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ISBN : 2909906558
Éditeur : Joëlle Losfeld (1995)


Note moyenne : 4.86/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

«À la vue du sol de terre battue et de cette espèce de "nulle part" qu'était l'intérieur de la maison, je fus envahie par un sentiment de découragement et d'isolement, et je sus que la maison de Willowglen ne serait jamais ma maison ; c'était trop petit, nous ét... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (2)

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    • Livres 5.00/5
    Par Loutre_des_Rivieres, le 16 février 2013

    Loutre_des_Rivieres
    Un été à Willowglen est un texte bouleversant, écrit avec beaucoup de sensibilité et sans doute de sincérité. Janet Frame nous entraîne dans les aléas du début de sa vie d'adulte, nous fait partager ses souffrances mais aussi sa passion pour la littérature et l'écriture.
    Dans le deuxième volume de son autobiographie, Janet Frame évoque d'abord ses années d'étudiante : son départ pour la grande ville, les années d'école normale, l'université, sa solitude et la découverte de la musique.
    Mais de plus en plus importunée par sa timidité, la jeune étudiante se renferme alors sur elle même. Elle finit par craquer et tombée dans les rouages d'une médecine incompétente, elle se retrouve internée à plusieurs reprises et pendant plusieurs années dans différents hôpitaux psychiatriques pour soigner une supposée schizophrénie.
    Après une période cauchemardesque, Janet s'en sort grâce à l'écriture et au soutien d'un écrivain néo-zélandais oublié . Elle est déclarée saine d'esprit et poursuit son aventure littéraire en publiant son premier roman.
    A la fin de ce volume, Janet a une trentaine d'année et s'apprête, grâce à une bourse attribuée aux artistes, à quitter la Nouvelle-Zélande, pour un voyage en Europe.
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    • Livres 5.00/5
    Par delitterys, le 13 novembre 2011

    delitterys
    Le second volume, Un été à Willowglen, est celui des années d'études et de folie (supposée) : Janet, pressurisée par les angoisses liées à ses études (l'enseignement n'est pas –toujours- le meilleur remède à la timidité…) et ses exaltations poétiques inassouvies (quoique publiée, elle n'est pas encore reconnue, acceptée, incarnée dans cette image de poétesse qu'elle projette d'elle-même et se contente d'avaler, boulimique, les vers des autres), est diagnostiquée –à tort et trop rapidement- comme étant schizophrène et se voit internée de force à l'hôpital de Seacliff. le récit sombre alors dans l'horreur de la folie – thème qu'elle traitera plus tard dans Visages noyés-, et l'évocation des conditions de vie atroces, sinistres, des malades, des pavillons de solitudes torturées où l'on administre électrochocs et lobotomie. Frame échappera de justesse à cette opération, sauvée par l'écriture et la publication d'un recueil de nouvelles, le lagon : en réussissant à incarner son décalage au monde, à transformer, alchimiste, la boue des angoisses métaphysiques en style, elle trouve enfin sa place (poétique) au monde et peut se livrer, rendue confiante par de belles rencontres, à l'écriture comme métier, au remodelage quotidien de l'univers. Elle n'est plus seulement lectrice enthousiaste mais auteur inspirée ; aux yeux de tous, persona écrivante, miraculée de la poésie et miracle , et non plus mirage, littéraire.
    Ma critique de l'ensemble de cette autobiographie :

    Lien : http://www.delitteris.com/index.php/au-fil-des-pages/un-ange-a-ma-ta..
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Citations et extraits

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  • Par Loutre_des_Rivieres, le 16 février 2013

    Reconnaître la grandeur d'une œuvre d'art, c'est comme être habité par l'amour ; les pieds ne touchent plus terre ; le déclin, la destruction, la mort, sont à l'intérieur et ne peuvent atteindre le bien-aimé ; c'est prendre d'amour pour l'immortalité, c'est être libre, c'est voler dans une contrée paradisiaque.

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  • Par Loutre_des_Rivieres, le 16 février 2013

    J'éprouvais le sentiment de n'être nulle part et de n'être rien, comme si je n'avais jamais existé, ou bien comme si ma présence avait maintenant été réduite à néant. C'était comme si j'étais tombé dans une crevasse au -dessous du niveau de temps, et ce que je ressentais provenait en grande partie de ce que je n'avais de relations avec personne, et que je n'avais personne avec qui parler vraiment.
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Video de Janet Frame

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Vidéo de Janet Frame

Bref extrait du film de Jane Campion "Un ange à ma table" d'après L'autobiographie de Janet Frame








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