ISBN : 225307263X
Éditeur : Le Livre de Poche
(2004)
Note moyenne : 3.6/5 (sur 10 notes)
Mouchons nos morveux : Conseils aux parents qui ne veulent plus se laisser marcher sur les pieds3Ajouter à mes livres
Livre sous titré : conseils aux parents qui ne veulent plus se laisser marcher sur les pieds. En à peine 200 pages illustrées par Gilles Gay, Jean-Louis Fournier nous donne des conseils pour ne plus se laisser emm..... par ses enfants. Les chapitres vont de : reproduiso... > voir plus
Livre sous titré : conseils aux parents qui ne veulent plus se laisser marcher sur les pieds. En à peine 200 pages illustrées par Gilles Gay, Jean-Louis Fournier nous donne des conseils pour ne plus se laisser emm..... par ses enfants. Les chapitres vont de : reproduisons-nous avec modération, à : comment abandonner ses enfants. C'est drôle, méchant, politiquement très incorrect. Je retrouve dans ces textes une partie des propos de Desproges envers la jeunesse qu'il n'aimait pas beaucoup -dans ses textes, évidemment ! Un petit moment de lecture pendant lequel on peut se laisser aller à sa méchanceté naturelle. Après deux lectures sur la maladie et la mort, je me devais bien ça ! Que mes enfants me pardonnent !
Voilà un livre politiquement très incorrect , mais tellement jubilatoire . Evidemment il faut apprécier l'humour ( noir) et décapant de Fournier . Il peut choquer à première lecture , mais quand on y réfléchit , on ne peut que se dire : " Mais c'est bien sûr ! " .
De quoi s'agit-il ? de l'éducation de nos chères têtes blondes qu'un certain docteur Spock nous a fait transformer en petits tyrans . Halte à l'enfant-roi , proclame Fournier , parents ne vous laissez plus tyranniser , défendez-vous !
Un livre où l'on sent que l'auteur s'est "lâché" et nous permet d'en faire autant si l'on a soi-même un brin d'humour . Il est rempli de perles du genre : "L'enfant est prodigue , rarement prodige . "
On se surprend à éclater de rire , mais bien sûr ce n'est pas sans dérision , ironie et même un réelle férocité . On en redemande !
En 1000 avant T.V., on faisait beaucoup d'enfants, mais comme beaucoup mouraient en bas âge, c'était pas grave.
Les progrès de la médecine et de l'hygiène ayant considérablement diminué la mortalité infantile, on ne peut plus compter là-dessus, maintenant.
Il faut savoir que, quand on a un enfant, c'est pour longtemps. Alors réfléchissons y a pas le feu.
Cette phrase, le pauvre père l'entend tous les matins, à 6 heures, quand il prépare son café et qu'il voudrait écouter les nouvelles dans le poste.
Il se lève tôt le père, il doit aller à l'usine.
Il faut bien nourrir le petit.
Ça mange beaucoup un petit.
Surtout quand ça mesure 1,90 m.
Le petit, il a trente ans.
Il pionce avec sa copine jusqu'à midi.
Parce qu'il se couche tard, le petit, il sort tous les soirs, il rentre rarement avant 4 heures.
Alors le matin faut bien qu'il récupère.
Avant, les enfants avaient peur de leurs parents, c'était bien.
Maintenant, ce sont les parents qui ont peur de leurs enfants et c'est pas bien.
[...]
Certains parents pensent que ça va changer et s'arment de patience. D'autres, plus réalistes, s'arment d'un revolver.
Dans les couches défavorisées de la population, la tentation de se reproduire est grande.
Les gueux se reproduisent à tire-larigot, c'est leur seule distraction, et ça ne coûte rien.
L'homme intelligent, qui réfléchit et qui a une calculette, sait que ça va coûter. Il hésite.