> Sylvie Doizelet (Traducteur)

ISBN : 2070338711
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 2.55/5 (sur 73 notes) Ajouter à mes livres
En ce début de XXe siècle, un club singulier voit le jour en Californie. Comme d'autres jouent au bridge, cinq femmes et un homme se rencontrent régulièrement autour de l'œuvre de Jane Austen. S'ensuit une sublime chronique sur l'air du temps où la voix de la plus grand... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 15 mars 2012

    LiliGalipette
    Jocelyn, Bernadette, Sylvia, Prudie, Allegra et Grigg décident de se réunir pour discuter des œuvres de Jane Austen. Chaque participant défend son roman préféré, mais surtout « chacun de nous possède sa propre Jane Austen. » (p. 13) Une fois par mois, et à raison d'un roman par mois, le club revient sur l'œuvre et sur l'auteure. Ces rencontres sont surtout l'occasion d'en apprendre un peu plus sur chacun. Ainsi, Sylvia est sur le point de se séparer de Daniel, son époux. Jocelyn n'aime rien tant qu'arranger des mariages. Grigg, seul homme du groupe, lit de la science-fiction. Bernadette pratique le yoga et se marie aussi souvent qu'elle divorce. Allegra est un casse-cou sentimental. Prudie est traversée de désirs plus ou moins avouables.
    Et voici la particularité de ce récit. Toutes ces histoires sont « des histoires que nous n'avons pas entendues ». le narrateur participe au club, mais il n'est jamais identifié comme l'un des membres. Il semble plutôt être une conscience collective, un « nous » qui se constitue en piochant un peu de chacun. C'est ainsi que le lecteur découvre des choses qu'il devrait ignorer quand le narrateur quitte la pièce. Toutefois, ce « nous » n'est pas vraiment anonyme : il est la voix du club, voix destinée à s'éteindre dès que le club cessera de se réunir.
    D'un livre à l'autre et au fil des rencontres du club, le lecteur découvre les histoires d'amour de chacun. Désastreuses, ratées, minables ou bancales, ces relations sont passées au microscope. Comme Jane Austen était habile à créer des intrigues amoureuses complexes, le groupe d'amis témoigne que l'amour n'est pas plus simple au 21e siècle. Et surtout, il prouve qu' « on n'est pas plus raisonnable quand on cesse d'aimer que lorsqu'on commence. » (p. 104)
    Ce roman rend hommage à Jane Austen et à son œuvre. Karen-Joy Fowler s'applique à souligner toutes les particularités de l'auteure et ne néglige aucun de ses romans. Attention, si vous n'avez pas lu tous les textes d'Austen, passez en diagonale sur certains passages ! Sans aucun doute, on sent que l'auteure aime Jane Austen. Seul bémol : finalement, ce qui est surtout mis en avant dans ce roman, c'est la place de l'amour et l'importance de ses déboires (oui, ça fait marcher le monde, on le sait bien) : « Ce n'était pas la faute d'Austen si l'amour tournait mal. On ne pouvait même pas dire qu'elle ne vous avait pas prévenu. » (p. 106) J'aurais apprécié que le roman explore davantage le côté social de l'œuvre de Jane Austen.
    Petit trait d'ironie : si, pour certains, les femmes qui lisent sont dangereuses, pour d'autres, l'homme semble analphabète, ou presque : « de plus, les hommes ne vont pas à des clubs de lecture, […] Pour eux, la lecture est un plaisir solitaire. En supposant déjà qu'ils lisent. » (p. 15)
    Ce roman est, somme toute, très sympathique. J'en attendais davantage, mais il m'a offert un bon moment et quelques éclats de rires.
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    • Livres 2.00/5
    Par missmolko1, le 19 février 2012

    missmolko1
    En empruntant ce livre a la bibliothèque, je me suis dit : voila un bon moyen de découvrir les œuvres de Jane Austen. Or il s'agit plutôt d'un club de lecture comportant six membres que l'on découvre au fil des pages.....
    Les discussions sur les œuvres de la romancière sont intéressante mais pour le reste je me suis ennuyée.
    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Folfaerie, le 08 août 2010

    Folfaerie
    J'avais lu quelques billets enthousiastes ici et là, et le fait de mettre Jane Austen à l'honneur était la raison principale de mon envie de lire ce court roman.
    Verdict ? Et bien je dois malheureusement avouer que ce fut une semi-déception...
    Quelques amies californiennes (et un unique homme) se réunissent plus ou moins régulièrement chez les unes et les autres pour parler des oeuvres de Jane Austen, leur auteur favorite. Il y a Bernadette, plusieurs fois mariée, Jocelyn une célibataire qui s'occupe d'un élevage de chiens, Sylvia que son mari vient de plaquer et sa fille Allegra, un peu rebelle, Prudie, la jeune prof de français flanquée du mari idéal, et enfin Grigg, le fan de SF.
    On peut lire Jane Austen comme l'auteur de jolies histoires d'amour ayant l'avantage de se passer à un autre siècle, ou comme celle qui a su dépeindre avec finesse et ironie, son milieu social. Karen Joy Fowler a tenter de concilier à la fois son admiration pour Austen et l'envie d'écrire une petite chronique sur ce petit moyau de femmes toutes plus ou moins issues du même milieu.
    Le hic c'est qu'en dehors des considérations et remarques sur l'oeuvre de la romancière anglaise, je n'ai guère été intéressée par le reste, c'est à dire les tribulations sentimentales du petit groupe. Evidemment, Fowler a cherché à établir un parallèle entre les oeuvres d'Austen et la vie de ses propres personnages, elle s'en explique dans le prologue et le résume en une phrase "Chacun de nous possède sa propre Jane Austen". Seulement, j'ai trouvé tout ceci fort plat et ennuyeux, je n'y ai vu aucune finesse, c'est banal, sujet mainte fois traité et avec plus de talent. Aucune fantaisie, peu d'humour. Un hommage quelque peu raté.
    Je me dois tout de même de signaler quelques points positifs : la couverture est jolie, détail d'une peinture de Timothy Easton, Karen Joy Fowler a eu la bonne idée de de placer en fin de volume un florilège d'avis sur l'oeuvre de Jane Austen, que ce soit des membres de sa famille, des amis, d'autres écrivains, etc. La palme de la remarque la plus odieuse et la moins justifiée, on la doit à ce cher Mark Twain...
    Enfin, l'auteur me reste sympathique non seulement pour avoir fait de Jane Austen l'héroïne principale de son roman, mais aussi pour la petite proposition de Grigg, à la fin du roman, d'entamer d'autres discussions littéraires autour de... Patrick O'Brian !
    En résumé, un petit roman vite lu et vite oublié.


    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-le-club-jane-au..
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    • Livres 3.00/5
    Par Ikebukuro, le 07 juin 2010

    Ikebukuro
    C'est un livre très agréable à lire, j'ai passé un bon moment avec ces 6 personnages qui se rassemblent au sein de ce club de lecture. Un club prétexte à s'évader de leur vie, à analyser leurs propres sentiments à travers ceux des héroïnes des romans de Jane Austen. Plus on avance dans ce livre et plus on s'éloigne de simples discussions sur les romans de la romancière anglaise pour se rapprocher des sentiments de chacun, de leurs relations avec leurs proches et de celles qu'ils vont créer entre eux. Pas besoin d'être une spécialiste de Jane Austen ou même d'avoir lu tous ses romans pour apprécier ce livre. Seul bémol une petite frustration par rapport au manque de profondeur de certains chapitres (peut-être due à la traduction), j'aurai aimé en savoir un peu plus sur les personnages et certains dénouements manquent un peu de surprises, mais cela reste un roman frais et plein de légèreté que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire. C'est un roman sur l'amour de soi et l'amour des autres, sur les aléas de la vie et des sentiments...
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  • Par Lisbei13, le 26 avril 2011

    Lisbei13
    L'histoire : en Californie, pour distraire sa meilleure amie que son mari vient de quitter après 30 ans de mariage, Jocelyn a l'idée de mettre sur pied un club Jane Austen, composé de 6 membres, qui se réunira chaque mois pour analyser et discuter des 6 romans de la romancière. Les 6 membres, triés sur le volet, sont : Jocelyn, sa meilleure amie Sylvia, Allegra, la fille de Sylvia, Prudie, une jeune prof de français, Bernadette, heureuse retraitée, et Grigg, seul homme du groupe, invité à rejoindre celui-ci par Jocelyn, dont le passé de marieuse laisse supposer le pire quant à ses réelles intentions concernant Grigg ... au fil des chapitres et des réunions du club, nous découvrons des bribes du passé de chacun des personnages, et les étranges parallèles qui peuvent exister entre les écrits d'une Anglaise du XVIIIème siècle et les vies d'Américains du XXIème siècle ... car si les moeurs ont changé, la psychologie et les rapports humains, eux, semblent se perpétuer à l'envie ...
    Mon avis : j'ai passé un très agréable moment en compagnie des membres assez excentriques de ce groupe. J'ai retrouvé avec plaisir les discussions et les analyses sur les différents héros et héroïnes de Jane Austen, mais j'ai aussi aimé découvrir la vie des 6 membres du groupe, et voir leur évolution sur les quelques mois que décrit ce roman ... une grosse tranche de vie, en somme, ou plutôt, tranche de vies ... avec une mention spéciale pour la rencontre de Jocelyn et de Grigg à la convention de science-fiction ...
    Je recommanderai ce livre à toutes celles qui aiment Jane Austen, pour passer une bon moment ... et j'ai bien envie de voir le film qui en a été tiré
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Citations et extraits

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  • Par Aproposdelivres, le 29 avril 2010

    Prologue

    Chacun de nous possède sa propre Jane Austen.

    Celle de Jocelyn a écrit de merveilleux romans sur l'amour et l'art de faire la cour, mais ne s'est jamais mariée. C'est elle qui a eu l'idée du club, et c'est elle qui a choisi les membres. Elle a plus d'idées en une seule matinée que le reste d'entre nous en une semaine, et plus d'énergie aussi. Il est essentiel de réintroduire Jane Austen dans notre vie d'une manière régulière, a dit Jocelyn, nous regardant l'une après l'autre. Nous avons soupçonné un plan secret, mais qui oserait se servir de Jane à des fins malhonnêtes ?

    La Jane Austen de Bernadette est un génie comique. Ses personnages, ses dialogues gardent leur drôlerie d'origine, contrairement aux bons mots de Shakespeare, qui ne vous amusent que parce qu'ils sont de Shakespeare et que vous lui devez bien ça.

    Bernadette était la plus âgée des membres du club. Elle venait d'atteindre soixante-sept ans. A cette occasion, elle a annoncé que désormais elle se laisserait aller. « Je ne me regarde plus dans la glace, nous a-t-elle dit. Si seulement j'y avais pensé des années plus tôt... »

    « Comme un vampire », a-t-elle ajouté et, présenté ainsi, nous nous sommes demandé comment les vampires se débrouillent pour être toujours aussi impeccables. La plupart d'entre eux auraient plutôt dû ressembler à Bernadette.

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  • Par Lisbei13, le 26 avril 2011

    Chacun de nous possède sa propre Jane Austen.
    Celle de Jocelyn a écrit de merveilleux romans sur l'amour et l'art de faire la cour, mais ne s'est jamais mariée. [...]
    La Jane Austen de Bernadette est un génie comique. Ses personnages, ses dialogues gardent leur drôlerie d'origine, contrairement aux bons mot de Shakespeare, qui ne vous amusent que parce qu'ils sont de Shakespeare et que vous lui devez bien ça. [...]
    La Jane Austen de Sylvia est une soeur, une fille, une tante. La Jane Austen de Sylvia écrit ses livres dans une salle à manger remplie de monde, les lit à voix haute à sa famille, et reste une fine et impartiale observatrice de ses semblables. [...]
    La Jane Austen d'Allegra parle du rôle des soucis financiers dans la vie privée des femmes. Si elle avait travaillé dans une librairie, Allegra aurait rangé Austen dans la section des livres d'horreur. [...]
    La Jane Austen de Prudie est celle dont les livres changent à chaque lecture, une année on les lit comme des histoires d'amour, et l'année suivante c'est la prose froide, ironique d'Austen qu'on remarque. [...]
    Aucune de nous ne savait qui était la Jane Austen de Grigg.
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  • Par LiliGalipette, le 15 mars 2012

    « De plus, les hommes ne vont pas à des clubs de lecture, […] Pour eux, la lecture est un plaisir solitaire. En supposant déjà qu’ils lisent. » (p. 15)
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  • Par Nono19, le 03 janvier 2012

    (...) Pourquoi donc le malheur est-il tellement plus puissant que le bonheur?
    - Un seul élément difficile gâche tout un groupe, répondit Jocelyn. Une seule déception gâche tout une journée.
    - Une seule infidélité efface des années de fidélité.
    - Il faut dix semaines pour retrouver sa silhouette et dix jours pour la perdre.
    - C'est ce que je veux dire, fit Sylvia. On n'a aucune chance.
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  • Par Nono19, le 31 décembre 2011

    Il me semble, avait dit Laurie, qu'on peut épouser quelqu'un qu'on a la chance d'avoir trouvé, ou bien on peut épouser quelqu'un qui a eu la chance de vous trouver. J'ai toujours pensé que la première hypothèse était la meilleure.
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