> Joanna Concejo (Illustrateur)

ISBN : 8498711037
Éditeur : Oqo (2009)


Note moyenne : 5/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
« Je rêve d’un dragon vert à la langue noire qui veut m’avaler. Les maisons sont vertes aussi, comme l’herbe de notre jardin avec balançoire, où autrefois nous jouions au ballon papa et moi. Il me manque beaucoup. Maman me dit que nous allons bientôt nous réunir ».
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par VanessaV, le 09 avril 2012

    VanessaV
    C'est un album fort. Il ne se lit pas facilement, pas en raison d'un contenu flou ou pompeux, non, non rien de cela: mais bien par le sujet, les camps de concentration. Mais si les drames de l'Histoire ne vous font pas fuir de suite, que vous envisagez de les présenter à vos enfants, n'hésitez pas à lire ce livre, il est subtile, pertinent, difficile, très profond mais il permet d'accéder à cette part de l'histoire d'une manière extrêmement sensible.
    Le texte est fort et marque la trame du drame. Ce sont des mots d'enfant, de ce fils qui a suivi ses parents en camp de concentration. Entre les lignes, ce sont tous les efforts d'une maman pour cacher le pire, pour préserver la vie, pour garder l'espoir.
    Les détails de la détention (de juifs et de gitans) arrivent: l'alimentation où les pommes de terre ont presque plus de présence que les personnes, les médecins dont il faut se méfier, les conditions de vie, les échanges, les "travaux" et ces absences, ces disparitions.
    "Nous dormons enlacés, serrés par les autres."
    Les illustrations de Joanna CONCEJO apportent énormément au livre. Ces croquis au crayon de papier apportent le côté éphémère des vies. Certaines ombres ne sont que des esquisses, en rouge, rose ou bleu. La végétation apparait aussi, comme une survivance de l'espoir, un pétale par-ci, un pissenlit là... même un cauchemar de dragon vert comme la verdure autour, le jardin d'avant.
    Les habits sont plus marqués que les visages, les horreurs sont symbolisées et les "bourreaux" apparaissent comme des oiseaux de proies: au dessus, voyant tout.
    Le livre est bien-sûr magnifique, effrayant et permet de mettre en avant une part d'ombre de l'Histoire. A chaque parent d'expliciter doucement, au fur et à mesure, chaque détail. Pour que chaque vie ne soit pas juste une ligne, pour remettre des visages.

    Lien : http://1pageluechaquesoir.blogspot.fr/2011/04/fumee.html
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Citations et extraits

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  • Par VanessaV, le 09 avril 2012

    Je ne pleure jamais, parce que le bébé qui pleurnichait la nuit fut emmené, et sa mère n'arrête pas de cirer; et moi, je ne veux pas que maman crie.
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