ISBN : 2749909902
Éditeur : Michel Lafon (2009)


Note moyenne : 3.29/5 (sur 45 notes) Ajouter à mes livres
En 1761, un navire français s’échoue sur un îlot perdu de l’océan Indien. Il transporte cent soixante esclaves. Pour survivre, rescapés blancs et noirs doivent cohabiter. Un officier veut construire une chaloupe. Les marins refusent de l’aider. Les esclaves acceptent. L... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (20)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Bunee, le 01 mars 2009

    Bunee
    Tous mes remerciements à Suzanne des lectures de chez les filles et aux éditions Michel Lafon pour cette découverte.
    1761. Un navire français de la compagnie des Indes, l'Utile, parti de Madagascar, vogue vers l'ile de France (désormais l'Ile Maurice). Il est commandé par le capitaine Lafargue, personnage haut en couleur mais sinistre trafiquant. A bord du navire, une secrète cargaison ... d'un nombre important d'esclave.
    Lafargue a joué gros sur ce coup. Il a emprunté l'équivalent de plus de 35 ans de salaire en demandant à droite à gauche pour acheter ces esclaves et les revendre sur l'ile Maurice, au nez et à la barbe du gouverneur français en place qui a interdit ce type de trafic dans toute sa zone d'influence ... vraisemblablement pour être le seul à pouvoir s'y adonner et éliminer ses concurrents.
    Pourvu que le cours de l'esclave ne s'effondre pas avant l'arrivée de l'utile, Lafargue sera immensément riche.
    Mais le diable a décidé de s'en mêler. Il y a a bord deux cartes, l'une, vieille de plus de vingt ans, officielle fournie par la compagnie des Indes, et l'autre, dite "De Bayonne". Mais Lafargue compte sur sa chance légendaire ...
    Enfermé dans ses certitudes et son silence, il maintient cap à l'est, malgré les tentatives de l"équipage pour lui faire changer d'avis.
    Et l'inéluctable arrive: dans la nuit, le navire talonne. Lafargue n'apparaît pas, cloîtré - devenu fou comme on l'apprendra plus tard - dans les lieux d'aisance. Et pourtant il faut qu'il apparaisse, car seul un capitaine peut donner l'ordre d'abandonner le navire.
    Devant l'urgence (le bateau commence à se disloquer sous l'effet des déferlantes), le premier lieutenant du vaisseau, Castellan, donne les ordres avec un sang froid extraordinaire. Tout le monde s'affaire sur le bateau en proie à la colère des flots ... et les esclaves restent dans la cale, qui est clouée. Les cadavres des noyés apparaissent peu à peu à la surface.
    Abandon du navire. 122 membres d'équipage et une soixantaine d'esclaves échouent sur cette île. Plus précisément un ilôt minuscule, avec très peu de végétations et très peu de relief.
    Entièrement constitué de corail, couronné d'un "diadème de déferlantes".
    La vie des naufragés s'organise, sous la gouverne de Castellan, qui est de plus en plus épuisé mais réussit à maintenir un certain ordre et à éviter le chaos. Un puit est creusé. Il organise la construction d'une prame. Seuls une vingtaine de membres d'équipage sont au départ volontaires pour y travailler. Les esclaves s'y mettent aussi.
    A force de travail acharné, la prâme est construite. Seulement elle est trop petite pour accueillir tout le monde. Les esclaves resteront donc sur l'ilot. Castellan les quitte la mort dans l'âme, en jurant de venir les chercher au plus vite.
    Seulement, ce ne sera pas aussi simple. le gouverneur comme la compagnie refuse de le laisser aller chercher les esclaves abandonnés qui, peu à peu tomberont dans l'oubli. Castellan est rongé par son serment. Les manuscrits relatant le naufrage sont édités et diffusés, malgré la censure. Condorcet est scandalisé par le sort réservé aux esclaves.
    Il faudra attendre 15 années pour que les rescapés puissent s'échapper de l'ile, grâce à l'expédition organisée par Tromelin.
    Le récit est très rythmé, et l'auteur réussit à mettre en scène l'histoire de façon efficace. Les personnages ont beaucoup d'épaisseur, et c'est avec une grande curiosité, un grand intérêt que l'on parcourt le récit. On partage la révolte de Castellan qui est empêché de tenir sa promesse, contre le sort de ces malheureux.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par nanoucz, le 11 mai 2009

    nanoucz
    Un navire français, l'Utile, fait naufrage en 1761 près d'un îlot de corail situé dans l'océan Indien, pas très loin de Madagascar. Dans les cales de ce bateau, des esclaves noirs, non déclarés, dont la présence sur le bateau commençait à menacer la cohésion de l'équipage. le naufrage précipite les survivants sur cette île désertique, où la lutte pour la survie s'engage. le commandant a "perdu les pédales", c'est Castellan, le premier lieutenant qui prend la direction des opérations, en particulier la construction d'un bateau, qui va permettre de quitter l'île et de rallier Madagascar. Mais ce bateau ne pourra pas embarquer tous les naufragés. Et ce sont les esclaves noirs, qui vont rester, bien qu'ayant activement participé à la construction.
    Quinze années plus tard, après beaucoup de péripéties administratives et de tentatives ratées, un autre bateau réussira à aborder sur l'île et reviendra chercher les esclaves abandonnés. Il trouvera sur place sept femmes et un bébé.
    Voici donc l'histoire véridique qui sert de trame à ce livre, que j'hésite à appeler "roman". Car si les mots de cette histoire nous parviennent sous une forme romanesque grâce à la plume d'Irène Frain, il y a aussi dans ces pages le difficile cheminement de la vérité des faits, au travers des récits de l'époque, transcrits par deux témoins directs : l'écrivain embarqué sur le bateau et le chirurgien du bord. Plus proche de nous, c'est la rencontre de l'auteur avec Max Guérout, capitaine de vaisseau passionné d'archéologie, qui a permis de ressortir au grand jour cette aventure peu glorieuse pour les autorités de l'époque.
    A noter que Condorcet eut vent de ces évènements tragiques et qu'ils eurent une part dans sa lutte pour l'abolition de l'esclavage.
    J'ai beaucoup aimé ce livre, par son aspect historique et documentaire et aussi bien sûr par les sujets abordés : l'esclavage, la survie dans un milieu hostile, la lutte contre les préjugés, la prise de conscience de Castellan vis à vis de la situation des esclaves et son dilemme quand il faut quitter l'île.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 03 juillet 2009

    LiliGalipette
    Roman historique - documentaire d'Irène Frain.
    L'Utile, vaisseau français fait naufrage aux abords de l'Ile des sables, réputée pour son récif coralien très dangereux. A son bord, tout un équipage français, et une cargaison précieuse. Précieuse et illégale. Des esclaves noirs achetés à Madagascar. Les rescapés du naufrage comprennent vite que leur unique chance de survie est de quitter l'île au plus vite. Avec les débris de l'Utile, Blancs et Noirs construisent main dans la main un bateau pour s'enfuir. Mais le vaisseau est trop petit pour les embarquer tous. le capitaine promet solennellement de revenir chercher les esclaves. Quinze après, on retrouve l'île et huit survivants, sept femmes et un bébé. Que s'est-il passé sur cette île? Pourquoi les autorités françaises ont-elles tout fait pour empêcher le sauvetage des esclaves? Ce drame éveille les consciences, notamment celle de Condorcet qui commencera sa lutte pour l'abolition de l'esclavage.
    Dès le début, j'ai été décontenancée. le personnage principal semble d'abord être l'île. Puis il semble qu'elle soit remplacée par le naufrage, lui-même supplantée par la survie sur l'île. Très difficile de ne pas identifier la voix narrratrice. On sait qu'elle se fonde sur des documents d'époque, mais elle semble polymorphe. Tantôt il semble que c'est l'écrivain de bord qui relate ce récit, tantôt on croit entendre le capitaine, ou bien un autre officier. Ce texte oscille entre documentaire et roman historique. Mais pour être le premier, il lui manque la précision des citations et des relevés. Et pour être pleinement le second, il lui manque le romanesque et les dialogues. Il est d'ailleurs assez pénible de voir s'enchaîner les descriptions et les analyses mentales des protagonistes sans que jamais une parole ne soit échangée. C'est un texte intéressant, mais qui manque de cohérence. Il est dommage que l'auteure n'ait pas pleinement assumé un genre, car il m'est très difficile au final de définir si j'ai aimé ou non ce livre. Je suis à la fois déçue par le documentaire et frustrée par le roman. Néanmoins, ce texte a pour lui de révéler le plus clairement possible un fait historique vraiment méconnu en tentant de réparer les erreurs et les fausses idées.
    Je remercie le site Chezlesfilles et les éditions Michel Lafon de m'avoir offert ce livre.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par mimienco, le 23 juin 2009

    mimienco
    4ème de couverture: Un minuscule bloc perdu dans l'océan Indien.
    Cerné par les déferlantes, harcelé par les ouragans. C'est là qu'échouent, en 1761, les rescapés du naufrage de L'Utile, un navire français qui transportait une cargaison clandestine d'esclaves. Les Blancs de l'équipage et les Noirs de la cale vont devoir cohabiter, trouver de l'eau, de la nourriture, de quoi faire un feu, survivre. Ensemble, ils construisent un bateau pour s'enfuir. Faute de place, on n'embarque pas les esclaves, mais on jure solennellement de revenir les chercher.
    Quinze ans plus tard, on retrouvera huit survivants : sept femmes et un bébé. Que s'est-il passé sur l'île ? À quel point cette histoire a-t-elle ébranlé les consciences ? Ému et révolté par ce drame, Condorcet entreprendra son combat pour l'abolition de l'esclavage.
    Mon opinion: déçue :( J'étais enthousiaste à l'idée de lire cet ouvrage lorsque Suzanne de Chez les filles m'a contactée pour m'offrir ce livre. le thème du roman, cet évenement historique que je connaissais un peu m'intéressaient véritablement!
    Alors quelle fut ma déception à la lecture de ce livre que j'ai même pas réussi à finir! Et le pire c'est que je ne sais pas vraiment pourquoi je ne suis pas du tout rentrée dans ce roman! Il y a un formidable travail de documentation de la part de l'auteur mais à mon sens un peu trop références aux sources. le style d'Irène Frain n'est pas désagréable, la construction du roman ainsi que la narration sont tout à fait différentes de celles des romans historiques classiques, et malgré tout ça, je ne sais pas, je me suis ennuyée et je me suis moi même noyée au milieu de ce roman qui ressemble plus à un documentaire d'ailleurs!
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Ori, le 31 juillet 2009

    Ori
    Les naufragés de l'île Tromelin d'Irène Frain, Michel Lafon
    En 1761, au large des côtes de Madagascar, le bateau L'Utile fait naufrage sur une île ou plutôt un bout de sable minuscule et sans vie, au milieu de l'océan Indien. Parmi les survivants, la plupart des membres de l'équipage et la moitié des esclaves noirs transportés illégalement à fond de cale. C'est le début d'un combat pour la survie qui va être marqué par un geste impardonnable et c'est une histoire vraie.
    Je me suis littéralement fait happer par l'histoire, subissant l'angoisse des heures précédant le naufrage, participant à la recherche du puits et à la construction du bateau de secours.
    Et puis, j'ai éclaté de colère en découvrant l'horreur de l'esclavage, ces noirs qu'ils privent d'eau tant que le puits n'est pas découvert, ces noirs qui pour une bonne partie participent à la construction du bateau de secours et que le héros, Castellan, abandonne sur l'île! Ce qui me choque le plus, c'est que cela ne traverse l'esprit de personne, même pas une seconde, que les noirs qui ont construit le bateau méritaient plus leur place que les blancs qui n'avaient rien fait. Pas une seule fois, Castellan ne songe à cette idée! Et il abandonne les esclaves sur l'île leur promettant, sincèrement, de revenir les chercher, mais avec la terrible suite qu'on connaît.
    Dès que j'ai tourné la dernière page, je me suis rendue sur le site du livre qui renferme des photos de l'île, c'est incroyable d'imaginer que des hommes aient pu survivre tant d'années sur ce misérable bout de sable quasiment désertique, avec seulement de petits arbustes et de la rocaille.
    Ce fut donc une excellente découverte!
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (1)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Spilett, le 28 mars 2010

    ... ils viennent de lui démontrer qu'ils sont nés, comme lui, du sexe d'un homme et du ventre d'une femme. Et qu'ils se trouvent par conséquent, exactement comme lui enfermés dans l'humaine condition.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)

> voir toutes (28)

Videos de Irène Frain

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Irène Frain

LES BISHNOIS AU MÉTRO LUXEMBOURG .
A partir du lundi 20 décembre 2011, les Bishnoïs et l?Inde reviennent dans le métro parisien, en l'occurrence la STATION RER LUXEMBOURG et cette fois POUR 6 MOIS! Après le succès de la fresque monumentale du métro Montparnasse, la vedette de cette expo de photos géantes réalisées par le talentueux Franck VOGEL est centrée sur Khamu Ram : un Bishnoï natif du désert du Rajasthan qui se bat contre l'invasion de la Nature par les sacs-plastique et prône leur recyclage. Un principe de vie quotidienne qui s'ajoute à la liste des 29 règles que sa communauté écocitoyenne ( 800 000 personnes en Inde ) observe depuis le XVème siècle. Voir le roman d'Irène FRAIN " La forêt des 29 ". Pour illustrer l'expo, Irène FRAIN a écrit de nouveaux textes, à l'unisson du superbe travail photographique de Franck VOGEL.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Les naufragés de l'île Tromelin par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (84)

> voir plus

Quiz