ISBN : 2253148679
Éditeur : Le Livre de Poche (1999)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 91 notes) Ajouter à mes livres
C'est l'histoire d'un papa singulier, racontée par son fils sur le mode de la simplicité et de la naïveté. Un papa qui est docteur dans une ville de province, qui soigne des gens qui ne le payent pas mais lui offrent toujours à boire ; un p... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Pasdel, le 03 janvier 2012

    Pasdel
    Comme beaucoup de personnes,j'ai découvert Jean-Louis Fournier écrivain avec Où on va papa?.
    Dans ce livre,on retrouve ce style simple,parfois naïf mais souvent très drôle.Et c'est la force de cette autobiographie: ne pas plonger le lecteur dans le mélo grâce à la dérision.Une recette simple mais qui une nouvelle fois fonctionne à merveille,mais à force d'en user on pourrait finir par s'en lasser.
    Critique de qualité ? (26 votes positifs)
  • Par bibliothequegries, le 23 mai 2012

    bibliothequegries
    IL A JAMAIS TUE PERSONNE, MON PAPA
    Jean-Louis FOURNIER
    23.05.2012
    Par quelques courts épisodes-souvenirs de son enfance (jamais plus d'une page) l'auteur raconte avec la fausse naïveté d'un âge tendre, les péripéties subies par toute la famille suite à l'alcoolisme de son père, docteur du village, et connu pour son intempérance.
    Avec beaucoup de tendresse, par incompréhension parfois devant des situations qui le dépassent, il tourne en farce des faits et des états qui ont pourtant entrainés la famille dans des difficultés sociales, professionnelles, environnementales et financières graves et ont sans cesse nuit au bon fonctionnement d'une famille en constant danger.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 21 mars 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Jean-Louis Fournier, avec son regard d'enfant nous livre de multiples anecdotes sur son père. Son père docteur, son père qui ne fait payer les gens, son père qui aime bien boire un coup ou deux et même souvent plus, son père qui menace de tuer sa mère mais qui ne fera jamais de mal à personne. Malgré tous ses défauts, il regarde son père avec admiration. Parfois avec honte évidemment mais le plus souvent, avec une grande tendresse.
    Ses yeux d'enfant regardent le monde avec une grande lucidité mais également avec une grande innocence. Certains passages prêtent à sourire même lorsque parfois ils sont graves. Parce que justement, il voit les choses avec son regard encore jeune, plein de naïveté. Certaines phrases sont des piques en plein cœur, parce qu'elles sont terriblement justes et parce que c'est parfois très difficile d'être un enfant. Surtout quand la famille bat un peu de l'aile.
    Un roman, qui à première vue semble léger du fait de sa construction et de ces courts chapitres qui se lisent en un rien de temps. Pourtant, ce petit roman est un concentré de tendresse, de douleurs. Un livre poignant !
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par claracambry, le 22 février 2010

    claracambry
    J'aurais pu inventer un personnage, une femme qui à un moment donné revient sur son enfance puis sur son adolescence marquée par l'alcoolisme de son père.
    Ses premiers souvenirs : pourquoi elle ne comprenait pas que sa maman était si fâchée contre son papa certains jours. La description exacte de l'étiquette de la bouteille de vin qui prônait sur la table à chaque repas. Les yeux de son père, sa voix pâteuse, ses gestes incertains, il aurait semblé si fatigué, le pauvre papa.
    Elle serait tombée de vélo ou de la balançoire. Une mauvaise chute vers 8 ou 9 ans. Les urgences de l'hôpital et une image gravée à jamais : sa mère qui aurait tenu son père, ivre, la chemise sortant de son pantalon, titubant jusqu'à son lit. Et la honte qu'elle aurait ressentie car elle aurait tout compris : le père qu'elle avait idolâtré jusqu'à présent et qui mettait sa mère en colère certains soirs, ses yeux vitreux, son comportement. A partir de jour, elle aurait instauré un rituel en rentrant de l'école : poser toujours exactement ses pieds sur un chemin imaginaire du sol de cuisine en priant pour que son père ne soit pas saoul.
    Chaque soir, après ses devoirs, elle se serait murée dans sa chambre en attendant le bruit de la voiture qui s'arrête. Tétanisée par la peur, retenant son souffle, elle aurait guetté le ton et les paroles de sa mère. Porte qui claque, insultes, elle serait restée cloîtrée dans sa chambre sous prétexte de ne pas avoir faim. Ne pas dîner pour ne pas le croiser. Marquée d'avoir vu son père s'effondrer dans la mare de vin qu'il avait vomi, honteuse que le jour de noël, il l'avait déjà fêté à sa manière alors qu'ils devaient recevoir des invités. Et toujours, la peur mêlée la honte lors des repas de famille ou d'une fête quelconque. De le voir boire, de le voir tendre son verre à peine il était vide. Et compter le nombre de verres qu'il s'enfilerait, calculer à partir du combientième, il ne tiendrait plus debout.
    Les jours heureux auraient été ceux où lui n'avait pas bu. Comme toutes les petites filles, elle aurait été admirative de ce papa pour une raison ou une autre.
    Son bac en poche, elle serait partie loin, très de chez elle pour ses études. Une fuite préméditée pour essayer de tout oublier.
    Pourquoi inventer quand un auteur raconte si bien l'alcoolisme d'un père vu par les yeux d'un enfant. Mon papa à moi aussi n'a jamais tué personne.
    Des nouvelles très courtes, sensibles ou cinglantes par leur réalité, mais toujours bouleversantes. Ceux qui ont vécu et subi l'alcoolisme d'un parent s'y retrouveront…


    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/02/jean-louis-fournier-il-jamais..
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    • Livres 4.00/5
    Par fabie_r, le 26 avril 2012

    fabie_r
    L'auteur nous livre le portrait d'un père vu par son enfant. le procédé de narration, très léger - il s'agit d'une succession de scénettes - révèle en réalité une histoire difficile et émouvante. On y lit à la fois les sentiments melés et durs d'un enfant - l'admiration, l'incompréhension, la colère aussi - mais également la compréhension de cet enfant devenu adulte.
    J'ai refermé ce livre avec émotion et garderai le souvenir d'un témoignage d'amour d'un fils.
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Citations et extraits

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  • Par bibliothequegries, le 23 mai 2012

    « On n’était jamais tranquilles avant le retour de papa. On se demandait toujours comment il allait être, c’était la surprise tous les soirs.
    Avec l’habitude, on savait reconnaître, rien qu’au bruit qu’il faisait en rentrant, l’état dans lequel il était.
    D’abord, on calculait le temps qu’il mettait pour entrer sa clé dans la serrure. Si ça durait longtemps, c’était mauvais signe. S’il n’arrivait pas à ouvrir et se mettait à dire des gros mots, il fallait s’attendre au pire et aller ouvrir. »
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  • Par bibliothequegries, le 23 mai 2012

    « On n’était jamais tranquilles avant le retour de papa. On se demandait toujours comment il allait être, c’était la surprise tous les soirs.
    Avec l’habitude, on savait reconnaître, rien qu’au bruit qu’il faisait en rentrant, l’état dans lequel il était.
    D’abord, on calculait le temps qu’il mettait pour entrer sa clé dans la serrure. Si ça durait longtemps, c’était mauvais signe. S’il n’arrivait pas à ouvrir et se mettait à dire des gros mots, il fallait s’attendre au pire et aller ouvrir. »
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  • Par Jondelles, le 16 mai 2012

    Il y a eu des articles dans les journaux. Je me souviens d’un article qui commençait par « un philanthrope nous quitte ».
    Je savais que mon papa était docteur, je ne savais pas qu’il était philanthrope.
    J’ai été regarder dans le dictionnaire. Ça voulait dire : « personne qui est portée à aimer tous les hommes ».
    Peut-être que j’étais pas encore un homme ?
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  • Par Pasdel, le 02 janvier 2012

    Mon papa, il est jeune, il est beau, il a des petites lunettes en métal qui font savant ; en même temps, il a l’air rassurant, on voit que c’est quelqu’un avec qui on doit se sentir bien, en plus il est docteur, quand il est là on est tranquille, on ne peut pas mourir.

    Pourquoi le papa de maintenant il est vieux, il est triste, il nous parle plus, il est pas gentil avec maman et, quelquefois, il nous fait peur ?

    Où il est passé, le papa de la photo ?
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  • Par Maximilien81, le 14 janvier 2011

    Mon père est mort à quarante-trois ans, j'avais quinze ans. Aujourd'hui, je suis plus vieux que lui. Je regrette de ne pas l'avoir mieux connu. Je ne lui en veux pas. Maintenant j'ai grandi, je sais que c'est difficile de vivre, et qu'il ne faut pas trop en vouloir à certains, plus fragiles, d'utiliser des "mauvais" moyens pour rendre supportable leur insupportable.
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Vidéo de Jean-Louis Fournier

La grande librairie 01/12/2011 sur France 5 de François Busnel, Jean-Louis Fournier parle de son nouveau livre "Veuf"








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