"Ne perdons rien du passé.Ce n'est qu'avec le passé qu'on fait l'avenir."
Anatole France, écrivain du XIX° et XX° siècle (prix Nobel de littérature) a largement pioché dans ses souvenirs d'
Enfance (Le livre de Pierre:première partie) et ceux de sa fille (Le livre de Suzanne:deuxième partie plus décousue) pour écrire cette autofiction drôle et tendre à la fois.
Pas de gloire de mon père à la
Marcel Pagnol, car le père médecin, bien qu'aimant est plus distant et moins grandiloquent que celui de
Pagnol, mais beaucoup de tendresse d'un "bêta" pour sa maman, d'un "petit mari" pour une belle "dame en blanc" et d'un "trésor" pour sa marraine.
L'intérêt de cette partie 1(pour moi) est de montrer (outre l'humour manié concernant le côté gaffeur du petit garçon et l'écriture agréable à lire) comment le pur bonheur dans cette famille protectrice d'enfant unique (bien élevé,curieux,intelligent,timide, gaffeur mais solitaire) et le milieu ambiant ont influencé les pulsions créatrices et "la folie d'écrire" de cet écrivain reconnu. Rien à voir avec les traumatismes d'
Enfance de
Nathalie Sarraute. Faudrait-il en déduire que tous les écrivains ne sont pas des névrosés? A moins qu'ils ne cachent le moins bon pour ne mettre en avant que des doublés de bartavelles ou de brillantes notes!
La partie 2,moins homogène dépeint la tendresse d'un père ébloui devant sa fille aux yeux couleur "bleu d'ardoise" qui a déjà "l'amour du beau" à 3 mois et qui sait parler aux étoiles à 12, relate diverses historiettes sur des enfants et dialogue sur les contes de fées.
Une lecture enrichissante,divertissante et rafraichissante.