ISBN : 2253148679
Éditeur : LGF - Livre de Poche (1999)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 79 notes) Ajouter à mes livres
C'est l'histoire d'un papa singulier, racontée par son fils sur le mode de la simplicité et de la naïveté. Un papa qui est docteur dans une ville de province, qui soigne des gens qui ne le payent pas mais lui offrent toujours à boire ; un p... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Pasdel, le 03 janvier 2012

    Pasdel
    Comme beaucoup de personnes,j'ai découvert Jean-Louis Fournier écrivain avec Où on va papa?.
    Dans ce livre,on retrouve ce style simple,parfois naïf mais souvent très drôle.Et c'est la force de cette autobiographie: ne pas plonger le lecteur dans le mélo grâce à la dérision.Une recette simple mais qui une nouvelle fois fonctionne à merveille,mais à force d'en user on pourrait finir par s'en lasser.
    Critique de qualité ? (23 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 21 mars 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Jean-Louis Fournier, avec son regard d'enfant nous livre de multiples anecdotes sur son père. Son père docteur, son père qui ne fait payer les gens, son père qui aime bien boire un coup ou deux et même souvent plus, son père qui menace de tuer sa mère mais qui ne fera jamais de mal à personne. Malgré tous ses défauts, il regarde son père avec admiration. Parfois avec honte évidemment mais le plus souvent, avec une grande tendresse.
    Ses yeux d'enfant regardent le monde avec une grande lucidité mais également avec une grande innocence. Certains passages prêtent à sourire même lorsque parfois ils sont graves. Parce que justement, il voit les choses avec son regard encore jeune, plein de naïveté. Certaines phrases sont des piques en plein cœur, parce qu'elles sont terriblement justes et parce que c'est parfois très difficile d'être un enfant. Surtout quand la famille bat un peu de l'aile.
    Un roman, qui à première vue semble léger du fait de sa construction et de ces courts chapitres qui se lisent en un rien de temps. Pourtant, ce petit roman est un concentré de tendresse, de douleurs. Un livre poignant !
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par claracambry, le 22 février 2010

    claracambry
    J'aurais pu inventer un personnage, une femme qui à un moment donné revient sur son enfance puis sur son adolescence marquée par l'alcoolisme de son père.
    Ses premiers souvenirs : pourquoi elle ne comprenait pas que sa maman était si fâchée contre son papa certains jours. La description exacte de l'étiquette de la bouteille de vin qui prônait sur la table à chaque repas. Les yeux de son père, sa voix pâteuse, ses gestes incertains, il aurait semblé si fatigué, le pauvre papa.
    Elle serait tombée de vélo ou de la balançoire. Une mauvaise chute vers 8 ou 9 ans. Les urgences de l'hôpital et une image gravée à jamais : sa mère qui aurait tenu son père, ivre, la chemise sortant de son pantalon, titubant jusqu'à son lit. Et la honte qu'elle aurait ressentie car elle aurait tout compris : le père qu'elle avait idolâtré jusqu'à présent et qui mettait sa mère en colère certains soirs, ses yeux vitreux, son comportement. A partir de jour, elle aurait instauré un rituel en rentrant de l'école : poser toujours exactement ses pieds sur un chemin imaginaire du sol de cuisine en priant pour que son père ne soit pas saoul.
    Chaque soir, après ses devoirs, elle se serait murée dans sa chambre en attendant le bruit de la voiture qui s'arrête. Tétanisée par la peur, retenant son souffle, elle aurait guetté le ton et les paroles de sa mère. Porte qui claque, insultes, elle serait restée cloîtrée dans sa chambre sous prétexte de ne pas avoir faim. Ne pas dîner pour ne pas le croiser. Marquée d'avoir vu son père s'effondrer dans la mare de vin qu'il avait vomi, honteuse que le jour de noël, il l'avait déjà fêté à sa manière alors qu'ils devaient recevoir des invités. Et toujours, la peur mêlée la honte lors des repas de famille ou d'une fête quelconque. De le voir boire, de le voir tendre son verre à peine il était vide. Et compter le nombre de verres qu'il s'enfilerait, calculer à partir du combientième, il ne tiendrait plus debout.
    Les jours heureux auraient été ceux où lui n'avait pas bu. Comme toutes les petites filles, elle aurait été admirative de ce papa pour une raison ou une autre.
    Son bac en poche, elle serait partie loin, très de chez elle pour ses études. Une fuite préméditée pour essayer de tout oublier.
    Pourquoi inventer quand un auteur raconte si bien l'alcoolisme d'un père vu par les yeux d'un enfant. Mon papa à moi aussi n'a jamais tué personne.
    Des nouvelles très courtes, sensibles ou cinglantes par leur réalité, mais toujours bouleversantes. Ceux qui ont vécu et subi l'alcoolisme d'un parent s'y retrouveront…


    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/02/jean-louis-fournier-il-jamais..
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    • Livres 4.00/5
    Par gigi55, le 14 avril 2010

    gigi55
    Où l'on fait connaissance avec le père de Jean-Louis Fournier, médecin alcoolique dévoué et aimé de ses patients mais bien difficile à vivre pour sa famille, sa femme et ses quatre enfants.
    En une suite de chapitre très courts - une page environ - Jean-Louis Fournier nous refait vivre des moments essentiels de son enfance dans le Nord de la France, catholique et ouvrier, avec un père bien souvent absent, et bien peu présent quand il était là. Tout cela vu par les yeux indulgents de l'enfance et servi par un humour et un distance qui donnent un côté universel à un récit très personnel.
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    • Livres 4.00/5
    Par Maximilien81, le 14 janvier 2011

    Maximilien81
    Dans "Il a jamais tué personne, mon papa" Jean Louis Fournier se livre. Il nous peint sa relation avec son père à petits coups de souvenirs d'enfance, tendres et drôles parfois. Bien que différents de ses précédents romans comme "Le CV de Dieu", "Le Petit Meaulnes" ou "Mon dernier cheveux noir", on retrouve tout de même la touche incisive et décalé de J.L. Fournier. A mettre avec les livres à relire pour le plaisir.
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Citations et extraits

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  • Par Pasdel, le 02 janvier 2012

    Mon papa, il est jeune, il est beau, il a des petites lunettes en métal qui font savant ; en même temps, il a l’air rassurant, on voit que c’est quelqu’un avec qui on doit se sentir bien, en plus il est docteur, quand il est là on est tranquille, on ne peut pas mourir.

    Pourquoi le papa de maintenant il est vieux, il est triste, il nous parle plus, il est pas gentil avec maman et, quelquefois, il nous fait peur ?

    Où il est passé, le papa de la photo ?
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  • Par Maximilien81, le 14 janvier 2011

    Mon père est mort à quarante-trois ans, j'avais quinze ans. Aujourd'hui, je suis plus vieux que lui. Je regrette de ne pas l'avoir mieux connu. Je ne lui en veux pas. Maintenant j'ai grandi, je sais que c'est difficile de vivre, et qu'il ne faut pas trop en vouloir à certains, plus fragiles, d'utiliser des "mauvais" moyens pour rendre supportable leur insupportable.
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  • Par Pasdel, le 31 décembre 2011

    Papa, il disait à maman que, quand il passait devant un bistrot, il serrait son chapelet très fort. Mais il rentrait quand même dans le bistrot.

    Le chapelet de papa, ça devait pas être un bon chapelet.
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  • Par Zazette97, le 13 octobre 2009

    On est bien dans un café, on s'occupe de vous. Quand vous avez envie de quelque chose, vous dites le nom de la chose et elle arrive devant vous, comme dans les contes de fée.
    Papa, il était capable de dire vingt fois "Martini" dans la journée, et vingt fois il y avait un Martini qui arrivait.
    Ce jour-là, papa s'est intéressé à moi. Il m'a demandé ce que je voulais faire plus tard. Je lu ai dit que je voulais faire du théâtre. Je crois qu'il m'a dit que c'était pas un vrai métier. Il me parlait comme à un homme.
    Puis, papa, il a redit "Martini" plusieurs fois et c'est devenu moins bien. p.123
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  • Par Zazette97, le 13 octobre 2009

    Ses malades, ils étaient intimidés par les docteurs distingués, bien rasés. Il préféraient papa, avec ses vieux costumes et ses élastiques au bout de ses souliers, même quand il tenait plus debout et qu'il était obligé de se tenir au lit du malade pour pas se casser la figure.
    Ses malades disaient que, quand ils voyaient papa, ils avaient plus envie de mourir. p.40
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Vidéo de Jean-Louis Fournier

La grande librairie 01/12/2011 sur France 5 de François Busnel, Jean-Louis Fournier parle de son nouveau livre "Veuf"








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