donné envie de le voir.
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    • Livres 5.00/5
    Par darkmoon, le 16 juin 2013

    darkmoon
    Extrêmement Fort et Incroyablement Beau !
    Pour moi ce roman est un pur chef d'oeuvre. Même si l'histoire est extravagante, voire irréalisable, on se dit "pourquoi pas..."
    On y suit le parcours d'Oskar Schell, jeune garçon de 9 ans, doté d'une imagination et d'une intelligence hors normes, qui a perdu un an plus tôt son père durant les attentats du 11 septembre. En fouillant dans le placard de son père, Oskar y trouve une clé.
    On sait que chaque serrure a sa clé, chaque énigme a son jeu de piste et chaque réponse a sa quête. Et avant d'atteindre, de comprendre et d'accepter la justification d'un événement aussi inacceptable et injuste que la perte d'un père si proche et si extraordinaire, il faut faire preuve d'une volonté et d'une perspicacité que seule l'innocence de l'enfance peut offrir. Alors, déterminé à résoudre cette énigme et à trouver la serrure correspondant à cette clé, Oskar se met à parcourir New-York avec l'aide d'un septuagénaire muet : son grand-père.
    A travers cette quête initiatique, il va croiser d'autres vies, d'autres quêtes, d'autres désespoirs, d'autres mutismes, et ces multiples échanges vont à jamais changer la vie de chacun tels des clés ouvrant les portes de la compréhension et de la perception des certitudes. Oskar a perdu son père à jamais, mais ce parcours initiatique va lui révéler combien est inestimable son existence dans le coeur des siens et combien elle est enrichissante dans ce monde aussi généreux qu'impitoyable. En effet, ces nombreuses rencontres, toutes aussi émouvantes les unes que les autres, lui ont permis la découverte de quelque chose d'extraordinaire : la vérité. La mort sépare les vivants des morts, et les morts ne peuvent pas revivre, rien ne peut les ramener. du coup, les larmes viennent au bord des yeux. On se demande où tous ses efforts vont emmener Oskar… On veut à tout prix qu'il réussisse, qu'il trouve la serrure.
    Je n'ai trouvé aucune longueur dans ce roman. Certains moments sont, soit, des moments de creux, mais des moments de creux qui peuvent nous permettre de réfléchir et de nous interroger sur le sort de ce jeune garçon qui se forge son esprit. Oskar nous livre un personnage qui m'a paru au départ un peu excessif en étrangeté, mais auquel on s'attache très vite. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage du grand-père. Il est là, au près d'Oskar, essayant de lui permettre de surmonter ses peurs, de ne pas s'infliger des souffrances en ressassant sans cesses la douleur de son père mort.
    Leur psychologie riche et dense confère au roman une personnalité qui lui est propre. Je veux dire par là que, grâce à la richesse et l'originalité des personnages, cette histoire n'est absolument pas mièvre. Loin de tout pathos, de tout larmoiement, la détermination d'Oskar à aller jusqu'au bout coûte que coûte est assez terrible pour qu'on s'accroche à ses recherches, à sa démarche époustouflante ! Son monde imaginaire, son inventivité personnelle et son mal de vivre le rendent attachant et poignant au plus haut point. Tout repose sur lui, sur ses regards, sur ses réflexions étonnantes !
    Extrêmement fort et incroyablement près : c'est l'histoire d'une famille qui se brise, et d'une enfance qui demeure. Un roman à embrasser pleinement, et qui au final redonne le sourire. Incontournable !
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    • Livres 3.00/5
    Par medsine, le 31 août 2012

    medsine
    Extrêmement fort et incroyablement près est ce qu'on peut appeler un roman à clé. A travers les yeux d'un enfant, Oskar Schell, Jonathan Safran Foer nous entraine dans un jeu d'énigmes. On sait qu'Oskar est un enfant surdoué et traumatisé par la mort de son père survenue lors des attentats du 11 septembre. Il va suivre une piste méthodique qui doit l'amener à découvrir ce qu'ouvre une clé trouvée chez lui, laissée par son père, et qu'il pense être un challenge que ce dernier lui a donné juste avant sa mort.
    On pense un peu à l'Attrape Coeur de Sallinger. L'enfant parcours New-York en tous sens, on suit sa réflexion qui s'exprime dans une sorte de flot continu d'idées plus ou moins alambiquées. Il explore Central Parc de nuit, parcourt des miles à pied car il a peur des « attaques » ciblant les transports en commun, évite les ascenseurs y compris lorsqu'il faut monter et descendre des gratte-ciels. Il pénètre même dans le mystérieux « sixième district », nous attire vers les étoiles parfois.
    Entrelacé dans ce récit, on suit celui de ses grands-parents, immigrés allemands ayant fui l'horreur des bombardements de Dresde durant la seconde guerre mondiale. le parallèle est évident entre la destruction des deux villes « bombardées », désolation, familles détruites, incompréhension.
    Les deux récits se rejoignent, lorsque la quête prend fin. La forme scénaristique est finalement un peu convenue. de plus, en imbriquant dans son texte toute une série d'artifices typographiques et visuels (les photos d'un homme chutant d'une des Twin Towers ad nauseum), Jonathan Safran Foer veut émouvoir quitte à ce que ce soit extrêmement fort et incroyablement lourd. C'est un peu dommage, car il y a du talent dans cette écriture, de l'imagination surtout. Peut-être un désir trop fort de voir son oeuvre être adoptée par Hollywod et pourquoi pas être « oskarisée » ?
    On reste séduit tout de même par ce personnage d'enfant éveillé, sur-actif au bon sens du terme, cherchant sans s'en rendre compte des pères de substitution. Comme lui, on sent confusément partout autour de nous des clés et des mystères à éclaircir. J'ai moi-même essayé d'identifier quelques clés cachées dans le roman (on veut croire qu'il y en a des googolplex). J'ai cherché dans Wikipedia ce que voulait dire le nom du personnage : Schell. C'est une coquille en anglais, ça je le savais déjà ! J'ai découvert en revanche que le Shell-Shock (obusite en français) était un syndrome de stress post-traumatique observé notamment chez les soldats des tranchés, qui se manifeste par des cauchemars persistant longtemps après un évènement, faisant constamment revivre une expérience terrorisante. Shocking isn't it ?
    30 aout 2012
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Citations et extraits

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  • Par Delph68, le 03 août 2015

    On ne peut se protéger de la tristesse sans se protéger du bonheur.

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  • Par Delph68, le 02 août 2015

    Les fantômes s'en fichent, que tu croies en eux.

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  • Par Melo, le 04 novembre 2010

    Et si l’eau de la douche était traitée avec un produit chimique qui réagirait à une combinaison de choses, les battements du coeur, la température du corps, les ondes du cerveau, de manière à ce que la couleur de la peau change selon les humeurs ? Quand on serait extrêmement excité, la peau deviendrait verte, si on était en colère, on deviendrait rouge, évidemment, d’une humeur de mer(de)Chine on virerait au marron et quand on aurait le blues, on deviendrait bleu.

    Tout le monde saurait comment tout le monde se sent et on pourrait être plus attentionné les uns envers les autres. Parce qu’on ne voudrait jamais dire à une personne dont la peau serait violette qu’on lui en veut d’arriver en retard, exactement comme en rencontrant quelqu’un de rose on aurait envie de lui taper dans le dos en disant « Félicitations ! ».

    Une autre raison pour laquelle ce serait une bonne invention, c’est toutes les fois où on sait qu’on ressent très fort quelque chose mais qu’on ne sait pas quoi. C’est de la colère ? Ou en fait simplement de la panique ? On est perdu et ca change notre humeur et on devient une personne perdue, grise. Mais avec cette eau spéciale, on aurait qu’à regarder ses mains orange pour se dire, Je suis heureux ! Pendant tout ce temps-là, j’étais heureux en fait ! Quel soulagement !
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  • Par Lowra, le 06 juin 2012

    Quand papa était venu me parler ce soir-là, on avait parlé du livre et je lui avais demandé de chercher une solution à ce problème.
    - Quel problème ?
    - Celui de notre relative insignifiance.
    Il avait dit :
    "Eh bien que se passerait-il si un avion te parachutait au milieu du Sahara et que tu ramassais un seul grain de sable avec une pince pour le déplacer d'un millimètre ?
    - Je mourrais probablement de déshydratation.
    - Non, je te parle seulement de cet instant-là, quand tu déplacerais cet unique grain de sable. Qu'est-ce que ça signifierait ?
    - Je ne sais pas, dis-le moi.
    - Réfléchis."
    J'avais réfléchi.
    "Ben, j'aurais déplacé un grain de sable, quoi.
    - Ce qui voudrait dire ?
    - Qu'est-ce que ça voudrait dire que j'ai déplacé un grain de sable ?
    - Ca voudrait dire que tu as changé le Sahara.
    - Et alors ?
    - Alors ? Alors le Sahara est un désert immense. Il existe depuis des millions d'années. Et tu l'as changé !
    - C'est vrai ! J'avais dit en m'asseyant dans mon lit. J'ai changé le Sahara !
    - Ce qui veut dire ?
    - Quoi ? Dis-le moi.
    - Je ne parle même pas de peindre la Joconde ni de guérir le cancer. Je te parle seulement de déplacer un grain de sable d'un millimètre.
    - Oui ?
    - Si tu ne l'avais pas fait, l'histoire de l'humanité aurait été autre...
    - Mmm-mmm ?
    - Mais tu l'as fait, et donc ... ?
    Je m'étais mis debout sur mon lit en montrant du doigt les fausses étoiles et j'avais crié :
    " J'ai changé le cours de l'histoire de l'humanité !
    - Exactement !
    - J'ai changé l'univers !
    - Effectivement.
    - Je suis Dieu !
    - Tu es athée.
    - J'existe pas !
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  • Par latina, le 31 décembre 2011

    J'aime voir des gens réunis, c'est peut-être tout bête, mais que puis-je dire, j'aime voir des gens courir l'un vers l'autre, j'aime leurs embrassades et leurs larmes, j'aime l'impatience,les histoires que les bouches ne peuvent raconter assez vite, les oreilles qui ne sont pas assez grandes, les yeux qui ne peuvent absorber d'un coup tous les changements, j'aime les étreintes, les retrouvailles, quand quelqu'un cesse enfin de leur manquer.
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