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ISBN : 2070459365
Éditeur : Gallimard (2014)


Note moyenne : 4/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Longtemps j'ai rêvé du Monde. J'y serais entré même à genoux ! Depuis mon premier article, paru en 198, j'étais encore étudiant, jusqu'à mon départ, en février 2011, près de trente années se sont écoulées.
Je me souviens de tout. La rue des Italiens, les séances ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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    • Livres 2.00/5
    Par Mirliton, le 18 avril 2012

    Mirliton
    Ce livre m'a laissé une impression mitigée.
    Il est intéressant en tant que témoignage d'un journaliste sur son métier (qu'il a abordé de différentes manières, dans des domaines très divers), sur le traitement de l'actualité, sur le fonctionnement de la véritable institution qu'est le Monde, sur certains aspects pittoresques de la profession aussi. La variété des postes occupés par Eric Fottorino lui permet de porter un regard diversifié sur tout cela, même si on sent toujours la marque de son dernier poste... Il est en outre un parcours personnel intéressant et empreint de nostalgie - l'auteur remarque souvent que le "jeune journaliste" qu'il était perd peu à peu sa naïveté, sur le monde en général, sur le monde des médias, et le Monde en particulier...
    Mais l'ensemble est inégal. Certains passages sont fastidieux, notamment sur les luttes internes qui tournent au catalogue homérique voire biblique dans la généalogie des "qui-est-allié-avec-qui". A l'inverse, l'évocation des voyages (en Afrique, notamment) devient volontiers emphatique et perd souvent de sa force de ce fait.
    Et ses souvenirs du Monde, oscillant entre hommages (il a bien entendu côtoyé de grands noms du journalisme ), nostalgie (il fut un temps de l'âge d'or, où...), et amertume pas toujours bien dosée (il s'efforce de rester objectif, mais on sent le ressentiment personnel à fleur de peau) créent un curieux mélange, pas très homogène. En même temps, c'est peut-être une image juste du Monde?
    Bref, le livre est une plongée digne d'intérêt dans les arcanes d'un certain journalisme (qui semble tout de même relativement édulcoré), mais l'implication de l'auteur dans cette vision la rend parfois fastidieuse à suivre. Cela ressemble surtout à une tentative de dire publiquement adieu à un journal qu'il n'a jamais réellement quitté, avec toute la sincérité, la subjectivité et parfois la maladresse des vrais-faux adieux.
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    • Livres 5.00/5
    Par Readingintherain, le 11 mai 2012

    Readingintherain
    Je lis le Monde depuis dix ans maintenant (haha, ça calme, hein…) je l'ai d'abord piqué à ma mère, puis mon premier geste d'étudiante indépendante a été de m'y abonner. Je me souviens que, dans mon studio à Grenoble, les exemplaires s'entassaient un peu partout (et servaient pour la litière du chat, j'avoue) mais quand, chaque jour, je le trouvais dans ma boîte aux lettres, je me sentais à la fois infiniment adulte et très intelligente. J'ai arrêté mon abonnement au bout d'un peu plus d'un an, car je n'avais simplement pas le temps de le lire en entier, ce qui était très frustrant. C'était en 2005, si j'avais su j'aurais attendu un peu la nouvelle formule! Depuis, le Monde m'accompagne chaque jour sur mon téléphone, sur mon ordinateur et à travers l'exemplaire que j'achète souvent dans les gares lors de mes longs trajets. Quant aux avions, quel plaisir de se le voir offrir… C'est un excellent compagnon, il s'étend ou se raccourcit selon que mon voyage dure une ou quatre heures, selon que je ne lis que les manchettes ou que je rentre en détail dans chaque article (bon, sauf la Bourse, j'avoue).

    Je me suis toutefois ces dernières années tenue à l'écart des nombreuses polémiques qui ont émaillé le quotidien de ce journal, m'intéressant de loin en loin à ce fameux trio « BNP » (Bergé, Niel, Pigasse). Lorsqu'il y a peu j'ai entrevu Eric Fottorino dans mon écran de télévision lors de la campagne de promotion de ce Tour du « Monde », je me suis ruée à la librairie pour l'acheter. Parce que le Monde et moi avons cette histoire commune, parce que j'aurais aimé être journaliste, parce que aussi cette saga m'intéressait.

    J'ai été bluffée, fascinée, passionnée par ce texte. Ce témoignage me semble d'une importance capitale parce qu'il monte vingt-cinq ans de vie du Monde, d'évolution, de décisions. Et tout ça vu de l'intérieur. Bien sûr, je comprends qu'il est forcément partial. Mais à part en tant que lectrice, je ne suis pas partie prenante dans cette affaire. Donc si mon opinion est faite par un biais, ce n'est pas très grave. Je retiens de ce texte un amour profond pour le journal et pour tous ceux qui le font, ça fait du bien par où ça passe.

    Ce tour du « Monde » est une lecture nécessaire à tous ceux qui apprécient le journal, le journalisme, les quotidiens. Il ne cherche pas à remettre les évènements en place, c'est un cahier de choses vues et, décidément, quelles choses!

    Lien : http://www.readingintherain.com/2012/05/mon-tour-du-monde-e-fottorino/
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    • Livres 3.00/5
    Par Hapax, le 13 juillet 2012

    Hapax

Critiques presse (4)


  • LaPresse , le 04 janvier 2013
    On tombe de haut en lisant cette autobiographie : Le Monde ne mérite pas la réputation de journal de référence dont il s'enorgueillit.
    Lire la critique sur le site : LaPresse
  • LaPresse , le 23 juillet 2012
    Témoignage dramatique que celui d'Éric Fottorino, dont l'histoire retiendra qu'il a vendu Le Monde et son âme à d'étranges «bienfaiteurs». La fin d'une utopie qui a duré 65 ans, celle de journalistes propriétaires et gestionnaires de leur journal.
    Lire la critique sur le site : LaPresse
  • Telerama , le 09 mai 2012
    Fottorino reprend longuement le récit de sa carrière, détaille ses reportages, revient sur ses chroniques, s'étend sur les rencontres qui l'ont marqué. Il y a évidemment des perles. L'auteur a du talent, le sens du croquis, la plume assassine.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • Lexpress , le 27 avril 2012
    L'ancien patron du quotidien du soir, raconte ses vingt-cinq années passées à bord de l'un des fleurons de la presse française. Une belle traversée qui s'achève en galère.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par fannyvincent, le 05 décembre 2014

    Souvent il me suffirait, saluant mes interlocuteurs, de dire seulement : « Le Monde», sans même énoncer mon propre nom, pour forcer l’attention.

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  • Par Hapax, le 13 juillet 2012

    Manifestement [Nicolas Sarkozy] y avait réfléchi¨[à son avenir], et la musique n'était pas celle d'un second mandant : "Avec Carla on ne veut que du bonheur tranquille, dans une belle maison puisqu'on a les moyens. Je suis président. Mon prochain statut sera ancien président, et celui-là durera très longtemps. Alors je ferai comme Bill (comprendre : Clinton) ou comme Tony (comprendre : Blair) : je ferai des conférences et là, je me bourrerai!"

    Il est inutile de décomposer cet instant qui nous laissa tous si pantois que deux mois plus tard [...], la haute silhouette d'Olivier Nora se rapprocha de moi pour me demander dans un souffle si nous avions bien entendu ce que nous avions entendu. Mais reprenons. "...et là, je me bourrerai" : ce n'était pas une familiarité du président signifiant qu'il descendrait des grands crus avec sa belle Italienne. Non, il s'agissait de s'en mettre plein les poches, et s'il était question pour lui de se bourrer, c'était d'argent, disons de fric, de pognon, pour rester dans la note.
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  • Par Hapax, le 13 juillet 2012

    ...je réalisai que chaque lettre du mot crier était contenue dans le verbe écrire. Ce fut une révélation : écrire c'était crier en silence, sans bruit, pleurer de l'intérieur comme pleurent les grottes et, si je m'épanchai sur le papier [l'écriture d'un roman sur son père] pour assourdir la déflagration qui m'avait atteint, je n'en montrai rien...

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  • Par deriblek, le 21 août 2012

    Rue Falguière, nous étions loin desItaliens, que nous avions quittés à l'automne 1190, un an à peine après la mort d'Hubert Beuve-Méry. Nous étions passés de la rive droite à la rive gauche, de la rive qui dépense à celle qui pense...

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  • Par PiertyM, le 31 mars 2014

    Les enjeux de pouvoir sont de ceux qui vous font perdre des amis et gagner des courtisans.



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Videos de Eric Fottorino

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Vidéo de Eric Fottorino

Revue le 1 .
A l'occasion du 60è congrès de l'ABF à Paris, Anne Akrich, collaboratrice développement au sein de l'hebdomadaire le 1, vous présente la revue lancée par Eric Fottorino et Laurent Greilsamer en 2014. Pour en savoir plus : http://www.mollat.com/livres/2000185703596.html Notes de musique : ® Saturday (Instrumental)" par Josh Woodward (http://www.joshwoodward.com/)








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