Par Michel Folco

Note moyenne : 4.33/5 (sur 12 notes)
Stock 2008
ISBN : 2234060966  
Ajouter à mes livres

  > Lire > Modifier > Historique

Marcello Tricotin, maître d'école revanchard, n'a de passion que pour les araignées. Il se faufile de son mieux sur le champ de bataille où s'affrontent un maire et son propre père, médecin atrabilaire et libre penseur. Marcello Tricotin, en ce début de XXe siècle, n'aspire qu'à poursuivre sa vie monotone au creux de la vallée du Piémont qui l'a vu naître. Mais les histoires de famille sont effroyables. A cause de l'ulcère gastro-duénale paternel et d'une clause testamentaire résolument tordue, Marcello Tricotin, le plus casanier et le plus timoré des hommes, est contraint d'entreprendre un périple mouvementé à travers le royaume austro-hongrois. Il y découvre qu'il est un authentique fils de pute et propriétaire d'un bordel presque chic. Il rencontrera Sigmund Freud. Il sera frappé par la foudre céleste. Et il séjournera même ; quinze minutes durant, à quinze mètres de fond, dans les eaux du Danube. Tout cela s'achèvera par une vengeance exemplaire, édifiante et radicale. Accessoirement, l'abominable voyage de Marcello permet la résolution d'un mystère scientifique de premier ordre, dévoilant enfin aux historiens ébahis l'identité du douanier impérial et royal à la retraite Aloïs Schickelgruber-Hitler.

> voir plus

> voir toutes (9)

Critiques et avis sur Même le mal se fait bien


Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par annie, 2009-02-14 10:13:56

    bibliothèque

    terminé hier soir...



    superbe fresque allant de la fin des guerres napoléonienne à la mobilisation de 1914... une véritable cavalcade tout au long de se roman, pas de temps mort, rebondissement à chaque chapitre, si ce n'est plus.

    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Conjuration, 2008-06-11 15:13:45

    bibliothèque

    Folco met 5-6 ans à écrire un bouquin. Franchement, cela ne m'étonne pas le moins du monde vu la richesse du résultat! Ça foisonne, ça digresse, ça explicite, ca historise et anecdotise dans tous les sens ; et on se fait embarquer dans les guerres napoléoniennes, dans le cabinet du Dr Freud, chez les parents de Hitler en passant par un grand hôtel autrichien, un bordel de luxe turinois, un village piémontais et un asile de fous… Bref, on ne s'ennuie pas une seconde chez Folco.



    Car il s'agit bien de conter le voyage que fit Marcello, sommé par le testament paternel de retrouver son demi-frère (dont il apprend alors l'existence) et de lui faire des excuses au nom de son défunt père…



    Bon, je reprends. Souvenez-vous de Charlemagne Tricotin et de ses quatre frères et sœurs, héros de Un loup est un loup et de En avant comme en avant. Après avoir refusé d'épouser la fille Pibrac et avoir fait un tour à la Bastille, Charlemagne a levé des hommes pour épauler Bonaparte dans ses campagnes. Sur le thème "plus de morts, moins d'ennemis", il parcourt l'Europe en zézayant et trucide gaillardement son prochain, sans pitié aucune, même pour la soutane.



    Après quelques années belliqueuses, il épouse brusquement une belle italienne mais meurt, assassiné au sortir de l'église, non sans avoir engrossé la jeune fille. Neuf mois plus tard naît Carolus qui vivra 56 ans avant d'avoir Marcello :



    La mort de Carolus va être pour Marcello l'occasion de découvrir son passé, ses origines (tout le monde ne peut pas se vanter d'être le fils d'une véritable putain), et les secrets de famille de Carolus.

    Se conformant aux dernières volontés paternelles, Marcello abandonne son poste de paisible instituteur de village et entame un voyage initiatique qui – bien qu'effectué sur le tard – lui fera découvrir le monde et regarder les siens sous une perspective nouvelle.

    Les habitants de San Coucoumelo apprendront à leurs dépends qu'on ne se paie pas impunément la tête d'un Tricotin :



    Au départ timide, pantouflard et peu sûr de lui, Marcello grandit peu à peu et se découvre aussi madré, obstiné, de mauvaise foi et rancunier que Charlemagne lui-même. Les catastrophes auxquelles il survit avec brio lui donnent une assurance nouvelle, et l'étrange codicille rédigé par son père va finalement lui insufler la force de prendre sa destinée en main.





    Il est difficile de rendre vraiment compte du style si particulier de l'auteur qui sait créer un tout entre la forme et le fond, mêlant un français savoureux et imagé, des expressions farfelues et colorées à un récit rocambolesque brodé sur une toile de fond plus que véridique. Le tout est spectaculaire : un roman en trois dimensions, une comédie burlesque, une farce succulente à dévorer sans modération !



    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par soazcongar, 2009-06-04 12:01:37

    bibliothèque

    ma première lecture de cet auteur... et quelle lecture!

    Si on réussit à passer les premières pages un peu gores du mariage sanglant de Charlemagne et de sa Giulietta, c'est gagné... car ensuite on ne peut plus lâcher cette histoire truculente débordante de personnages déjantés.

    C'est très bon pour le moral et pour les zygomatiques.
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par annie, 2009-02-11 15:45:11

    bibliothèque

    J'arrive à mi-parcours... et toujours aussi passionnant et picaresque...



    *



    Le roman picaresque



    (de l'espagnol pícaro, « misérable », « futé ») est un genre littéraire né en Espagne au XVIe siècle et qui a connu sa plus florissante époque dans ce pays.



    Il se caractérise par un récit sur le mode autobiographique l’histoire de héros miséreux, telle que celle d’enfants orphelins, d’« irréguliers » vivant en marge de la société et à ses dépens ; gens des basses classes, ordinairement, ou déclassés, filous de toute espèce, voyous des rues, bandits de grand chemin, bohémiens, voleurs, capitaines de compagnie, courtisanes, étudiants.



    Au cours d’aventures souvent extravagantes supposées plus pittoresques et surtout plus variées que celles des honnêtes gens, qui sont autant de prétextes à présenter des tableaux de la vie vulgaire et des scènes de mœurs, le héros entre en contact avec toutes les couches sociales de la société.



    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par annie, 2009-02-09 09:56:10

    bibliothèque

    p.58

    "Parfois, Marcello, tu me donnes l'impression navrante qu'entre tes 2 oreilles, l'air est pur et la route large."







    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (5)

Citations et extraits de Même le mal se fait bien


Ajouter une citation

  • Par gordien, 2008-04-17 19:02:54

    bibliothèque

    - Mieux vaut tard que jamais ? Croyez-vous que le moment soit opportun pour invoquer aussi crûment la devise des constipés ?


    - Est-il vrai que les chrétiens font le signe de croix en souvenir du Christ crucifié ?
    - Eh bien, ma foi, oui…
    - Imaginez un peu le signe que vous auriez dû faire si les romains l’avaient empalé.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par soazcongar, 2009-06-10 10:26:05

    bibliothèque

    Aldo (11 ans), en tête de table, travaillait sur un problème d'arithmétique que son père lui avait dicté aux aurores:
    Ton arrière-arrière-grand-père Domenico mesurait 1,50 m au garrot. Si tu sais que la poutre au plafond dans la grande chambre est à 3,10 mètres du sol, si tu sais que la chaise sur laquelle il est monté est haute de 50 centimètres, et si tu comptes un mètre pour les noeuds, quelle est la longueur minimale de la corde qu'il a fallu à ton arrière-arrière-grand-père Domenico pour se pendre?
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Conjuration, 2008-06-11 15:14:54

    bibliothèque

    - (…) Savez-vous seulement combien d'églises vous avez brûlées, combien de prêtres vous avez assassinés dans votre sinistre carrière?
    Charlemagne avait affiché un air modeste qui lui allait plutôt mal.
    - Eh! Ze l'ignore, moi. Z'était mon frère Dagobert qui tenait les livres comptables en ze temps-là. Lui, aurait pu vous répondre, au mort près…
    Pourtant il fit mine de compter sur ses doigts.
    - D'abord, il est inzuste que vous ne menzionniez que les prêtres, il y a eu auzi des zapelains, des vicaires, des moines, des zacristains, des bedeaux, une tripotée d'évêques, plein de bonnes zœurs et même quelques zenfants de chœur qu'on a cuits au court-bouillon… En revanze, pas de cardinaux mais z'est que zes vilains pleutres s'étaient tous escampés en Angleterre.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par tatine29, 2009-04-21 20:26:08

    bibliothèque

    Le mausolé était ouvert, des coups de marteau résonnaient à l'intérieur. Tempestino trouva Benito Tomasi et- son fils ainé scellant sur le mur une plaque de marbre noir où on lisait écrit en lettres d'or :
    Ici gîte à contrecoeur
    CAROLUS TRICOTIN
    1814-1900
    Qui ose me suivre

    p. 109
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Conjuration, 2008-06-11 15:15:10

    bibliothèque

    "Marcello naquit neuf mois plus tard, dans la nuit de la peine lune du jeudi 12 au vendredi 13 août 1872, et bien d'autres anomalies présidèrent à son apparition sur terre."
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

Faire découvrir Même le mal se fait bien par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs de Même le mal se fait bien (28)

Acheter Même le mal se fait bien avec :