> Elisabeth Landes (Traducteur)

ISBN : 2081213737
Éditeur : Flammarion


Note moyenne : 3.86/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
1945. Stettin est occupée par l'Armée rouge. Dans une gare allemande parmi une foule de fugitifs se trouvent Alice et son petit garçon de sept ans, Peter. Quelques instants plus tard, Alice abandonne son enfant sur le quai, pour ne plus jamais revenir. Mais que s'est-il... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par CFONS, le 24 mai 2012

    CFONS
    La scène d'ouverture de ce livre vous laisse bouche bée : une mère abandonne son petit garçon Peter sur le quai d'une gare. Mais qui est cette femme, quelle est son histoire qui l'a conduite à ce geste. Une grande fresque à travers l'allemagne de la guerre.
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    • Livres 5.00/5
    Par Nanne, le 05 décembre 2009

    Nanne
    Été 1945, l'Allemagne n'est plus qu'un champ de ruines fumantes. A Stettin, les Russes sont partout, vainqueurs d'un pays en plein chaos social, économique et moral. Les Allemands fuient vers l'ouest à la recherche d'un improbable mieux-être. Parmi eux, Alice et son petit garçon de sept ans, Peter. Peter qui ne reverra plus jamais sa mère, partie sans un seul regard pour lui, le laissant seul, abandonné, sur le quai de la gare. Pourquoi un tel geste désespéré ? Pourquoi cette séparation subite, inexpliquée et dramatique ? Pour tenter de comprendre un tel comportement inhabituel, il faudra remonter le cours de l'existence d'Alice, tel un fil d'Ariane, passer en revue les événements de sa vie pour mieux la connaître, l'approcher et analyser ce geste inconcevable.
    Son enfance, avec la complicité ambiguë de sa sœur ainée - Martha - remplaçant inconsciemment une mère souffrant de troubles psychiatriques au point de terroriser la jeune Alice avec ses crises d'hystérie et de délires psychiques. Cette mère, jugée comme une étrangère à Bautzen où son père - Ernst Ludwig Würsich - était un maître imprimeur réputé et honoré, qui n'accompagnait jamais son époux à la messe dominicale, que tout le monde fuyait comme la peste, qui s'habillait de façon extravagante pour cette région rurale de la Lusace en Saxe.

    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2009/12/pour-me-juger-il-f..
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    • Livres 2.00/5
    Par kathel, le 12 septembre 2010

    kathel
    Disons-le tout de suite, je n'ai pas aimé ce livre. Pourtant, j'ai fait l'effort de le lire jusqu'au bout, espérant que quelque chose enfin, allait me le faire comprendre et apprécier davantage. Non, je suis finalement passée complètement à côté.
    Dans le prologue, en 1945, un petit garçon, Peter, vit avec sa mère, une vie pas très facile et pas seulement à cause des restrictions dues à la guerre. Quelques scènes dramatiques aboutissent à l'abandon de l'enfant par sa mère sur le quai d'une gare.
    Ensuite, on retourne dans les années 20, où deux fillettes, Helene et Martha vivent dans une petite ville proche de la Pologne. Les relations ambiguës entre les deux sœurs, la mère folle d'avoir perdu des enfants en bas âge, et méchante avec Helene en particulier, voilà pour leur enfance. Des études chaotiques, l'abandon du domicile familial, des rencontres équivoques, la drogue, l'alcool, voilà pour leur jeunesse. Trop de drame, trop de sentiments glauques, le tout avec une écriture qui cherche constamment à en rajouter pour que cela soit le plus sombre possible, j'ai trouvé cela assez nauséeux et quand j'ai su que c'était inspiré de l'enfance du père de l'auteur, un sentiment de gêne s'y est ajouté.
    Je pense que cette histoire singulière et forte aurait pu être traitée autrement, que plus de simplicité dans l'écriture et moins de surenchère dans le malsain auraient pu en faire un livre formidable.

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-julia-franck-la-femme-de..
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    • Livres 4.00/5
    Par livr-esse, le 11 juin 2011

    livr-esse
    L'histoire :
    Alors que le village de Stettin est envahi par l'armée rouge, Alice va commettre l'irréparable : arrivée à la gare, elle abandonne son fils de 7 ans. Pour comprendre ce geste, il faut remonter jusqu'à l'enfance d'Alice, qui d'ailleurs s'appelait alors Hélène.
    La jeunesse d'Hélène n'est pas très rose. le décès prématuré de son père rend encore plus insupportable la vie auprès d'une mère démente. Heureusement, elle trouve toujours du réconfort auprès de sa grande soeur Martha. Mais dès que l'occasion leur est donnée de partir, les 2 jeunes filles sautent sur l'occasion et s'enfuient à Berlin.
    Hébergée par leur tante, Martha et Hélène sont immédiatement plongées dans le milieu intellectuel.
    Si Hélène résiste aux tentations festives, ce n'est pas le cas de Martha.
    Hélène essaie en effet de se concentrer sur son avenir et son envie de devenir infirmière. Mais son parcours déjà chaotique va encore renconter des obstacles...
    Mon avis :
    Pas facile d'exprimer ce que cette lecture m'a inspirée.

    Lien : http://www.livr-esse.com/article-la-femme-de-midi-75608511.html
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Citations et extraits

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  • Par Nanne, le 05 décembre 2009

    Tu m'attends ici, dit-elle, en atteignant un banc qu'un vieil homme venait juste de libérer. Ici, il y a des trains qui partent pour Anklam et Angermünde, on pourra peut-être avoir des billets. Je reviens tout de suite. Elle prit Peter par les épaules et l'assit sur le banc. J'ai faim, dit Peter en riant et en s'agrippant solidement à ses bras. Je reviens tout de suite, attends-moi ici, dit-elle. Lui : Je viens avec toi. Elle : Lâche-moi, Peter. Mais déjà il se levait pour la suivre. Alors elle lui fourra la petite valise dans les bras et le rassit sur le banc avec la valise. Obligé de tenir la valise sur ses genoux, Peter ne pouvait plus rattraper sa mère. [...] Peter tenta de la suivre des yeux et repéra sa silhouette au loin, à l'entrée du hall de gare.
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  • Par Nanne, le 05 décembre 2009

    La musique se dilatait, emplissait l'espace de sa brillance mate, d'un chatoiement délicat, d'une vapeur de très fines mélodies qui ne connaissaient plus la mesure habituelle, elle pliait les corps des danseurs, les recroquevillait, les redressait, roseaux dans le vent.
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