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ISBN : 8493759554
Éditeur : 13e Note Editions (2011)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Si Bonnie et Clyde ont inventé le braquage de banque, Bob et Diane, eux, sont à la recherche de drogues et se sont spécialisés dans le braquage des pharmacies du nord de la côte ouest des USA. Roman autobiographique plein de rage contre l’autorité, mais aussi de rythme ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (1)

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    • Livres 3.00/5
    Par brigittelascombe, le 02 février 2012

    brigittelascombe
    Le sujet de la drogue m'intéressant et ayant déjà chroniqué Petite encyclopédie du cannabis de Nicolas Millet et Chemins d'errance de Sophie Daout, j'ai souhaité lire Drugstore cow-boy mais, malgré l'humour, j'ai vite été écoeurée.
    Deux parties que l'on pourrait intituler grandeur et décadence.
    L'histoire est simple:deux couples de junkies braquent les pharmacies de la Côte Ouest des USA pour se procurer "médocs" et "cachetons".
    Bob, le cerveau, réfléchit, entre deux emprisonnements,"aux meilleurs moyens de dévaliser les drugstores". Diane, sa maîtresse, "camée jusqu'à la moelle" "poireaute", l'oeil aux aguets. Rick "l'homme de main" au casier judiciaire plus très vierge, vide les tiroirs garnis de substances illicites tandis que la jolie Nadine détourne l'attention de naïfs pharmaciens en (entre autres trouvailles créatives) simulant une crise d'épilepsie, jupe relevée jusqu'au nombril. Cet épisode surnommé "le numéro de la touffe", malgré la vulgarité de l'appellation, est hilarant.
    Le reste l'est moins, même si l'ambiance "camée" émaillée d'argot est fort bien rendue.
    Rituel oblige, la morphine à trop haute dose, donne des démangeaisons et l'atropine déshydrate le lecteur attentif.
    "Bob ne plaisantait pas avec leur sécurité". La bande des quatre, entre deux "piquouses" et ébats débridés, devra faire face aux gars des stups, aux voyous durs de durs, aux ripoux, aux passages à tabac,aux fouilles. Elle y laissera des plumes car comme s'interroge Diane: "Qui participerait à un jeu perdu d'avance?"
    Points positifs, en dehors de la propre overdose du lecteur, de la tristesse de cette dépendance, de la "satire d'une jeunesse en déroute aspirant à l'anarchie et la défaite des valeurs américaines": la morale sauve en fin de livre, l'ouverture du débat sur la législation des stupéfiants aux Etats Unis et l'humour noir (la scène où Bob "fortifie ses veines en soulevant des poids" est un brin déjantée, celle de la mère de Bob outrée de leurs agissements mais qui profite du système,en bonne recelleuse,et lave son linge dans une machine à pièces dont elle récupère l'argent après usage est drôle aussi).
    Drugstore Cowboy est une autofiction, ainsi que le précise son auteur James Fogle, voleur et toxicomane notoire,qui à 73 ans a effectué 50 ans de "taule", il est d'ailleurs aujourd'hui emprisonné à Seattle.C'est au pénitencier qu'il a "lu,écrit et appris".En 1989, Drugstore Cowboy a été adapté au cinéma. En octobre 2011, il a été édité en France.
    Pour les jeunes:un exemple à ne pas suivre!!!
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Citations et extraits

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  • Par DreamCatcher, le 23 août 2013

    - Et qu'est-ce qu'ils font quand tu es agressif ?
    - Il me balancent aussi des coups de pied dans les genoux. Mais au moins, je sais pourquoi. Tu peux pas te permettre de montrer la moindre faiblesse devant un flic. Ils en concluent qu'ils ont prise sur toi et ils redoublent d'ardeur, parce qu'ils se figurent qu'ils sont à deux doigts de d'avoir. Non, Nadine, c'est la guerre dehors, même si tu n'y as jamais fait attention. La guerre entre les riches et les pauvres. Moi, j'ai rien à voir avec tout ça. Je suis neutre. Les deux côtés le savent et ils sont persuadés que c'est par faiblesse que je me range dans aucun camp. Mais je suis un voleur, merde ! Un voleur et un drogué, depuis toujours. Et je n'ai pas le temps de m'emmerder avec la police. Je dois me faufiler entre les uns et les autres pour faire mon boulot et ils essaient tous de me bousculer lorsqu'il voient que je m'en sors mieux qu'eux. Qu'ils aillent se faire mettre, je ne cèderai pas d'un pouce.
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  • Par DreamCatcher, le 23 août 2013

    Le monde était fou, quand on songeait qu'une majorité pleine de préjugés trouvait normal et même nécessaire que ceux dont elle désapprouvait le comportement soient punis - une réprobation souvent due à un lavage de cerveau opéré par des requins qui voyaient la justice comme moyen d'augmenter leur fortune ou leur pouvoir. Mais il y avait pire : le petit fonctionnaire qui n'avait pas grand-chose à gagner. Celui-là pouvait condamner une multitude de gens à la détention dans des conditions déplorables sans que cela lui pose le moindre problème de conscience, simplement pour conserver son emploi de gratte-papier.
    Quant à la police, Bob estimait qu'elle était pourrie de l'intérieur. Ce n'était plus l'aimable préposé au service de la population, qui te donnait du monsieur même quand il rédigeait un procès-verbal ou te conduisait en prison. Non, désormais, les représentants des forces de l'ordre avaient pour seule mission de nettoyer le caniveau des déchets humains qu'il pouvaient ramasser sans déranger personne en haut lieu. Cerise sur le gâteau, ils se croyaient habilités à décider des sanctions. Ils ne passaient que quelques minutes avec leurs victimes pendant les rites de l'arrestation et du procès-verbal, mais ils mettaient en avant leur expérience de première main avec les délinquants, comme si cette proximité physique leur conférait une autorité pour tous les condamner en bloc. En revanche, si un des leurs était accusé de trafic de drogue ou de meurtre pour le compte d'un tiers, ses collègues étaient les premiers à voler à son secours. Il dealait parce qu'il avait besoin d'argent. Sa femme était malade et ses enfants ne mangeaient pas à leur faim. Il n'avait pas le choix. Merde, si la population avait ne serait-ce qu'une vague idée de la bizarrerie, de la perversité et de la soif de pouvoir qui habitait la plupart des policiers, elle serait terrorisée. A croire que plus on réclamait haut et fort une justice impitoyable, plus on était susceptible d'enfreindre soi-même la loi.
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  • Par brigittelascombe, le 02 février 2012

    Bob se demandait souvent comment réagiraient les pontes qui décidaient de la législation sur les stupéfiants s'ils se réveillaient un jour dans la peau d'un Noir avec une instruction et une formation quasi-inexistantes et le fâcheux pressentiment que leur situation n''était pas prête de s'arranger.

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  • Par brigittelascombe, le 02 février 2012

    Demander à un toxico pourquoi il se drogue, c'est un peu comme demander à une personne normale pourquoi elle aime baiser."

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  • Par brigittelascombe, le 02 février 2012

    Bob ne plaisantait pas avec leur sécurité."Merde,avait-il dit une fois à Diane.Entre les cow-boys des stups et les voleurs,on n'est jamais trop prudent."

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