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> Jean Rosenthal (Traducteur)

ISBN : 2253059536
Éditeur : Le Livre de Poche (1992)


Note moyenne : 4.36/5 (sur 2642 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans l'Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s'assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l'amour, ou simplement de quoi survivre.
Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle.
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Ode, le 05 avril 2013

    Ode
    Du haut de leur millier de pages, "Les Piliers de la Terre" (The Pillars of the Earth) ont remué les fondations du roman historique !
    Fort de son expérience dans le domaine du roman d'espionnage et du thriller psychologique, Ken Follett signe en 1989 un ouvrage qui renouvelle les codes de la fiction historique, pour la populariser façon grand spectacle et tenir le lecteur en haleine de bout en bout. C'est le début d'un succès incontestable qui le fera devenir un des maîtres du genre.
    Comme quelques écrivains du XIXe siècle, il choisit pour cette grande fresque une des périodes les moins connues du grand public, à savoir le Moyen Âge. C'est à la fois un risque, car le thème pourra rebuter certains, mais aussi un avantage, car peu d'auteurs s'y aventurent et rares sont les lecteurs capables de déceler des erreurs ou des anachronismes. Signalons toutefois que Ken Follett fait relire ses textes à des historiens, ce qui assoit sa crédibilité.
    Pour ma part, j'ai justement choisi cet ouvrage parce qu'il traite du Moyen Âge – ma période de prédilection. Les Piliers de la Terre sont en réalité ceux des cathédrales que les hommes du XIIe siècle érigent un peu partout à la gloire de Dieu. A travers le destin de Tom le bâtisseur, de Jack, son successeur, et du prieur Philip à l'origine de la cathédrale (fictive) de Kingsbridge, Ken Follett leur rend un formidable hommage. La rivalité entre le prieuré de Kingsbridge et le comté de Shiring est passionnante, et les personnages de Jack et Aliéna (la fille de l'ancien comte de Shiring) romanesques à souhait.
    Si l'auteur ne nous épargne aucune violence sur l'époque (par exemple, le prologue s'ouvre sur une cruelle scène de pendaison...), il ne tombe pas pour autant dans les clichés. Cette dureté est contrebalancée par des élans spirituels et des protagonistes animés de préoccupations qui ne dénoteraient pas dans notre monde moderne. Les luttes de pouvoir, intrigues politiques et courses à la richesse sont exercées par des religieux (comme le sournois Waleran Bigod), des seigneurs (tel l'infâme William Hamleigh) et des monarques qui, bien loin de protéger leurs sujets, ne cultivent que leurs intérêts personnels. Toutefois, et c'est un peu la marque de fabrique de Ken Follett, ses personnages demeurent manichéens : les gentils le restent désespérément et les méchants inexorablement, jusque dans la tombe.
    L'influence des thrillers et des romans d'espionnage est palpable dans l'efficacité de l'intrigue qui ménage de fréquents rebondissements et changements de perspective afin d'attiser l'attention – et la tension – des lecteurs. le style est vivant et la narration suffisamment élaborée pour permettre plusieurs registres de lecture : aventure, documentaire sur l'histoire d'Angleterre, précis d'architecture ou d'économie médiévale, roman d'amour, thriller politique... selon les goûts de chacun(e).
    "Les Piliers de la Terre" ont donné lieu à une adaptation télévisée en plusieurs épisodes : je ne saurais que trop vous conseiller de privilégier le livre, bien plus riche et subtil à mon goût. Oui, c'est un pavé... mais bien petit à côté de tous ceux qu'il a fallu pour bâtir ces monuments célestes.
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    • Livres 4.00/5
    Par finitysend, le 04 janvier 2013

    finitysend
    Croisée d'ogive et guerre civile ...
    J'avais totalement snobé ce roman et je ne regrette pas de l'avoir lu désormais .
    A la fin du XII e siècle , à la mort du roi Henry I , roi d'Angleterre se produit une guerre de succession très longue qui est une véritable guerre civile aux nombreux retournements politiques et qui causera également de nombreux drames .
    Autour de l'abbaye de Kingsbridge , on tente d'édifier une église cathédrale contre vents et marées ...
    La trame narrative est très romancée mais ce n'est absolument pas au détriment de la matière médiévale que l'auteur tisse avec brillo .
    On suit des personnages très bien campés par un style détaillé et exigeants . Un style qui sert la crédibilité sans failles de personnages attachants et solides ainsi que celles d'un univers médiéval palpable et réaliste .
    C'est un long roman pour le plus grand plaisir du lecteur , l'histoire se développe en profondeur sur des trames multiples ( familiales , politiques , civilisation ) .
    Je passe sur les personnages au centre de cet Opus , vous les découvrirez avec plaisir si vous parcourez ce texte .
    Je préfère insister sur les délices de justesse documentaire et sur le grand sens du détail qui anime cette fiction de qualité .
    Les structures politico-foncières , la fluidité incontestable des castes nobiliaires , l'apprêté terrible des temps , le rapport au sacré et l'implication de l'église dans les affaires du siècle , les structures économiques et les techniques financières ( stock , valeur monétaires et troc ) , le sens profond des édifices religieux ( hiérophanie - géographie sacrée architecturale ) , l'institution monarchique , l'héroïsme que représente la démarche de redécouverte de la géométrie antique et de ses nouvelles applications , ici : la voute gothique et la croisée d'ogive , la durée très longue que mobilisent les entreprises collectives , d'autant plus héroïque et émouvantes , que la vie des gens est brève et grevées ainsi que hypothéquée par de nombreux aléas , souvent impitoyables , les foires abbatiales et autres franchises comme point d'orgue de la renaissance urbaine dans l'occident médiéval ....
    Ces éléments passionnants s'inscrivent dans la trame narrative de façons subtiles et élégantes , alors que le cadre romanesque est soigné et avenant .
    Un très bon moment de moyen-âge sans l'ombre d'un doute .
    Un moyen-âge aux anachronismes rares et volontairement calculés et pesés par l'auteur quand on en croise ... .
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    • Livres 5.00/5
    Par Amindara, le 23 mars 2012

    Amindara
    Mon dieu quel roman ! J'ai longuement hésité avant de me lancer dedans. Je savais qu'il parlait de la construction d'une cathédrale mais je pensais (idiotement) qu'il ne parlait que de ça. Et du coup, je me disais que 1100 pages sur la construction d'une cathédrale, ça risquait d'être long, très long. Et puis en fait, je me suis laissée convaincre par les bonnes critiques, son succès (s'il a été adapté en série, ce n'est pas pour rien !). Et j'ai bien fait ! Il se passe tout un tas de trucs dans ce roman !
    J'ai adoré l'histoire, le contexte (je suis historienne donc c'était presque obligé !). J'ai tout de suite detesté William et Waleran, j'ai apprécié Aliena, et je suis presque tombée amoureuse de Jack. Sans compter Tom, Ellen…
    L'écriture de Ken Follett est simple, facile à comprendre, et elle a l'art d'emporter le lecteur dès les premières pages pour ne le laisser ensuite qu'à la toute fin du roman. A chaque rebondissement, on s'apitoie sur le sort des personnages : alors que tout semble aller mieux, le mauvais sort les frappe de nouveau. On a l'impression que jamais ils ne parviendront à réaliser leurs rêves, et soudain, sous la plume de l'auteur, on entrevoit la solution.
    Ce roman est vraiment captivant, je l'ai lâché à regret. C'est l'un de ces romans dont la fin arrive bien trop vite !
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    • Livres 4.00/5
    Par ygounin, le 24 décembre 2012

    ygounin
    J'ai mis plus de deux mois à lire les mille pages des Piliers de la terre
    Ce n'est pourtant pas faute d'avoir adoré ce long roman historique déjà lu par plus de 90 millions de lecteurs à travers le monde.
    J'avais vu l'été dernier avec mes garçons la série en huit épisodes. Les personnages du prieur Philip, de Tom le bâtisseur, d'Ellen, de Jack et d'Aliena m'étaient déjà connus.
    Ils m'ont accompagné pendant les longues semaines qu'a duré ma lecture, comme autant de figures familières que je prenais plaisir à retrouver de jour en jour.
    Je connaissais par avance le déroulement de cette longue histoire ; mais mon plaisir n'en a en rien été diminué.
    Le film est d'une grande fidélité au livre. Son format (8 x 52 minutes) lui laisse le temps de coller au plus près à l'intrigue particulièrement foisonnante. il s'en distingue par endroits - notamment dans l'épilogue - mais le plus souvent les libertés qu'il prend par rapport au livre sont pertinentes.
    Ken Follett est un narrateur hors pair. L'histoire qu'il nous raconte est extraordinairement attachante - même si c'est au prix d'un certain manichéisme.
    Il s'appuie sur une très solide documentation historique. Son livre peut se lire comme une histoire du Siècle des cathédrales : l'interminable guerre civile qui déchire l'Angleterre, les famines rémanentes, la naissance de l'architecture gothique. D'ailleurs son personnage principal n'est ni Tom - qui meurt au milieu du livre - ni Jack qui lui succède ni même Philip mais bien la cathédrale de Kingsbridge que tous les trois s'emploient à bâtir. du roi au prêtre, du comte au maçon, toutes les couches de la société médiévale sont décrites avec soin. Même si cette description savante vient toujours au support de l'intrigue, elle n'en constitue pas moins un panorama exhaustif et fidèle des conditions de vie de l'époque qui vaut celle de bien des manuels d'histoire.
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  • Par Aela, le 11 janvier 2013

    Aela
    Enfin je viens de finir les 1050 pages de ce roman fleuve, lecture que je remettais d'année en année, jusqu'à ce que la diffusion récente du film tiré de l'oeuvre sur Canal + me décide enfin à me lancer dans ce parcours historique gigantesque qui nous entraîne dans l'Angleterre médiévale du 12 ème siècle, plus exactement du milieu du 12 ème siècle.
    Comme dans tous les romans historiques de Ken Follett, les détails sont soignés et vérifiés avec l'aide d'historiens spécialistes.
    L'histoire est elle-même prenante: Tom est un bâtisseur, un de ces artisans qui ont eu le génie de la construction et qui ont réalisé des prouesses techniques pour réaliser l'édification de ces cathédrales que nous admirons encore partout en Europe.
    Sa femme va mourir en accouchant et Tom va vivre avec une dame étrange, mi-sauvageaonne, mi-sorcière.
    De l'autre côté de l'échelle sociale, la jeune Aliéna, fille de comte, refuse d'épouser l'inquiétant William Hamleigh, pourtant promis à un avenir certain. Son refus va avoir des conséquences très graves.
    Parallèlement aux intrigues vécues par le peuple artisan et laborieux d'un côté et les représentants des couches aristocratiques de l'autre, nous avons un défilé de personnages historiques hauts en couleurs: ainsi le frère Philip, prieur très intègre du monastère de Kingsbridge, ainsi le sinistre évêque Waleran qui poursuit surtout des ambitions politiques qui passent bien avant sa vocation religieuse, ainsi la princesse Mathilde qui intrigue pour évincer son neveu Stephen du trône royal, ainsi Thomans Becket que l'on voit mourir à la fin du roman, assassiné par des chevaliers proches du roi, ce qui vaudra au roi Henri II une pénitence publique.
    La reconstitution des détails avec minutie, la vie quotidienne des gens des différentes catégories sociales qui défile devant nos yeux, tout cela est fascinant et nous évade vers une époque qui a eu longtemps très mauvaise réputation, à savoir le Moyen-Age.
    Bien sûr la violence (terrible) est là à chaque instant pour nous rappeler combien la vie était fragile à cette époque.
    Mais ce qui dépasse tout, c'est ce souffle mystique propre à cette époque, que Ken Follett évoque avec beaucoup de talent.
    Un très beau récit.
    Ken Follett est un des meilleurs écrivains de romans historiques de notre époque.
    J'avais déjà lu de lui "La marque de Winfield" (époque victorienne), et les 2 tomes actuels de "La Chute des géants" (Europe de la première moitié du 20ème siècle).
    J'ai déjà prévu de consacrer mes prochaines vacances à la suite de cet opus médiéval haut en couleurs: "UN MONDE SANS FIN" qui vient aussi d'être diffusé sur Canal +.
    Un grand merci à Ken Follett pour son talent de conteur et ses qualités pédagogiques et littéraires.
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Citations et extraits

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  • Par mellah, le 20 novembre 2014

    On ne récompense pas les perdants, moine, répliqua cruellement William, qui savourait la situation. Dans le monde où nous vivons, il n’y a pas de pitié. Les canards avalent les vers, les renards tuent les canards, les hommes abattent les renards et le diable poursuit les hommes. »

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  • Par mellah, le 19 novembre 2014

    Jack observa de nouveau la route : le nuage de poussière approchait et on commençait à distinguer les silhouettes des cavaliers – des démons jaillis de l’enfer, pensa-t-il, n’ayant en tête que mort et destruction. Ils existaient parce que des comtes et des rois trouvaient bon de les employer. Philip était peut-être stupide en matière d’amour et de mariage, mais au moins il avait trouvé comment diriger une communauté sans l’aide de sauvages pareils.
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  • Par mellah, le 18 novembre 2014

    Priez pour demander des miracles, mais plantez aussi des choux.

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  • Par mellah, le 16 novembre 2014

    S'il fallait proscrire tous les rites liés aux anciennes religions, la moitié des traditions disparaîtrait .

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  • Par mellah, le 15 novembre 2014

    Ce qui coûte le plus cher dans une construction, ce sont les erreurs. Enfin, et c’est important, les calculs de mesures permettent de respecter les proportions. La proportion, c’est le cœur de la beauté. »

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Rencontre Ken Follett : Aux portes de l'éternité, le siècle 3
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