> Jacqueline Huet (Traducteur)
> Jean-Pierre Carasso (Traducteur)

ISBN : 2757805223
Éditeur : Points (2007)


Note moyenne : 4.04/5 (sur 215 notes) Ajouter à mes livres
Oskar Schell est inventeur, entomologiste, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de so... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par valeriane, le 08 février 2012

    valeriane
    C'est l'histoire d'Oskar Schell, garçon de 9 ans. Oskar a des pieds de plomb depuis que son père a disparu avec les deux tours jumelles de New-York. Parfois, il lui arrive de vivre des situations à mille dollars et de se fendre la pêche, mais c'est rare. Un an après l'enterrement de son père, Oskar découvre une clé dans le placard de son père. Celle-ci, cachée dans un vase bleu, était enfermée dans une enveloppe avec BLACK écris dessus. Oskar en est sûr, c'est une ultime énigme, laissée par son père. Persuadé que la solution lui permettra de retrouver un peu de son père, Oskar décide d'interroger tous les Black de N-Y.Ce roman m'a plongée dans la peau de ce petit garçon. le ton est donné. le lecteur en a pour ses émotions. Comme Oskar, je voulais trouver la serrure qui correspondait à cette clé. On chausse les pieds de plomb d'un petit garçon, trop tôt orphelin, trop tôt touché par des angoisses face au monde extérieur. Ce roman est aussi un bel album typographique : photos, dessins, écritures, animations... l'auteur ne joue pas seulement avec les mots, mais aussi avec les élèments que le livre permet. Par ces éléments, j'ai été un peu plus aspirée dans ma lecture, je pouvais voir ce qu'Oskar (ou un autre protagoniste) voyait, ressentait, vivait... Une histoire jolie à lire, jolie à voir.Dans le roman, on trouve également des passages consacrées à des lettres. L'histoire d'un père écrite pour son fils. Un père et un fils qui ne se sont jamais connu. Au début, je m'y suis un peu perdue, mais au fil du texte les mots s'éclaircissent et prennent sens avec le récit.Ce roman est extrêmement fort, rempli d'émotions, incroyablement près, il ne tombe pas dans des sentiments mielleux et sucrés. On entre dans la peau de cet enfant, on regarde avec ses yeux, on a mal avec son coeur. Un livre a qui je donne 4 étoiles.
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    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 27 octobre 2010

    kathel
    Ce qu'il y a de bien avec Extrêmement fort et incroyablement près, c'est que justement, malgré ses originalités, il a une ligne directrice, qui s'avère somme toute facile à suivre. C'est une sorte de conte, avec ses rencontres fructueuses et ses épreuves à surmonter. Tout d'abord, on s'attache (ou pas, et dans ce cas, le roman peut ne pas plaire) à Oskar, jeune garçon surdoué, aux multiples centres d'intérêt, fragilisé par la disparition de son père dans une des tours du World Trade Center. Quelques mois après le drame, Oskar trouve dans le dressing de son père un vase bleu contenant une clef. Avec cette clef, une indication, nom ou couleur : Black. Oskar décide de partir à la recherche de ce mystérieux Black et de trouver quel était son lien avec son père.
    La quête d'Oskar, un moyen pour lui de garder son père un peu vivant, est mêlée à un autre récit débutant soixante ans auparavant à Dresde, à la veille des bombardements qui ont détruit la ville. On comprend peu à peu le lien avec Oskar, mais j'avoue que ces parties m'ont un peu moins emballée, et que les trouvailles formelles qu'elles contiennent m'ont semblé un peu plus artificielles… Retrouver Oskar revenait à retrouver une bouffée d'air pur ! Il est doué d'une imagination débordante, et passe son temps, par des inventions multiples et des rituels, à essayer de chasser l'angoisse. Inventions qui n'ont d'égales que celles de l'auteur pour nous balader et pas seulement dans New York. le roman est traversé d'autres histoires, de souvenirs, de lettres, photos, cartes de visite, sans que cela nuise à la compréhension. Voici la très intéressante réponse donnée à ce sujet par l'auteur à François Busnel qui lui demandait s'il ne trouvait pas artificiel de mêler des images à son roman : «Pas du tout, explique-t-il. Si je vous dis: "le 11 Septembre", quelle est votre pensée première ? Des images, non ? Eh bien voilà pourquoi ce livre en comporte. Je ne cherche pas à faire un roman expérimental mais à permettre au lecteur de ressentir des émotions qui ne soient pas tièdes. Et pour cela, j'ai besoin de mettre sur le papier tout ce qui me passe par la tête. On a assez dit que le 11 Septembre ne pouvait être décrit en mots. D'accord. Donc, décrivons l'indescriptible avec autre chose que des mots.»
    Par moments, j'ai aussi eu des réminiscences de Paul Auster, notamment La Trilogie new-yorkaise : ce n'est sans doute pas un hasard si le nom de Black apparaît dans Extrêmement fort… Bref, une lecture passionnante malgré quelques longueurs et un ou deux moments où il faut s'accrocher pour ne pas perdre pied.
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    • Livres 5.00/5
    Par Lyv, le 04 septembre 2011

    Lyv
    Oskar a 9 ans, et a perdu son père lors des attentats du 11/09, à New-York.
    Son papa a toujours eu l'habitude de lui faire résoudre des énigmes. Un jour il trouve une clé, et il se dit que ça va peut-être le mener à quelque chose, qu'il va comprendre pourquoi son papa est mort...
    Oskar a perdu son père, mais a encore deux grands parents. Son histoire est ponctuée par les écrits de sa grand-mère, et les lettres de son grand-père à son père qui ne l'aura jamais connu...
    3 générations, 3 histoires qui s'entrecoupent...
    L'histoire des trois, voire quatre personnages principaux est touchante.
    Oskar est si intelligent, qu'il est un peu en marge de tout. Il a ses occupations bien à lui, étonnantes pour un petit garçon de 9 ans. Sa quête le mène à travers tout New-York...
    Ce livre n'est pas tout à fait une histoire, qui a un début et une fin, mais un morceau de vie, la vie d'Oskar qui a été ébranlée et qu'il essaie de reconstruire peu à peu, celle de sa grand-mère qui semble avoir si peu vécu, celle de son grand-père, qui semble si perdu, et sa maman dans tout ça, qui se cache pour pleurer.
    Excellent livre, écriture simple et juste, je l'ai dévoré. le seul inconvénient : il est trop court..j'aurais pu en lire 100 pages de plus, 500 de plus.
    L'auteur a aussi écrit "Tout est illuminé". Une amie l'a lu et elle a beaucoup aimé.
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    • Livres 3.00/5
    Par mimipinson, le 10 octobre 2010

    mimipinson
    " Pour Nicole, mon idée du beau."
    Telle est la dédicace de ce livre. C'est si rare de lire une dédicace à la fois fine et tout en profondeur, que je la souligne. Une véritable déclaration d'amour…….
    "Et puis une pensée est venue dans mon cerveau qui n'était pas comme les autres pensées. C'était plus près de moi, et plus fort. Je ne savais pas d'où elle venait, ou ce qu'elle voulait dire, ni même si je l'aimais ou je la détestais. Elle s'est ouverte comme une main, comme une fleur." P337 (édition brochée)
    Comme la main ouverte en couverture de ce livre, une invitation à accompagner Oskar dans sa quête dans le New York d'après "le pire jour de sa vie «Il entretenait une relation privilégiée avec son père, avait les discussions les farfelues avec lui. Seulement voilà, il y eu le 11 Septembre, des messages sur un portables auxquels on ne répond pas, et puis …….
    "Papa, c'était quelqu'un qui dirigeait une bijouterie familiale, voilà. Rien qu'un papa ordinaire." P205 (édition brochée)
    Une clé qu'il retrouve, un nom ; Et voilà Oskar parti dans une recherche qui paraît impossible ; et pourtant……..
    "Même si c'est relativement insignifiant, c'était quelque chose, et j'avais besoin de faire quelque chose, comme les requins, qui meurent s'ils ne nagent pas - je me suis renseigné là- dessus." p113 édition brochée)
    Ce petit bonhomme de 9 ans nous prend par la main, et nous entraine avec lui au gré de sa perspicacité, de son courage à la recherche du mystère de cette clé, à la recherche de lui-même.
    J'ai aimé ce mode narratif avec le " Je", qui nous fait rentrer pleinement dans l'histoire ; une histoire émouvante, mais qui ne verse pas dans le pathos ; une histoire qui reste digne jusqu'au bout.
    Le roman est construit d'une manière très originale : des pages blanches, des photos, des signes, des chiffres, des phrases isolées ici ou là, de la couleur. Tout cela me fait penser à la fantaisie et à la malice de l'enfance dont Oskar n'est pas encore sortie, malgré son extraordinaire maturité.
    En revanche, j'ai nettement moins apprécié les retours en arrière qui pour moi étaient plus que confus. Il m'a fallu de la ténacité pour les comprendre. L'histoire du sixième district me laisse interrogative. Je n'ai pas compris…..C'est ce qui en fera une lecture appréciée, et non très appréciée.


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    • Livres 5.00/5
    Par sophie, le 01 avril 2011

    sophie
    Oskar a neuf ans et une intelligence hors normes. Il aime les vêtements blancs, Stephen Hawking et le National Geographic. Mais il redoute les ascenseurs et les transports en commun et boit du café parce que "ça retarde la croissance, et comme [il] a peur de mourir..." Non sans raison : son père était au nombre des victimes des attentats du 11 septembre. Un an après cette disparition, Oskar se trouve une mission : découvrir ce qu'ouvre la clé trouvée dans un vase, dans la chambre de ses parents. Veillé par une belle galerie d'éclopés de la vie et des sentiments, Oskar parcourt New York en tous sens, dans un vaste et crucial jeu de piste. Une façon de faire son impossible deuil et, peut-être, de réapprivoiser le monde.... "Les fantômes s'en fichent, que l'on croit en eux", lui assène un des personnages. "J'ai beau être athée, je savais qu'il avait tort", corrige Oskar.
    Jonathan Safran Foer avance en terrain littéraire miné et s'en tire avec grâce. A partir du choix toujours périlleux d'un enfant comme narrateur principal, il dresse un portrait fort et attachant - certes pas réaliste, mais toujours juste. Questionnant les vertiges de l'absence et la tentation du silence, il met en scène un objet littéraire inventif mais jamais artificiel, où pages blanches, photographies et explorations typographiques interrogent les meurtrissures de chacun, au sein d'une Histoire qui broie sans pitié les êtres. Tout le talent de Safran Foer, l'une des plumes les plus remarquées de sa génération - on doit déjà à ce trentenaire américain Tout est illuminé - consiste à désamorcer la noirceur du propos par la drôlerie des réflexions incongrues et puissantes d'Oskar.
    Au total, ce livre où l'on rit beaucoup est aussi l'un des plus déchirants qui soit. Tout en mettant en scène les liens invisibles et indestructibles entre les êtres, Jonathan Safran Foer pointe les étranges apories du cœur : "Là est la tragédie de l'amour, on ne peut rien aimer plus que ce qui nous manque."
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Citations et extraits

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  • Par Melo, le 04 novembre 2010

    Et si l’eau de la douche était traitée avec un produit chimique qui réagirait à une combinaison de choses, les battements du coeur, la température du corps, les ondes du cerveau, de manière à ce que la couleur de la peau change selon les humeurs ? Quand on serait extrêmement excité, la peau deviendrait verte, si on était en colère, on deviendrait rouge, évidemment, d’une humeur de mer(de)Chine on virerait au marron et quand on aurait le blues, on deviendrait bleu.

    Tout le monde saurait comment tout le monde se sent et on pourrait être plus attentionné les uns envers les autres. Parce qu’on ne voudrait jamais dire à une personne dont la peau serait violette qu’on lui en veut d’arriver en retard, exactement comme en rencontrant quelqu’un de rose on aurait envie de lui taper dans le dos en disant « Félicitations ! ».

    Une autre raison pour laquelle ce serait une bonne invention, c’est toutes les fois où on sait qu’on ressent très fort quelque chose mais qu’on ne sait pas quoi. C’est de la colère ? Ou en fait simplement de la panique ? On est perdu et ca change notre humeur et on devient une personne perdue, grise. Mais avec cette eau spéciale, on aurait qu’à regarder ses mains orange pour se dire, Je suis heureux ! Pendant tout ce temps-là, j’étais heureux en fait ! Quel soulagement !
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  • Par alicejo, le 18 novembre 2010

    OSCAR SCHELL
    INVENTEUR, CONCEPTEUR DE BIJOUX, FABRICANT DE BIJOUX, ENTOMOLOGISTE AMATEUR, FRANCOPHILE, VÉGÉTALIEN, ORIGAMISTE, PACIFISTE, PERCUSSIONNISTE, ASTRONOME AMATEUR, CONSULTANT EN INFORMATIQUE, ARCHÉOLOGUE AMATEUR, COLLECTIONNEUR DE : monnaies rares, papillons morts de mort naturelle, cactées miniatures, souvenirs des Beatles, pierre semi-précieuses, et autres.
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  • Par Melo, le 05 novembre 2010

    Dans mon lit ce soir là j’ai inventé un écoulement spécial qui serait sous tous les oreillers de New-York et aboutirait au réservoir. Chaque fois que quelqu’un pleurerait en s’endormant, les larmes iraient toutes au même endroit et le lendemain matin la météo pourrait annoncer si le niveau du Réservoir des Larmes avait monté ou baissé, on saurait si New-York porte ou non des semelles de plomb
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  • Par Chouchane, le 01 septembre 2011

    Je suis allée en reportage dans un village de Russie, une fois, une communauté de peintres qui avaient été contraints de fuir les villes ! J'avais entendu dire qu'il y avait des toiles partout ! qu'on ne voyait plus les murs (...) J'avais eu besoin de le voir par moi-même et de le faire savoir au monde ! (...) Staline avait appris l'existence de cette communauté et y avait envoyé ses sbires, quelques jours à peine avant mon arrivée, pour leur casser les bras à tous ! c'était pire que de les tuer ! C'était une vision d'horreur, Oskar : leurs bras dans des attelles rudimentaires, droits devant eux comme des zombies ! ils ne pouvaient plus se nourrir parce qu'ils ne pouvaient porter les mains à la bouche ! Et sais-tu ce qu'ils firent !
    - Ils sont morts de faim ?
    - Ils se nourrirent les uns les autres ! voilà la différence entre le paradis et l'enfer ! En enfer, nous mourons de faim ! Au paradis nous nous nourrissons les uns les autres !
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  • Par latina, le 31 décembre 2011

    - Je suis triste.
    - A cause de papa?
    - A cause de tout : penser qu'un jour le soleil va exploser, qu'à chaque anniversaire, on me donne toujours au moins un truc que j'ai déjà, les pauvres qui deviennent obèses parce qu'ils mangent des saletés parce qu'est moins cher.., la domestication, et que moi, moi, j'aie un animal domestique, les cauchemars, Windows de Microsoft, les vieux qui n'ont rien à faire de la journée parce que personne ne pense à passer du temps avec eux et qu'ils auraient honte de demander aux gens de passer du temps avec eux, les secrets, les anciens téléphones, que les serveuses chinoises sourient même quand il n'y a rien de drôle ou aucune raison d'être content, et aussi que des Chinois aient des restaurants mexicains mais que jamais aucun Mexicain n'ait un restaurant chinois.
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Film tiré du livre" Extrêmement fort & Incroyablement près" de Jonathan Safran Foer.








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