Le statut professionnel de l'auteur donne un ton très véridique au roman. Toutes les opérations policières, le vocabulaire (expliqué au préalable), l'ambiance du commissariat, même le comportement du psychopathe sont très réalistes. J'ai vraiment eu l'impression d'être dans l'équipe, de vivre au quotidien cette enquête.
C'est une équipe très française avec un patron moderne et paternaliste, ouvert et dynamique. On retrouve un peu l'ambiance d'équipe du commissaire de
Fred Vargas avec les périodes de décompression autour d'un repas au restaurant habituel.
L'auteur tente de maintenir une certaine humanité en dévoilant un peu la vie privée des membres de l'équipe. On reste tout de même dans l'ambiance des "feuilletons policiers du jeudi", ce qui n'est pas forcement négatif mais traduit plutôt une lecture "divertissante".
Le style est très simple mais efficace. L'intrigue est bien menée avec tous les ingrédients pour faire frémir et déclencher l'intérêt.
Par contre, j'ai senti le dénouement bien avant la fin et il est dommage que l'intérêt soit désamorce avant les dernières lignes.
Je n'avais pas lu le premier roman de Didier Fossey mais nul doute que son expérience professionnelle lui permettra de continuer à faire vivre l'équipe de Boris le Guenn.
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