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Note moyenne : 4.17/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
En mai 1845, les navires Terror et Erebus, sous le commandement de Sir John Franklin , un explorateur britannique, quitte l'Angleterre, pour découvrir le fameux passage du Nord-Ouest. Francis Crozier est le commandant du Terror, l'adjoint de Franklin. C'est lui le pers... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Malice, le 14 août 2009

    Malice
    L'intérêt , force du roman ne vient pas tant par son contenu, encore moins par la grande Histoire (méconnu par les francophones, très connu des québécois anglophones) mais par sa structure.Francis Crozier est un homme remplit d'angoisse, il tient son journal, cela permet de suivre l'expédition au jour le jour. Sir John aussi pour lui c'est un document précieux, qui est très différent de son second plus froid, il ressemble plus à un journal de bord qu' à un journal intime. Ces deux hommes ont un tempérament très différent et cela ce retrouve dans leur journal respectif. J'ai été touché par FrancisCrozier, personnage romanesque amoureux de la belle Sophia la nièce de Franklin.
    À Londres, la vie de Lady Jane (un magnifique personnage d'une femme intelligente et fine pour son époque) est futile, l'opulence sont là elle la passe en compagnie de sa nièce pourrait être la fille qu'elle n'a pas eu. Donc, nous avons, deux histoires en parallèle dans cette époque victorienne, d'un côté une histoire virile et scientifique des hommes entre eux rongé par le doute et de l'autre ces dames entre elles papotages et frivolités. Deux univers à l'opposé, qui donne une couleur originale à ce roman, mais l'angoisse ronge ces hommes et ces femmes. Dans ce livre j'aime beaucoup tous les passages concernant la description du thé. le thé tient une grande place dans ce roman. L'écriture de ce livre est tout en émotion, fine sensible un régal envoûtant.
    C'est un livre attachant, mystérieux polyphonique, il se dégage une très belle atmosphère de récit de voyage et de l'exploration d'une époque , avec une touche d'humour et une poésie très présente.
    Et le roman est enrichi de petits textes comme un extrait d'une pièce de théâtre, une recette de cuisine ...
    Un excellent roman envoutant, lumineux, en un mot superbe !

    Lien : http://livresdemalice.blogspot.com/2009/07/dominique-fortier-du-bon-..
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    • Livres 4.00/5
    Par Sachenka, le 10 avril 2011

    Sachenka
    Dominique Fortier a réussi un tour de main, c'est-à-dire rassembler habilement deux trames narratives ainsi que moults détails en un tout fort agréable à lire. Du bon usage des étoiles est surtout l'histoire de la recherche du mythique passage du Nord-Ouest, relatée dans les journaux de Sir John Franklin et Francis Crozier (dans lesquels la personnalité, la voix de chacun ressort énormément) ainsi que par les échanges de quelques marins. Cette histoire, qui aurait pu être refroidie par la rude aventure de ces explorateurs, est allégée par des retours en arrières mais surtout par le récit des aventures de Lady Franklin. En effet, pendant que son mari est prisonnier des glaces de l'Arctique, Jane se promène en Europe et dans la haute société anglaise. À cela s'ajoute des extraits de pièce de théâtre, de traité scientifique, de recette, etc. Et que dire du style de l'auteure? Il est fluide, évocateur, à la fois recherché et sans prétention... Bref, le lecteur a droit à un récit d'exploration, à une histoire d'amour et à une chronique des moeurs victoriennes qui sauront le charmer.
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    • Livres 4.00/5
    Par sylvainm, le 04 janvier 2011

    sylvainm
    Il y a deux hivers que j'ai lu ce livre (et je recommande de le lire l'hiver) qui m'a laissé une forte impression. J'ai souvenir surtout d'atmosphères rendues de manière sobre, juste et précise, que ce soit au niveau des froids polaires implacables et mortels ou de la chaleur d'une salle à manger londonienne de l'ère victorienne. J'ai souvenir aussi d'un récit fort et de personnages bien campés. Ici encore tout est dans la finesse et dans la justesse, pas de récit extraordinaire, bien que l'histoire aurait pu s'y prêter, ni de personnages plus grands que nature.
    L'heureux mélange, à juste dose toujours, de journal et de roman agrémenté de recettes, de schémas techniques, de partitions musicales, de poèmes et autres intermèdes, allège un roman qui aurait pu paraître un peu rêche par moment. Un beau roman franchement.
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Citations et extraits

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  • Par Malice, le 14 août 2009

    Les Esquimaux ont établi leur campement à proximité des navires, par curiosité, peut-être, ou bien par intérêt, soit qu'ils croient que ces énormes créatures de bois sauront les défendre en cas d'attaque, soit qu'ils attendent de nouveaux présents de notre part ayant fort goûté les casquettes, boutons, ustensiles et autres colifichets que nous leur avons offerts. La plus jeune des femmes a fixé à une lanière de cuir qu'elle porte au cou la cuiller d'étain qu'on lui a donné et qu'elle arbore comme le plus précieux des bijoux. Ces gens sont extrêmement pacifiques, ils sourient continuellement, même quand nos hommes s'efforcent de les faire tourner en bourrique.
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  • Par Sachenka, le 10 avril 2011

    L'hiver est une créature redoutable, qui mord, griffe, ronge et dévore ses victimes à petit feu. Il fait fendre les clous, et éclore dans les glaces et sur le verre des floraisons délicates comme des dentelles à la beauté maléfique, il engourdit les membres et l'esprit, jusqu'à l'âme qui bientôt ne souhaite plus que se fondre dans ce tout silencieux dont la pureté meurtrière semble repos et paix.
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  • Par Sachenka, le 03 avril 2011

    Quant à moi, je suis allé au bout de la Terre, j'ai basculé dans ce vide où il n'y a ni monstres marins ni poulpes géants ni sirènes ni même Dieu ; je n'ai trouvé que la nuit dans cet abîme, et c'est sans doute, de toutes les découvertes, la plus terrible.
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  • Par Sachenka, le 06 avril 2011

    Du blanc à perte de vue. Le blanc du ciel qui se fond dans le blanc de la terre enfouie sous la neige, qui se fond dans le blanc de l'eau couverte de glace, qui se fond dans le blanc qu'on finit par avoir sous les paupières quand on ferme les yeux.
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  • Par Sachenka, le 10 avril 2011

    On ne va pas au secours des héros.
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