ISBN : 2234063248
Éditeur : Stock (2010)


Note moyenne : 3/5 (sur 46 notes) Ajouter à mes livres
« Qu’est-ce que je fais là ?

J’ai dans les mains un fourchet, le manche est poisseux, je charrie du fumier. Les vaches me regardent avec dédain, seul le regard très doux d’une génisse m’apaise.

Mes mains sont barbouillées de purin, elles pu... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par mariech, le 29 décembre 2011

    mariech
    C'est le premier livre de Jean - Lous Fournier que je lis , une amie m'a conseillé ' Veuf 'mais comme il n'était pas disponible ( à ma chère bibliothèque ) je me suis rabattue sur celui-ci , mauvaise pioche apparemment .
    Je ne regrette pas vraiment de l'avoir lu mais il me semble effectivement ( je viens de lire les autres critiques ) que je ne suis pas la seule à trouver que l'auteur ne s'est pas foulé , c'est sympa sans plus , un peu d'humour à contre - courant , il me semblait retrouver un peu Jean -Paul Dubois , que je trouve aussi fort inégal .
    Livre que j'ai lu très très vite , en souriant parfois mais sans être émue , pour moi , il s'agit plus qd'une nouvelle rallongée que d'un cours roman . Malgré ça , une certaine curiosité fait que j'ai envie de lire ' Ou va t-on papa ? pour m'en faire un idée , car j'ai l'impression que ce livre est un livre baclé et que l'auteur peut faire mieux . Verdict donc à la prochaine lecture .
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Ellcrys, le 13 mars 2012

    Ellcrys
    Voilà enfin mon avis sur un petit livre frais, drôle et très intéressant. C'est avec d'autres lecteurs de la communauté de Livraddict que j'ai pu partager ce moment de lecture. Et je dois dire que je me suis régalée.
    Le narrateur est un jeune parisien qui, jusqu'à il y a peu était étudiant en cinéma. Lui qui voulait être comédien, metteur en scène ou réalisateur voit sa vie bouleversé par une belle demoiselle, faisant des études de psychologie, à Paris. Mais, cette demoiselle vient de Monchy, un petit village où son père est agriculteur. Par amour pour la donzelle, le narrateur quitte tout, abandonne ses études et le confort parisien pour se lancer dans l'agriculture, dans la ferme de son futur beau-père avec la ferme intension d'être un jour le patron de l'exploitation ! Et là, nous, lecteur avide et curieux, nous débarquons avec nos gros souliers et, comme des confidents, nous écoutons notre narrateur nous raconter sa vie à la ferme, ses émois, ses joies, ses peines, ses rêves d'avenir...
    Franchement, je suis super contente d'avoir lu ce petit roman, qui a tout d'un grand. Je ne connaissais pas Jean-Louis Fournier, mais j'ai beaucoup aimé cette première lecture, d'une grande fraîcheur et bourrée d'humour. Il semble que ce soit un trait du style de l'auteur et honnêtement si ses autres livres sont aussi drôle et intéressant, je veux bien tout de suite les lire.
    Le ton est donné dès les premières phrases. Ça claque comme un coup de fouet, la vie se déroule à cent à l'heure, à l'image des journées aux champs. le narrateur s'attendait à vivre et travailler à la ferme comme à la belle époque, mais il est obligé de constater que dorénavant, les machines sont là et font le travail habituellement réservé aux hommes et aux bêtes.
    Il nous parle des vaches, ces bêtes dont il s'occupe avec sérieux, notamment une vache qu'il imagine être une princesse transformé en génisse pour avoir refusé l'amour d'un prince. Et c'est là qu'on comprend le titre du livre ! Car notre narrateur, sous sa nouvelle casquette de paysan est un vrai poète, un vrai romantique...
    J'ai beaucoup aimé cette histoire au rythme endiablé et dont l'humour habite les pages. Vous m'auriez vu sourire... Je m'y croyais ! Et puis, j'ai été ravie de retrouver ma campagne (ben oui, bien que vivant dans une grande ville, je suis née et ai grandit à la campagne... et cela me manque, parfois)...
    Autant vous dire que j'ai adoré et que je pense lire d'autres ouvrages de l'auteur, qui j'espère seront aussi agréable.
    Je vous invite à découvrir les avis des autres participants (Emisa, Littérature & chocolat, Plumisa, et Mimigogotte) à cette lecture commune, ici dans le billet consacré à cette lecture, sur le site de Livraddict. Merci à Littérature-et-chocolat pour l'organisation de cette belle lecture !

    Lien : http://soifdeliredellcrys.blogspot.com/2012/03/poete-et-paysan.html
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    • Livres 4.00/5
    Par BVIALLET, le 15 mai 2012

    BVIALLET
    Jean Louis vient de terminer ses études de cinéma et de mise en scène. Il rêve d'écrire des scénarios et de réaliser des films. Mais le jour où il rencontre une fille de fermier dont il tombe amoureux, il décide de se reconvertir en agriculteur avec l'idée de reprendre un jour la ferme du futur beau-père. L'ennui c'est qu'il n'y connaît rien et que les odeurs de fumier et de purée lui portent au coeur.
    Ce récit autobiographique (?) est un texte dans la lignée de « j'irai pas en enfer » ou « Il a jamais tué personne, mon papa ». L'auteur, qui a passé l'âge du gamin naïf et rêveur, est maintenant devenu un jeune homme introverti et un peu paumé, toujours aussi rêveur, déconnecté, sentimental et aussi peu adapté à la culture de la terre qu'à la condition d'homme marié. Ce livre, un peu daté avec ses références pré-soixante-huitardes (Pompidou, Trenet, Mariano, Catherine Langeais) reste quand même une vraie source de plaisir pour le lecteur surtout en raison du style minimaliste de Fournier, tout en finesse, retenue et suggestions. Fournier a l'art d'en dire énormément avec le minimum de mots et cela confine souvent au véritable tour de force stylistique. Un ton décalé, beaucoup d'humour et pas mal d'auto-dérision. Une recette bien agréable.

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    • Livres 2.00/5
    Par vincentf, le 30 octobre 2010

    vincentf
    Le gars de la ville qui ne parvient pas à survivre à la ferme, mon inverse, à moi, gars de la campagne exilé à la ville. Roman vite lu (on a envie d'ajouter "vite écrit"), tantôt rigolo, tantôt déprimé. Petite lecture de vacances. Les phrases sont courtes, naïves, volontairement mauvaises. Les jeux de mots sont plats. le narrateur est sympathique, avec ses défauts, ses candeurs, la vie qui frappe de plein fouet, ses amours loupées. le monde paysan est décrit dans son étrangeté et un peu dans sa vérité. Quelques images remontent de pas si loin : on tirait le gros rateau, on déchargeait les bottes de paille dans la grange torride, on sortait les fumiers, sans se laver les mains, on donnait aux veaux, qui donnaient des coups de tête, on lançait des bûches de bois dans une remorque et sur la tête de marraine, on oubliait de fermer les poules ("cota les dzeneuilles", "fermer le péclet", ce roman manque cruellement du langage paysan, donc de poésie...), on mangeait du béton. Juste pour ça, ce petit bouquin anodin méritait d'être lu.
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    • Livres 3.00/5
    Par Litterature_et_Chocolat, le 06 mars 2012

    Litterature_et_Chocolat
    La vie à la campagne, c'est terriblement romantique! …Non?
    .
    Le destin peut parfois vous jouer des tours. On se destine à une carrière prometteuse sous les projecteurs des studios de cinéma ou de télévision et on se retrouve, maculé de boue, à labourer un champ de blé en pleine nuit. Et tout cela par amour.
    .
    La situation devient savoureuse quand le paysan en herbe relate ses déboires agricoles avec un humour décapant et une tendre autodérision. Car la fiancée, finaude, n'a pas abandonné ses études et passe ses semaines à Paris. C'est donc seul que son promis apprend à s'occuper d'une exploitation en compagnie de ses futurs beaux-parents, entre un beau-père taciturne qui exige que les sillons de son champ soient rectilignes – il en va de sa réputation – et une belle-mère affectueuse mais peu diserte. Et la vie à la campagne n'a plus rien de bucolique sous le regard résigné et quelque peu interloqué de Jean-Louis Fournier. On est loin des moissons d'antan, couronnées par des festins campagnards: l'agriculture moderne se mène seul au volant d'un tracteur, dans les odeurs d'essence et au son de radio Luxembourg.
    .
    En quelques dizaines de chapitres courts et rythmés, le narrateur nous révèle quelques tranches de vie d'une époque qui a failli déboucher sur un changement de vocation. Reconnaissons que de cinéaste à agriculteur, il y a un gouffre que Jean-Louis Fournier semble avoir eu quelques difficultés à franchir malgré une bonne volonté indéniable. Mais l'amour réserve souvent des surprises. Quel sera le prochain métier du paysan défroqué?
    Un livre à mettre en.tre les mains de tous les néo-soixante-huitards qui caressent le rêve d'un retour à la terre (dont j'étais. Jean-Louis Fournier, merci de m'avoir épargné de terribles déconvenues).

    Lien : http://litteratureetchocolat.wordpress.com/2012/03/06/poete-et-paysa..
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Citations et extraits

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  • Par marina53, le 27 mai 2012

    Je suis au milieu d'eux, assis autour de la table devant la télévision. Le fermier somnole, la fermière tricote et les filles du fermier lisent des magazines. L'une a des bigoudis, une autre deux rondelles de concombre sur les yeux, une autre se vernit les ongles.
    Je m'ennuie.
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  • Par marina53, le 27 mai 2012

    Avant d'avoir repris mes esprits, j'avais décidé de reprendre la ferme de son père.
    Quand on est amoureux, on devient un peu fou, et comme je l'étais déjà un peu avant, j'étais capable de tout.
    Son père aurait été poissonnier, je reprenais la poissonnerie.
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  • Par Litterature_et_Chocolat, le 06 mars 2012

    Les intellectuels barbus partent dans le Larzac élever des chèvres et faire des fromages immangeables. Les chèvres en meurent de honte. Dans les Cévennes, ils vont engraisser des canards. Dans les bocaux de confits, il y a autant de mouches que de canard. Ailleurs, ils élèvent des chiens au régime macrobiotique, sans viande. Les chiens se portent très bien. Puis un jour, ils disparaissent. On les retrouve tous morts. Ils ont été tués par l’éleveur de faisans, il en a eu marre qu’ils viennent chez lui faire des razzias de volatiles.
    Les paysans du dimanche sont retournés à la terre, mais ils sont vite rentrés déçus avec mal aux reins. Ils n’imaginaient pas la terre aussi basse.
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  • Par Plumisa, le 06 mars 2012

    Qu’est-ce que je fais là ?
    J’ai dans les mains un fourchet, le manche est poisseux, je charrie du fumier. Les vaches me regardent avec dédain, seul le regard très doux d’une génisse m’apaise.
    Mes mains sont barbouillées de purin, elles puent. Je cours toutes les cinq minutes à l’évier de la cuisine pour les laver. Hier je voulais devenir Fellini, aujourd’hui, je suis dame pipi de vaches.
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  • Par Canaju, le 01 février 2012

    Pourquoi mettre le verbe aimer à tous les temps, à tous les modes, à toutes les sauces ? J'aime Mozart, j'aime ma mère, j'aime les frites...Il ne faut pas s'en servir à tout bout de champ, à l'avoir toujours dans la bouche, il va perdre son goût, comme le chewing-gum.
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La grande librairie 01/12/2011 sur France 5 de François Busnel, Jean-Louis Fournier parle de son nouveau livre "Veuf"








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