> Jean Rosenthal (Traducteur)

ISBN : 2253059536
Éditeur : Le Livre de Poche (1992)


Note moyenne : 4.41/5 (sur 865 notes) Ajouter à mes livres
Dans l'Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s'assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l'amour, ou simplement de quoi survivre.
Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle.
La hai... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Amindara, le 23 mars 2012

    Amindara
    Mon dieu quel roman ! J'ai longuement hésité avant de me lancer dedans. Je savais qu'il parlait de la construction d'une cathédrale mais je pensais (idiotement) qu'il ne parlait que de ça. Et du coup, je me disais que 1100 pages sur la construction d'une cathédrale, ça risquait d'être long, très long. Et puis en fait, je me suis laissée convaincre par les bonnes critiques, son succès (s'il a été adapté en série, ce n'est pas pour rien !). Et j'ai bien fait ! Il se passe tout un tas de trucs dans ce roman !
    J'ai adoré l'histoire, le contexte (je suis historienne donc c'était presque obligé !). J'ai tout de suite detesté William et Waleran, j'ai apprécié Aliena, et je suis presque tombée amoureuse de Jack. Sans compter Tom, Ellen…
    L'écriture de Ken Follett est simple, facile à comprendre, et elle a l'art d'emporter le lecteur dès les premières pages pour ne le laisser ensuite qu'à la toute fin du roman. A chaque rebondissement, on s'apitoie sur le sort des personnages : alors que tout semble aller mieux, le mauvais sort les frappe de nouveau. On a l'impression que jamais ils ne parviendront à réaliser leurs rêves, et soudain, sous la plume de l'auteur, on entrevoit la solution.
    Ce roman est vraiment captivant, je l'ai lâché à regret. C'est l'un de ces romans dont la fin arrive bien trop vite !
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    Critique de qualité ? (30 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Alcapone, le 18 décembre 2011

    Alcapone
    Cette fabuleuse fresque qui raconte l'histoire de la construction de la cathédrale de Kingsbridge, nous plonge dans l'Angleterre du XIIe siècle. Nous y rencontrons les destins entremêlés de bâtisseurs, prieur, évêque, comte, roi, hors-la-loi, chevaliers, sorcières, dont les intérêts antagonistes tissent l'intrigue du roman. Car il s'agit bien d'un roman. Même si Ken Follet s'inspire de faits et de personnages réels, Les piliers de la terre n'en est pas moins une fiction. Mais quel roman d'aventure ! Tous les ingrédients indispensables aux épopées romanesques y sont réunis : complots, haine, amour, violence, trahisons... Ken Follet n'a rien oublié et le résultat est réussi : malgré les 1000 et quelques pages du livre, la lecture du roman est aisée. L'auteur, dont l'intérêt pour l'architecture est évident, nous initie avec simplicité aux préoccupations des maîtres bâtisseurs de l'époque. Et on découvre quelques éléments sur la naissance de l'architecture gothique du sud de l'Angleterre, dont les voûtes en croisées d'ogives et les transepts servant d'arc-boutants, allaient désormais alléger l'architecture des édifices religieux. Ainsi ce que Ken Follet désigne par Les piliers de la terre, symbolise les cathédrales.
    Ce roman aurait très bien pu commencer par "il était une fois un bâtisseur dont le rêve était de construire la plus belle cathédrale de l'Angleterre"... En effet, l'intrigue part de cette ambition de Tom, un bâtisseur à qui le destin ne présageait rien de favorable. Pauvreté et tyrannie des seigneurs, rien n'est épargné à ce misérable artisan dont la passion immodérée pour l'architecture, lui permettra, avec beaucoup de chance, de devenir le maître bâtisseur officiel de la cathérale de Kingsbridge. Son succès, Tom le devra à Philip, cet astucieux prieur de Kingsbridge, et à Jack, ce hors-la-loi au caractère singulier. Evidemment, la réalisation de ce rêve sera semé d'embûches et Tom devra composer avec les querelles de pouvoir qui déchirent le royaume et partagent les hommes d'église. Ainsi, chacun intriguant pour le bénéfice des propres intérêts, on distingue clairement trois camps de protagonistes ; celui des gentils représenté par le Prieur Philip (dont le but est de servir les intérêts de Kingsbridge). Celui des méchants avec à sa tête l'évêque Warelan Bigod et le sanguinaire et brutal William Hamleigh (qui veut récupérer le comté de Shiring). Et celui des bâtisseurs dont Tom, puis Jack seront les têtes de file. Alors que gronde la guerre civile (les héritiers du roi d'Angleterre se disputent violemment le trône : conflits entre la reine Maud, ses frères Henry et Stephen), Philp, soutenu par Tom, Ellen, Jack et Aliena, doit défaire les complots ourdis par Waleran et William Hamsleigh pour empêcher la construction de la cathédrale. Après maintes péripéties (saccages, attaques, incendies, famines...) et des années nécessaires à sa construction, la cathédrale finit par voir le jour...
    Avant de ma lancer dans cette lecture, j'avais lu de nombreuses critiques élogieuses. Et je confirme cet avis général. Cette superbe épopée constitue sans conteste un grand moment de distraction : l'intrigue est bien montée, les personnages bien étudiés et le rythme de l'histoire haletant. Il n'y a pas de longueurs, chose rare dans des ouvrages de plus de 1000 pages. Par ailleurs, on y apprend quelques techniques d'architecture religieuse et la façon dont pouvaient vivre les anglais de l'époque. Cependant, je pense que ce roman ne doit pas être considéré comme une référence concernant l'architecture car contrairement à ce que j'ai pu lire, je ne l'ai trouvé ni précis, ni particulièrement bien documenté. Aussi, je recommanderais chaudement la lecture de ce roman pour les lecteurs qui ont envie d'aventures mais pas pour ceux qui comptent y trouver des références sérieuses au sujet de l'architecture religieuse ou de l'histoire de la guerre civile anglaise...

    Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.com/2011/12/les-piliers-..
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    Critique de qualité ? (22 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par maxsantoul, le 12 novembre 2011

    maxsantoul
    Je dirai plus tard ce que j'en pense, mais contrairemnt aux avis habituels sur ce livre, ce ne sera pas bon.

    Voilà, j'ai enfin lu ce livre dont tant de louanges ont été écrites et tant d'exemplaires vendus (90 000 000 paraît-il ! on en a le tournis)
    Bien, abusons de témérité et lançons-nous dans la critique non consensuelle. Voyez, je prends le pluriel de politesse pour éviter les coups de verges qui risquent en retour de me blesser l'échine.

    C'est une immense entreprise d'esbroufe. J'ai eu l'impression de me trouver sur les trottoirs où abondent les contrefaçons. le style est indigent, redondant, pauvre, dilué, tristounet… une suite de copiés/collés du texte lui-même, à travers un récit pesant où la construction des cathédrale est utilisé à tout bout de champ, sans le moindre intérêt, ce qui est le plus triste.
    Les personnages, brossés à la façon des rédactions de l'école primaire, abondent dans le détail qui n'avance jamais et ne donne aucune idée réelle de leur façon d'être (si ce n'est de leur comportement factuel). Il n'est pire péché pour un auteur que le manque d'imagination. Surtout quand la malice en simule l'abondance. La même histoire est récitée à l'endroit, à l'envers, dans les miroirs et les psychés qui pivotent sur eux-mêmes, sans compter les bégaiements et le retour sempiternel des événements dramatiques.
    La forêt est utilisée comme on s'habillerait de guenilles : oui, elle est parcourue de chemins pierreux, de sentiers terreux, de fourrés touffus, de clairières à ciel ouvert… et elle contient des arbres en dehors de cette avalanche de truismes ! À la bonne heure, merci de l'information.
    Oui, les cathédrales sont hautes, longues à construire. Il faut des pierres, du mortier, de l'huile de coude, du courage… et alors !
    Oui, la soupe, et la soupe et encore de la soupe… si tu la manges mon petit, tu deviendras grand.
    Oui, les rois, les prélats et les princes sont des humains aussi vils que les autres, parfois même davantage.
    Oui, la guerre est violente, cruelle, injuste, épouvantable. On y perd des yeux, des doigts et même tout un membre si ce n'est finalement la vie, car la mort est au bout de sa logique impitoyable… la belle affaire !

    Le pire est à venir. L'écriture utilise à outrance le rebond préparé d'avance. Je m'explique : si je décide d'aller à cheval de Paris à Deauville, je peux l'écrire en une ligne, en deux phrase, en deux paragraphes, en deux pages ou bien en mille. Comment ? ce n'est pas bien difficile : il suffit d'annoncer à l'avance tout ce qui ne se passera jamais comme il vient de l'être dit et de conclure au moment choisi. Certains (je ne remets pas en cause leur sincérité pour autant) parleront de rebondissements. À ce stade, ce sont de véritables envolées dans un monde en apesanteur. On en pleurerait si on n'arrivait pas à convoquer le rire.

    Si nous osions une parodie à propos de ce voyage Paris-Deauville (revenons-y, puisque nous sommes à bonne école des redites autorisées, quant elles ne sont pas bénies de louanges), nous pourrions développer un enchaînement de conséquences à l'infini : en arrivant à l'écurie pour aller donner à la monture sa ration d'avoine, la porte est fermée ; le cavalier trébuche en allant chercher la clef ; sa cheville s'est tordue dans la chute ; il n'y a plus de Synthol dans sa pharmacie de fortune ; il se rabat sur de l'alcool officinal ; le flacon se casse en lui glissant des mains pendant que le cheval meurt de faim… et l'auteur peut continuer ainsi pendant des heures d'écriture, sans avoir encore entamé les déboires du cheminement, la séries des accidents probables et les surprise du bord de mer. Cette méthode dans le style est navrante quand elle n'a pas le charme de « Tout va très bien madame la marquise », ni l'élégance de Robert Lamoureux dans « le canard était toujours vivant ».
    Quant à la culture prétendue qui laisse pantois le lecteur mystifié par les dorures… restons sérieux une minute ! Un badigeon ne remplacera jamais une belle patine.

    Voilà donc l'impression que me laisse les redondances épouvantables de ce livre, qui est une belle fresque de l'indigence d'un esprit malin, si ce n'est un désert littéraire (tant est grande la surface gribouillée à l'encre de Chine). Mais le bluff est souvent plus efficace que le talent ; porté à ce niveau d'excellence, il devient éblouissant.

    Il faut du courage, de l'inconscience ou un bon poids de bêtise pour signer une telle critique où la jalousie du succès peut griser une part de l'analyse. Aussi, je donne quand même 2 étoiles à ce roman-fleuve, car il brille dans le firmament et me suis sûrement trompé de cible parmi les étoiles.
    Je demande donc pardon à l'auteur qui ne méritait pas une telle sécrétion de bile… mais tout de même, qu'il prenne en compte avec empathie l'ampleur de mon indigestion.

    Merci à louisemiches et Rafman qui ont osé une seule étoile, mais également à Mamoutricottine, Ceinwin et C-Liner de nous accompagner dans un avis dissonant. Elles m'évitent de grands moments de solitude.
    Quat à johaylex, il semble être le seul autre homme du groupe à ne pas être séduit, je lui offre ma sympathie.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Anouschka, le 12 décembre 2010

    Anouschka
    Autant le dire tout de suite, ce livre est une perle rare faite en suspense intégral.
    Il est extrêmement difficile et ardu d'exprimer ce que ce monument contient, véritable chef d'oeuvre d'un millier de pages, passant toutes devant les yeux à une vitesse incroyable.
    Un décor somptueux, hallucinant et misérable à la fois. Follett, dont la plume est simple et efficace, nous livre une fresque historique d'un réalisme étonnant, dans toute la misère de l'Angleterre du XIIe siècle.
    Les personnages existent, ils sont là, tout près de vous, n'attendant que votre décision pour vous éblouir.
    Personnages malmenés par la pauvreté, la famine, les guerres. Et, dans ces décors, des hommes luttent pour le pouvoir, la gloire, la richesse, l'amour, la foi… ou simplement pour la Vie.
    Et ce sont ces décors, ces personnages qui vous déchirent, décors cruels et implacables, personnages émouvants de sincérité. le lecteur est promené de complots en trahisons, de meurtres en pendaisons, de machinations tortueuses en guerres civiles, de monastères miteux en forêts de Hors la loi.
    La Haine est partout, planant comme un nuage au dessus des têtes. Mais l'Amour aussi, cet amour qui fait serrer les cœurs et qui provoquent les batailles, amour difficile à connaître ou à protéger, car malmené en permanence au milieu de cette haine infernale, amour, à la vérité, trop
    souvent blessé.
    Dans un monde où les hommes sont gouvernés par Dieu, un Dieu à la fois cruel et distrait, mais aussi généreux et compatissant, dans un monde ravagé de tous côtés, il faut lutter pour vivre.
    Et dans ce monde, Ken Follett nous raconte une histoire. Une histoire où les intrigues se défont et se refont, se multiplient, s'imbriquent et s'assemblent pour former une épopée romanesque aux frontières de la perfection. Une histoire terrible et merveilleuse, horrible et magnifique.
    Et l'étonnante simplicité, tout comme la fluidité de la narration rendent compréhensible le tout, et renforcent grandement l'ensemble.
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par pops74, le 14 mars 2012

    pops74
    Il y a encore deux mois, je n'avais encore jamais entendu parler des Piliers de la terre. Enfin plus exactement, j'en avais déjà entendu parler mais je confondais avec Les enfants de la Terre, de Jean M. Auel, une fresque préhistorique que j'avais tentée de lire il y a longtemps et qui ne m'avait pas passionnée plus que ça. Et c'est en me promenant dans le rayon livre d'une grande enseigne que j'ai enfin découvert la différence et que je me suis dit que ça pourrait être intéressant à lire. Et justement, un mois plus tard, lors de notre swap, Miss Alfie m'a permis de le découvrir. Et comme je suis plutôt amatrice de romans historiques, je me suis lancée dans les 1050 pages, format poche !
    Cette fresque historique mélant religion, politique, et histoires familiales se déroule sur une soixantaine d'années dans l'Angleterre moyenâgeuse, plus exactement au XIIème siècle ! Vous vous doutez qu'il est assez compliqué de résumer toutes ces pages en quelques lignes ! Je résumerai donc ainsi : il s'agit du récit du destin croisé de différents personnages : Tom le bâtisseur et sa famille (Agnès, Ellen, Jack, Alfred...), le prieur Philip, le comte de Shiring et ses enfants Aliena et Richard, et les pires ennemis - entre autres - de tout ce petit monde, Waleran Bigod et William Haleigh.
    L'histoire débute alors que Tom, maçon de son état, n'a plus de travail. Son rêve de toujours étant de construire une cathédrale, il profite donc de cette occasion pour partir sur les routes avec sa femme, enceinte, et ses deux jeunes enfants, à la recherche du chantier de sa vie. Bien sûr, au fil des pages, deux camps se profilent, les petites gens qui tentent de lutter contre la pauvreté et la guerre contre les puissants qui se croient tout permis. Au fil des pages, les trahisons sont multiples et on ne sait pas toujours qui sont les gentils et qui sont les méchants.
    Malgré le nombre important de pages, je n'ai pas trouvé qu'il y avait beaucoup de longueurs et le rythme est rapide avec des intrigues qui s'enchainent et de nombreux dialogues ! Et ça, j'adore ! Pour autant, les descriptions sont précises et je pense que c'est cela qui rend les personnages attachants ou au contraire détestables. Je peux vous que si je croise un jour William Haleigh, ça va être sa fête! Il faut dire aussi que certaines scènes sont très cruelles et regorgent de nombreux détails, plus atroces les uns que les autres qui ont fait que j'ai dû, une ou deux fois, faire une pause dans la lecture pour reprendre mon souffle et mes esprits.
    Quand j'ai commencé la lecture, beaucoup m'ont dit, « tu verras, tu trouveras que la fin arrive trop vite ». J'avoue qu'à ce moment-là, j'étais septique devant le pavé mais finalement, c'est vrai, j'ai vu la fin arriver beaucoup trop rapidement. Et j'ai vécu un enfer quand j'ai dû interrompre malgré moi ma lecture, 28 pages avant la fin !
    Au final, j'ai adoré ce roman et j'ai hâte de découvrir la suite, les autres Ken Follett (tous plus gros les uns que les autres) et la série télévisée inspirée du livre. Je remercie une fois encore ma croqueuse de livres préférée pour cette découverte et j'espère que mon roman historique lui plaira tout autant !

    Lien : http://quandpaulinelit.canalblog.com/archives/2012/03/06/23687234.html
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Citations et extraits

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  • Par FLAORI, le 15 mai 2012

    Il ne voulait pas bouger. Il se sentait empli d'une émotion nouvelle. Rien ne lui semblait plus important, sauf la Princesse. Il ne pensait plus qu'à elle. Il était ensorcelé. Il était possédé.
    Il était amoureux.
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  • Par Evilysangel, le 06 juin 2010

    Kingbridge fêta bravement la fête du Pain le 1er Août. Le matin, chaque famille de la ville fit cuire sa miche. La moisson venant de rentrer, la farine était peu chère et abondante. Ceux qui n'avaient pas leur propre four apportèrent leur pain à la maison d'un voisin, aux grands fours du prieuré ou aux deux boulangers de la ville, Peggy Baxter et Jack-atte-Noven. A midi, l'air embaumait l'odeur de pain frais, aiguisant l'appétit. On disposa les miches sur des tables dressées dans la prairie, où chacun vint les admirer. Il n'y en avait pas deux pareilles. Certaines étaient fourrées aux fruits et aux épices, d'autres aux prunes, aux raisins, au gingembre, au sucre, à l'oignon, à l'ail et à d'autres choses. On voyait des pains colorés en vert avec du persil, en jaune avec du jaune d'œuf, en rouge avec du santal ou en violet avec du tournesol. Il y en avait de toutes les formes : des triangles, des cônes, des boules, des étoiles, des ovales, des pyramides, des flûtes et même des huit. D'autres, plus fantaisistes, avaient la forme de lapins, d'ours, de singes ou de dragons, et même de maisons et de châteaux. Mais, de l'avis unanime, la palme revenait au pain confectionné par Ellen et Martha, et qui représentait la cathédrale terminée, selon les plans du maçon disparu : Tom.
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  • Par Anouschka, le 12 décembre 2010

    Pourquoi la proportion était l'essence de la beauté, comment les batiments tenaient debout et à quoi ressemblait le corps d'Aliena. Il se contentait de la regarder en train de prier à l'église, montrant son palefroi ou assise au soleil devant sa maison, vétue de couteuses fourrures en hiver, de la toile la plus fine en été, ses cheveux défaits encadrant son beau visage.

    Avant de s'endormir, il pensait à ce que serait son corps sans vêtements. Il l'imaginait nue et l'embrassait tendrement sur la bouche.

    Depuis quelques semaines, il souffrait de ses rêveries sans espoir. Il ne lui suffisait plus de voir Aliena de loin, de surprendre ses conversations avec d'autres et d'imaginer des carresses qu'il ne faisait jamais. Il avait besoin de réalité!!

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  • Par Anouschka, le 12 décembre 2010

    -Donnez moi quelque chose, supplia Remigius, toute honte bue. Un village, une ferme, une petite église.

    -On ne récompense pas les perdants, moine, répliqua cruellement William, qui savourait la situation. Dans le monde ou nous vivons il n'y a pas de pitié.
    Les canards avalent les vers, les renards tuent les canards, les hommes abbattent les renards et le diable poursuit les hommes!!
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  • Par Amindara, le 21 mars 2012

    Les corps qui jonchaient le sol ralentissaient sa marche. Il aurait voulu faire quelque choses pour les blessés, mais il ne savait pas par où commencer. En tout cas, il ne reconnut aucun visage familier parmi les victimes. Sa mère et Martha s'étaient réfugiées au cloître bien avant le gros de la foule, songea-t-il. Tom avait-il retrouvé Alfred ? Il accéléra le pas. Ce fut alors qu'il vit le maçon.

    Le grand corps de son beau père était étendu de tout son long sur le sol boueux, parfaitement immobile. On reconnaissait son visage, toujours paisible, jusqu'aux sourcils ; au dessus, il avait le front ouvert et le crâne défoncé. Jack réprima une nausée, refusant de croire ses yeux : Tom ne pouvait pas être mort. Pourtant ce corps qu'il voyait devant lui ne vivait plus. Il détourna la tête, puis se força à regarder de nouveau. Tom était bien mort.
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La chronique de Gérard Collard - La chute des géants
Cela fait plusieurs années que notre chroniqueur-libraire vous le dit à travers les différentes émissions auxquelles il participe : Un des maîtres du polar historique s'appelle Ken Follett... de nombreux lecteurs ont été marqué par "les piliers de la terre". Et bien l'auteur anglais n'en est pas resté là... Un de ses ouvrages vient de paraître en format poche... "La chute des géants : Le siècle tome 1" est à découvrir!!! Regardez la réaction de Gérard Collard... La présentation du livre "La chute des géants : Le siècle tome 1" par l'éditeur : A la veille de la guerre de 1914-1918, les grandes puissances vivent leurs derniers moments d'insouciance. Bientôt la violence va déferler sur le monde. de l'Europe aux États-Unis, du fond des mines du pays de Galles aux antichambres du pouvoir soviétique, en passant par les tranchées de la Somme, cinq familles vont se croiser, s'unir, se déchirer. Passions contrariées, jeux politiques et trahisons... Cette fresque magistrale explore toute la gamme des sentiments à travers le destin de personnages exceptionnels... Billy et Ethel Williams, Lady Maud Fitzherbert, Walter von Ulrich, Gus Dewar, Grigori et Lev Pechkov vont braver les obstacles et les peurs pour s'aimer, pour survivre, pour tenter de changer le cours du monde. Entre saga historique et roman d'espionnage, intrigues amoureuses et lutte des classes, ce premier volet du Siècle, qui embrasse dix ans d'histoire, raconte une vertigineuse épopée où l'aventure et le suspense ...








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