Ajouter une critique

Critiques sur Celui qui a peur du loup (3)


Classer par:       Datecroissant     Les plus appréciéescroissant


    • Livres 3.00/5
    Par canel le 18/04/2012


    Une éviscération, un évadé de clinique psy, le meurtre d'une vieille dame, un adolescent obèse et aventurier, un braquage de banque... Voilà les éléments disparates sur lesquels s'ouvre ce troisième volet des aventures de Konrad Sejer.

    Hélas, pour une fois, la mise en place m'a semblé bien laborieuse, j'ai navigué en plein brouillard pendant plusieurs pages, faute d'intérêt peut-être ?... jusqu'à l'arrivée rassurante dans l'affaire de notre fidèle enquêteur. Là, le récit prend davantage de rythme, les interrogatoires menés par Sejer restent passionnants, mais les passages consacrés au jeune homme schizophrène m'ont longtemps pesé, tant il était difficile de suivre sa pensée complexe. Ceci dit le "trio final" (vous comprendrez en le lisant) ne manque pas de piquant, même si la situation est tragique.
    Ultime reproche : alors que la fin du 1er opus et le début du suivant s'imbriquaient parfaitement à la seconde près, on reste ici sur un doute et une frayeur suscités par les dernières lignes de Ne te retourne pas... Bizarre et frustrant !

    Un bon moment de lecture malgré tout, moins passionnant selon moi que le reste de la série, mais je ne vais pas tarder à enchaîner sur 'Le diable tient la chandelle' - signe que je suis loin d'être lassée de l'auteur !

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par urbanbike le 11/09/2010


    Après Ne te retourne pas ! de Karin Fossum, Béatrice m'a passé dans la foulée un second livre de cet auteur qu'elle venait juste de terminer.

    Polar que j'ai lu en deux épisodes en un seul après-midi. Je pense que le sujet m'a indirectement touché avec le personnage d'Errki, ce gamin qui s'échappe d'un centre psychiatrique. Paradoxalement, dans cette histoire, c'est certainement le plus lucide malgré ses petites voix intérieures, ses peurs paniques et sa gestuelle répétitive. le mot autiste n'est pas évoqué mais le regard des autres sur ce môme m'a également remis en mémoire nombre de situations vécues. Bref, Karin Fossum trousse une fois de plus un scénario savoureux même si l'intrigue d'un bon polar ne peut se dérouler sans son lot de cadavres.

    L'histoire est démente, anachronique et la confrontation d'Errki avec un braqueur de banque mériterait d'être porté à l'écran… J'en dis déjà trop car au risque de me répéter, cet auteur a un talent fou et je ne souhaite pas déflorer la trame de ce récit dramatique entrecoupé de situations souvent loufoques.

    Bref une chouette semaine avec la lecture de ces deux excellents polars de Fossum. Je lis en ce moment Suave comme l'éternité de George P. Pelecanos, l'auteur de Funky guns et ce n'est franchement pas le même niveau.

    Bref, commencez par Ne te retourne pas ! et si, comme moi, vous tombez sous le charme, vous aurez le choix entre Le diable tient la chandelle et Celui qui a peur du loup pour poursuivre.

    Bref, à mes yeux, à nouveau un bouquin remarquable (et plus encore à cause de ce môme givré et soupçonné par tous). Si cela pouvait changer d'un iota le regard du lecteur sur les gamins étranges, ce serait déjà cela de gagné.


    Lien : http://www.urbanbike.com/index.php/site/comments/3290

    critique de qualité ? (0 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par BMR le 27/08/2007


    Il faut un peu de patience pour entrer dans l'univers de la norvégienne Karin Fossum et de son faux polar nordique : Celui qui a peur du loup.
    La trame policière (un crime doublé d'une invraisemblable tentative de braquage) n'est qu'un prétexte à la mise en scène de trois «personnages».
    Trois éclopés de la vie. Trois exclus de la société.
    Un échappé de l'asile, un échappé de prison et un échappé de l'orphelinat (on aura reconnu là trois institutions bien commodes).
    Ces trois-là se retrouvent bon gré mal gré errant dans la forêt aux confins de la Norvège, de la Finlande et de la Suède.
    Certains chapitres avec de longues digressions en compagnie des «voix intérieures» de ces trois cerveaux malades dérangent un peu et il faut du temps pour se laisser imprégner par l'atmosphère insolite de ce roman.
    Mais la patience est récompensée et il finit pas se dégager de ce bouquin un charme étrange.
    On se laisse peu à peu prendre au jeu, tout comme nos trois éclopés qui finissent par lier connaissance au fil de l'intrigue.
    À un point tel que le commissaire Konrad Sejer (le héros récurrent de Karin Fossum), qui se fait ici porteur de notre regard, semble traverser cette enquête sur la pointe des pieds et sortir de cette forêt comme à regret.
    À regret de n'avoir pas vraiment pu pénétrer tous les secrets de ces trois personnalités-là.
    Au final, il semble que nous ne sommes pas tombés du premier coup sur le meilleur épisode des enquêtes du commissaire Sejer.
    À défaut d'avoir été vraiment convaincus par ce premier numéro, il va nous falloir réïtérer l'expérience avec un autre volume : à suivre donc !

    critique de qualité ? (0 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Celui qui a peur du loup par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (16)

> voir plus

Quiz