ISBN : 207078584X
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 3.45/5 (sur 47 notes) Ajouter à mes livres
Mon père était photographe de plateau. Dans les années soixante, on le croisait aux studios de Boulogne en compagnie de jeunes gens qui s'exerçaient à vivre de leurs rêves. Il y avait là Nestor Kapoulos, Jean-Louis Huchet, Eric de Max, Mucir et bien sûr Gaby Noël, des n... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par valeriane, le 08 février 2012

    valeriane
    "Je ne sais rien de mes origines. Je suis né à Paris de mère inconnue et mon père photographiait les héroïnes. Peu avant sa mort, il me confia que je devais mon existence à un baiser de cinéma".Gilles Hector vient de perdre son père, photographe sur les plateaux des plus grands cinéastes. N'ayant jamais connu sa mère, il part à sa recherche dans les cinémas, à voir et revoir les films de la Nouvelle Vague. Il est obsédé par ces comédiennes, l'une d'elles pourraient être sa mère. Un jour, il va rencontrer Mayliss, une jeune femme mariée, dont il va tomber amoureux.Cette histoire est celle de sa quête, d'une part de sa génitrice, d'autre part de l'amour pour une femme aussi mystérieuse que belle.Je me suis laissée embarquée dans ce récit teinté de noir et blanc, d'ombre et de lumière, de phrases simples et prenantes. J'ai été fascinée par ses images de cinéma que l'auteur nous donne à voir et à vivre, par ses moments intenses entre Gilles et Mayliss. Une recherche presque impossible, un amour tout aussi difficile à vivre. Une partie de cache-cache à travers les souvenirs laissés sur pellicules et les affres d'une passion dévorante.L'abandon de soi, la quête de son Graal, Gilles nous transporte.J'ai reçu ce livre à Noël d'un féru de cinéma. Je lui renvoie l'ascenseur.Ce récit est un long baiser de cinéma, à la fois long et intense en émotions, où le rêve met la réalité entre parenthèse.Le style de l'auteur est simple et poétique. de jolies phrases qui ne tentent pas de nous éblouir par une fausse virtuosité. Des mots simples pour une histoire obscure. Un bon dosage entre les deux qui m'a happé à travers ses pages. Des lignes que j'ai savourées. Un agréable moment de lecture à travers le parcours intimiste de Gilles.Ma note : 4 étoiles.Baisers de cinéma, Eric Fottorino, Gallimard, 189 pages, Prix Fémina 2007.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Lali, le 12 avril 2011

    Lali
    Il y a parfois des livres qu'on a le regret d'abandonner tant l'histoire autant que l'univers dans lequel celle-ci baigne nous séduit. Tel est le cas de Baisers de cinéma d'Éric Fottorino, que j'ai tantôt dévoré tantôt savouré, tant pour la quête du narrateur à la recherche de sa mère dont son père lui a peu dit — sinon qu'il devait sa naissance à un baiser de cinéma — que pour l'histoire d'amour qui tisse le roman.
    Qui aime le cinéma, et particulièrement celui de la nouvelle vague, ne pourra qu'être envoûté par l'univers dans lequel baigne le narrateur. Un univers de lumière, le père étant éclairagiste de cinéma. Un univers de couleurs aussi, comme le prouve cet extrait :
    « Elle n'appela pas de toute la semaine. Son parfum persistait à la surface de mon lit, et il y avait cette épingle à cheveux, ma pièce à conviction. Mayliss m'avait prévenu en partant : je marcherai dans tes rêves et ils seront très bleus. Elle m'avait récité la liste des bleus qu'elle connaissait, le bleu alcyon, le bleu de toluidine, le bleu azur, le bleu de coloriage, le bleu nuit. Il aurait fallu inventer le bleu Mayliss, un bleu tendre et douloureux à la fois. Mais je ne rêvais pas. du moins mes rêves ne laissaient-ils aucune trace au réveil. »
    Baisers de cinéma, pour les amoureux de Truffaut et de Rohmer, et de toutes ces actrices qui ont fait la nouvelle vague et dont les seuls prénoms suffisent à nous faire rêver. Encore et toujours. Pour ceux qui aiment les vrais livres, ceux écrits avec la plume de la passion.

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=31436
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par valeriane, le 26 août 2009

    valeriane
    "Je ne sais rien de mes origines. Je suis né à Paris de mère inconnue et mon père photographiait les héroïnes. Peu avant sa mort, il me confia que je devais mon existence à un baiser de cinéma".
    Gilles Hector vient de perdre son père, photographe sur les plateaux des plus grands cinéastes. N'ayant jamais connu sa mère, il part à sa recherche dans les cinémas, à voir et revoir les films de la Nouvelle Vague. Il est obsédé par ces comédiennes, l'une d'elles pourraient être sa mère. Un jour, il va rencontrer Mayliss, une jeune femme mariée, dont il va tomber amoureux.
    Cette histoire est celle de sa quête, d'une part de sa génitrice, d'autre part de l'amour pour une femme aussi mystérieuse que belle.
    Je me suis laissée embarquée dans ce récit teinté de noir et blanc, d'ombre et de lumière, de phrases simples et prenantes. J'ai été fascinée par ses images de cinéma que l'auteur nous donne à voir et à vivre, par ses moments intenses entre Gilles et Mayliss. Une recherche presque impossible, un amour tout aussi difficile à vivre. Une partie de cache-cache à travers les souvenirs laissés sur pellicules et les affres d'une passion dévorante.
    L'abandon de soi, la quête de son Graal, Gilles nous transporte.
    J'ai reçu ce livre à Noël d'un féru de cinéma. Je lui renvoie l'ascenseur.
    Ce récit est un long baiser de cinéma, à la fois long et intense en émotions, où le rêve met la réalité entre parenthèse.
    Le style de l'auteur est simple et poétique. De jolies phrases qui ne tentent pas de nous éblouir par une fausse virtuosité. Des mots simples pour une histoire obscure. Un bon dosage entre les deux qui m'a happé à travers ses pages. Des lignes que j'ai savourées. Un agréable moment de lecture à travers le parcours intimiste de Gilles.
    Ma note : 4 étoiles.
    Baisers de cinéma, Eric Fottorino, Gallimard, 189 pages, Prix Fémina 2007.


    Lien : http://livresetval.blogspot.com
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    • Livres 3.00/5
    Par donaldguertin, le 30 mai 2010

    donaldguertin
    C'est le premier livre de Fottorino que je lis; c'est un assemblage de courts récits qui, juxtaposés, nous font entrer dans un univers fantastiques, celui du cinéma. Son père était éclairagiste; il cherche à retrouver l'identité de sa mère. Cette quête nous fait entrer dans un univers culturel riche, par sa symbolique et son histoire, et pénétrer un univers social différent. Beau style, récit soutenu.
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    • Livres 4.00/5
    Par ladymi, le 20 septembre 2011

    ladymi
    Histoire d'une passion parisienne, ce livre retrace un cour moment dans la vie de Guy Hector, fils d'une grand photographe du cinéma français. N'ayant pas connu sa mère, Guy Hector scrute les visages des actrices nouvelle-vague avec l'espoir de la reconnaître peut-être un jour. Mettant l'accent sur la beauté de la lumière parisienne, ce texte est d'une grande poésie, et surtout, sans prétention.
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Citations et extraits

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  • Par Lali, le 12 avril 2011

    Elle n’appela pas de toute la semaine. Son parfum persistait à la surface de mon lit, et il y avait cette épingle à cheveux, ma pièce à conviction. Mayliss m’avait prévenu en partant : je marcherai dans tes rêves et ils seront très bleus. Elle m’avait récité la liste des bleus qu’elle connaissait, le bleu alcyon, le bleu de toluidine, le bleu azur, le bleu de coloriage, le bleu nuit. Il aurait fallu inventer le bleu Mayliss, un bleu tendre et douloureux à la fois. Mais je ne rêvais pas. Du moins mes rêves ne laissaient-ils aucune trace au réveil.
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  • Par Rhl, le 17 décembre 2011

    Entre aimer et abîmer, prétendait mon père, il n'y a qu'une lettre de différence, le petit "b" de la beauté.
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  • Par Rhl, le 17 décembre 2011

    Mon père s'interdisait de raconter deux fois la même histoire. C'était pour lui une question de politesse : ne pas servir aux autres un récit déjà usé. Transformant la réalité selon ses hôtes de la banquette arrière, il fit ainsi de mensonge un art suprême, une manière de respirer, d'exister encore un peu, de se sauver.
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  • Par Rhl, le 17 décembre 2011

    Elle souffrait de l'incurable maladie du malheur qui pousse certaines femmes à vouloir toujours être ailleurs qu'à l'endroit où elles sont.
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  • Par Magnolia, le 30 juin 2011

    Je me levai puis marchai d'un bon pas car j'etais presse de vivre.
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Vidéo de Eric Fottorino

Eric Fottorino à la librairie la Galerne au Havre. Pour la sortie du roman "Le dos Crawlé".








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