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ISBN : 2070134199
Éditeur : Gallimard (2012)

Note moyenne : 4/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Longtemps j'ai rêvé du Monde. J'y serais entré même à genoux ! Depuis mon premier article, paru en 198, j'étais encore étudiant, jusqu'à mon départ, en février 2011, près de trente années se sont écoulées.
Je me souviens de tout. La rue des Italiens, les séances de Bourse au palais Brongniart, mes premiers reportages. Je revois les affamés d'Ethiopie, le visage de Mandela, la trogne de Noriega. Je revois les kolkhozes d'Ukraine, le marché aux grains de Chicag... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
Mirliton
18 avril 2012
  • 2/ 5
Ce livre m'a laissé une impression mitigée.
Il est intéressant en tant que témoignage d'un journaliste sur son métier (qu'il a abordé de différentes manières, dans des domaines très divers), sur le traitement de l'actualité, sur le fonctionnement de la véritable institution qu'est le Monde, sur certains aspects pittoresques de la profession aussi. La variété des postes occupés par Eric Fottorino lui permet de porter un regard diversifié sur tout cela, même si on sent toujours la marque de son dernier poste... Il est en outre un parcours personnel intéressant et empreint de nostalgie - l'auteur remarque souvent que le "jeune journaliste" qu'il était perd peu à peu sa naïveté, sur le monde en général, sur le monde des médias, et le Monde en particulier...
Mais l'ensemble est inégal. Certains passages sont fastidieux, notamment sur les luttes internes qui tournent au catalogue homérique voire biblique dans la généalogie des "qui-est-allié-avec-qui". A l'inverse, l'évocation des voyages (en Afrique, notamment) devient volontiers emphatique et perd souvent de sa force de ce fait.
Et ses souvenirs du Monde, oscillant entre hommages (il a bien entendu côtoyé de grands noms du journalisme ), nostalgie (il fut un temps de l'âge d'or, où...), et amertume pas toujours bien dosée (il s'efforce de rester objectif, mais on sent le ressentiment personnel à fleur de peau) créent un curieux mélange, pas très homogène. En même temps, c'est peut-être une image juste du Monde?
Bref, le livre est une plongée digne d'intérêt dans les arcanes d'un certain journalisme (qui semble tout de même relativement édulcoré), mais l'implication de l'auteur dans cette vision la rend parfois fastidieuse à suivre. Cela ressemble surtout à une tentative de dire publiquement adieu à un journal qu'il n'a jamais réellement quitté, avec toute la sincérité, la subjectivité et parfois la maladresse des vrais-faux adieux.
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Satheynes
14 juillet 2015
  • 3/ 5
Odyssée fascinante écrite par la plume d'un journaliste qui a consacré vingt-cinq de sa vie à cet « établissement » qui s'appelle le Monde. Jeune journaliste, passionné par la géologie, les richesses que nos sols contiennent, et comment ses structures sous-terrestres font et défont les géo-politiques, est une approche passionnante de la compréhension de notre Monde.
Ainsi, à travers les reportages, les chronomètres qui régissent le temps qui passe jusqu'à l'heure du bouclage quotidien, les opportunités d'évolution de carrière, les désillusions, les confrères parfois très haut-en-couleurs, nous plongeons dans un monde de stratégies, d'alliances, de trahisons, de difficultés financières, de revirements, de changements de direction, de renouvellement, et à travers l'ascension d'Eric FOTTORINO qui deviendra le directeur de ce prestigieux journal, nous apprenons quels ont été les affres de ces hommes et femmes qui ont tout tenté pour redresser la situation financière du journal, en tenant compte des soutiens ,tout en tentant de faire fi des mal-intentionnés.
Nous entrons pleinement dans les arcanes de ces réunions qui ont visent à faire ou défaire les carrières, nous suivons l'auteur lorsqu'il assiste lui-même à l'arrivée des premiers ordinateurs au sein des rédactions d'alors, qui vont soudainement changer de rythme, et entrer dans l'ère des claviers silencieux. Puis, au fils des pages, nous assistons à cette réflexion qui vise à (re)définir la place des journaux papier face à un monde ultra-numérisé et hyper-réactif, et face à ces menaces, nous voyons comment l'amour d'un métier peut (et doit) aider à se remettre en question, à se renouveler et à offrir de nouvelles perspectives, sans jamais baisser les bras, et ce, malgré les obstacles qui poussent parfois sous son propre toit…
Nous sont aussi dévoilées les grandes lignes qui ont mis à mal le trio qui a autrefois officié au sein du Monde, à savoir Colombani-Minc-Plenel, et nous assistons à la nomination de Fottorino en tant que directeur, nous le voyons se débattre dans des soucis financiers propres à engloutir l'avenir du journal ainsi mis en suspens, nous assistons à son départ, et entre ces derniers évènements, nous voyons ses « liens » qui se qualifieraient aisément de « bras de fer », entre ce journaliste qui vise à écrire aussi droit que possible, et la présidence de Nicolas SARKOZY, laquelle voudrait davantage d'allégeance et moins d'objectivité…
C'est un beau parcours qui nous révèle un journaliste devenant un écrivain de talent tout en restant un homme intègre ; c'est l'histoire d'une passion qui se vit dans une chair où le sang le dispute à l'encre.
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Readingintherain
11 mai 2012
  • 5/ 5
Je lis le Monde depuis dix ans maintenant (haha, ça calme, hein…) je l'ai d'abord piqué à ma mère, puis mon premier geste d'étudiante indépendante a été de m'y abonner. Je me souviens que, dans mon studio à Grenoble, les exemplaires s'entassaient un peu partout (et servaient pour la litière du chat, j'avoue) mais quand, chaque jour, je le trouvais dans ma boîte aux lettres, je me sentais à la fois infiniment adulte et très intelligente. J'ai arrêté mon abonnement au bout d'un peu plus d'un an, car je n'avais simplement pas le temps de le lire en entier, ce qui était très frustrant. C'était en 2005, si j'avais su j'aurais attendu un peu la nouvelle formule! Depuis, le Monde m'accompagne chaque jour sur mon téléphone, sur mon ordinateur et à travers l'exemplaire que j'achète souvent dans les gares lors de mes longs trajets. Quant aux avions, quel plaisir de se le voir offrir… C'est un excellent compagnon, il s'étend ou se raccourcit selon que mon voyage dure une ou quatre heures, selon que je ne lis que les manchettes ou que je rentre en détail dans chaque article (bon, sauf la Bourse, j'avoue).

Je me suis toutefois ces dernières années tenue à l'écart des nombreuses polémiques qui ont émaillé le quotidien de ce journal, m'intéressant de loin en loin à ce fameux trio « BNP » (Bergé, Niel, Pigasse). Lorsqu'il y a peu j'ai entrevu Eric Fottorino dans mon écran de télévision lors de la campagne de promotion de ce Tour du « Monde », je me suis ruée à la librairie pour l'acheter. Parce que le Monde et moi avons cette histoire commune, parce que j'aurais aimé être journaliste, parce que aussi cette saga m'intéressait.

J'ai été bluffée, fascinée, passionnée par ce texte. Ce témoignage me semble d'une importance capitale parce qu'il monte vingt-cinq ans de vie du Monde, d'évolution, de décisions. Et tout ça vu de l'intérieur. Bien sûr, je comprends qu'il est forcément partial. Mais à part en tant que lectrice, je ne suis pas partie prenante dans cette affaire. Donc si mon opinion est faite par un biais, ce n'est pas très grave. Je retiens de ce texte un amour profond pour le journal et pour tous ceux qui le font, ça fait du bien par où ça passe.

Ce tour du « Monde » est une lecture nécessaire à tous ceux qui apprécient le journal, le journalisme, les quotidiens. Il ne cherche pas à remettre les évènements en place, c'est un cahier de choses vues et, décidément, quelles choses!
Lien : http://www.readingintherain...
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Ponna
13 février 2015
  • 5/ 5
Je comprends mieux maintenant, pourquoi chaque mercredi matin, j'attends le 1, avec tant d'impatience!
Eric Fottorino fait le journal dont je rêvais en tant que lecteur parce qu'il est aussi le genre de type dont j'aurais aimé partager le parcours professionnel.
Pour cela , trois temps:
1 Je bourlingue.
2 Je dirige car je suis légitime.
3 Je monte une entreprise originale avec mes copains, car riche de mon expérience et toujours curieux de la vie et des autres.
A lire d'urgence pour les lecteurs du Monde et les autres, dont je fais partie.
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Hapax
13 juillet 2012
  • 3/ 5
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Les critiques presse (4)
LaPresse04 janvier 2013
On tombe de haut en lisant cette autobiographie : Le Monde ne mérite pas la réputation de journal de référence dont il s'enorgueillit.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaPresse23 juillet 2012
Témoignage dramatique que celui d'Éric Fottorino, dont l'histoire retiendra qu'il a vendu Le Monde et son âme à d'étranges «bienfaiteurs». La fin d'une utopie qui a duré 65 ans, celle de journalistes propriétaires et gestionnaires de leur journal.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Telerama09 mai 2012
Fottorino reprend longuement le récit de sa carrière, détaille ses reportages, revient sur ses chroniques, s'étend sur les rencontres qui l'ont marqué. Il y a évidemment des perles. L'auteur a du talent, le sens du croquis, la plume assassine.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress27 avril 2012
L'ancien patron du quotidien du soir, raconte ses vingt-cinq années passées à bord de l'un des fleurons de la presse française. Une belle traversée qui s'achève en galère.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
HapaxHapax13 juillet 2012
Manifestement [Nicolas Sarkozy] y avait réfléchi¨[à son avenir], et la musique n'était pas celle d'un second mandant : "Avec Carla on ne veut que du bonheur tranquille, dans une belle maison puisqu'on a les moyens. Je suis président. Mon prochain statut sera ancien président, et celui-là durera très longtemps. Alors je ferai comme Bill (comprendre : Clinton) ou comme Tony (comprendre : Blair) : je ferai des conférences et là, je me bourrerai!"

Il est inutile de décomposer cet instant qui nous laissa tous si pantois que deux mois plus tard [...], la haute silhouette d'Olivier Nora se rapprocha de moi pour me demander dans un souffle si nous avions bien entendu ce que nous avions entendu. Mais reprenons. "...et là, je me bourrerai" : ce n'était pas une familiarité du président signifiant qu'il descendrait des grands crus avec sa belle Italienne. Non, il s'agissait de s'en mettre plein les poches, et s'il était question pour lui de se bourrer, c'était d'argent, disons de fric, de pognon, pour rester dans la note.
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HapaxHapax13 juillet 2012
...je réalisai que chaque lettre du mot crier était contenue dans le verbe écrire. Ce fut une révélation : écrire c'était crier en silence, sans bruit, pleurer de l'intérieur comme pleurent les grottes et, si je m'épanchai sur le papier [l'écriture d'un roman sur son père] pour assourdir la déflagration qui m'avait atteint, je n'en montrai rien...
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deriblekderiblek21 août 2012
Rue Falguière, nous étions loin desItaliens, que nous avions quittés à l'automne 1190, un an à peine après la mort d'Hubert Beuve-Méry. Nous étions passés de la rive droite à la rive gauche, de la rive qui dépense à celle qui pense...
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fannyvincentfannyvincent05 décembre 2014
Souvent il me suffirait, saluant mes interlocuteurs, de dire seulement : « Le Monde», sans même énoncer mon propre nom, pour forcer l’attention.
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PiertyMPiertyM31 mars 2014
Les enjeux de pouvoir sont de ceux qui vous font perdre des amis et gagner des courtisans.



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Videos de Eric Fottorino (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eric Fottorino
L'émission, exceptionnellement co-animée par François Busnel, Patrick Poivre d'Arvor et Daniel Picouly, se mobilise pour lever des fonds afin de venir en aide aux victimes du séisme de janvier 2010 à Haïti.
Invités : Dany Laferrière, Erik Orsenna, Alain Mabanckou, Michel le Bris, Mimi Barthélémy, Eddy Harris, Atiq Rahimi, Alexandre Jardin, Éric Fottorino, Arnaud Delalande, Yves Simon, Jean-René Lemoine, Jane Evelyn Atwood, Serge Bramly, Philippe Bernard.
Retrouvez toutes les informations sur les invités et leur actualité sur notre site : http://www.france5.fr/la-grande-librairie https://www.facebook.com/pages/La-Grande-Librairie/512305502130115 https://twitter.com/GrandeLibrairie Et réagissez en direct pendant l?émission avec le hashtag #LGLf5.
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