Visages noyés est un roman aussi vaste, profond et inattendu que la folie elle-même. Il y est décrit lenfermement dans des hôpitaux psychiatriques mais aussi la peur des "gens normaux" à légard des "fous" et les chemi... > voir plus
Dans ce récit autobiographique, Janet Frame se cache sous le nom d'Istina Mavet pour opérer la catharsis de ses années d'enfermement en hôpital psychiatrique et nous faire descendre, avec elle, dans l'enfer de l'incompréhension et de la déshumanisation. Ces « faces in the water » (traduit par « Visages noyés »), ce sont les pâles reflets d'êtres humains que sont devenues les femmes internées avec le personnage principal. Rien ne nous sera épargné de leur déchéance, de la blessure faite à leur humanité et à leur esprit... La suite sur mon blog :
« Je veux couvrir d’épaisses chaussettes de laine les pieds de ceux qui dérivent vers l’autre monde. Mais je rêve et ne puis m’éveiller. On me précipite du haut d’un rocher et je m’y raccroche, je ne tiens plus que par deux doigts que le Géant Irréalité vient piétiner en dansant. […] Je ne sais pas la différence qui existe entre les choses, je ne vois entre elles que des ressemblances. Pour moi, la différence s’est flétrie comme une fleur, elle s’est éparpillée dans le vent. Et, de même que le chaton du noisetier s’envole pour laisser place à la noisette, il ne m’est resté qu’un fruit, la similitude. »